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 Alexia's story

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Kristen Wilkinson
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MessageSujet: Alexia's story   Mer 14 Mai - 18:56

"http://public4.tektek.org/img/av/0902/d28/0359/7eda385.png"


Comme pas mal de gens (dont moi) ne s'en sortent pas trop dans les prénoms, j'ai décidé (avec l'aide de Rhonin) de vous aider un petit peu.
Voici l'horaire d'Alexia ainsi que son arbre généalogiqu

Horaire Alexia : heureLundiMardiMercrediJeudiVendredi
8.15 - 9.05MathsMoraleHIstoirePhysiqueChimie
9.05 - 9.55AnglaisChimie>/td>FrançaisPhysiqueAnglais
9.55 - 10.40Français<[/td>FrançaisMathsFrançaisGym
10.55 - 11.45NéerlandaisMathsNéerlandaisMathsMaths
11.45 - 12.30Biologie--- --- ---Morale--- --- ---Histoire
12.30 - 1.15--- --- ---Anglais--- --- ---Gym--- --- ---
1.15 - 2.05Maths--- --- ---GymNéerlandais
2.05 - 2.55Anglais--- --- ------ --- ---Géographie--- --- ---
2.55 - 3.45Physique--- --- ------ --- --->td>Français--- --- ---

"http://i35.servimg.com/u/f35/11/95/73/00/kris10.jpg


Dernière édition par Kristen Wilkinson le Jeu 5 Mar - 21:07, édité 21 fois
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Kristen Wilkinson
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MessageSujet: Re: Alexia's story   Lun 30 Juin - 18:19

Alexia'story


Voici ma toute première histoire. Mon inspiration vient en tout premier lieu d'un rêve que j'ai fait il y a pas mal de temps. Ce rêve me perturbais. Alors que j'étais en cours de physique (le cours le plus ennuyeux auquel il m'ai été obligé d'assister) j'ai commencé à l'écrire. L'incipit est d'origine, je n'y ai pas toucher. Quand au reste, je n'arrête pas de reformuler, jamais pleinement satisfaite mais l'histoire reste la même. Ne me demandez pas ce qu'il se passera ensuite. Je n'en sais strictement rien. Les évènements viennent en écrivant sans aucune préméditation.


[Hs: Je tiens à préciser avant qu'on me le demande une nouvelle fois que JMC14 est une STAR INVENTEE PAR MES SOINS!]

Chapitre 1 :


Il s’approcha encore de moi et me dit d’une voix étouffée par l’émotion
- Si tu savais depuis quand je rêvais de te rencontrer !
Un sourire légèrement sarcastique dérida mon visage.
- Et moi, alors…
Ma voix tremblait. Son visage se rapprocha du mien, nos nez se touchaient
presque à présent. Mon cœur quant à lui battait la chamade. J'observais son visage doux et parfait, ses yeux d'un bleu intense avec une couleur jaune autour de l'iris, comme un soleil dans un ciel limpide. Je fermai les yeux. Tandis que je le sentais se rapprocher, son souffle se répandant sur mon visage. Soudain, une chose mouillée et visqueuse me lécha la figure. Surprise, j’ouvris les yeux pour me retrouver nez à nez avec mon cocker qui était monté sur mon lit. Sa tête était tellement comique que je n’eus pas le cœur de la gronder mais lui caressait gentiment entre les deux oreilles avant de la faire descendre. Sans bouger de mon lit, je laissai aller mon regard vers le poster de la personne qu’il y a à peine quelques minutes était sur le point de m’embrasser.

- Alexia, tu descends ? Me cria ma mère en bas des escaliers, interrompant ma rêverie.
- J’arrive, je suis en train de m’habiller ! Répondis-je.
Ce n’était pas vraiment un mensonge, seulement une anticipation à la réalité… Aussitôt, je sautai sur mes pieds et ouvris mon armoire. Je choisis mes vêtements presque au hasard et les enfilai. Quand je sortis de ma chambre, je croisai mon frère.
- Salut Nic’ ! Bien dormi ?
Simple formule de politesse car je n’attendis pas la réponse et descendis prendre mon petit déjeuner. Je poussai à peine la porte de la salle à manger que Julie bondit sur moi, surexcitée.
- On a gagné le concours ! Je l’ai entendu à la radio en me levant … JMC va venir dans notre ville !
- Tu plaisantes ??
Je la laissai en plan et montai les escaliers quatre à quatre, fonçais dans ma chambre, allumai mon ordinateur et me connectai à internet. La connexion lente du début m’agaça quelque peu. Une fois faite, je me branchai sur le site où les résultats du concours étaient affichés. Le visage qui hantait mes nuits me fit un grand sourire. A coté, une note indiquait : « Résultats du concours…… JMC ira ce 2 avril dans la ville de Alwaysville pendant deux mois, sans garde du corps, il habitera où on le laissera aller et donnera un concert événement le 1er juin sur la place!
Mon cœur rata un bond dans ma poitrine. Avec un peu plus de chance, je pourrais peut-être lui parler voire même le rencontrer!

Ma mère me conduisit à l’école. Je m’apprêtais à paraître la plus normale possible. Il était hors de questions que j’attire les questions. Je ne voulais pas attirer l’attention sur Jeremy. De toute façon, cela serait probablement inutile. Tout le monde devait être au courant, non ? Après tout, qui n’aimait pas le rock ? Personne ! Du moins, c’est ce qu’il me semblait vu que moi, j’en écoutais même pour m’endormir ! Quand j’eus franchi la grille, Kristen vint à ma rencontre. Elle n’avait pas l’air préoccupée ni surexcitée, non, elle avait l’air juste… Normale. Bon, d’accord, ce n’était pas si grave. Cela ne faisait qu’une personne qui ne soit pas au courant. Kris’ était ma meilleure amie. On passait la plupart de notre temps ensemble accompagnées de Juliet et Stéphanie. D’ailleurs, nous ne tardâmes pas à les rejoindre. Apparemment, j’étais la dernière arrivée, comme d’habitude. Nous passâmes par les casiers tout en discutant de choses et d’autres. Stéphanie s’était apparemment acquittée d’un nouveau livre qu’elle essayait de nous convaincre de lire à notre tour. Elle était très douée pour cela. Elle devrait faire de la pub. Avec elle, même un livre qui n’est pas du tout de votre style à la base devient un livre absolument génial dont vous attendez la suite avec impatience. Non, elle devrait plutôt devenir critique car elle dénichait toujours les livres à absolument lire. N’étant pas d’humeur à lancer un débat aujourd’hui, je lui souris et lui demandai si elle pouvait me prêter le sien parce que je n’avais pas le budget pour acheter un énième bouquin. Heureuse d’avoir trouvé un cobaye, Stéph’ souriait et me répéta ce que l’histoire racontait jusqu’à ce qu’on se retrouve devant les rectangles rouges où l’on rangeait nos affaires. Une fois arrivée aux casiers, je trouvai Chase appuyé nonchalamment sur le mien, un sourire aux lèvres. Je m’approchai, lui fit un rapide bisou sur les lèvres en guise de bonjour et il se poussa pendant que j’ouvrais mon cadenas.

- Tu as bien dormis ?
M’interrogea-t-il. Je lui souris à mon tour. Mon dieu ce qu’il était attentionné ! ^^
- Comme un bébé ! Mis à part un rêve très bizarre…
- Ah bon ?
- Oui, je te raconterais à midi si tu veux.
- Ca marche. Ne t’inquiète pas, je n’oublierais pas !
Je grimaçai légèrement. Je connaissais Chase comme étant légèrement jaloux. Rien qu’il ne veuille m’avouer bien sûr, mais quand même… Il s’éloigna avec ses copains. Nous nous faisions un point d’honneur lui et moi à ce que notre relation n’entrave pas notre amitié avec les autres. Nous avions tous les deux toujours détesté ces couples qui rejetaient les autres dés qu’ils étaient ensembles. Alors, pour compenser, nous sortions souvent ensemble après les cours ou les week-end. Et puis, j’avais besoin d’un minimum d’indépendance. Je pense que je n’aurais pas supporté longtemps de rester toutes mes journées avec la même personne fusse-t-elle mon petit ami ou ma meilleure amie. J’avais besoin de voir du monde, d’avoir mon minimum de liberté. Et lui aussi. Ce qui ne nous empêchait pas de nous blottir l’un contre l’autre sur un banc de temps à autre ou de se tenir la main dans les couloirs de l’école. Mais nous évitions tout ce qui pourrait gêner en public. On s’aimait, c’était évident pour tout le monde, alors pourquoi devoir le prouver à tout instant comme le faisait ces couples éphémères ? D’ailleurs, on ne les voyait jamais très longtemps ensemble ceux-la ! Pour finir, notre technique était peut-être la meilleure ? Combien de couples ne sont pas séparés parce qu’ils en avaient tout simplement marre ? Combien de personne en couple manquent-elles à leurs amis ? Je vous le demande.
Bon, c’était partit pour une autre journée dans cette école. Un énième jeudi. Un énième horaire pourri, un énième double cours de physique.
Soupirant, je pris mes affaires et me rendis à mon local en compagnie de Kris’. Bon dieu ce que je détestais ce cours ! Heureusement, ma meilleure amie avait la faculté incroyable de rendre tout ce qui était ennuyeux en une franche heure de rigolade. Ce cours ne fit pas exception. Comment ne pas rire quand vous vous trouviez à coté de Kristen Farrell ?
Malgré cela, la journée était calme, trop calme. Apparemment, personne n’était au courant, où s’ils l’étaient, ils ne devaient pas aimer le rock. Comment pourrait-on ne pas aimer le rock ?? Enfin, bref, j’imagine que tout le monde n’est pas forcément normal… Je m’efforçais de voir les choses du bon coté. Le fait que peu de monde soit au courant, constituait quand même un avantage: il y aurait moins de monde pour lui courir après !
Ainsi, je mis toute mon énergie en oeuvre pour suivre les cours et garder un visage impassible et cacher à quel point j’étais surexcitée. Je ne voulais pas attirer les questions sur mon enthousiasme. Même Kristen ne remarqua rien alors que je passai la moitié de mon temps de midi avec elle et Chase à leur raconter mon rêve, et l’autre moitié à essayer d’en comprendre sa signification. A mon grand étonnement, Chase avait très bien réagit, il n’avait pas l’air jaloux. Il devait sûrement se dire que de toute façon, l’homme de mon rêve n’était pas atteignable, que cela ne se produirait probablement jamais et que je ne contrôlais pas mes rêves. Comment savais-je tout cela ? Comment pouvait comprendre sa manière de penser ? C’est tout simple, je l’aime, nous sommes ensemble depuis très longtemps et je le connais par cœur. C’est aussi pour cela que je ne mentionnai pas la venue de ma star préférée. Je n’avais qu’une infime chance de le rencontrer, inutile de le rendre nerveux pour autant !
Demain, ne cessai-je de me répéter, il sera là demain !

Une fois enfin rentrée, je lançai mon sac dans un coin de ma chambre et me connectai sur le forum officiel de JMC. La chatbox avait littéralement explosé, il y avait une trentaine de personnes discutant sur le chat, la plupart étant des françaises qui se plaignaient que JMC doive aller dans un endroit aussi reculé et insignifiant. Une fois que j’eus tapé un petit « Salut ! », tout le monde me bombarda de questions. C’était bien ma veine, pour une fois que j’étais populaire sur un forum, il fallait que ça se retourne contre moi. Je tentai tant bien que mal de leur faire comprendre que JMC n’était pas encore arrivé et que je n’avais que très peu de chance de le rencontrer mais elles refusèrent de me croire et de m’écouter. Je finis par abandonner mentant légèrement en prétextant une dissertation à rendre pour le lendemain, je me déconnectai. J’allai fermer la fenêtre lorsque je reçus un MP, je cliquai alors dessus. Le message était vide, je regardai l’expéditeur : « Anonymous82 » . Etrange.
J'haussai les épaules et ouvrit une page Word pour commencer ma dissert': "Que pensez-vous du Bourgeois Gentil Homme? Argumentez". Aussitôt, je commençai à écrire. Ce n'est qu'une fois une page et demie complète que je décidai de me relire. Je trouvai alors mon texte ridicule et décidai de le recommencer. A force d'effacer tout ce que j'écrivais, je finis par abandonner. Après tout, j'avais encore le temps d'ici Jeudi prochain. Il me restait encore 6 jours!
Ma famille n'était pas là, j'avais donc la maison pour moi seule. Je mis alors mon mp3 sur mes oreilles, sélectionnai ma chanson préférée de JMC, une des seules calmes, je montai le volume et me couchai sur mon lit.
Sur le mur face à moi, un homme, le regard envoûteur dont le centre avait la couleur et la douceur du miel tandis que le contour avait la profondeur de l'océan, les cheveux d'un blond éclatant, me souriait. A y regarder de plus près, il n'avait pas l'air très à l'aise, ce qui le rendait encore plus craquant! J'étirai les lèvres à mon tour avant de fermer les yeux en chantonnant, mes cheveux d'un noir de jais étalés sur l'oreiller.
Quand j'eus fini l'album, je me levai enfin, sortant difficilement de mes songes. Je descendis et préparai le souper. Julie passait l'après-midi chez une amie, Nicolas et Louise étaient en voyage scolaire pour la journée. Mon père quand a lui, rentra.
- Bonjour tout le monde!
Stupéfait, il vint me rejoindre dans la cuisine.
- Où sont les autres?
Je lui fis un rapide topo lorsque ma mère arriva accompagnée de toute la troupe. Aussitôt, le niveau sonore augmenta. Nicolas racontait sa journée dans les moindres détails, Louise se battaient avec lui pour savoir qui raconterait les meilleurs détails tandis que Julie énumérait les fous rires de sa journée.

Peu désireuse d'assister au vacarme, je confiai la cuisine à mon père et montai lire un livre dans ma chambre. Ce dernier m'appela trop tôt à mon goût pour descendre afin de manger en famille, ce que je fis.
Le repas se déroula comme je l'avais pressentis: mes parents parlaient du boulot, les deux petits reprenaient le vacarme que j'avais déserté tandis que je mangeai en silence n'écoutant qu'à moitié ce qu'il se passait. Aussi soudainement qu'il avait commencé, le brouhaha cessa. Ma mère se tourna alors vers moi.
- Et toi Alex, comment s'est passée ta journée?
- Calmement, il n'y a rien eu de spécial...
Je ne sais pourquoi je passai mon temps à cacher l'arrivée imminente de JMC. Alors que je retombai dans le silence, une question me traversa l'esprit. 'Comment avions nous pu gagner ce concours si personne ne semblait se soucier de lui?' J'eus beau me creuser la tête, aucune réponse ne me vint à l'esprit. Je débarrassai la table et nous allâmes nous installer dans le salon pour regarder un épisode d'une des nombreuses séries que nous suivions. Le plus gros point positif? La TV avait chassé mon idole de la tête! Nous montions nous coucher ma sœur et moi, les jumeaux étant au lit depuis un bon moment déjà.
- Tu te rends compte, il a failli tuer sa future femme!
- Elle n'avait pas encore dit oui.
Fis-je astucieusement remarquer.
- Et de toute façon, c'était un accident, ajoutai-je toujours prête à défendre mon personnage préféré.
- Heureusement que mon Aaron est arrivé à temps!
- Peut-être, mais pour de mauvaises raisons! Il voulait encore voir l'autre infirmière!
Si vous ne comprenez rien à ce dialogue, sachez qu'il s'agit d'une série américaine hospitalière et que mon personnage préféré est encore un apprenti.

Lorsque je me réveillai le lendemain matin, il me fallut plusieurs minutes de flou total avant de me rappeler l'événement d'aujourd'hui. J’avais eu une nuit sans rêve et heureusement. Cela faisait du bien de faire un break de temps en temps. Aussitôt fait, je sautai dans mes vêtements, fis rapidement mon sac, avalai un bol de kellogs à toute vitesse et griffonnai un mot expliquant à ma mère que je me rendais à l'école à pied.
Le trajet n'était pas très long, seul la flemme m'empêchait de le faire tous les matins sur mes deux jambes mais ce jour-là, j'étais trop fébrile pour rester en place. Je me voyais mal rester tranquillement devant la télévision en attendant que l’heure soit venue de partir. Tant pis, j’arriverais bien trop tôt à l’école mais il y aurait bien quelqu’un avec qui discuter pour passer le temps et avec un peu de chance, Chase serait déjà là. Sur le trajet, je tentai en vain de me calmer. Je mis mon mp3 sur mes oreilles, pris soin de ne pas mettre de chanson de mon rockeur favoris et cherchai refuge dans les feuilles de nouveau vertes, les écureuils qui se promenaient, les oiseaux qui faisaient leur nid, j'essayai de ne pas penser à JMC sous peine de devenir folle. Mon astuce eut presque marché lorsque l'esprit ailleurs je traversai la rue.
C'est alors qu'une camionnette noire, les vitres teintées klaxonna. Terrifiée, je fus stupéfiée en plein milieu du chemin, incapable de faire le moindre mouvement. Il y eut un cri, des crissements de pneus et un bruit sourd.
Puis plus rien, le noir.


Dernière édition par Kristen Wilkinson le Jeu 5 Mar - 21:10, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Alexia's story   Lun 1 Sep - 16:58

Je me retrouvai dans une allée sombre, sinistre, il y régnait cependant un véritable vacarme. Un mélange de voix, de cris, d'appels que je ne comprenais pas. Je cherchai l'origine des bruits, mais ne trouvai personne. Je pris peur et me mis à courir droit devant moi. Il fallait que je sorte de là le plus vite possible! Le vacarme diminuait d'intensité, comme si quelqu'un s'amusait avec le bouton du volume d'une radio. Alors, une voix m'appela, une voix que je connaissais que trop bien sans jamais l'avoir entendue directement. Je me retournai, persuadée qu'elle venait de derrière mais il n'y avait personne.
Seul le vacarme et cette merveilleuse voix m'accompagnaient dans ce lieu sombre. La personne m'appelant semblait triste, désespérée, ébranlée, sa voix couvrait tout le reste. Mais je ne comprenais pas ce qu'elle disait. Peut-être que si j'allai dans sa direction j'entendrais ce qu'elle veut me dire? Mais cela signifiait me rapprocher du vacarme et retrouver le mal de crâne qui s’y associait. Hors, je ne le voulais pas. La voix se fit plus insistante, plus désespérée. Je compris alors que j’étais sur le point de mourir. Aussitôt, je pensais à Chase, à Kristen, a mes parents, à mes frères et sœurs, à mes amis et amies et je me retournais. Je faisais quelques pas dans cette nouvelle direction quand il y eut un flash blanc puis plus rien.

Chase :


Elle n’est pas venue au Lycée aujourd’hui. Elle ne m’avait pourtant rien dit. Kris’ non plus ne savait pas où elle était passée. Je commençais vraiment à m’inquiéter. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Ma vie, grâce à elle avait pris un sens et je ne l’imaginais plus sans elle. Aucun doute là-dessus, si elle n’était plus là, j’en mourrais. Je ne lui disais pas parce qu’elle avait besoin de liberté, d’indépendance, mais si je le pouvais, je ne la quitterais pas d’une semelle, je resterais toutes les secondes de ma vie à ses cotés.



Chapitre 2


Des bips réguliers retentirent à ma droite. J'ouvris légèrement les yeux pour m'apercevoir que je me trouvais dans une pièce floue aux couleurs pastel. Un tuyau rentrait dans mon bras. Je voulu l'enlever, pas très consciente de mes gestes.
- Oh non! Vous allez rester tranquille!
Impossible de ne pas reconnaître cette voix. Mon rythme cardiaque s'emballa, ainsi que ma respiration.
- Oh, Oh calmez-vous, tout va bien. Vous avez eu un accident.
Sa voix était apaisante quoique soucieuse. Je tentai de parler.
- JMC...
Ma gorge était sèche, il semble s'en apercevoir car il me fit boire un peu d'eau.
- Vous pouvez m'appeler Jérémy.
- Jérémy?
- Oui, c'est ça, Jérémy.
Mon cerveau se débloqua et je retrouvai mes capacités intellectuelles.
- Mais, pourquoi me le dites-vous alors que vous avez toujours refusé de le révéler?
Il eut un sourire.
- Pas de chichi s'il vous plait. Tutoyez-moi ce sera plus simple.
- Heu... D'accord. Tu peux aussi me tutoyer mais... Pourquoi?
- Je te dois bien ça, non?
- Heu...
- Nous n'avons pas trouvé les coordonnées de tes parents, connais-tu leur numéro?
J'évitai de répondre en posant une autre question.
- J'ai dormi longtemps?
- Non pas tellement, il est 13 heures.
- Quoi? Mais alors, j'ai loupé les cours!
Il sembla légèrement interloqué, puis il eut un sourire amusé.
- Tu as failli mourir et tout ce qui t'importe c'est que tu as loupé les cours?!
- Ben, oui
- Tu es incroyable
Je rougis
- Je vais être un phénomène de foire! Gémis-je
- Pardon?
- Il ne se passe pas grand chose ici, alors une fille qui s'est fait renversé par une star, ça aura vite fait le tour de la ville.
Il ricana légèrement.
- Bon, tu me donnes le numéro de tes parents?
- C'est vraiment obligatoire?
Il parut surpris.
- Tu ne veux pas le leur dire, tu ne veux pas qu'ils soient près de toi?
- Si, mais... Ils font forcément tous venir... Et... Ils vont s'inquiéter et je ne veux surtout pas qu'ils se fassent des soucis.
- Tous? Tu as des frères et sœurs?
- Un peu, oui! On est 8
- 8?!?
- Euh, oui. Les aînée, Alice et Caroline sont jumelles et ont 23 ans et les plus petits, les jumeaux Nicolas et Louise en ont 12. Mathieu, 22 ans; Thomas, 20 ans et Julie, 18 ans.
Il ouvrit de grands yeux. Je n'y prêtai pas attention, j'étais habituée. Depuis toujours les gens s'étonnaient du nombre d'enfants qui composaient ma famille. Malgré cela, je ne m'étais jamais imaginé la vie sans eux. Vivre dans une famille avec trois ou quatre personnes me semblait bizarre. J'ajoutai.
- Mais pour l'instant, on est que 4 à la maison. Parfois les neveux viennent ou même Edward mais la plupart du temps, on est 6 avec les parents.
- Tu as des neveux?
- Bien sûr! Cinq: trois garçons et deux filles.
Je remarquai qu'il essayait de se remettre de son étonnement. Il reprit d'une voix normale.
- Et ils sont à qui?
- Mathieu a eu des jumeaux, Louis et Lucas; Caroline, un garçon qui s'appelle Antoine et les jumelles d'Alice s'appellent Juliette et Johanna.
Il semblait légèrement ébahis.
- Oui, je sais, on a beaucoup de jumeaux dans la famille. Ça a toujours été comme ça. Ma mère en a une aussi et elles se ressemblent comme deux gouttes d'eau.
- Je n'ai rien dit.
- Non, mais tu as pensé tellement fort que je l'ai entendu.
Je lui fis un clin d'œil et il changea de sujet.
- Bon cette fois, tu me le passes ce numéro?
Je soupirai et m'exécutai.
- Voila qui est sage. Tu patientes une minute?
- Vas-y
Il sortit. Lorsqu'il eut passé la porte, l'irrationalité de la situation me submergea. Jamais je n'aurai un jour imaginé que je me retrouverai sur un lit d'hôpital en train de papoter le plus naturellement du monde avec JMC14! Les larmes me montèrent aux yeux. Cette réaction me surprit et je pleurai de plus belle. Au bout d'une dizaine de minute, Jérémy revint. Il se stoppa dans l'encadrement de la porte lorsqu'il vit les larmes sur mon visage. Il ne s'approcha pas.
- Qu'est ce que tu as?
Je fis non de la tête. J'étais incapable de parler et de toute façon je ne savais pas lui répondre! Je n'avais aucune idée de ce que j'avais. Je levai enfin la tête pour regarder ses yeux doux qui me fixaient. Alors, aussi soudainement qu'elles avaient commencées, mes pleurs cessèrent.
- Très bien, sèche tes larmes à présent.
Je frottai mes joues et il vint s'asseoir à coté de moi.
- J'ai parlé à ta mère, elle avait l'air paniquée mais je lui ai dit que tu n'avais rien. Ceci dit... Je ne crois pas qu'elle m’ait cru...
Il parlait normalement comme si rien ne venait de se passer.
- C'est vrai?
- Oh, tu sais, c'est normal qu'elle s'inquiète.
- Non, je ne parlais pas de ça, c'est vrai que je n'ai rien?
- D'après les médecins, seulement quelques côtes froissées. Tu ne devrais pas avoir de séquelles vu que tu n'as pas été inconsciente très longtemps.
- Très bien
Il y eut un silence
- Je sens que j'ai intérêt à ne pas parler de cet accident sur ton forum!
- Pourquoi?
- J'ai cru qu’elles n’allaient jamais me lâcher parce que tu venais ici, alors si en plus elles apprenaient que je t'ai rencontré comme je t'ai rencontré...
Il rit, mais je perçus une légère crispation que je ne m'expliquais pas
- Qu'est ce qu'il y a?
Il n'essaya pas de contourner ma question.
- Je ne m'habituerais jamais à avoir des fans!
Je ris à mon tour
- Et pourtant, tu en as une des tes plus grandes en face de toi.
Ce n'est que lorsque j'eus prononcé le dernier mot que je me rendis compte de ce que je venais de dire. Aussitôt, je m'empourprai et piquai un fard. Je ne sus comment il réagit puisque je ne relevai pas la tête. Nous ne bougeâmes pas pendant plusieurs minutes. N'y tenant plus, je me redressai. Je le découvris alors un air triste sur le visage tandis que ses joues étaient d'un rouge soutenu.
Quelqu'un frappa à la porte, me faisant sursauter. Je m'éclaircis la gorge et autorisai l'entrée.
Un homme d'une vingtaine d'années, les yeux bleus pétillants, les cheveux noisettes en épis, habillé d'une grande blouse blanche, un stéthoscope autour du coup, poussa la porte. Il avait l'air débordé et feuilletait fébrilement les feuilles d'un dossier qu'il avait en main. Je ne pus m'empêcher un éclat de rire lorsque je le reconnus. Décontenancé, il releva la tête et ses yeux s'écarquillèrent quand il me reconnu.
- Mais, qu'est ce que tu fiche ici ??
- Regarde dans mon dossier, c'est sûrement mentionné, répondis-je hilare.
« Tu ne devrais vraiment pas considérer tes patients comme des numéros de chambre, Thomas, ajoutais-je sérieuse.
Il rougit et bredouilla.
- Tu n’imagines pas à quel point je suis débordé.
- Je crois que si, il suffit de regarder tes cernes.
« En fait, je te présente Jeremy, Jeremy, voici Edward, mon grand frère. Il est en deuxième année de médecine.
Apparemment, ce dernier n'avait pas remarqué la présence de mon idole dans la pièce. Mon frère n'était pas vraiment fan de rock. Il faisait partie de ces nostalgiques qui ne peuvent se séparer des « vieilles » chansons. Années 90, 80, 70 tout est bon du moment que ça a plus de 10 ans. J'avoue ne jamais avoir compris cette passion. Néanmoins, il était venu assez souvent dans ma chambre pour écarquiller les yeux une fois de plus en voyant la personne qui en tapissait littéralement les murs. Jeremy quant à lui afficha un sourire bienveillant. Thomas tourna alors la tête vers moi, attendant sans doute une confirmation et surtout, une explication. Laissant échapper un petit rire bref, je décidai d'expliquer la situation à mon frère avant qu'il n'avale une mouche.
- Jeremy a failli m'écraser ce matin.
Je tournai la tête pour observer l'intéressé juste à temps pour apercevoir la disparition d'un éclat dans ses yeux. Je ne compris pas pourquoi, n'était pas vraiment sûre de ce que j'avais vu et fis semblant de ne rien avoir remarqué mais je ne manquerais pas de me renseigner quand nous serions à nouveau seuls.
Thomas sembla reprendre ses esprits vu qu'après avoir feuilleté mon dossier, il m'annonça que je pourrais partir le lendemain. Je gémis.
- T'inquiète, je serais de garde cette nuit, je viendrais te faire un petit coucou aussi souvent que possible! Essaya de me rassurer le futur médecin.
J'ouvris la bouche pour le remercier mais son biper sonna et il sortit en coup de vent, me laissant seule avec Jeremy. Ce dernier riait.
- Ben dis donc, il était pressé !
- Oui, comme d'habitude. Son boulot va finir par le rendre fou !
Il y eut un temps de silence, je le rompis, pressée de savoir.
- Que s’est-il passé ?
Il me regarda, mi-interrogateur, mi-terrifié. Je poursuivi me basant sur ce que j'avais vu et compris.
- Pourquoi es-tu arrivé si vite ? Qu'est ce qu'il s'est passé avant que tu ne me percute ?
- Je... J'ai été traqué par des journalistes.
Je décelai le mensonge dans ses hésitations mais n'insistai pas, je ne voulais pas qu'il parte. Et puis, s’il ne me disait pas toute la vérité, il y avait sûrement une raison, non ? J’avais appris que la vérité n’était pas toujours bonne à entendre. Parfois, il valait mieux l’ignorer. Je devais changer de sujet mais rien ne me vint à l'esprit. Il s'en chargea à ma place.
- Alors, dis-moi, je t'ai fait loupé beaucoup de cours ?
Il avait pris un ton enjoué.
- Oh, quelques uns. Mais j'aurais préféré que tu le fasses hier. Je déteste les jeudis ! Là, je n'ai loupé qu'Histoire, Gym et Anglais de particulièrement ennuyeux, le reste ça allait encore. Tandis que Hier, c'était vraiment horrible. Quelle idée de faire pareils plannings ! J'avais deux heures de physiques, deux heures de gymnastique —On danse pour le moment, beurk— une heure de Géo, deux heures de français et une heure de math.
Il rit.

Thomas :

Je n’arrivais pas à croire que Alex’ ait pu se faire renverser par une voiture ! Maman est-elle au courant ? Je cherchai son dossier dans ceux que je tenais. Malgré mon désordre habituel, je le trouvai rapidement. Oui, ce Jeremy avait été demandé à une infirmière de passer un coup de fil pour les prévenir. Hou lala. Elle devait être dans tous ses états. Il faudra que je la rassure, Alexia ne supporterait pas d’être trop bichonnée.

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MessageSujet: Re: Alexia's story   Mar 9 Sep - 22:48

Chapitre 3 :


L’après-midi se passa tranquillement, de temps en temps une infirmière passait. Thomas ne revint pas mais Jeremy ne me quitta pas un instant, ce qui me rendait particulièrement heureuse.
Alice & David, son mari, arrivèrent vers 15 heures, ils n’avaient pas emporté leurs filles, Juliette et Johanna. Cela me rassura, je ne voulais pas qu’elles gardent une image de moi allongée sur un lit d’hôpital. Alice était une fille pétillante et pleine de vie. Elle avait des yeux bruns pétillants de malice, un visage fin encadré de cheveux sombres et lisses. Ils faisaient partie de ces cheveux qu’on a beau agiter dans tous les sens, ils recouvreront toujours leurs place d’origine. Je les lui avais toujours enviés. Ce qui était compréhensible lorsqu’on sait que le moindre coup de vent est capable de me détruire le plus parfait brushings ! Tout deux étaient avocats spécialisés dans les causes perdues ; à la différence près qu’ils défendaient les camps opposés. Je m’étais toujours demandé comment un couple pouvait tenir dans pareilles conditions. Mais jamais je n’avais vu ces deux-là se disputer.
Alice aimait aussi le rock, mais pas le même que moi. Disons qu'elle préfèrait ce qui était plus "hard". Parfois, elle trouvait mes chansons déprimante rien qu'à en écouter le rythme, sans s'attarder sur les paroles. Pour moi, la musique devait me parler, elle devait me dire quelque chose tout en ayant du rythme et une bonne sonorité. C'est ce que je retrouvais sur mon ipod. Je choisissais toujours mes chansons avec soin et minutie, elle, prenait tout ce qui bougeait un maximum. Cependant elle avait bon goût et même si ce n'était pas tout à fait mon style, j'aimais beaucoup ce qu'elle écoutait. Ses connaissances en rock lui permirent de reconnaître Jeremy au premier coup d'œil.
- Oh, my god!
Elle avait détaché chaque syllabe. Elle venait de franchir le pas de la porte, ne m'avait pas encore accordé un seul regard. Sa réaction me fit rire.
- JMC!
Elle se précipita alors vers lui qui bondit sur le coté quand elle voulut le serrer dans ses bras.
- Bonjour
- Oh mon Dieu! Je ne pensais pas vous rencontrer un jour!
J'étais moitié amusée, moitié agacée par son comportement. Elle ne m'accordait toujours pas le moindre regard.
- Oh, ne t'inquiète pas pour moi Alice, je vais bien! Salut David!
Ce dernier était resté en arrière hilare. Le couple David/Alice était un couple assez excentrique. Comme tous les deux aimaient beaucoup rire et faire la fête, c'était toujours eux qui mettaient de l'ambiance dans les soirées familiales.
- Salut Alex!
Tendrement, il attrapa Alice et la prit dans ses bras. Action qui permettait aussi qu’elle ne reverse rien et reste tranquille.
-Alice, David, je vous présente Jeremy ou JMC14, ajoutais-je ironiquement. Jeremy quand a lui ne semblait pas savoir où se mettre.
L'atmosphère se détendit petit à petit jusqu'à devenir presque festif. Alice était intarissable, David hilarant et Jerem' semblait retrouver son élément. On eut droit à la visite de mes parents, de Mathieu et de Caroline. Aucun d’eux n’avait appelé Chase, ce qui m’étonnait. Je lui téléphonerais moi-même quand je serais rentrée. Et puis, il faudrait que nous nous fassions une petite sortie aussi.
Nous ne nous retrouvâmes plus jamais seul. Dés qu'un visiteur sortait, un autre revenait. J'avais eu raison sur ma théorie, ils s'étaient bel et bien presque tous présentés. Vint enfin la fin des heures de visite et une vieille infirmière antipathique à souhaits, vint chasser les derniers membres de ma famille encore présents et Jeremy. Ce dernier fut le dernier à sortir et avant de passer la porte, il me promit de revenir le lendemain au matin.
Je les regardai s'en aller le cœur gros. Je pris alors mon mp3 que j’avais délaissé sur ma table de nuit à cause des visites, sélectionnai JMC 14 dans le répertoire et commençai à écouter les différents albums d'affilés jusqu'à ce que le sommeil gagne le combat et que je m'endorme.

A nouveau, je fis un rêve bizarre. Je plongeais dans les yeux de Jérémy, me retrouvant dans le ciel immense et sans nuage. Le soleil juste au dessus de moi. Je ne comprenais pas, j’aurais dû tomber, j’aurais dû m’écraser sur le sol se trouvant à des centaines de mètres plus bas, mais je n’en fis rien. Je continuais de flotter dans les airs. Je volai, le ciel m’appartenait, je pouvais faire tout ce que je voulais. J’étais libre. Levant la tête, je m’aperçus que mon idole me tenait à bout de bras, des ailes blanches et immenses sortant de son dos. Elles étaient tout simplement magnifique. La lumière se reflétaient sur elle à tel point que d’en bas, nous aurions été invisible. Quiconque aurait regardé dans notre direction n’aurait rien vu d’autre qu’un rayon de soleil. Dés l’instant où je constatai que je n’étais pas seule, une immense sensation de sécurité me submergea et je me remis à regarder paisiblement le paysage qui s’étendait sous moi. Je sentais le vent contre ma peau s’infiltrant dans mes cheveux.


Alice

Alexia a 6 ans de moins que moi, pourtant, j’ai souvent l’impression qu’elle est beaucoup trop mature. C’est vrai quoi, regardez un peu, elle fait la cuisine, prépare toujours ses devoirs à l’avance, a une bonne vie sociale malgré tout. Et surtout… Elle a une chance de fous ! JMC 14 !!! J’ai un mot à dire… WAW !

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MessageSujet: Re: Alexia's story   Ven 19 Sep - 21:09

Chapitre 4 :


Quand je me réveillai le lendemain matin, j’éprouvais une sensation de bien –être mais aussi le sentiment de passer à coté de quelque chose, quelque chose d’important. Je regardai par la fenêtre, le temps était clair et sans nuage bien que l’aube venait manifestement de se lever.
Je ne pouvais m’empêcher de penser à ce nouveau rêve étrange et magnifique. C’était la seconde fois que je rêvais de Jérémy. Seconde fois en trois jours. Les seules fois où il se soit trouvé dans mes songes. Devais-je y chercher une certaine signification ? Nos destins étaient-ils liés d’une manière ou d’une autre ? Me faisais-je des films ? Tout cela n’était-il vraiment que le hasard ? Que signifiaient ces rêves ? Signifiaient-ils quelque chose ? Peut-être faisais-je des rêves prémonitoires ? Après tout, mon premier rêve s’était déroulé deux jours avant que je ne le rencontre. Il n’y avait cependant pas beaucoup de rapport entre mon rêve et la réalité, si ce n’est le personnage principal. Pourquoi tout cela m’arrivait-il à moi ? Pourquoi ma vie si simple était-elle devenue un vrai casse-tête du jour au lendemain ? Comment se faisait-il qu’une de mes plus grandes sources de réconfort apparaisse comme ça, sans crier gare ? Ou alors, c’était moi qui n’était pas normale. Certes, j’étais dans une situation inhabituelle, mais il n’y avait quand même pas de quoi se prendre autant la tête pour deux rêves et une rencontre inattendue… Il fallait que j’arrête de m’imaginer des choses pareilles !
Mes réflexions furent interrompues par Thomas. Il avait l’air étonné de me voir réveillée.
- Salut petite soeur ! Lança-t-il d’un air joyeux en arrivant dans la pièce.
- Salut, répondis-je distraitement.
- J’ai une bonne nouvelle ! M’annonça-t-il.
- Ah bon ?
- Oui, tu peux sortir d’ici dans deux heures !
- Parfait !
J’avais hâte de quitter cette prison où on m’obligeait à rester allongée.
- J’espère que tu ne m’en veux pas trop ? S’inquiéta-il soudain.
- Pourquoi t’en voudrais-je ? Interrogeais-je étonnée.
- Et bien, disons que techniquement, tu peux partir, mais… J’ai fini dans deux heures et…
- Je vois, maman ne sait pas venir me chercher et elle ne veut pas que je rentre toute seule à cause de ce qu’il s’est passé.
- Tu as tout compris ! Alors ?
Il me regarda avec un air suppliant.
- Evidemment que je ne t’en veux pas bêta ! A condition… Que tu me laisses quitter ce lit.
- Marché conclu ! D’ailleurs, ta perfusion est presque vide !
Il m’enleva le tube qui rentrait dans mon bras et me regarda avec un grand sourire.
- Et voila, tu es officiellement libre ! Tes vêtements sont dans l’armoire.
- Merci ! Je pense que je vais aller faire un tour en pédiatrie. Dis-je en me rhabillant.
- Pas de problème, on se retrouve à l’accueil dans une heure et demie ?
- Ca marche ! Bon courage !
Je lui fit un bisous sur la joue et partis. J’étais connue au service pédiatrie, je m’y rendais assez souvent pour essayer de faire sourire ces malheureux. La place d’un enfant n’est pas à l’hôpital. Un enfant à besoin de courir, de rire, de s’amuser, de s’épanouir, de se faire des amis, de jouer. C’est pourquoi, dés que j’en avais l’occasion, je m’y rendais pour les distraire de mon mieux.
Lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, le visage de ma nuit me sourit, surpris.
- Salut Alex, déjà sur pied ?
- Et oui, on ne se débarrasse pas de moi aussi facilement !
- Je suis vraiment désolée
Il avait le visage triste et ce spectacle était à fendre le cœur le plus dur. Bon dieu que je détestais de le voir dans cet état !
- Non, ne le sois pas, implorais-je, C’était un accident, ça arrive à tout le monde. Tu n’y es pour rien !
Voyant qu’il ne répondait pas, je changeai de sujet.
- Je monte en pédiatrie, tu viens avec moi ?
- En pédiatrie ?! Mais tu as 17 ans !
- Ce n’est pas pour moi, sot ! Je vais rendre visite à des amis, cela fait un moment que je ne les ais plus vus.
- Tu rends visite à des enfants malades ?
- Oui, leur place n’est pas ici.
Les portes d’ascenseur se rouvrirent et nous sortîmes. Alors qu’on avançait dans les couloirs, je remarquai soudain que quelque chose clochait. Je ne mis pas longtemps à savoir de quoi il s’agissait. C’était beaucoup trop silencieux. Habituellement, il y en avait toujours au moins un pour chahuter ou pour discuter dans la chambre d’un autre. Mais cette fois-ci, on aurait pu entendre une mouche voler à l’autre bout du couloir ! Soudainement inquiète, j’accélérai le pas pour rejoindre le post des infirmières. J’entrai en grande habituée.
- Salut Angela. Qu’est ce qu’il se passe ??
- On fait un scanner pour voir si on a eu le cancer de Sébastien. Ils ont décidé de se taire pendant toute la durée de l’examen et prier ou du moins espérer ensemble.
- C’est vrai ?
J’étais assez étonné. Plusieurs d’entre eux ne croyaient pas en Dieux. Certains même étaient profondément athées et parfois même étroit d’esprit. Il y en avait qui ne croyaient que ce qu’ils pouvaient voir. Que ce qui était prouvé scientifiquement. Le fait qu’ils se soient mis à prier était assez étrange et plutôt… Magique ! C’est dans ces cas-la qu’on se rend compte de la force de l’amitié. Elle pousse même les gens à s’accrocher en quelque chose dont ils ne croient pas en temps normal. Ou alors, de faire semblant d’y croire pour soutenir les autres, les chrétiens. Oui, je pense que c’était plutôt ça. Ca n’en restait pas moins magnifique.
- Il redescend quand ?
- Il ne devrait plus tarder, ça fait déjà un bout de temps qu’il y est. J’espère que tout se passe bien. Il a trop souffert pour devoir tout recommencer !
- Ils sont chacun dans leur chambre ?
- Non, ils se sont rassemblés dans la salle de jeu.
- Super ! Suis-moi Jérem’, je veux faire quelque chose pour Sébastien.
Je l’emmenai donc dans les couloirs de l’hôpital pour arriver devant une grande porte rouge en forme de pièce de puzzle. J’entrai la première. Quand ils virent le mouvement de la porte, je vis le visage des enfants s’éclairer, animé par l’espoir d’une nouvelle. Cependant, quand ils me reconnurent, les sourires ne s’effacèrent pas pour autant. C’était en grande partie pour cela que je continuai de venir. Malgré les horreurs que je voyais parfois ici, malgré les pleurs, les pertes, les désastres, je tenais trop à eux ; ils comptaient trop sur moi pour que je le abandonne. Je leur apportais du mieux que je le pouvais espoir et distraction. Ce n’était pas grand chose, mais c’est tout ce que je pouvais faire pour eux. Je ne savais pas faire de miracles, mais si ce que je faisais pour eux pouvait contribuer un tant soi peu à leur guérison, alors je ne regrettais en rien les mauvais moments. Si grâce à moi, ils avaient la force de continuer, si je les empêchais de laisser tomber, s’il reprenait confiance, alors, mon travail était accomplit et j’étais heureuse.
Contrairement à l’accoutumée, mon arrivée ne provoqua aucun bruit, j’en compris aisément la raison. Ils avaient promis, s’étaient promis à eux-mêmes de se taire pour Sébastien, d’espérer tous ensemble que le petit soit sauvé.
Sébastien était un garçon courageux, il avait accumulé les séances de chimio les unes après les autres sans jamais baisser les bras. Il était un exemple pour eux tous.
Je formai un « Salut » avec mes lèvres et fit un petit signe de la main avant de ressortir avant que Jérémy n’aie pu faire un pas.
- Attend, ils te connaissent, quand ils perdent espoirs, ils t’écoutent, c’est moi qui leur ai donné les cd. Il faut dire aussi que je ne pensais pas te rencontrer un jour et que du coup, je pensais que je ne risquais rien, que jamais je ne serais confrontée à ce genre de situation parce que tes chansons sont super et que tu es connu de par le monde, il n’y avait aucune chance que tu te pointes devant eux. Mais apparemment, la chance est avec moi et tu es la, mais le problème, c’est que si tu entres dans cette pièce, ils ne vont pas en croire leurs yeux et ils vont forcément parler. Seulement après, ils vont s’en vouloir, et si les résultats ne sont pas bons, ce serait encore pire.

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MessageSujet: Re: Alexia's story   Jeu 23 Oct - 10:50

Je chuchotais tout cela très vite mais il m'arrêta en levant les mains, comme pour m'apaiser. J'avais tendance à être une pipelette quand j'étais stressée, angoissée, mal à l'aise ou sous pression.
- Je pense au contraire que je peux faire quelque chose pour Sébastien. Ils sont les seuls à ne pas pouvoir parler, non ?
- Si, mais...
- Dans ce cas, vas-y, dis-leur que tu as une surprise, mais qu'il ne peuvent rompre leur promesse. Dis-leur que je suis là pour Séb. Moi, j'ai ce qu'il me faut.
Il désigna d'un geste la housse à guitare qu'il avait sur le dos et que je n'avais pas remarqué (bien qu'elle ne soit pas très discrète de par sa taille).
- Tu es adorable !
Je m'exécutai sous le regard d'abord indigné des enfants –Jamais je n'avais interrompu leurs actes de soutient envers l'un d'eux- puis intrigué et enfin excité. Jeremy entra quand j'eus fini mon discourt ? Il leur dit bonjour, s'assit en tailleur près des enfants, sortit sa guitare et commença à chanter. Je n'avais jamais entendu cette chanson, ni cette mélodie et sa voix était si belle, les paroles si mélodieuses et profondes que je crus que certains d'entre eux allaient pleurer, surtout la petite Angelica, surnommée Angel. Moi-même, dans un souci de montrer l'exemple, luttai contre les larmes. Je remarquai alors les parents de Séb' que je n'avais pas vu et qui était en train de filmer.
Les derniers accords résonnèrent et, comme par miracle, on entendit le grincement d'un lit dans le couloir. Je n'aurais su dire combien de temps s'était écoulé, on aurait dit une seconde qui avait duré l'éternité. Drew qui était le plus près alla voir. Il revint en sautant presque
- C'est lui ! C'est lui !
Je fus une des premières à atteindre l'allée, Jérémy juste devant moi.
- Alors ? Demandais-je anxieusement au médecin.
- Nous n'avons pas trouvé de trace de tumeur, mais comme vous le savez, il y a des risques de rechutes. Sébastien devra revenir toutes les semaines pendant un mois puis de moins en moins souvent. Mais on croit que ça a marché.
- Hourra ! Crièrent-ils tous en même temps.
Mais le principal intéressé ne semblait pas se réjouir, il semblait perturbé, comme s'il ne comprenait pas quelque chose. Je compris pourquoi quand je suivis son regard et trouvai Jérémy. On pouvait voir des larmes dans ses yeux écarquillés. De toute évidence, il ne croyait pas ce qu'il voyait.
-JMC ?
Celui-ci se retourna, gêné. Je le comprenais assez bien. Je ne sais comment j'aurais réagis si le premier mot d'un malade miraculé serait mon pseudonyme. Je l'observai, anxieuse qu'il ne parte en courant –Ce que j'aurai fait à sa place-. Mais non, il s'approcha, et commença à discuter avec lui, de tout et de rien, de discutions typiquement masculines.
Me forçant à détourner les yeux des Jérémy, j'allai féliciter les parents.
Je ne pouvais m'empêcher d'espionner mon idole du coin de l'œil. Je trouvais qu'il se tenait étrangement loin du garçon. Je ne comprenais pas pourquoi, toutes personnes normales l'aurait pris dans ses bras, lui aurait donner un ou deux bisous, non ? Son attitude me décevait. Je le trouvais froids dans ses gestes, sa façon d'être. Pourtant, d'après ce que je voyais, il semblait avoir une conversation chaleureuse avec Seb' mais à aucun moment il ne le touchait.
Je me rendis compte alors qu'il n'avait encore jamais touché personne. Enfin, il me semblait... Pas devant moi en tout cas. Je ne saurais dire pourquoi, mais Jérémy me semblait... différent des autres. De plus, il me cachait quelque chose, quelque chose d'important. Maintenant, c'était à moi de savoir si oui ou non je devais découvrir la vérité et si oui, cela ne serait pas facile. Je ne le connaissais que très peu, comment pouvais-je déjà penser à tout cela ? Je commençais à avoir un peu mal à la tête. Je devais arrêter de réfléchir autant. Mes yeux se tournèrent alors naturellement vers l'horloge en forme de tache de peinture sur le mur. Il me restait 20 minutes pour me rendre aux urgences et trouver Edward. Je m'approchai du chanteur et lui chuchotai à l'oreille.
- Il faut que j'y aille. Tu as le choix entre rester ici ou venir avec moi.
Il se retourna
- Dans un cas comme dans l'autre je ne t'en voudrais pas.
- Pars devant, je te rejoindrais
- A toute alors !
Je me tournai vers les enfants.
- Bon, les schtroumfs, je dois y aller. On se fait un câlin de groupe ?
La bande de marmaille me sauta littéralement dessus tandis que je me rapprochai du lit de l'invalide.
Quand ils se furent écartés, je remarquai que Jeremy n'était pas parmi nous. Je balayai alors la salle du regard pour le trouver un peu plus loin, près d'une fenêtre, il me souriait.
Je partis vers l'ascenseur, plongée dans mes pensées. J'étais perdue, perturbée. Je me mettais à imaginer des choses plus loufoques les unes que les autres. J'imaginai une maladie rare contaminant toute personne qui le toucherait, mais, ne m'avait-il pas touché hier ? Je n'en étais pas sûre le moins du monde. Je ne le comprenais pas. Il était chaleureux tout en étant froid. Je songeai alors à un livre que j'avais lu récemment, un livre parlant d'un superbe vampire. Le roman décrivait ces créatures comme ayant le sang froid, la peau glacée. Ce qui expliquerait pourquoi il ne touchait personne, non ? Peut-être était-il lui aussi un vampire ?
Non, dans ce livre, les vampires étaient dotés d'une vitesse et d'une force incroyable, ils étaient pâle comme la mort et surtout, ils scintillaient à la lumière. Hors, comment voulez-vous éviter la lumière si vous êtes sur le devant d'une scène ?
Non, décidément, ce n'était pas un vampire. Je délirais. Je lisais trop de romans fantastiques. J'étais vraiment trop influençable. Il fallait que je me ressaisisse : Les créatures mythiques n'existent pas ! Peut-être était simplement sa personnalité ou son histoire. Mais il fallait que je me rende à l'évidence. Le monde état tel qu'il devait l'être : normal et rationnel sans la moindre touche de magie ou quoi que ce soit qui s'y rapproche de près ou de loin.
Je venais juste d'appuyer sur le bouton de l'ascenseur lorsqu'il me rejoignit. Heureusement, j'avais eu le temps de me recomposer un visage normal, lui, paraissait joyeux. Je lui souris. Pendant tout le temps que prit l'ascenseur à atteindre notre étage, puis celui qu'il mit à descendre, nous ne pipâmes pas un mot. Moi j'observais son visage. Il était tellement beau... Comment avais-je pu l'imaginer comme un monstre ?
Incroyablement, quand nous atteignîmes l'accueil, Thomas était déjà là. Je m'étais préparée à devoir l'attendre un temps infini, mais non, il était là et était prêt à partir.
Heureuse de sortir de l'hôpital aussi facilement, je saluai Jeremy et sorti avec mon frère.


Jeremy :

Je regardais la voiture partir et essayais de me résonner. Ce n'était pas possible. Cela n'avait été qu'une coïncidence.
Il fallait que je sorte d'ici. Que je parte loin de toute cette population. Que je réfléchisse. Je vérifiai qu'il n'y avait personne et m'éclipsai. Quelques minutes plus tard, j'étais déjà aux portes de la ville. Quelques kilomètres plus loin, je m'arrêtai dans une parfaite brousse. Il y avait des champs, des prairies, des vergers, des arbres sauvages. Tout juste l'environnement qu'il me fallait. Je sortis de la voiture et grimpai dans un pommier.
J'étais pourtant sûr de l'avoir senti. C'était un des leurs. Un important, un gros gibier. Ça aurait été la mission la plus courte de tous les temps. Mais non, et j'étais tombé sur elle. Mais pourquoi était- elle en plein milieu de la trace ? Elle n'était pas sensée être là.

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MessageSujet: Re: Alexia's story   Jeu 5 Mar - 21:15

Chapitre 4 :


Quand j’arrivai à la maison, j’avais les muscles complètement endoloris. Les lits d’hôpitaux n’étaient vraiment pas confortables ! De plus, j’avais l’impression de traîner partout avec moi cette odeur de désinfectant bien spécifique. Hop, ni une ni deux, je filai dans la salle de bain. Vu la taille de notre famille, mes parents avaient trouvés préférable d’investir dans une grande salle de bain. Il n’était pas rare que des filles se lavent en même temps, les garçons eux, étant plus pudiques. C’est le monde à l’envers, n’est ce pas ? Toujours est-il que nous avions une douche et un bain, ce dernier n’étant finalement pas utilisé souvent faute de temps. Rooh et puis flute, ce n’est pas tous les jours qu’on se fait renverser par une voiture ! Je branchai sur la prise près de l’entrée le baffle, le rejoignit à mon ipod et mis play. C’était un mix de morceaux, j’aurais donc droit à tous ce que j’avais dessus. Je fermai la porte à clef au cas où et me déshabillai (tout en dansant et chantant sur le rythme effréné de la musique). Soudain, alors que je passai devant le miroir, j’aperçus quelque chose, un reflet violet. Surprise, j’en arrêtai ma danse de fous. Je m’approchai du miroir et me retournai. Il n’y avait rien. Je déplaçai le deuxième afin de voir mon dos…
Rien de ce que j’avais déjà vu ou entendu n’aurait pu me préparer à ça. J’avais une marque entre les omoplates qui n’avait pas été là deux jours plus tôt. Bon sang, mais qu’est ce que c’était ? Je regardai de plus près. Cela représentait une espèce d’étoile entourée d’un cercle le tout d’une jolie couleur mauve clair.
Très bien, si c’était une blague, elle ne me faisait pas rire. Qu’est ce que c’était encore que cette histoire ?
Et bien, vous savez quoi ? J’en avais marre de réfléchir. C’est vrai quoi, je passais mon temps à me casser la tête pour n’importe quoi, m’inventant des histoires sordides là où il n’y en avait probablement pas. Je plongeais dans le bain au moment où la chanson « Together » de Avril Lavigne commençait. Poussant un soupir de soulagement au contact de l’eau chaude, je cessais de penser.

Je passai une grande partie de mon samedi au téléphone avec Kris’. Celle-ci désirait les moindres détails. Et l’autre partie à travailler pour l’école. Je désirais avoir mon dimanche de libre pour passer du temps avec Chase.
Tout le monde était aux petits soins pour moi et je commençais à en avoir assez. J’avais besoin de sortir, de respirer. Vivement le lendemain !
- Toc Toc !
C’était Julie. Je dus me retenir de ne pas soupirer.
- Qu’est ce qu’il y a ?
- Je fais du chocolat chaud, tu en veux ?
- Non merci, je suis occupée.
- Oh !
Elle se rapprocha et regarda mes maths un instant.
- Tu veux de l’aide ?
- Non, l’interro est pour bientôt et j’aimerais bien essayer toute seule.
J’étais prête à inventer n’importe quoi pourvu qu’on me fiche la paix !
- Ok, si tu as besoin de quoi que ce soit, tu m’appelles, hein ?
- Oui, oui.
Ce n’est qu’un exemple comme un autre, mais j’étais harcelée par ce genre de sollicitations.

Le dimanche arriva. Nous avions prévu de regarder ensemble « Terabithia » chez Chace. Vous savez, cette histoire où une petite blonde avec des cheveux courts qui partent dans tous les sens, Leslie, arrive soudain dans la vie de Jess, un garçon vivant dans une famille nombreuse et modeste. Ensemble, ils s’inventent un nouveaux monde, qu’ils appelleront Terabithia. Ils y vivront des moment extraordinaires. Du moins, c’est ce que disait le dos du dvd. Nous ne l’avions pas encore vu, je venais tout juste de l’acheter. Cela promettait d’être un chouette moment.
Mes impressions étaient vraies. La première partie était vraiment mignonne… Tandis que la deuxième était vraiment, vraiment triste !. Je suis restée blottie contre mon amoureux pendant les ¾ du film. La souffrance du garçon me perçait littéralement. Si bien que je ne lâchai pas Chase de peur qu’il ne s’envole, comme Leslie. Heureusement, il ne se moqua pas de moi lorsque les larmes m’assaillirent. A vrai dire, il me semblait même qu’il en avait profité pour me serrer contre lui et me couver des yeux. Mais je n’en étais pas sûre.
Quand la musique de fin retentit, je me tournai vers lui.
- Alors, tu as aimé ? J’adore le look de la petite !
- Hmm… Et si on faisait comme si le film n’était pas terminé ?
Avec un sourire, je me blotti contre lui, enfouissant ma tête dans son cou.

Les jours suivants s’écoulèrent tranquillement. Je ne revis pas le rock star, la marque ne bougea pas d’un pouce et ma famille sembla reprendre confiance en mes capacités à marcher.

Voix Off

Elle rodait, foulant le sol de ses grosses pattes, elle avait faim, très faim. Avec rapidité et sans le moindre bruit, elle se rapprocha de sa victime, une pauvre fille se promenant seule dans les rues sombres de la ville. Il se terra par terre, attendant le bon moment pour bondir, elle passa juste devant elle, là, c’était le moment. Mais la bête s’abstient, elle secoua la tête et fit demi-tour, décampant le plus vite qu’elle le pouvait, loin, très loin.

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