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 Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]

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MessageSujet: Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]   Ven 15 Aoû - 0:37

[ B.l.a.b.l.a. légal ]

Seul les personnages de Violet Uytterschaut, Coraline Avergade et Edwin Edgebert m'appartiennent.

~

Chapitre 1 : Une rupture.


Dan Apperture était vraiment le garçon le plus ennuyeux que la terre ai jamais porté. Tout d’abord il était plutôt petit, son nez était beaucoup trop gros pour son visage et enfin il ne savait parler de rien, ou plutôt si, il parlait mais tout ce qui sortait de sa bouche perdait son intérêt immédiatement.

Il fallait que le quitte, je ne me souvenais même plus pour quelle raison j’avais accepté de sortir avec lui la semaine dernière, surement le dénuement de deux semaines de célibat ou alors l’exaspération de ces longs soupirs en me croisant, quoi qu’il en soit ça devait finir.

-Dan, il faut que je te dise quelque chose, commençais-je imitant une indécision que je ne partageai pas.
-Oui ma plume en sucre ?

Etait-il suicidaire au point de m’appeler « ma plume en sucre », de toute manière une fois que j'en aurais fini avec lui sûre qu’il ne m’embêterait plus de l’année et même d’avantage s’il se permettait d’autres familiarités du genre.

-Ecoutes Dan tu es bien sympa et encore, mais on ne peut pas rester ensemble. Je ne fais pas dans l’œuvre de charité ni dans la consolation des célibataire endurcie, alors on en reste là tu veux.

Il eut l’air de tomber de son petit nuage, comme s’il avait pu croire qu’une fille comme moi pouvait décemment sortir avec un garçon comme lui ? La blague, il fallait qu’il se rende compte des choses ce garçon il n’aurait jamais de succès auprès des filles.

-N’ai pas l’air si étonné ! Par les milles chaudrons de Merlin tu n’as quand même pas cru que « Moi » je pouvais sortir plus d’une semaine avec quelqu’un dans ton genre !
-Mais Violet je t’aime … dit-il piteusement.

Je me reculais en riant. Décidément j’avais bien fait de le quitter.

-Laisse moi rire Dan, écoutes on se quitte là, c’est finit.

Je tournais les talons encore en train de rire. Je me rappelais pourquoi j’avais accepté de sortir avec lui au moment d’entrer dans la grande salle pour le repas du soir. C’était le meilleur ami de Coraline, Coraline qui était la seule fille que je pouvais apprécier dans mon dortoir. Les autres étaient des larves à mon service, s’en devenait presque pitoyables depuis quatre ans.

-Salut Violet, tu n’es pas avec Dan ? Questionna Coraline quand je m’assis à ses côtés devant une assiette remplie de pommes de terre rôties et de filets de bœuf ruisselant de sauce.
-Non, dis-je en me saisissant de ma fourchette et de ma cuillère.
-Pourquoi ?
-Ben j’ai rompu, enfin je l’ai jeté, dis-je en avalant une tranche de viande fumante et odorante, sans plus d’égard que si je parlais de la météo, encore que Violet Uytterschaut ne parlait pas de la météo.

Je n’entendis plus Coraline et au bout de quelques minutes, après que j'ai bien entamé mon assiette je relevais la tête dans sa direction, elle me fixait toujours, l’air complètement perdue.

-Quoi ? Articulais-je entre deux bouchées.
-Tu l’as quitté ?
-Oui et alors je ne t’avais rien promis que je sache, ce garçon est pathétique et pas très beau par-dessus tout. Je ne comprends vraiment pas pourquoi c’est ton meilleur ami, entre nous tu devrais en changer.

Je continuais à manger de nouveau dans le silence. Je finis mon assiette et avalais un grand verre de jus d’orange. Coraline ne parlait toujours pas.

-Mais quoi à la fin ce n’est pas le bout du monde quand même ? Lui dis-je excédée par son expression de surprise.
-Violet, comment lui as-tu annoncée ?
-Comme d’habitude, dis-je en me servant un dessert, ne pensant déjà plus à cet épisode de la journée.
-C'est-à-dire ?
-Je lui ai dit ce que je pensais Coraline, quel est le problème ?
-Comment il l’a prit ?
-Oh je n’en sais rien tu ne crois quand même pas que j’ai attendu qu’il me pleure dans les bras !

La mousse au chocolat était délicieuse, un zeste de crème fouetté et un coulis de fraise la rendait irrésistible, je plongeais ma cuillère dedans et allais l’avaler quand une main envoya valdinguer le bol par terre. Je levais les yeux, Coraline était debout les joues rouges, et les yeux lançant des éclairs.

-Tu n’es qu’une sale peste Violet Uytterschaut, me dit-elle en grinçant.
-Ca me fait un beau balai de savoir ça, mais si tu te calmais et allais me chercher un autre dessert maintenant que tu as ruiné le premier.
-Cours toujours, tu es vraiment une raclure de fond de chaudron, pas étonnant que tu n’aies aucune amie !

Les élèves nous regardaient fixement et toute rumeur de conversation s’était éteinte, le professeur Rogue se leva de sa chaise et commença à se ruer vers notre table.

-Coraline si tu n’es pas capable de dire autre chose que des phrases trop intelligentes pour toi abstiens-toi d’ouvrir la bouche tu nous épargnerais ce spectacle navrant.

La jeune sorcière sorti sa baguette mais j’avais déjà prévu son mouvement et lançait un protego alors qu’elle prononçait un rictusempra. Le professeur Rogue nous désarma et nous regarda avec hargne.

-Toutes les deux dans mon bureau ! Tout de suite.

Je me levais navrée de devoir abandonner mon dessert, mais pensant que je pourrais toujours aller le finir aux cuisines après avoir été au bureau de Rogue. Coraline me fixait toujours avec haine, et je l’ignorais superbement, Violet Uytterschaut savait garder son sang froid en toutes circonstances.

Le professeur Rogue fulminait toujours quand il ouvrit la porte de son bureau à la volée.

-Faire honte à la maison de Serpentard ainsi Miss Avergade ! Tenez-vous tellement à subir mon courroux, où êtes-vous simplement trop bête pour vous contenir ! Miss Uytterschaut que s’est-il passé ?

Je lui racontais calmement la manière scandaleuse dont elle avait agi, sans oublié d’appuyer sur mon stoïcisme et ma non réaction à ses attaques verbales plus qu’injustifiées. Coraline regardait devant elle le coin de la bouche se plissant en un rictus mauvais.

-Miss Avergade vous serez mise en retenue pour tout le mois de Septembre et d’Octobre, vous êtes également dispensé de participer aux entraînements de l’équipe de Quidditch. Et si je vous reprends à agresser vos camarades c’est de l’équipe dont je vous renvoi, est-ce bien claire Miss ? Tempêta-t-il en lui crachant des postillons à la figure.

Il aurait pu se dépêcher quand même je devais aller manger mon dessert avant la nuit !

-Oui Professeur Rogue, très clair, dit-elle.
-Vous êtes également destituée de votre condition de préfète veuillez me remettre votre insigne !

Coraline ôtant l’insigne verte frappée d’un P et le lança sur le bureau.

-Sortez maintenant ! Et vous serez consigné dans votre dortoir jusqu’à nouvel ordre. Miss Uytterschaut restez je vous prie je dois vous faire part d’une nouvelle.

Coraline sortit en me toisant froidement.

-Oui professeur Rogue ?
-Avergade s’étant conduite de manière si stupide et inconvenante et en tenant compte de votre attitude exemplaire je vous nomme Préfète en remplacement de cette jeune fille.
-Merci de cet honneur professeur Rogue je serais m’en montrer digne, dis-je en épinglant le badge sur le revers de mon col émeraude.
-Je n’en doute pas, maintenant allez-y j’ai à faire un rapport sur votre nouvelle affectation, la liste des mots de passe vous sera fournie demain, et vous avez d’ores et déjà le privilège d’obtenir la chambre personnelle de la préfète.
-Merci professeur Rogue.

Il hocha la tête et je sortie de son bureau. Il était encore tôt et mon estomac réclamait son dessert, je me mis donc en quête du portrait au paysage fruitier. Je grattais la poire et pénétrais dans la cuisine, de suite une douzaine d’elfes serviles et dociles se précipitèrent vers moi, eux au moins savaient où étaient leur rang ! Je leur commandais mon dessert et il me fut servit dans les plus bref délais, tout en mangeant ma part de tarte à la fraise sur un lit de chocolat fondu je réfléchissais à comment punir cette sotte de Coraline. Elle m’avait ridiculisé dans la grande salle, devant tout Poudlard, il fallait une vengeance douce et rafraichissante.

Que faire ? M’arranger pour la faire renvoyé de l’équipe de Quidditch pour commencer, ce ne serait pas difficile je n’aurais qu’à parler à Avery le capitaine, c’était un cousin. Après le renvoi de l’équipe que pourrais-je trouver ? Lui ruiner ses cours et ses devoirs ?

Je pourrais monter les filles du dortoir contre elle, ce serait facile et ça lui rendrait la vie dure, ces filles m’adulaient ce serait très facile. Oui ce serait pas mal pour commencer. Je finis mon dessert et sortis des cuisines. Il fallait que je bouge mes affaires, ce serait éreintant et je risquais de me casser un ongle, autant utiliser les bonnes vielles manières. Je claquais des doigts et Swiffy apparu immédiatement.

-Oui Miss Uytterschaut, vous désirez ?
-Je voudrais que tu ailles dans mon dortoir, transporte la valise dans la chambre de la préfète et au cas où ôte les affaires de l’ancienne occupante.
-A vos ordres Miss Uytterschaut.

L’elfe se retira dans un soupir servile et je me dirigeais sans hâte vers les dortoirs, les flambeaux brulaient dans leurs appliques et un courant d’air froid traversait le château. J’allais avoir ma chambre personnelle, tout compte fait la bêtise de Coraline me serait salutaire. Je n’aurais pas supporté une année de plus dans les dortoirs avec ces piailleuses, même si elles m’aideraient bien en ostracisant l’amie Coraline et en lui pourrissant l’existence.

Elle m’avait dit que je n’avais aucune amie, mais à quoi servait les amis sinon à nous trahir ?

~


Je me prélassais dans mon lit à baldaquin, j’avais fini mes devoirs et je savourais le luxe d’une chambre pour moi toute seule, je portais mon pyjama aux couleurs de la maison Serpentards et mes cheveux noirs étaient coiffés en une tresse commode pour étudier. J’avalais un fondant de chaudron et me levais pour me regarder dans ma psyché. J’étais belle, était-ce de ma faute ? J’étais grande, mais pas trop, mince mais pas squelettiques, pales mais pas cadavérique, belle mais pas vulgaire. Ma poitrine en faisait rêver plus d’un, et mon physique d’athlète faisait jalouser toutes les pimbêches de Poudlard.

Il était presque minuit et j’étais fatiguée, je jetais un sortilège de mon crue sur ma porte de sorte que personne en dehors de ma personne ne puisse l’ouvrir.

~


Le matin me trouva fraiche et reposée, je me levais en m’étirant et en ôtant le sortilège de ma porte je me dirigeais vers la salle de bain avec ma trousse de toilette. Il était encore tôt et j’espérais ne pas tomber sur cette gourde Coraline, elle me ferait surement une scène pénible et je n’avais pas envie de gâcher ma douche matinale pour une gourde comme elle. Heureusement la salle de bain était déserte et je la fermais à l’aide de mon sortilège, je me débarbouillais, prenais ma douche, et me brossais les dents.

Je dénouais mes cheveux et les brossais, je n’avais même pas besoin de maquillages, j’étais belle naturellement, pas de quoi en rougir, c’était un fait. Je sortis de la salle de bain une demi heure après y être entrée et regagnais ma chambre. J’enfilais mon uniforme et chaussais mes chaussures. Je fis mon sac de cours, et mangeais encore une friandise en partant de ma chambre que je fermais bien évidemment à double tour. Coraline pouvait surement se montrer teigneuse et je ne lui donnerais pas l’occasion de me nuire, ce serait elle qui subirait mon courroux, pas l’inverse.

La grande salle était encore déserte mise à part ce cher Avery qui mangeait à la table des Serpentard. Je me dirigeais vers lui et m’assis.

-Bonjour Avery, lui dis-je en me servant des tartines beurrés et de la confiture de prunes.
-Bonjour Violet, alors préfète comme ça ? dit-il en désignant ma nouvelle insigne.
-Il faut croire que j’étais faite pour le poste, ironisais-je. Dis je pourrais te demander un service ?
-Oui bien sur, ça n’aurait pas de rapport avec Avergade par hasard ?
-Si tu devines bien cousin, j’aimerais que tu l’a renvoi de l’équipe de Quidditch.
-Ah, dit-il d’un air penaud, mais c’est que c’est une bonne joueuse Avergade et …
-Je prendrais sa place, le coupais-je.
-Tu ferais ça ? dit-il soudain plein d’espoir.
-Oui, bien sur, dis-je en le regrettant à moitié.
-Parfait dans ce cas je vire Avergade dès qu’elle pointe sa sale tête.
-Parfait comme tu dis, j’adore faire des affaires avec toi cousin.

Pas étonnant qu’il n’ait pas refusé mon offre, j’étais une très bonne joueuse, mais l’année passée j’avais arrêté le Quidditch, cela ne m’amusait plus, mais si c’était pour qu’il vire Coraline j’étais prête à supporter de me faire décoiffer par le vent. Je finis mon petit-déjeuner quand les premier Serpentard arrivèrent pour prendre le leur, Coraline était parmi ceux là. Avery me fit un clin d’œil et se leva.

-Hey Avergade, dit-il sans faire d’effort pour être discret, il m’avait parfaitement comprise.
-Oui, dit-elle en levant la tête de sa tasse de thé, elle faisait pitié à voir avec ses cernes et sa mine défaite.
-Tu es virée de l’équipe.
-Quoi !?
-Oui tu m’as bien entendu, viré, je te prierais d’enlever ton balai des vestiaires au plus tôt.
-Mais pourquoi ? Demanda-t-elle stupidement.
-Violet rejoins l’équipe, et il n’y a pas phot en comparant vos niveaux, elle est la plus forte.

Coraline se leva du banc et en envoyant valser les bols et nourriture. Tant de croissants gâchés !

-Sale pourriture, me cracha-t-elle en sortant sa baguette.

Au même moment, le professeur Rogue qui arrivait pour manger surpris notre échange.

-Avergade, je te mets en retenu pour toute la durée du trimestre, de huit heures à minuit. Tu pourras nettoyer ce que tu as mis par terre, sans l’aide de la magie évidement.

Le professeur approuva de la tête et compléta ma sentence avant que Coraline n’ouvre la bouche.

-Dans mon bureau Avergade après que vous ayez nettoyé.

Coraline me tourna le dos et commença à frotter el sol et à faire des piles avec la vaisselle cassé. Je finissais mon chocolat chaud et emportais un autre toast dans une serviette. Je passais près de Coraline et l’ignorais superbement. Elle avait ce qu’elle méritait.

[ A suivre ]


Dernière édition par Ennola Delaney le Dim 18 Jan - 15:39, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]   Ven 15 Aoû - 0:38

Chapitre un : Une rupture ( suite )


J’avais cours de botanique et je me hâtais d’aller rechercher mes affaires dans le dortoir. Je dépassais les portes de la grande salle quand je percutais presque un élève. C’était Edwin Edgebert, même année que moi et préfet lui aussi. Un Gryffondor tout ce qu’il y avait de plus chevaleresque.

-Attention Edgebert, lui crachais-je en me massant l’épaule.
-Bonjour Uytterschaut, moi aussi je suis content de te voir.

Je ne répondis pas et me dirigeais vers les cachots.

-Ce fut un plaisir de discuter avec toi Uytterschaut.

Je l’ignorais et fonçais vers les dortoirs, justement j’avais double cours de botanique avec les Gryffondor, il me faudrait supporter l’impertinent pendant deux heures, l’une des nouvelles idées du professeur Chourave était de faire des binômes de classe mixtes, mixtes s’entend entre différente maisons. Aussi me trouvais-je collé à cet idiot de Gryffondor pendant tous le double cours.

Il était plutôt beau garçon mais il était irritant, avec sa politesse impeccable et son sens du devoir à toute épreuve. J’empaquetais mes affaires et enfilais mon manteau, mon écharpe bicolore et mes gants noirs.

J’arrivais à la serre en avance et m’assis à ma table habituelle. Malheureusement Edgebert avais eut la même idée que moi. Il me souriait déjà quand je m’assis à notre table commune.

-Quelle plaisir de te revoir Uytterschaut.
-Ce n’est pas réciproque rassure-toi.

Et je ne fis plus attention à lui. Je sortis un roman et commençais à le lire en attendant le début de la leçon.

-Ca t’amuse de martyriser Coraline ? me demanda-t-il.

Je levais les yeux de mon livre et le regardais avec interrogation.

-En quoi ça te concerne ?
-En rien c’est sur, les affaires de Serpentard sont les affaires de Serpentard, mais je me demandais à tout hasard si tu aimais humilier les gens.

Je ne répondis pas et me replongeais dans ma lecture, sans savoir pourquoi sa question trouvait un drôle d’échos en moi.

-Alors tu aimes voir les gens plus bas que terre Uytterschaut ?
-C’est quoi ton problème Edgebert ?
-Mais je n’en ai pas, je te pose simplement une question.
-Oui, la réponse est oui j’aime humilier ça te vas.

Je recommençais à lire quand j’entendis les rires du gryffondor.

-Quoi ?
-C’est que tu as presque été convaincante, dit-il avec un sourire indulgent.
-Pardon ?
-Pendant un instant j’ai vraiment cru que tu pensais ce que tu disais …
-Normal puisque je le pense, dis-je en levant les yeux au ciel.

Je rangeais mon livre, en effet le professeur Chourave venait d’entrer accompagnée des élèves. Le gryffondor gardais un sourire victorieux et quelque part il me dérangeait, mais je n’aurais pas su dire pourquoi. Le cours portait sur les propriétés du tilleul et ne fut que théorique, donc barbant à souhait.

Enfin la cloche retentit et je pus me lever et ranger mes affaires.

-J’ai lu des vieux articles de la Gazette du sorcier pendant mes vacances, quand je travaillais au archives du journal, me dit Edgebert alors que j’enfilais mon manteau.
-Grand bien te fasse.
-J’ai lu des articles sur une famille Uytterschaut …

Je me figeais à sa phrase.

-Et je me demandais, poursuivit-il, si tu ne connaissais pas les personnes dont cet article parle.

-Non, répondis-je sans me retourner.
-C’est bizarre, il était question d’une Violet Uytterschaut, mais tu as surement un homonyme.

Je me retournais et sortis ma baguette.

-Qu’est-ce que tu cherche Edgebert ? Lui dis-je en m’approchant de lui, la baguette tendu vers son visage.
-Rien, rien du tout Uytterschaut.
-Alors oublie ce que tu as lu si tu ne veux as que je te le fasse oublier moi-même.

Je me détournais et partis vers le prochain cours.
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MessageSujet: Re: Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]   Sam 16 Aoû - 14:45

Chapitre 2 : Une journée comme les autres dans le royaume merveilleux de Violet Uytterschaut.


Le prochain cours était potion et je me sentis mieux en entrant dans les cachots humides du professeur Rogue. Les vapeurs d’ingrédients et la rumeur coutumière des raclements de chaudrons. Violet Uytterschaut était une très bonne préparatrice de potion.

Je m’installais à ma place habituelle et sortis mon manuel de la meilleure facture, Violet Uytterschaut avait les moyens de s’offrir ce qu’il y avait de plus cher. Le professeur Rogue était assis à son bureau son nez gras plongé dans un tas de parchemins. Il fallait reconnaitre que le professeur Rogue était laid, avait les cheveux gras et postillonnait à l’occasion. Ce qui bien sur n’entachait –presque- pas son attitude parfaite envers les Serpentard – l’élite de Poudlard – et son talent de préparateur de potion.

Je nouais mes cheveux en une queue de cheval et relevais mes manches, j’espérais avoir une potion difficile à préparer, j’adorais m’absorber dans les compositions de potions qui pouvaient avoir tant d’effets inimaginables, tel que donner la mort ou rendre quelqu’un aussi sot qu’un Poufsouffle. C’était d’ailleurs avec ces erreurs de la nature que j’avais cours de potion, comme si le vieux et croulant directeur ne pouvait pas s’arranger pour que l’élite sorcière ait des cours sans autre élèves de Poudlard. La cloche sonna la fin de la récré et les élèves rentrèrent rapidement de peur de se faire disputer par le très irascible professeur Rogue.

-Dépêchez-vous, bande de larves je n’ai pas de temps à perdre avec des retardataires.

Le professeur aux cheveux noir ferma la porte d’un coup de baguette et la Poufsouffle qui sa hâtait de rentrer glapit au son brusque du claquement de porte. Je souris avec cynisme, ces Poufsouffle n'avaient vraiment pas leur place à Poudlard.

-Aujourd’hui nous allons préparer une potion qui pourrait bien tomber aux examens des Buses, je n’imagine même pas que quiconque puisse la réussir, mais il parait qu’on peut toujours essayer d’apprendre à un âne.

Le professeur nous dominait de sa taille, il était debout sur l’estrade soutenant le table noir, et ses mains pales étaient croisées dans son dos. Il nous toisait, ou plutôt toisait les Poufsouffle avec acrimonie, lui aussi devait se sentir honteux de devoir apprendre à des larves comme eux.

-La potion du jour est le Veritaserum, les instructions s’affichent au tableau, il se retourna et tapota sa baguette contre la surface cobalt, les étapes de la préparation s’inscrivirent automatiquement.

Il retourna s’asseoir à sa place et attendit que le premier élève se levât pour aller prendre les ingrédients, je fus – évidemment – la première. Mais Coraline m’emboita bientôt le pas, je ne l’avais pas remarqué en Botanique, elle se faisait petite, parfait elle apprenait enfin où était sa place. Alors que j’ouvrais la porte de l’armoire à ingrédients du professeur Rogue, je croisais son regard.

Elle souriait ! C’était étrange, le matin même elle affichait une mine défaite et vaincue et là quelques heures après son humiliation de la grande salle elle affichait un air serein qui ne la quitta pas quand elle me vit. Elle avait la peau dure, je m’amuserais bien avec elle, et peut-être – surement – qu’après elle se trainerait à mes pieds pour me demander la pardonner. Elles faisaient toujours ça !

Pas étonnant quand on avait affaire à Violet Uytterschaut, fille de la plus vieille aristocratie sorcière d’Angleterre et de Grande-Bretagne. Je lui fis un petit signe de la tête auquel elle répondit de la même manière. Sans plus m’occuper d’elle, je pris les ingrédients nécessaire et retournais à mon plan de travail.

-Vous avez une heure trente, à la fin du temps imparti vous m’amènerez une fiole de votre potion au bureau, grinça a voix acerbe du professeur de potion.

Je m’installais et commençais à couper mes racines de mandragore à l’aide du petit couteau en argent. Puis dans l’eau bouillante j’ajoutais des feuilles de tilleul finement réduites en poudre. Je mélangeais la potion dans un certain sens puis dans un autre, bientôt des vapeurs multicolores s’élevèrent au dessus des chaudrons de toute la classe. J’étais parfaite, ma potion avait exactement la couleur qu’elle aurait du avoir à ce stade de la préparation : un bleu azur avec un touche de brume lilial à la surface.

Autour de moi, pas un des élèves n’a réussi à obtenir le résultat escompté, encore moins chez les Poufsouffle, et ce n’est pas étonnant à vrai dire. Les Poufsouffle n’ont jamais rien réussi, et ne réussiront jamais rien, seul les Serpentard valent la peine qu’on s’intéresse à eux. L’heure et demi allait bientôt toucher à sa fin et j’étais en bonne voie pour réussir ma potion de manière parfaite, comme d’habitude. S’en devenait presque lassant de toujours réussir ce que j’entreprenais, comme si rien ne pouvait me résister, mais pourquoi s’attendre à autre chose venant de Violet Uytterschaut.

-C’est fini, Miss Blumpet veuillez arrêter de remuer votre potion, elle est ratée de toute façon.

La Poufsouffle incriminé arrêta de remuer le contenue de son chaudron et des larmes perlèrent aux coins de ses petits yeux disgracieux, vraiment quel bande de lavettes ces Poufsouffle !

-Maintenant rangez tout et amenez vos préparations dans une fiole étiquetés, et n’oubliez pas votre nom comme la dernière fois Mr Abraxan.

Tout le monde exécuta les ordres du professeur, les Serpentard dans la bonne humeur et le chahut, les Poufsouffle dans un silence des plus navrants. Je pris à l’aide d’une louche une petite dose de ma potion et la versait précautionneusement dans une fiole à mon nom.

Je rangeais mes affaires après avoir emporté la fiole au bureau sous le regard satisfait de mon professeur, la potion était transparent comme elle aurait du l’être. Je sortis la première des cachots humides et me dirigeais d’un pas tranquille vers la grande salle pour un déjeuner plus que nécessaire, je mourrais de faim.

Je m’installais au bout de la longue table de chêne et me servit des haricots, des petits beignets de viandes, des frites croquantes et de le sauce onctueuse dans laquelle marinait des champignons appétissants. Je mangeais avec appétit quand je me rendis compte qu’en face de moi à l’autre bout de la salle Edgebert me regardais avec un sourire indulgent, presque ironique. Je n’y fis pas attention et continuais manger de bon cœur, je m’attaquais aux beignets de viandes quand les autres Serpentard vinrent se mettre à table. Les autres élèves des différentes maisons arrivèrent et je ne pus plus distinguer le visage souriant d’Edgebert.

-Salut Violet, me lança Bethany Stanford en s’asseyant avec ses amies autour de moi.
-Bonjour Bethany, Emily, Faith, saluais-je les filles.
-T’es préfète maintenant, s’exclama Faith en lorgnant sur mon insigne.
-Oui, répondis-je simplement.
-C’est génial, tu vas avoir accès à la salle de bain des préfets, et tu auras tout les mots de passe …

Elles continuèrent à jacasser pendant tout le repas, elles n’avaient pas besoin de moi pour ça et je continuais à manger sans plus leur accorder d’attention qu’à mes elfes de maison. Je me servis un dessert délicieux, une île flottante sur un lit de crème anglaise et de copots de chocolats noirs, accompagné de framboise juteuses.

Coraline mangeait à quelques mètres de moi et se gardait bien de faire quoi que ce soit de remarquable, elle avait toujours son air serein, son air de tous les jours en fait. Une fois cette constatation faite je me levais et sans un mot pris mes affaires pour aller chercher mes livres de l’après-midi. Le groupe de poules glousseuses me salua avec fièvre et je leur fis un petit signe de tête.

Il n’y avait pas grand monde dans les couloirs et je me dirigeais vers les cachots avec lenteur, ayant encore une heure devant moi avant d’avoir histoire de la magie. Dans ma chambre je me recoiffais et fis un brin de toilette dans la salle de bain commune, Violet Uytterschaut était toujours impeccable. Je pris mes livres et une boite de bonbon que ma tante m’avait envoyé. Il fallait que je lui écrive ma lettre hebdomadaire, et je mis attelais en regardant ma montre, j’avais encore une demi heure devant moi.

« Chère Tante, chère Oncle,
Je vous remercie de votre dernière lettre et des bonbons l’ayant accompagné, bien sur que je serais ravie et honoré de participer au bal de noël des employés de la banque d’Oncle. Je pense pouvoir me libérer le premier weekend de sorti à Prés-au-lard afin d’aller m’acheter un tenue de soirée décente.
J’ai été nommée préfète à la place de cette sotte de Coraline Avergade. Elle avait eut le toupet de me parler comme à la dernière des moldue devant toute la grande salle, mais ne vous inquiétez pas je lui fais payer son outrecuidance, j’ai retenu vos leçons mon Oncle.
J’ai également réintégré l’équipe de Quidditch de Serpentard, ne vous inquiétez pas ma tante, je ne ridiculiserai pas le nom d’Uytterschaut, je gagnerai, vous savez que je suis imbattable.
Edwin Edgebert m’a parlé d’un article de la gazette du sorcier qui aurait échappé à votre vigilance, j’espère que vous ferez le nécessaire pour le faire disparaitre.
Je vous souhaite tous mes meilleurs vœux pour cette semaine, et attends votre réponse de la semaine prochaine.
Violet Uytterschaut.
»

[ A SUIVRE ]
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MessageSujet: Re: Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]   Sam 16 Aoû - 14:45

[ SUITE ]


Je cachetais la lettre et la rangeais dans mon sac, je passerais à la volière à la récréation de quatre heures après l’histoire de la magie. Il fallait que je me hâte si je ne voulais pas être en retard, Violet Uytterschaut n’était jamais en retard.
Quand j’arrivais devant la salle les élèves étaient en rang et allaient pénétrer dans la pièce, je passais devant tout le monde, comme il le sied à quelqu’un de mon rang, au moins pour ce cours ci la mixité avec ces sangs de bourbes n’étaient pas de mise. Que des fiers Serpentards promis aux plus beaux avenirs et réputations. Le professeur Binns arriva en traversant le tableau comme à son habitude et commença son cours monocorde là où il s’était arrêté la dernière fois.
Je sortis ma plume à papote et pus en m’appuyant contre le mur, fermer les yeux et m’assoupir tranquillement.
La sonnerie de fin de cours me réveilla et j’arrêtais d’un coup de baguette la plume à papotte qui avait couvert deux parchemins de son écriture semblable à la mienne. Je me levais avec grâce, je me levais toujours avec grâce, et me dirigeais vers la sortie. Le professeur fantôme sortit de la pièce en retraversât le table et les Serpentard se réveillèrent un à un. Alors que j’allais sortir, on me héla.

- Uytterschaut, je peux te parler, me demanda Fergus Deseo.

C’était un grand blond athlétique de mon année, les yeux bleu, et le sourire enjôleur, je savais déjà ce qu’il voulait et j’allais accepter, il avait une très bonne réputation, si vous voyez ce que je veux dire.

-Oui Deseo, c’est pourquoi ?

Il attendit que la plupart des élèves sortent et il parla.

-J’ai vu que tu avais largué ce looser d’Apperture, et je me demandais si tu sortirais avec moi maintenant.

Je le toisais d’un œil critique et jaugeais sa musculature plus qu’avantageuse, ses parents étaient amis de mon Oncle, il serait ravi de cette nouvelle.

-Oui, ça doit pouvoir se faire.

Deseo eut un sourire conquérant et s’approchant de moi, m’embrassa parfaitement, ce garçon était très prometteur.

Je fixais le rouleau de parchemin à la patte de Gael mon hibou grand duc, et le regardais s’envoler vers le manoir familial. Tout compte fait j’avais passé la récré avec Deseo dans une classe vide et ne venais de poster ma lettre qu’après le diner. Je devais le rejoindre dans la salle commune des Serpentards et me hâtais, il n’était pas désagréable de se faire détailler avec admiration par un garçon pendant qu’il vous embrassait.

J’avais bien sur ajouté un post-scriptum pour ma tante et mon oncle afin de les informer que je sortais avec Deseo, j’aurais surement droit le lendemain à quelques dizaines de Gallions d’or dans mon enveloppe. J’avais toujours su me faire des relations fructueuses. Je sortis de la volière en prenant garde de ne pas tacher mes souliers de la fiente de hibou qui jonchait le sol et les murs. Edwin Edgebert entra alors lui aussi dans la pièce balaillé par les vents.

-Uytterschaut quel plaisir de te revoir, cela faisait si longtemps.
-Pas assez si tu veux mon avis, lui dis-je en le contournant pour sortir.
-Tu as vite remplacé Dan, me dit-il alors que je sortais.
-En quoi ça te regarde sale fouine ?
-En rien, en rien, comme je le dis les affaires des Serpentards …

Je ne répondis rien et commençais descendre les marches.

-Très bon choix Fergus, il te paye pour coucher avec lui ?

Je me retournais en le toisant froidement.

-Tout le monde n’est pas réduit aux mêmes extrémités que toi Edgebert.

Je dévalais les escaliers et me dirigeais vers la salle de bain des préfets, Fergus attendrait, je devais prendre une douche et me changer pour notre soirée, un petit tour dans la salle sur demande me ferait un bien fou ce soir.

Je me lavais avec un champoing à la rose et m’épilais rapidement. Je passais de nouveau mon uniforme, mais lavé de frais, aevc des sous-vêtements plus légers et coquins que ceux de la journée. J’avais laissé tomber les chaussettes grises en laines pour des bas de soie beaucoup plus sexy et coiffais mes cheveux en une coiffure moins scolaire.

Je sortis un parchemin et le tapotais du bout de ma baguette. Je sortis ma plume et écrivit : « Rendez-vous dans la salle sur demande dans un quart d’heure ». Je tapotais une nouvelle fois le parchemin et la phrase s’efface, Fergus la recevrait automatiquement. Je me maquillais légèrement et m’aspergeait d’un parfum hors de prix. Violet Uytterschaut savait paraître à son avantage, toujours.

Je claquais des doigts et Swiffy apparu aussitôt.

-Nettoye moi ça et mets mes sous vêtements au lavage, tu me les ramèneras dans ma chambre.

L’elfe disparu aussitôt avec mes frusques et je sortis de la salle de bain. Sur mon passage des élèves de toutes les maisons se retournèrent et me reluquèrent, ils avaient raison j’étais très belle ce soir. J'arrivais devant la salle sur demande en moins de cinq minutes et repassant trois fois devant le pan de mur, je pensais à la pièce que je voulais voir apparaître. Je pénétrais dans la pièce et me servait un peu d’hydromel dans une coupe de cristal. La pièce me faisait penser au salon du manoir familial, de lourdes tentures émeraudes recouvraient les murs, des canapés de cuirs et un feu de cheminée se trouvaient au centre de la pièce. Un petit meuble à alcool était dans le coin, et une salle de bain se devinait derrière une tenture de soie archéenne.

La porte s’ouvrit et Fergus entra. Il me détailla pendant quelques secondes et paru satisfait, comment n’aurait-il pas pu l’être ?!

-Sers-toi un verre Deseo, il y a du très bon hydromel et whisky pur feu.
-Avec joie Violet, tu es très belle.
-Je sais.

Pendant qu’il se servait, je fermais la porte à clé et la scellait de mon sortilège. J’avais ôté on manteau et avais ouvert ma chemise, ma cravate avait elle aussi atterrit sur le canapé.

-Mets-toi à l’aise Deseo, une très bonne soirée s’annonce.
-Oui, je le crois aussi.

Il me servit un plein verre de vodka des fées et j’avalais le contenu en appréciant la douce chaleur dévalant mon œsophage. S’il croyait me saouler avec ça il se trompait de dragon, je tenais très bien l’alcool.
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MessageSujet: Re: Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]   Dim 17 Aoû - 23:41

Chapitre 3 : Et si la reine du merveilleux royaume avait un secret ?


La semaine se déroula merveilleusement, Fergus était à mes pieds, comment aurait-il pu en être autrement d’ailleurs ? Je crois que pendant cette semaine je ne fis pas vraiment attention à Coraline, elle ne m’évita pas, mais elle était d’une telle normalité que je ne m’attardais pas sur son cas, j’avais vraiment trop à faire ailleurs. Comme embrasser Fergus, réussir mes études (quoi de plus normal ?), jouer mon rôle de préfète, et entrainement de Quidditch.

Le samedi matin alors que je sortais dans le petit jour de la mi-septembre, Fergus était encore pendu à mes lèvres, dans le sens littéral du terme, nous nous étions reculé dans l’ombre de la grande porte de Poudlard et Fergus faisait ce qu’il savait le mieux faire, c'est-à-dire embrasser et plus si affinité, et il y avait affinité.

-Fergus, dis-je en reprenant ma respiration, j’ai entraînement, on peut reprendre après si tu veux bien.
-D’accord Violet.

Nous sortîmes de l’ombre et nous dirigeâmes vers le stade du parc de Poudlard, Fergus avait posé sa main sur mes fesses, et je dois dire que je n’allais pas lui demander de l’ôter.

-A ce propos, tu vas au bal de noël, me demanda Fergus.
-Oui, mon Oncle et ma Tante sont invités naturellement.
-J’y vais aussi, tu te doute bien que mon père ne pouvait pas ne pas être invité, dit-il avec un sourire satisfait.
-Non c’est évident, tu y vas toi aussi ? Dis-je un sourire sur les lèvres en m’arrêtant.

Je l’embrassais langoureusement et repris :

-On pourrait y aller ensemble alors, dis-je en imaginant déjà la fierté de mon Oncle.
-Quelle idée intéressante, si on en reparlait après ton entraînement dans la salle sur demande …
-Bonne idée, justement je me disais que je prendrais bien un peu de Vodka …

Nous recommençâmes à marcher avec un sourire sur les lèvres, je pensais à la très bonne soirée que je passerais en sa compagnie, non pas qu’il soit une lumière (qui le lui demandait d’ailleurs ?) mais il savait y faire et en plus il était très très très riche … Nous croisâmes Alice Erford qui revenait de la cabane du garde chasse, elle était petite, et avait des taches de rousseurs parfaitement horribles.

-Hey Erford tu as été voir ton grand copain, s’exclama Fergus.

Erford était à Gryffondor et en premier année, s’en faisait une parfaite souffre douleur. Elle ne répondit pas et essaya de nous contourner.

-Pas si vite Erford, je t’ai posé une question, siffla Fergus en sortant sa baguette.
-Je suis préfète Erford, je te conseil de répondre à tes supérieurs si tu veux éviter les ennuis, grinçais-je en la regardant du haut de mon mètre soixante-dix.

La pauvre petite créature ne répondit toujours pas et tenta une nouvelle fois de continuer son chemin, mais Fergus lui bloqua à nouveau la route et prononça Leviascorpus. En plus d’être riche il était bon enchanteur, que demander de plus ?

-Alors Erford, je t’ai posé une question, rigola Fergus en la maintenant en l’air.
-Ouiiii…i.i., sanglota l’erreur de la nature.
-Parfait, tu apprends le respect, maintenant si tu nous disais …
-Fergus, le coupais-je, j’ai entraînement et si ça continue, je serais en retard, laisse là, une créature si peu intéressante ne mérite même pas qu’on s’occupe d’elle.

Dans un rire Fergus brisa le sortilège et laissa tomber sur le gravier du chemin la petite fille. Fergus me prit la main, et nous passâmes à côté de la fillette qui sanglotait.

-Ait un peu de dignité, lui glissais-je en passant, et libère la planète de ta présence …

Les sanglots redoublèrent d’intensité, et j’eus comme une sorte de malaise, j’avais répété les mêmes paroles que lui ce jour là … Je chassais résolument ces images de ma tête, cela faisait si longtemps, cela ne pouvait me déconcentrer pendant l’entrainement. Malheureusement, les images refusaient de sortir de ma tête et je n’eus soudain plus envie de monter sur un balai et de recevoir des cognards dans les côtes.

-Fergus, ça te dirais de passer directement à la salle sur demande, je n’ai plus très envie de me rendre à l’entrainement …
-Pas de problème, je suis toujours ravi de te rendre service.

Nous avions un peu marché depuis l’épisode Erford, et quand nous revînmes sur nos pas, elle n’était plus là.

-Dommage, glissa Fergus, je me serais bien encore amusé …

Je ne pris pas garde à ses paroles, ni à la manière dont nous nous rendîmes dans la salle sur demande, mais dès que nous eûmes fermé la porte, je me servis un grand verre de vodka. Je l’avalais trop vite et la tête me tourna un moment, Fergus en profita pour démontrer encore une fois l’étendu de ses talents.

Nous sortîmes de la salle sur demande deux heures après, moi avec un mal de tête improbable et Fergus avec le sourire aux lèvres, il me quitta pour aller retrouver ses camarades et je me dirigeais vers les cachots de Serpentard. Je cherchais ma baguette pour le lancer un sortilège de dégrisement quand je me rendis conte que j’avais oublié ma baguette dans la salle sur demande.

Je jurais et refis trois fois le passage devant la tenture, la porte apparu et je retrouvais ma baguette sur le bord du meuble à alcool. Je la saisis et alors que je voulais sortir, je me trouvais nez à nez avec Edgebert. Sa douce assurance habituelle, laissait place à de la colère.

-Tu es vraiment telle que les gens le dise Violet Uytterschaut.
-Ca t’étonne ? Lui demandais-je.

Il ne répondit pas et se mis à faire les cent pas dans la pièce, comment était-il entré d’ailleurs, Me surveillait-il ? Surveiller Violet Uytterschaut quelle honte !?

-Tu me suis Edgebert ? Lui demandais-je en m’appliquant un sortilège de dégrisement et en me servant machinalement un verre de whisky pur feu, un petit.
-Violet tu te crois donc le centre du monde, dit-il en réponse et en se retournant vers moi alors que j’avalai un peu de ce whisky.
-Non mais je te retrouve devant moi dans une salle que personne n’est censée connaître, donc je me questionne.
-Non tu ne te crois pas le centre du monde, mais tu pense que boire te permet de ne pas penser, n’est-ce pas ? Dit-il en prenant cet air faussement indulgent et vaguement moqueur.
-Pardon ? Lui dis-je en sentant une sueur froide couleur le long de ma joue.

Je me détournais et remplit à nouveau mon verre de whisky et de glace.

-Tu as parfaitement compris, Violet Uytterschaut voudrais-tu que ton secret n’en soit plus un ?

Je lâchais mon vers qui s’écrasa au sol dans un grand fracas et sentis mes mains trembler, je serrais els bras pour le cacher et me retournais vers Edgebert qui me toisait de sa moue narquoise.

-Qu’est ce que tu veux Edgebert ? Crachais-je en me saisissant de ma baguette.
-Rien, rien du tout Uytterschaut, mais quand on s’attaque à une gryffondor, je m’attaque à un Serpentard, ce n’est que justice après tout …
-De quoi tu parles ?
-Je parle d’Alice, tu as déjà oublié la façon dont tu l’as traité ?

Je ne répondis pas et agitais ma baguette pour nettoyer le sol et réparer le verre, je me servis du même pour me servir cette fois de la vodka que j’avalais sans le regarder. J’avais décidément trop bu ce soir, il fallait que je dorme, à mon stade un sortilège de dégrisement ne serait d’aucune utilité.

-Edgebert, si tu allais jouer les gentil petit gryffondor ailleurs, je me moque de ta morale et de ton grand cœur alors lâche-moi.
-Comme tu voudras Uytterschaut, dit-il en s’éloignant, mais sache que boire de la Vodka des fées ne servira à rien sinon à te faire oublier momentanément.
-Oublier quoi ? Hurlais-je en me retournant et me lançant mon verre dans sa direction.
-Oh, oh Violet Uytterschaut est irascible à ce que je vois. Mais tu sais très bien de quoi je te parle …
-Non, dis-je en m’avançant vers lui la baguette pointé vers son visage rieur.
-Oh que si … Violet Uytterschaut n’est pas si parfaite que l’on veut le faire croire …
-Edgebert, tu es vraiment suicidaire ? Tempêtais-je.
-Non pas moi …

Je levais mon bras mais celui-ci l’arrêta et le saisissant et posa son autre main sur ma bouche en se rapprochant de moi.

-Pourquoi s’énerver Violet, ce n’est que la vérité après tout …

Je me contorsionnais pour me libérer de sa poigne, mais il tenait fort le bougre. Il approcha sa bouche de mon oreille et prononça ceci :

-Benjamin Everdream …

Je poussais un cri et il me lâcha.

-Oh Violet Uytterschaut est humaine en faite, quelle surprise …

Il me quitta sur ces mots et referma la porte derrière lui. Je restais debout au milieu de la pièce sans rien faire, les bras le long du corps, regardant la porte d’un regard vide. Assurément c’était l’alcool qui m’avait fait réagir de cette manière, entendre ce nom ne me touchait plus depuis des années. Violet Uytterschaut sait être maître d’elle-même. Je me repris et lançant sur la porte mon sortilège de verrouillage, je pris la bouteille de vodka et m’installais dans le canapé en face de la cheminée.

Je bu à même le goulot et éclatait d’un rire sarcastique.

Je sortis de la pièce quelques quatre heures plus tard, j’avais enfin pu m’appliquer le sortilège de dégrisement et je me rendais dans les quartiers de Serpentard afin de prendre une bonne douche et de changer de vêtements.

J’avais fait passer les allusions d’Edgebert dans l’alcool et je ne gardais plus qu’un souvenir flou de ce qui c’était passé. Je ne cherchais pas à me souvenir plus avant et focalisais mes pensées sur la manière dont j’allais passer le temps de samedi après-midi. J’allais aller manger d’abord, il était 14 heures, assurément les retardataires du samedi serait à la grande salle pour manger.

Je me dirigeais vers le grand escalier que je descendis à la hâte et me rendis dans la grande salle. Un attroupement d’élèves étaient tournés vers quelque chose que je ne pouvais voir sur le mur Ouest, je m’approchais, quand la voix magiquement amplifiée de Coraline retenti partout dans la salle au plafond magique.

-Je vous lis le titre, c’est pour toi Violet Uytterschaut, dit-elle en m’apercevant.

« Benjamin Everdream, dit le tueur sanguinaire a été arrêté jeudi dernier grâce au concours de la brigade magique au domicile de la famille Uytterschaut, Alvin, Camilla, Robin et Bethany ont été tué par le serial killer, seule survivante Violet Uytterschaut a passé trois jours avec le tueur confiné dans le manoir familial. Ce n’est que quand Mr Alvin Uytterschaut a manqué un jour à la banque que la police a été inquiété et à découvert le macabre théâtre des événements.

Notre envoyé spécial nous confie que la survivante à été prise en charge à Ste Mangouste et que son oncle et sa tante ont été prévenu du drame. Toute la communauté sorcière est en émoi à l’annonce de cette nouvelle, et notre sympathie va particulièrement à la jeune Violet Uytterschaut qui âgé de six ans est restée mutique depuis qu’elle a été délivré des griffes du dangereux criminel. Seul Merlin sait ce qui a pu se passer pendant ces trois jours …
»


-Alors Violet, cette lecture t’a-t-elle plu ? s’écria la voix de Coraline.

Tous les élèves présents se retournèrent et me fixèrent. Je regardais fixement Coraline, et me retournais pour me mettre à courir hors de la salle. J’entendis le rire de Coraline mais je n’enregistrais plus les événements, je croisais Edgebert sur le pas de la porte de la grande salle qui me regardait avec tristesse, je ne lui accordais aucun regard et courrais vers les cachots.

C’était impossible, ils ne pouvaient pas être tous au courant, ils ne pouvaient quand même pas tous savoir ça … Elle n’avait pas le droit de me faire ça, déjà les images que j’avais si bien fuit pendant ces années refirent surface.

« -Ait un peu de dignité Violet Uytterschaut, et libère la planète de ta présence … »

Les attitudes du tueur, ses paroles, je me souvenais de tout … Je me souvenais de ces trois jours, de ces trois nuits, de tout ce temps passé dans ma chambre d’enfant avec dans la pièce d’à côté les cadavres de ma famille, de mon père, de ma mère, de ma petite sœur, de mon petit frère.

Maintenant tout le monde allait être au courant, jamais plus ils ne n’ignoraient ce qu’il s’était passé et une pensée supplanta toutes les autres, j’allais ridiculiser mon Oncle et ma Tante, tous les élèves de Poudlard seraient au courant … Il fallait que j’évite le scandale à tout prix, et pour cela il n’y avait qu’une seule manière. Je bifurquais vers les cachots de Rogue, peut-être que l’on m’appela mais je ne pris pas la peine de déterminer si j’avais imaginé entendre mon nom ou si on l’avait vraiment dit.

Je trouvais devant la porte du bureau du professeur en un rien de temps, j’entrais en neutralisant le sortilège, que je connaissais depuis ma deuxième année, et me ruais vers son armoire personnelle, je l’ouvris de la même manière que je l’avais vu faire tant de fois et fouillais fébrilement. Je trouvais le flacon et l’ouvris en faisant sauter le bouchon scellé d’un coup de baguette.

Je pris une grande inspiration et avalais le poison.
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MessageSujet: Re: Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]   Lun 18 Aoû - 9:51

Chapitre 4 : Le secret de la reine.


« -Ait un peu de dignité Violet Uytterschaut, et libère la planète de ta présence … »



Je me relevais et inspirais une grande goulée d’air frais. J’étais allongée sur un lit immaculée au milieu de dizaines d’autres semblables, je reconnu l’infirmerie de Poudlard. Qu’est-ce-que je faisais là ?

Tout me revint en mémoire et la seule chose que je pensais à faire était de finir ce que j’avais de toute évidence raté la première fois. Je me levais en hâte et me dirigeais vers l’armoire à pharmacie de Madame Pomfresh. L’infirmerie était déserte et l’infirmière joviale n’était pas dans son bureau. Au dehors il faisait nuit et personne d’autre n’était couché dans les lits de l’infirmerie. J’ouvris le placard et commençais à chercher quelque chose d’utile.

-Tu ne trouveras pas de poison là dedans Violet, dit Edwin Edgebert.

Je me retournais pour le trouver assis sur un lit en face de moi, il me fixait de son regard indulgent qui m’horripilait. Je me retournais pour continuer à chercher.

-Madame Pomfresh ne va pas tarder Violet, retournes te coucher ça vaudra mieux.

De rage d’entendre sa voix beaucoup trop douce et confiante je balayais les fioles qui étaient à ma hauteur et elles allèrent s’écraser sur le sol dans un fracas de verre brisé.

-Lâches moi Edwin, lâches moi, hurlais-je en me dirigeant vers mon lit dans l’espoir d’y trouver ma baguette.
-Ta baguette n’est pas là Violet, inutile de faire tout ce cinéma, même toi tu ne mérites pas de mourir …

Je ne tenais pas compte de sa remarque et me ruais vers la sortie, il fallait que je trouve quelque chose, une idée, un moyen pour en finir. Il fallait que je débarrasse la planète de ma présence. J’ouvris la porte à la volée et me ruais dans le couloir gelé sous mes pieds nus. Un sortilège me frappa alors que je posais mon pied sur la première marche de l’escalier. J’étais immobilisé mais je pouvais parler.

-Tu ne vas nulle part Violet, décréta Edwin en se mettant face à moi.
-Libères-moi tout de suite Edwin, j’ai à faire.
-Arrête cette comédie Violet.
-Je dois laver l’honneur de la grande et noble famille Uytterschaut.
-Arrête ton baratin, avec moi ça ne marche pas, dit-il en me fixant de ses yeux en colères.
-Je dois libérer la planète de ma présence pour le bien et la réputation de la noble famille Uytterschaut.

Edwin me gifla violement et ma tête résonna pendant quelques secondes du coup reçu.

-Je dois libérer la planète de ma présence, pour le bien de la famille Uytterschaut, réptais-je comme un leit motiv.
-Arrête de te chercher des justifications grandiloquentes Violet, je ne te laisserais pas faire ces stupidités.
-Je dois libérer la planète de ma présence, pour le bien de la famille Uytterschaut.

Edwin me regarde d’un air étonné.

-Tu le penses vraiment ?
-Je dois libérer la planète de ma présence, pour le bien de la famille Uytterschaut.

Il me désenchanta et tentais de reprendre ma mobilité, mais peine perdue l’immobilité forcée m’avait rendue gourde et je m’écrasais au sol. Edwin me rattrapa à temps. Je tentais de me remettre d’aplomb mais Edwin me tenait fermement.

-Calmes-toi Violet, me susurra-t-il.
-Lâches-moi bon sang, lâches-m…

Je ne terminais pas ma phrase, un grand poids s’abattit sur ma poitrine et j’émis un hoquet de douleur. Je ne pouvais plus respirer qu'avec peine.

-Violet ?

Je ne parvenais plus à ouvrir les yeux et à lutter contre Edwin. Je me laissais totalement aller, je tentais de respirer, je n’émis qu’un ralle inaudible. Je ne savais même plus dans quelle dimension j’évoluais, tous les bruits alentours étaient assourdies comme si j’étais enveloppé dans du coton.


Je sentis qu’on me soulevait, et que l’on discutait ferme à mes côtés. Ma respiration était de plus en plus difficile et je perdais peu à peu de plus en plus contact avec cette réalité. Je ne savais pas comment se déroulait le temps, étais-je inconsciente depuis une minute, une heure, un jour ? J’étais en train de m’établir dans cette inconscience quand je fus à nouveau projetée dans mon corps et dans mes souffrances.

J’ouvris les yeux, la douleur était insoutenable, comme si chaque centimètre carré de mon corps était broyé par des milliers de tonnes de fonte. Mon corps ce contorsionna et je dus laisser échapper un cri de douleur.

J’étais de nouveau allongé sur un lit, mais plus dans l’infirmerie immaculée de Poudlard, je ne reconnus pas les personnes autour de moi, c’était des hommes en blouses vertes et qui baguettes à la main faisaient toutes sortes de choses.

Je ne pouvais plus retenir mes cris de douleur, j’avais l‘impression que ma tête allait exploser, que j’allais devenir folle si la douleur en cessait pas bientôt. Je me contorsionnais tant est bien que je fus attaché au lit d’un coup de baguette magique. Je n’entendais que diffusément ce que disait les hommes en blouses vertes et je ne m’attardais pas à ces informations, j’étais trop à ma douleur.

La douleur était intense mais pourtant je ne m’évanouissais pas, je restais bizarrement consciente des vains efforts des médicomages pour calmer cette crise. Toute à ma douleur je n’avais même pas remarqué que quelqu’un me tenait la main, depuis le temps je devais lui avoir brouillé les phalanges en serrant ainsi mes poings. C’était Edwin qui me regardait d’un air vaguement inquiet.

Quand il remarqua que je le fixais il commença à me parler, mais je n’entendais pas ses paroles, un bourdonnement affreux m’empêchait de rien entendre à présent. Les médicomages redoublaient d’activité autour de moi et ils durent trouver de quoi me soulager car la douleur reflua, ce fut à ce moment là que je perdis connaissance.



J’ouvris les yeux dans une douce obscurité. J’étais allongée dans un lit moelleux aux draps immaculés, je ne discernais qu’une vague pièce aux murs orangers, et au mobilier confortable. Un fauteuil était poussé près de l’unique fenêtre qui déversait son clair de lune dans la chambre où j’étais seule.

J’avais mal partout, comme un char m’était passé sur le corps, et ma tête me lançait terriblement. Je portais une chemise de nuit blanche, la même qu’à Poudlard, car il était évident que je n’étais pas dans le château mais à Ste Mangouste. Je me relevais sur les coudes et le dossier où reposait mon oreiller se suréleva si bien que je puis poser ma tête douloureuse et en même temps observer la pièce à mon aise.

Il y avait un plateau de nourriture sur la table de nuit à côté de moi, mais je n’y touchais pas, je sentais ma gorge nouée et douloureuse. J’essayais de me souvenir pourquoi j’étais là mais les événements étaient si confus dans ma tête que j’avais peine à y croire. Pourquoi avais-je autant souhaité mourir ? Cela ne me ressemblait pas … mais d’ailleurs qu’est-ce qui me ressemblait ?

Je me laissais aller et regardais la lune à travers le vitrage magique. J’étais en train de m’assoupir et des images flottaient à la surface de ma conscience.

« -Ait un peu de dignité Violet Uytterschaut, et libère la planète de ta présence … »


Je me réveillais en étouffant un cri qui se mua en un glapissement. Une fine pellicule de sueur froide s’était formée sur mon front et je l’essuyais de la main, des larmes coulèrent le long de mes joues et je les essuyais en silence. Toujours en silence.

-Maintenant que je sais que Violet Uytterschaut est humaine, pas besoin de le cacher.

Je sursautais et me retournais pour apercevoir Edwin dans l’encadrement de la porte, qu’il referma pour venir se poster devant moi sans un bruit. Je n’avais absolument aucune envie de le voir lui, et surtout de lui parler. Je reposais ma tête sur le côté et fixais de nouveau la lune. Sans que je puisse les arrêter mes larmes coulaient toujours.

-Ca va Violet ?

Je ne répondis pas, il fallait que je me calme, les larmes ne tarissaient pas et mes bras étaient parcourus de frissons incontrôlables. Et voilà une belle crise de larme devant un gryffondor antipathique ! Je ne savais même pas pourquoi je pleurais, je n’avais même pas envie de rabrouer le gryffondor alors qu’il me semblait que je le faisais toujours d’habitude.

Edwin tira le fauteuil de devant la fenêtre et s’assit en face de moi, je me cachais le visage dans mes mains et continuais à pleurer tout mon soul. Pourquoi ? Pourquoi ces larmes ? Je ne pleurais jamais, jamais depuis la mort de ma famille. Il n’était pas de bon gout d’avoir des émotions dans la famille Uytterschaut.

Edwin ne parlait pas et cela me satisfaisait, mes larmes se tarirent peu à peu, mais je gardais mes mains contre mon visage, je ne voulais pas le voir. Je me sentis tout à coup très lourde et je me laissais happer par le sommeil.

[ A SUIVRE ]
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MessageSujet: Re: Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]   Lun 18 Aoû - 9:52

[ SUITE ]


Je me réveillais à nouveau dans la chambre de l’hôpital, les stores étaient tirés mais une lueur de journée traversait et venait illuminer la pièce. J’ouvris doucement les yeux, Edwin était toujours dans son fauteuil et lisait un vieux grimoire. Il leva les yeux vers moi, tentant de capter mon regard, mais je détournais la tête. Aucune envie de lui parler, aucune envie de quoi que ce soit d’ailleurs.

Edwin ne parla pas et je fixais le mur en face de moi pendant un long moment. Je ne savais pas quelle heure il était et je n’avais pas de montrer pour me renseigner, je ne savais même pas quel jour on était. La porte s’ouvrit pour laisser entrer un médicomage et un sorcier dans une robe noire.

-Miss Uytterschaut je suis le guérisseur Halleck Epinay, dit-il avec un léger accent français. Je suis l’un des médicomages qui s'est occupé de vous.
-Enchantée, dis-je d’une voix absente.
-Vous sentez-vous mieux Miss ?
-Oui je pense.

Cette conversation présentait si peu d’intérêt, et je me moquais éperdument de savoir ce qu’il m’était arrivé, j’aurais voulu dormir et ne devoir plus me soucier de rien. Le guérisseur eut l’air inquiet de mon apathie et il sortit sa baguette pour faire quelques cercles au-dessus de ma tête.

-La fatigue sans doute, dit-il en réponse à une question muette du sorcier qui l’accompagnait.
-Miss Uytterschaut, je suis le brigadier Bryan Borough. Je suis en charge de l’enquête sur la mort de votre famille.
-Cette enquête est finie depuis des années non ? Dis-je pour la forme.
-En effet, mais de nouveaux éléments nous permettent de la rouvrir à nouveau, Mr Epinay je n’ai plus besoin de vous, et vous Edgebert non plus.

Le médicomage sortit sans un mot, et Edwin se leva lui aussi pour sortir.

-Reste s’il te plait, dis-je moi-même surprise par le ton suppliant de ma voix, je ne voulais pas me retrouver seule avec ce sorcier inconnu.
-Miss Uytterschaut ce que j’ai à vous dire est confidentiel et surtout grave, êtes-vous sur de vouloir qu’il y ait des témoins ? me demanda le brigadier avec gravité.
-Oui, répondis-je simplement.

Le brigadier acquiesça à contrecœur et Edwin vint se poster en face de moi, je me relevais et mon dossier de lit en fit de même. Le brigadier sortit un calepin d’allure sévère et fit apparaître une chaise à dossier droit.

-Les nouveaux éléments sont d'une part le sortilège consécutif à votre attaque, et ...
-Mon attaque ? Demandais-je étonnée.
-Oui miss, ce qui vous a fait frôlé la mort de si près était un sortilège de magie noire très puissant.
-Mais comment ça, je n'ai pourtant était attaqué par personne, m'exclamais-je.
-Non pas dans l'immédiat Miss, mais ce sortilège est un sortilège à retardement, il a pu vous être jeté des années auparavant et ne se déclencher que maintenant.
-Comment est-ce possible ?
-Ce sortilège était lié à vous de telle manière que si vous veniez à apprendre certaines choses vous feriez tout pour vous donner la mort, et si vous échouez le sortilège vous tuerait tout simplement.
-Donc si je vous suis bien, j'ai voulu me tuer et j'ai failli mourir par ce que l'on m'a jeté un sortilège il y a des années, mais comment savez-vous tous cela ?
-Nous tenons ces informations de la bouche de l'ensorceleur ...
-Et qui est ?
-Mr Jonhatan Uytterschaut, lâcha le brigadier en me fixant de son regard acéré.

Je restais plusieurs minutes dans le silence, qu'est-ce qu'il me racontait ? Mon Oncle me jeter un sortilège franchement mortel, mais quelle idée stupide et fantaisiste !? Et d'ailleurs comment aurait-il pu obtenir ces prétendus information, sur le fondement de quoi ?

-Et vous être sur de ces « informations » ? demandais-je dubitative.
-Oui votre oncle a été soumis au veritaserum ainsi que votre tante.
-Mais de quel droit avez-vous fait ça ? M'exclamais-je en me redressant trop brusquement, je me rallongeais aussitôt. Ma tête tournait et mes oreilles sifflaient doucement.
-Ca va Violet ? Demanda Edwin.
-Oui, oui, dis-je lasse de cette discussion qui ne voulait rien dire.
-Miss, nous en somme venu à interroger vos tuteurs sur la suggestions du professeur Dumbledore.
-Dumbledore ?
-Oui, lorsque vous avez eut votre crise, le professeur a senti une magie à l'oeuvre et n'a pas tardé à identifier la magie noire. Cependant le sortilège était trop complexe pour qu'il puisse le neutraliser sans l'aide de l'ensorceleur.
-Et le nom de mon oncle vous ai venu tout seul ? Dis-je avec ironie.
-Non ... et c'est là le point, le plus sensible, le professeur Dumbledore a été obligé d'utiliser la legilimencie pour ce faire.
-Quoi ! M'exclamais-je à nouveau en me redressant si vite que j'eus l'impression que j'allais vomir.

Je haletais, il ne pouvais pas avoir fait ça ? Lire dans mon esprit, voir ce qui c'était passé ce jour là ... Il n'avait pas pu voir ce qu'il avait fait ? C'était un cauchemar, un cauchemar à la réalité macabre et écoeurante. J'étais tout à ma douleur, aussi n'entendis-je pas le brigadier sortir et Edwin me parler. Je ne le remarquais que lorsqu'il me prit la main et m'obligea à le regarder.

-Violet, il n'avait pas le choix, tu allais mourir s'il ne trouvait pas comment neutraliser le sort.
-Il n'avait pas le droit, murmurais-je en me recouchant et en fixant la fenêtre à nouveau. Edwin étant de l'autre côté.
-Qu'est-ce qui te gène dans le fait qu'il l'ait fait ? Demanda-t-il au bout d'un moment.
-Je ... tu ... c'est, il n'avait pas le droit.

Ces satanées larmes coulèrent de nouveaux silencieusement, mais cette fois ce n'était pas la petite crise de larme, c'était une véritable crise d'hystérie. Je respirais bruyamment, mes épaules tremblaient au rythme de mes sanglots. Edwin ne dit rien, ne fit rien. Il resta assis à mes côtés, pendant que je pleurais la fillette que j'avais été et qui était morte il y a si longtemps.

Mes sanglots se calmèrent et je respirais normalement. Les larmes avaient laissé des sillons salé sur mes joues et je les essuyais d'un revers de manche. Edwin était toujours là, mais cette fois je ne m'endormis pas, je restais éveillée à regarder le jour décliner lentement. Enfin je me décidais à parler, à faire pour la première fois le récit de trois jours et trois nuits en enfer.

-C'était un jour de juin, commençais-je. Toute la famille dormait encore et moi je m'étais levée pour aller préparer le petit-déjeuné ou tout du moins essayer, dis-je avec un rire vif. J'étais dans la cuisine avec un elfe de maison quand il entra en brisant les sortilèges de verrouillage. Il était grand, maigre et le visage hâve. Il pointa sa baguette sur moi et me lança un doloris. Je hurlais tant et si bien que toute la famille accouru dans les secondes qui suivirent. Mon père en chemise de nuit, ma mère la baguette à la main, mes frères et soeurs tout tremblant de peur. Il arrêta le doloris et avec une rapidité inimaginable immobilisa mes parents qui ne purent tenter de lancer un sortilège.

Je fis une pause, me souvenant de la douleur intense, fulgurante que j'avais ressentie, du désir de mourir qui s'était emparée d'une petite fille de six ans. Edwin ne me relança pas et je lui en fus reconnaissante, très peu de gens savent vraiment écouter, il faisait parti de ceux là.

-Ensuite il a tué mes parents devant nous d'un avada kedavra, dis-je en chevrotant sur la fin de la phrase.

Je revoyais encore l'éclair fulgurant de lumière verte, les deux corps de mes parents tomber comme au ralenti, le cri étouffé de Camilla, les larmes de Robin et les rires sadiques du tueur. Peut-être que Edwin bougea, je n'en suis pas sur, je revivais la scène, je revoyais chaque seconde de ces trois journées, de ces trois longues journées.

-Quand il a eut tué mes parents, repris-je un sanglot dans la voix, il a prit ma soeur, Robin a voulu l'en empêcher mais le tueur lui a envoyé un doloris puis l'a tué lui aussi. Moi je n'ai pas bougé, j'ai été lâche, je croyais que si je ne bougeais pas il m'oublierait, que si je ne bougeais pas il ne me tuerait pas moi aussi ... j'aurais pu les sauver.

Je revoyais le regard terrifié de la petite Camilla, elle me demandait de l'aide, elle voulait que sa grande soeur la protège, mais je n'avais rien fait, je l'avais regardé sans parler, je l'avais entendu la faire souffrir, l'humilier, la salir une dernière fois avant de lui lancer l'avada kedavra.

-Il a tué Camilla, Edwin n'avait pas besoin de connaître tout les détails, ensuite il s'est intéressé à moi. Il ne m'avait pas oublié, il m'avait gardé pour la fin. Pendant trois jours il m'a gardé avec lui, il disait que si j'étais une gentille fille et que je faisais ce qu'il me demandait, tout ce qu'il me demandait, il ne me tuerait pas. Il a beaucoup parlé, il savait que je n'avais rien fait pour sauver Camilla, sauver Robin. Il a beaucoup demandé, j'ai obéis à chaque fois.

Ce n'était pas vraiment moi qui parlait, je ne parlais pas vraiment à Edwin, je me parlais, la petite fille me racontait sa peur. La petite Violet qui était morte ce jour là me racontait ce qu'il s'était passé. Je ne pouvais pas continuer, les sanglots s'étaient taris, mais je sentais en moi une telle haine pour ma personne que s'en était douloureux. C'était moi qui aurait du mourir ce jour là, moi et moi seule ...

« -Ait un peu de dignité Violet Uytterschaut, et libère la planète de ta présence … »


-Violet ? Demanda la voix tranquille d'Edwin.

Je ne m'étais pas assoupie, mais j'avais fermé les yeux. Je n'avais pas envie de voir la honte et le reproche dans les yeux d'Edwin.

-Ne soit pas stupide, tu n'aurais pas pu les sauver, dit-il devinant ce qui me rongeait, puis reprenant d'une voix plus douce et me caressant les cheveux, tu n'avais que six ans...

Je dégageais sa main, il ne devait pas me toucher. Personne ne pourrait jamais. Je pleurais de rage contre ma faiblesse, contre ma honte, contre Edwin qui était si patient et qui en retour ne recevrait que ma froideur et ma folie. Car j'étais folle, ou tout du moins j'allais le devenir, comment aurait-il pu en être autrement ?

-Pourquoi es-tu là Edwin ? Demandais-je entre deux sanglots.
-Je ne sais pas... quand le sortilège s'est déclenché j'étais affolé et Madame Pomfresh arrivait en courant avec Dumbledore. Ils ne savaient pas quoi faire, et quand j'ai parlé de la façon dont tu avais agis, comme si tu étais envoûtée, Dumbledore a compris. Il m'a dit que le seul moyen de savoir comment briser l'enchantement était de savoir comment avait fait l'enchanteur, et que comme tu semblais ignorer tout de ce sort, il fallait qu'il fouille dans ta mémoire, qu'il trouve qui avait ... qui avait voulu te tuer. Et moi j'étais là à te regarder partir toujours un peu plus, il a attendu une journée avant de prendre sa décision, il ne voulait pas violer tes pensées, mais tu allais mourir Violet.

Il se leva et commença à marcher rapidement dans la petite chambre d'hôpital.

-Comment Coraline a su pour l'article ? Demandais-je me souvenant d'un coup de ce « détails ».
-Elle nous a entendu dans la serre après le cours de botanique, elle a des contacts là bas et elle a vu l'article...
-Que s'est-il passé quand j'ai bu le poison, j'étais pourtant sur d'en avoir pris un fulgurant, dis-je ironiquement.

Parler de tout mais pas de ça, penser à tout sauf à ces trois jours ...

-Le professeur Rogue était dans sa salle de classe il est accouru au moment où tu prenais le poison et moi à sa suite. Il a tout de suite stoppé la progression de la potion, mais il lui a fallu l'aide de Dumbledore pour le contenir et lui donner le temps faire un antidote. Je ne pouvais pas te voir, j'ai donc été questionner Coraline qui m'a tout avoué, elle s'en voulait, elle n'avait jamais pensé que Violet Uytterschaut eut un coeur.

Cependant Edwin n'était pas dupe, il savait pertinament que je faisais diversion. Il s'assit de nouveau à mon chevet, je le regardais, la tête posée sur l'oreiller. Il tendit le bras pour prendre ma main mais se ravisa.

-Pourquoi es-tu là Edwin ? Pourquoi perds-tu ton temps ?

Ma question était lasse, ma voix emplie de tristesse et de résignation.

-Violet tu es impossible ... ne peux-tu pas comprendre que quelqu'un s'intéresse à toi, simplement pour toi ? Et pas pour des faveurs ou par la crainte de ton nom.
-Je ne vois pas ce que j'ai d'intéressant Edwin, je suis cruelle, manipulatrice et ...
-Tais-toi, tu ne comprends rien ... tu n'es pas la Violet Uytterschaut que Poudlard voit depuis cinq ans, tu es la Violet qui veut préparer un petit-déjeuné pour sa famille. Ce n'est pas toi qu'y t'es faites froide, ce n'est pas toi ...
-Qu'en sais-tu Edwin ?
-Je le sais c'est tout.

Je voulus détourner la tête, mais Edwin posa ses deux mains sur mes joues, m'obligeant à le regarder. Ces yeux étaient rempli de tristesse et d'un petit quelque chose de plus mais que je ne connaissais pas. Étrangement le contact sa peau sur la mienne eut le don de me calmer, il me fixait de ses iris bleu-vert et je le regardais avec une interrogation dans le regard. Il se baissa doucement et posa ses lèvres sur les miennes. Doucement comme un souffle de brume, comme une caresse du vent. Il s'écarta doucement puis sortit, je ne le retins pas.
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MessageSujet: Violet Uytterschaut. [ En cours : 5/7 ]   Sam 17 Jan - 20:43

Chapitre 5 : La vérité.


Le brigadier entra de nouveau dans la pièce, quelques minutes après qu'Edwin l'eut quitté. Je passais alors un doit blême sur mes lèvres incarnates.

-Miss, je suis désolé de vous avoir brusqué tout à l'heure, mais l'affaire est grave.

-Oui, oui je comprends Monsieur, continuez je vous en prie...

-Donc, dit-il en se rasseyant, une fois que le professeur Dumbledore eut fouillé votre mémoire il trouva un souvenir qu'un sortilège avait bloqué.

-Mais quel souvenir ?

-Ce qu'il faut que vous sachiez c'est que Benjamin Everdream était un tueur à gage, dérangé il faut l'admettre, mais un professionnel de l'assassinat. Il avait été engagé par votre Oncle afin qu'il élimine votre famille ...

-Vous en êtes sur ? Demandais-je en déglutissant avec difficulté.

-Oui, comme je vous l’aie dit tout à l'heure vos tuteurs ont été soumis au veritaserum dans le cadre de l'enquête criminel qui nous intéresse, et ils ont avoué.

-Pourquoi, pour quelle raison tuer ma famille, pourquoi suis-je moi en vie ?

-Votre oncle avait de grosses difficulté pécuniaires, et votre père était l'héritier majoritaire de la fortune familial, aussi a-t-il planifié vos assassinats. Il espérait hériter de la part de son frère s'il venait à mourir.

-Mais pourtant je suis toujours là ...

-Comme je vous l'ai dit Miss, Benjamin Everdream était dérangé, et tant est si bien qu'il ait reçu l'ordre de tuer toute la famille il ne l'a pas fait, et quand la disparition de votre père inquiété ses collègue de bureau et que la brigade magique est intervenue, vous étiez toujours en vie. Il voulait sans doute vous tuer, mais il n'en a pas eut le temps.

-Mais à l'époque, vous n'aviez pas soupçonné mes tuteurs ? Demandais-je, c'était de la folie, mes tuteurs vouloir tuer toute une famille pour de l'argent ?!

-Si, nous connaissions les problèmes d'argent de votre oncle, mais Benjamin Everdream avait avoué, et nous n'avions pas réussi à le faire avoué si oui ou non il avait un commanditaire. A l'époque le veritaserum n'était pas légal dans les interrogatoires, aussi n'avons nous pas pu connaître la vérité plus tôt.

-Mais je ne comprends pas, si ils voulaient tuer toute ma famille, pourquoi m'avoir recueilli, pourquoi les journaux de l'époque ne traite pas de la suspicion des autorités envers eux ?

-Les journaux n'en ont pas parlé pour la simple et bonne raison qu'ils l'ignoraient, votre famille est très influente miss et un scandale aurait beaucoup coûté non seulement à votre famille mais également au ministère ... Pourquoi ils vous ont recueilli ? Ils étaient votre seule famille, et quoi de mieux pour prouver leur innocence que de recueillir la pauvre fille de son défunt frère.

-Mais ils auraient pu me tuer, ils n'étaient pas obligé de faire semblant de m'aimer...

-Ils savaient que nous les surveillons, et un événement de ce genre n'aurait pas fait autre chose que de nous prouver leur culpabilité.

-Mais alors je ne comprends pas, pourquoi ce sortilège, pourquoi ce souvenir effacé, et pourquoi maintenant que je suis désensorcelé ne parvins-je pas à m'en souvenir ?

-Ce que vous devez comprendre c'est que Benjamin Everdream avait parlé devant vous, vous saviez le rôle de vos tuteurs, mais quand la police magique a voulu vous interrogé à l'époque vous étiez si choqué que vous ne parliez pas... aussi quand votre oncle vous a adopté il ne pouvait pas vous tuer sous peine de se voir arrêter, il a donc mise au point ce sortilège à retardement, effaçant vos souvenirs du au meurtre de vos parents...

-C'est pour ça que je ne me souvenais pas en détails de ce qu'ils s'était passé ...

-Oui Miss, et même si votre oncle avait des problèmes d'argent il était excessivement brillant dans le domaine de la magie noire.

-Il a donc été arrêté ... et ma tante qu'a-t-elle avoir la dedans ?

-Elle n'a pas directement participé, mais elle savait, elle sera accusé de non-assistance personne en danger, et de faux témoignage, et d'utilisation de magie noire.

-Elle a participé elle aussi ?

-Il fallait deux enchanteurs pour ce faire...


Je restais silencieuse, renonçant à chercher un sens à tout ce que l'on venait de me raconter. Ceux avec qui j'avais vécu pendant dix ans avait programmé l'assassinat de ma famille, m'avait ensorcelé, et avait encore essayé de me tuer ... Cela faisait un peu trop en une fois... Et ce souvenir qui refusait de remonter à la surface ?! Malgré le fait que je me souvenais à présent parfaitement des trois jours, je ne me souvenais pas de mon oncle et du sortilège. Pendant toutes ces années j'avais cru avoir dépassé un deuil, un simple deuil, et si je savais que quelque chose m'échappait quant à ces trois jours je n'avais jamais rein fait pour vraiment m'en souvenir.


J'étais devenue une odieuse et mégère fille de famille aristocratique, se moquant de tout sauf de son bien être. Et Edwin qui restait là ... Je ne sais pas quand le brigadier se retira, en m'enjoignant de faire ma déposition dés que je serais remise, mais toujours est-il que je restais dans mes pensées, apathique, désireuse de rien faire, de rien voir. Edwin revint peu après mais je ne réagissais pas à son contact, il me prit certainement la main, mais je ne réagis pas. Cet état dura peut être une semaine, les infirmières étaient obligées de me nourrir magiquement, étant donné que je n'avalais rien, Edwin ne quitta pas mon chevet, mais je ne lui parlais pas pour autant.


Ce fut une visite, treize jours après ma crise qui me sortit de mon apathie, le professeur Dumbledore arriva dans son éternel robe violette moucheté d'étoiles et avec son sourire triste qui ne le quittait que rarement. Edwin sortit pour nous laisser seuls, et je continuais à regarder le mur.

-Bonjour Miss Uytterschaut, dit la voix enjouée du vieux directeur.


Je ne répondis pas.

-Cela fait bien longtemps que vous êtes ici, et c'est seulement maintenant que je peux venir vous voir, j'en suis désolé, dit-il avec un regret sincère dans la voix.

-Ce n'est pas grave, dis-je d'un ton absent et d'une voix légèrement rocailleuse, je ne parlais que très peu ces derniers temps.

-Miss Uytterschaut il faudrait que nous réglions quelques questions administratives, vos tuteurs s'étant vu retirer leur droit de garde et envoyé à Azkaban et vous n'étant pas encore majeur, il vous faut trouver un foyer, tout du moins pour les deux ans à venir.

-Finalement ils n'ont pas besoin de mon témoignage pour les envoyer en prison ? Demandais-je me souvenant vaguement que le brigadier m'avait demandé de le faire.

-Non, les aveux de vos tuteurs ont suffit pour leur offrir un aller simple pour le quartier de haute sécurité d'Azkaban. Aussi il nous faut trouver un nouveau foyer pour que vous puisez y vivre pendant les vacances scolaires.

-Je n'ai pas de famille, dis-je mécaniquement.

-Nous le savons Violet, aussi ne reste-t-il que l'orphelinat. Je suis désolé mais la situation ne sera que provisoire vous le savez.

-Ca m'est égal, dis-je.

-J'ai choisi si vous le voulez bien, un orphelinat du nom Ste Mary mercy dans le Devon, c'est en fait le ministère qui en général s'occupe de trouver des places pour ses pupilles, mais étant votre directeur, j'ai demandé à vous aider.

-Merci, Ste Mary mercy, ce sera parfait.


Dumbledore resta silencieux puis se levant.

-Je suis désole, sincèrement désolé Miss Uytterschaut, je n'avais pas d'autres choix que de fouiller votre mémoire, je ne l'aurais jamais fait si votre vie n'était pas en jeu.

-Je le comprends bien, dis-je en me redressant. Qu'avez-vous vu ?

-Je n'ai pas cherché à regarder tout en détails rassurez-vous, et des trois jours de votre captivité je n'ai regardé que quelques secondes, puis j'ai trouvé le souvenir qui inculpait votre oncle.

-Comment ce fait-il dans ce cas que moi je ne men souvienne pas, s'il existe vraiment ?

-Je ne sais pas Miss Uytterschaut, ce souvenir est longtemps resté enfoui dans votre mémoire, qui sait s'il reviendra un jour ...

-Professeur ? Dis-je reprenant un peu de l'écaille du dragon.

-Oui Miss ? dit-il se rasseyant en face de moi.

-Est-ce que ce sortilège que mon oncle m'a jeté m'a fait devenir comme je suis ?

-C'est-à-dire Miss ?

-Calculatrice, manipulatrice, froide ... cruelle.

-Ce sortilège n'a fait que faire ressortir un côté de vous qui peut-être ne ce serait jamais manifesté, mais je ne pense pas que vous soyez comme vous le dépeignez Miss.

-J'ai pourtant été envoyé à Serpentard professeur, le choixpeau ne peut se tromper sur ma vrai nature.

-Il faut que vous compreniez Violet que ce sortilège a fait ressortir chez vous les plus bas instant, et qu'étant très puissant il a pu influer sur la décision du choixpeau.

-Merci professeur...

Le silence s'installa, le professeur se trompait j'étais telle que je l'avais dit, manipulatrice, froide, calculatrice ... la preuve personne ne m'aimait...

-Vous vous trompez Violet, quelqu'un vous aime, et l'amour est le pouvoir le plus puissant qui existe.

Je le regardais, il semblait avoir deviné ce qui me tourmentait, mais je n'étais pas d'accord avec lui. Personne ne m'aimait, et je ne laisserais personne le faire, j'étais trop malfaisante pour mériter de l'amour de quiconque.

-Mr Edgebert est quelqu'un d'étonnant Violet, il a réussi à me convaincre de manquer les dernières semaines de cours pour rester auprès de vous, très convaincant et opiniâtre ce jeune homme.

Je ne relevais pas, il fallait qu'Edwin arrête, il ne pouvait pas s'attacher à moi.

-Je suis désolé de vous laisser Violet, mais les affaires de l'école m'appellent, je repasserais surement cette semaine.

-Quand pourrais-je sortir professeur ?

-Vous êtes encore très faible, ce sortilège vous a considérablement affaibli, mais le médicomage vous en parlera beaucoup mieux que moi Violet. Au revoir.

-Au revoir professeur ...

Le vieil homme sortit en silence. Je méditais sur ses paroles, sa visite avait réussi à me sortir de la torpeur qui me caractérisait depuis deux semaines, alors que je voulais allumer la lumière, j'avisais ma baguette qui se trouvait sur la table de nuit, je ne l'avais même pas remarqué. Je l'utilisais pour ouvrir un peu plus les persiennes du store.

Le sieur Epinay entra dans ma chambre quelque minutes plus tard et paru ravi que j'utilise ma baguette et que je sois sortie de mon apathie. Il me confirma ce que le professeur m'avait dit, je resterais encore quelques jours en observation. Je le remerciais et Edwin entra. Pour la première fois depuis ma crise je le regardais vraiment, il était hâve, des cernes bleutés soulignaient ses iris, et un sourire triste fendait son joli visage. Il paru lui aussi heureux de me voir moins apathique.

-Tu voudrais bien que l'on se promène ? Demandais-je doucement.

-Oui bien sur, je vais chercher une chaise roulante.

L'infirmière qui accompagnait la chaise me déposa dedans comme si je ne pesais rien et Edwin insista pour me pousser. Nous restâmes silencieux le temps d'arriver au salon de thé, Edwin commanda deux thé à la menthe et s'assit en face de moi.

-Edwin, tu perds ton temps, lui dis-je le plus gentiment possible.

-Pardon ? Dit-il en me regardant avec étonnement.

-A rester là avec moi, tu perds ton temps, tu devrais retourner à Poudlard et préparer tes examens.

Il ne parla pas, mais me fixa de son regard bleu-vert. Il me regardait avec tant d'intensité que je détournais le regard contrarié.

-Arrête Edwin, tu n'y gagneras rien... murmurais-je en fixant les murs écrus du salon de thé.

-Qui te dis que je veux gagner quelque chose, pourquoi crois-tu que je sois resté avec toi ?

-Je ne sais pas, dis-je agacée, je ne comprends pas ton entêtement.

-Dis plutôt que tu ne veux pas comprendre Violet. Est-ce si difficile que ça de comprendre que l'on puisse t'aimer ?

Comment ne pouvait-il pas se rendre compte que j'étais une ordure, une moins que rien qui aurait mérité de ne pas survivre à tant de morts sur son chemin.

-Tu te trompes sur mon compte Edwin, je ne suis pas telle que tu le crois, je suis une belle garce et tu n'y changeras rien...

Edwin abattit son poing sur la table dans un fracas métallique, je ne me retournais pas. Il se leva et vit se placer devant moi, je détournais la tête. Il m'obligea à le regarder en posant ses mains sur mes joues.

-Violet, tu n'es pas comme cela. Sinon pourquoi ne reprends-tu pas la morgue et la hauteur qui est censé te caractériser ?

-Je ne sais pas ... dis-je sentant des larmes perler au coin de mes yeux. Je secouais la tête dans l'espoir de les faire cesser.

-Violet tu es humaine, et les humains font des erreurs, tu n'es pas comme tu le dis, il se trouve que malheureusement un sortilège a fait ressortir chez toi le côté que chacun de nous a en lui, si tu n'avais pas subi cette épreuve jamais il ne se serait manifesté.

-En es-tu sur ? Lui demandais-je en murmurant.

Il se releva et se remis à sa place initiale. La serveuse apporta nos deux thés et nous les bûmes en silence.

-Que vas-tu faire maintenant ? Demanda-t-il après un moment.

-Comment ça ?

-Quand tu sortiras que feras-tu ?

Je n'y avais même pas songé, les examens de fin d'année seraient terminés, et je pourrais toujours les rattraper pendant les vacances dans cet orphelinat. Mais après que faire ? Revenir à Poudlard comme si de rien n'était, reprendre mon ancienne habitude, mes réactions hautaines ?

-Je ne sais pas...

-Violet il arrivera bien un jour où te faudra assumer ton passé et ton présent, tu ne pourras pas toujours te cacher derrière des « je ne sais pas ».

Il se leva et payant nos thé me raccompagna jusqu'à ma chambre. Il avait beau prendre un ton docte je savais qu'il souffrait de ma froideur, de mon indécision. Je n'avais pas le droit de le laisser dans l'inconnu de cette façon, s'était par trop lâche et cruelle. Et je n'étais pas cruelle, ou tout du moins je ne l'étais plus...


[ A SUIVRE ]
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MessageSujet: Violet Uytterschaut. [ En cours : 5/7 ]   Sam 17 Jan - 20:44

[ SUITE ]


De retour dans ma chambre il rappela l'infirmière qui me reposa dans mon lit et il sortit en me disant au revoir. Je mangeais toute seule ce soir, s'entend sans l'aide de la magie, et l'infirmière paru ravie, le guérisseur Epinay paru ravie quand il me visita le soir, et je dormis d'un sommeil sans rêve ce jour là.

Le lendemain je me levais et décidais qu'il était grand temps que je m'occupe de moi, à défaut de savoir quoi faire de mon présent, comme disais Edwin. Je me levais sans aide, et bien que je chancelle un peu je parvins à la salle d'eau où je pris un long bain. Je lavais mes cheveux, qui étaient beaucoup trop long maintenant, ils m'arrivaient au niveau des fesses, aussi et à l'aide d'un ciseau les coupais-je pour qu'ils m'arrivent aux omoplates. De longues mèches noires tombèrent sous mes cous de ciseaux, et je me fis une simple tresse avec mes cheveux mouillé après les avoir coupé.

Quand je revenais dans ma chambre l'infirmière m'y attendait et me gronda de m'être levé, mais quand elle vit que je n'étais pas trop faible elle sourit et me laissa un plateau de petit déjeuner que j'avalais lentement. Ensuite je changeais de vêtements, à la place de la chemise de nuit j'enfilais une jupe plissée grise et noire et un T-shirt noir et un cache-cœur gris, qui se trouvait être dans la valise qu'on avait amené de Poudlard.


Quand l'infirmière revint pour reprendre le plateau et prendre ma température, je lui demandais avec hésitation et sentant je ne savais pourquoi le rouge me monter aux joues :

-Savez-vous si, euh le garçon qui venait me voir est encore là ?

-Il a dit qu'il partait à l'école passer ses examens et qu'il reviendrait bientôt ma chérie, dit l'infirmière qui me faisait penser à la typique mamie gâteau des romans.

Je la remerciais et m'apprêtais en m'asseyant dans le fauteuil de la fenêtre à passer un après-midi à cogiter quand la porte s'ouvrit pour laisser apparaître le professeur Dumbledore, la bonhomie incarné dans sa robe turquoise piqueté d'étoiles et de lunes dorées.

-Bonjour Violet, je suis ravie de voir que vous allez mieux.

-Bonjour professeur, oui je vais mieux je pense.

Le vieux directeur fit apparaître un pouf recouvert de chintz et s'assit dessus en souriant à travers ses lunettes en demi-lune.

-J'ai pu me libérer plutôt Violet et de ce fait venir vous entretenir de votre avenir immédiat.

-Je pensais comme j'ai raté les examens, pouvoir les repasser pendant les vacances, après avoir rattrapé les cours que j'ai manqués, dis-je.

-C'était également mon idée Miss, dit-il en souriant.

-Professeur j'aimerais que mon statut de préfète me soit retirée, et que Coraline retrouve ses fonctions, je ne sais pas si j'ai le droit de demander ça, mais...

-Vous n'en voulez donc pas à Miss Avergade ?

-Non professeur, j'aimerais lui présenter mes excuses et aussi je me demandais si ...

-Oui Miss ? Demanda le professeur amusé de mon hésitation.

-Est-ce qu'il serait possible, l'année prochaine, de ... comme vous l'aviez dit je ... je pense que j'aimerais porter à nouveau le choixpeau monsieur.

Je fixais mes mains sentant la rougeur me monter aux joues. L'idée m'était venue la veille, si je ne pouvais plus me cacher derrière des « je ne sais pas »...

-Et pourquoi pensez-vous que le résultat serait différent Miss ? Demanda-t-il sérieux.

-Je ... peut-être aviez-vous raison, peut-être ne suis-je pas la Violet Uytterschaut que j'ai cru être... peut-être que le chapeau s'est trompé...

Le professeur médita sur mes paroles.

-Je puis agréer à deux de vos trois requêtes, je vous retire le titre de préfète, mais je ne le remettrais pas à Miss Avergade, ce qu'elle a fait est grave même si elle a des circonstances atténuantes. Pour le choixpeau magique je suis également d'accord, mais toutefois voulez-vous vraiment le faire devant toute l'école réuni, vous pourriez très bien ne pas avoir à supporter ça ...

-Je le veux, je ne vais plus me cacher derrière un masque professeur.


Il approuva de la tête.

-Violet, avant de partir quelqu'un souhaiterait vous parler, dit le professeur en se levant et en faisant disparaître son pouf.


Je lui jetais un regard interrogateur et il ouvrit la porte sur Coraline Avergade. Il sortit et l'invita à entrer son tour.

-Bonjour Coraline, lui dis-je en me levant de mon fauteuil.

Elle se tortilla nerveusement et me rendit mon bonjour. J'attendis qu'elle me dise ce pourquoi elle était là.

-Je suis désolé Violet, ce que j'ai fait était stupide et cruel je...

-Coraline, c'est moi qui dois m'excuser. Tu m'as supporté pendant quatre ans sans jamais rien dire, je ne t'ai jamais montré d'affection sincère, j'ai toujours utilisé les gens et je m'en excuse, par ce que tu es une fille bien, et qui ne mérite pas ce que je lui ai fait subir.

-Mais par ma faute tu as eut cette attaque, tu ...

-Elle serait survenue un jour ou l'autre Coraline, et je te remercie de ce que tu as fait, sans ça je n'aurais jamais su la vérité, je n'aurais jamais été libéré de ce sortilège. Est-ce que tu pourrais présenter mes excuse à Dan s'il te plait, je lui ai fait du mal, et je me rends compte que je ne voulais pas ça, c'est lui aussi quelqu'un de très bien.

-Je lui dirais, dit-elle, tu es sur que tu ne m'en veux pas, j'ai vraiment agi comme...

-Moi ? Lui dis-je en souriant tristement.

-Oui, enfin comme celle que tu étais avant, dit-elle en se reprenant.

-Le fait que j'ai mal agi sous l'emprise d'un sortilège ne fait pas de moi une sainte, et je saurais toute ma vie que j'ai fait souffrir des gens, ne crains pas de me blesser Coraline car c'est ce que j'ai fait pendant quatre ans. Mais j'espère que tu voudras bien me donner une nouvelle chance, bien que je ne sache pas si je le mérite vraiment...

-Je vais y réfléchir Violet, mais sache que je ne t'en veux plus vraiment, j'ai discuté avec Edwin et de la façon dont il parlait de toi ...

-De moi ? Il parlait de moi ?

-Oui, dit Coraline en pouffant, tu m'excuse mais je dois y aller, j'ai des épreuves cet après-midi.

-Bien sur, bonne chance Coraline.

-Merci au revoir.

-Au revoir.
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MessageSujet: Re: Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]   Dim 18 Jan - 15:37

Chapitre 6 : On prend les mêmes acteurs mais on joue une autre pièce.


Edwin revint le dernier jour des examens, l'après-midi alors que je lisais dans un fauteuil du salon de thé. D'un commun accord nous nous promenâmes et arrivèrent sur le toit de l'édifice qui abritait l'hôpital magique. Celui-ci était invisible des moldu et nous pûmes marcher en silence. Le vent frais me fit du bien, cela faisait presque un mois que je n'étais pas sortie, et comme je me fatiguais vite je m'assis sur une chaise dépliante. Edwin resta debout, dos à moi à contempler le paysage de Londres sous le soleil de l'après-midi.

-J'ai parlé au professeur Dumbledore, commençais-je, et à la rentrée prochaine je serais répartie dans une nouvelle maison.

-Pourquoi ce volte-face ? Demanda Edwin, il n'allait pas me faciliter la tache et je le comprenais.

-J'ai compris que je pouvais être différente de celle que j'avais été jusque là, et que peut-être je méritais une deuxième chance.

Edwin resta silencieux, que pouvais-je lui dire ?

-Tu sais pourquoi cette année je t'ai parlé, me demanda-t-il.

-Non pas vraiment, avouais-je.

-Quand j'ai bossé à la gazette du sorcier pendant les vacances de printemps, j'ai trouvé cet article qui traitait de ta famille. J'ai toujours eut une sorte de d'intuition concernant les gens, et je n'arrivais pas à croire à ton numéro de reine des glaces. Pour que tu réagisses et montre ta vrai nature je suis rentrée dans ton jeux, d'où la conversation du cours de botanique.

Il se retourna et darda sur moi ses iris bleu-vert, rempli d'un sentiment que j'avais déjà vu dans ses yeux, mais dont je ne connaissais pas la signification, du moins pas encore. Je n'arrivais pas à soutenir son regard, je détournais la tête. Il se rapprocha de moi, se mit à ma hauteur et fit un geste qui devenait récurrent entre nous, il prit ma tête entre ses mains et m'obligea à le regarder. Il espérait que je dise quelque chose, mais je ne pouvais, je ne savais pas quoi dire. Il se releva et j'en fis de même, m'approchant du bord du toit je posais mes mais sur le rebord de pierre et regardais la ville qui s'étalait à mes pieds.

Edwin s'approcha doucement, glissant ses bras autour de ma taille, posant sa tête sur mon épaule. Je frissonnais un instant son contact puis respirait son odeur. Il fallait que je lui dise quelque chose, mais quoi ? Si j'avais moi aussi le droit d'être heureuse, qu'avais-je le droit de faire ?!

-Tu réfléchis trop Violet, murmura Edwin à mon oreille.

-Je sais, dis-je en riant doucement. Edwin, que ressens-tu pour moi ? Dis-je en chevrotant sur la fin de ma phrase.

Il fallait que je sache à quoi m'en tenir, il fallait que ... Edwin relâche son étreinte et s'écarta doucement de moi. Cette fois ce fut moi qui me retournais pour le trouver de dos.

-La vrai question, est qu'est-ce que toi tu ressens Violet ...

Il se retourna et me fixa, cette fois ci je ne cherchais pas à fuir son regard.

-Tu vas me dire que je ne dois plus dire des « je ne sais pas » mais je ne sais pas quoi dire d'autre Edwin ... Je ne sais même pas si j'ai le droit de ressentir ça ...

Edwin se rapprocha sensiblement, une lueur d'espoir dans le regard. Il posa ses mains froides sur mes joues brûlantes et s'approcha doucement. Comme la première fois il posa doucement ses lèvres sur les miennes, mais cette fois-ci je répondis à son baiser doucement, presque craintivement. Je passais un bras autour de sa taille, et il m'attira délicatement à lui, m'enlaçant tendrement. Nos lèvres se séparèrent pour mieux se retrouver, puis je posais ma tête contre son torse, il était beaucoup plus grand que moi.

-Ce que je ressens, c'est que je me sens enfin en sécurité, murmurais-je le sourire aux lèvres.

Je sortis de l'hôpital quatre jours plus tard, Dumbledore me conduisit dans mon orphelinat, orphelinat qui se trouvait être le voisin d'une propriété magnifique, d'une certaine famille Edgebert. Je passais le premier mois à rattraper mon retard dans le cours avec l'aide d'Edwin, puis je passais mes Buse avec succès.

La vie à l'orphelinat n'était pas pénible, je dormais dans une chambrée de quatre personne, je me fis même quelques amies. Alors que je me trouvais chez Edwin un après-midi d'août je reçu une chouette qui m'était inconnue. En effet je recevais mon courrier chez Edwin, étant donné que recevoir des lettres portées par des chouettes n'aurait pas été très discret dans un orphelinat moldu du fin fond de l'Angleterre. Depuis quelques temps les journaux parlaient du procès de mon oncle et de ma tante et cette chouette apportait la lettre d'une journaliste qui me demandait une interview.

-Est-ce que je dois accepter ? Demandais-je à Edwin après avoir lu la lettre à haute voix.

-Je pense que ce serait bien Violet, tu pourrais expliquer au monde sorcier et surtout poudlarien le pourquoi du comment.

-Mais je ne veux pas me cacher derrière un sortilège, et ensuite ...

-Je suis sur que tu ne le feras pas, me rassura-t-il, explique à la journaliste comme tu m'as expliqué et il n'y aura aucune ambiguïtés.

-Tu crois ? Demandais-je en fixant l'échiquier version sorcier avec lequel nous disputions une partie d'échec.

-J'en suis sur, dit-il le sourire aux lèvres, échec et math Violet.

Nous nous chamaillâmes gentiment le reste de l'après-midi et le soir avant de partir je postais ma réponse pour la journaliste. Je la rencontrerais le lendemain chez Edwin pour une interview exclusive sur la mort de ma famille, et la culpabilité de mes anciens tuteurs. J'étais un peu nerveuse en me levant ce matin là, je m'habillais d'une jupe écossaise noire, enfilait un une chemise grise légère, et des souliers assortis.

Je déjeunais en compagnie de Sybille et Penbela, deux amies de chambre. J'avalais une dernière tartine, en observant pensivement la salle du réfectoire, les murs blancs et nus contrastaient de beaucoup avec les salles richement décoré de Poudlard, les parqués cirés étaient les mêmes, sauf qu'ici c'était les pensionnaires qui les ciraient à tour de rôle, je l'avais fait la veille pour une portion du couloir d'entrée et j'étais plutôt fière de mon travail.

La directrice de l'orphelinat était une cracmole et elle avait déjà reçu des sorciers dans son établissement, aussi comprenait-elle que je passe presque tout mon temps chez Edwin, qui comme elle le savait était un sorcier lui aussi. Je saluais mes camarades et prenant mon imperméable je me dirigeai vers la sortie, il fallait environ dix minutes de marches pour arriver à la maison d'Edwin et j'aimais le parcourir à pied par tout les temps.

Quand j'arrivais en vue de la maison je sentie une boule remonter le long de ma gorge, ça n'allait pas être facile de tout raconter encore une fois. Edwin m'attendait déjà sur le seuil de la porte, il m'embrassa doucement. Avec mes souvenirs ma pudeur était revenu, et c'était comme si jamais avant je n'avais embrassé personne. Edwin s'en accommodait très bien et je lui en étais reconnaissante.

Nous entrâmes dans le salon pour attendre la journaliste, la mère d'Edwin était là. C'était une belle femme d'âge mur, aux cheveux blonds et avec les mêmes yeux que son fils. Elle avait la même gentillesse sur le visage.

-Bonjour Mrs Edgebert, dis-je en le voyant.

-Bonjour Violet, mais appelle moi Kathleen je te l'ai déjà dit. Je vais travailler Edwin, amusez-vous bien.

-Au revoir, lui dis-je tandis qu'elle quittait le salon.

Je n'avais vu le père d'Edwin que quelque rares fois et j'avais l'impression qu'il ne m'aimait pas vraiment, bien qu'Edwin m'assura le contraire. J'enlevais mon imperméable que je suspendis à un paterne dans l'entrée et m'assis sur un canapé triturant les plis de ma jupe, j'étais anxieuse de cette entrevue. Edwin s'assit en face de moi avec un sourire aux lèvres.

-Ne te fatigue pas les méninges Violet, ça va bien se passer, me dit-il gentiment.

-Je ne sais pas si c'était une bonne idée, je ne sais pas si j'ai envie de tout raconter comme ça ...

-Tu n'es pas obligé de tout dire dans les détails, mais soit sur que si tu n'avais pas accordé cette interview tu aurais eut des tas d'autres propositions et ils ne t'auraient pas laissé en paix tant qu'ils n'auraient pas eut ce qu'il voulaient.

-Je sais mais...

Edwin se leva et vint s'asseoir à mes côté, il passa son bras autour de mes épaules et je frissonnais en retour, je me maudis à la seconde où je le fis.

-Je suis désolé, soufflais-je tout bas. Quand est-ce que j'arrêterais ces stupides réactions épidermiques à chaque fois qu'il me touchait ?!

-Ce n'est pas grave Violet, dit-il en s'écartant. Ce n'est pas grave...

Nous restâmes assis en silence et de mon propre chef j'attrapais sa main dans les miennes et posais ma tête sur son épaule. J'avais besoin de ce contact, même si en même temps je ressentais une petite appréhension sans fondements. Je faisais des cauchemars depuis que mes souvenirs étaient revenus, mais il ne le savait pas. Il n'était pas nécessaire de l'inquiéter pour rien, et puis je voulais garder ça pour moi.

L'horloge sonna les dix heures du matin et l'on frappa à la porte. Ponctuel la journaliste. Edwin se leva pour aller ouvrir, je m'assis convenablement, lissant des plis imaginaires sur ma tenue. La journaliste entra dans un claquement sec, elle était grande, longiligne, les cheveux bruns et courts, les yeux noirs et la moue ironique.

-Bonjour Miss Uytterschaut, me dit-elle en s'asseyant dans un siège que lui désignait Edwin.

-Bonjour Mrs ...

-Mrs Bantry, je suis ravie que vous ayez accepté mon offre, nous commençons quand vous voulez, dit-elle en sortant un parchemin et une plume noire.

Je jetais un coup d'œil à Edwin qui s'était assis à côté de moi et commençais.

-Allons-y, dis-je, par quoi commençons-nous ?

-Tout d'abord, vous êtes bien Violet Uytterschaut, seize ans et élève à Poudlard ?

-Ce que nous voudrions aujourd'hui serait que vous nous racontiez avec vos mots à vous ce qu'il s'est passé ce jour là ...

-Et bien merci Miss, l'interview sera surement publiée demain dans l'édition du matin, dit la journaliste en se relevant et se rangeant ses affaires. Je fis de même et Edwin et moi la raccompagnèrent à la porte.

[ A SUIVRE ]
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MessageSujet: Re: Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]   Dim 18 Jan - 15:38

[SUITE ]


Il était plus de midi et j'étais éreintée, après qu'elle fut partie je revins m'asseoir dans un fauteuil dans le salon et je fermais les yeux. Je m'assoupis doucement, raconter encore une fois ces trois journées avait été une vraie épreuve et je ne savais pas quoi en penser. Je dormais quand un cauchemar revint encore une fois, le même que d'habitude. Une chambre baignée dans la pénombre, une petite fille qui pleurait sous les coups d'un doloris et un homme qui riait d'un rire hystérique. Puis le doloris cessait, et il demandait encore et encore qu'elle obéisse, elle le faisait pour ensuite vomir ...

Je me réveillais comme d'habitude en criant.

Edwin accouru, posant ses mains sur mes épaules, m'obligeant à le regarder. Mais je ne pouvais pas, j'avais trop honte, j'avais trop peur. A présent je sanglotais et quand il voulu me prendre dans ses bras je le repoussais violemment. Il me fallu plusieurs minutes pour me calmer et je pu respirer sans accoue. Edwin s'était assis dans le canapé en face de moi et avait apporté du thé chaud, je portais une tasse à mes lèvres, mais je tremblais tant que je renversais la soucoupe ce qui déclencha de nouveau mes larmes.

Edwin fit disparaître les débris d'un coup de baguette magique (il avait déjà dix sept ans), puis s'assit devant sur la table basse. Comme je regardais le sol, de sa main gauche il leva mon manteau et m'obligea à le regarder. Je ne lu pas dans ses yeux la réprobation ni la colère que j'attendais, il n'y avait qu'un gouffre de tristesse et de ce petit quelque chose spécial. En voyant que son regard n'était pas hostile, je me levais puis comme il en faisait autant je me jetais dans ses bras par réflexe. Je pleurai encore et il caressait mes cheveux en murmurant des « chut » et des « calmes-toi ». Au bout d'un moment mes larmes se tarirent et je me dégageais doucement de son étreinte.

-Viens, dit-il en passant devant moi.

Il sortit du salon et prenant une enfilade de couloirs et un escalier nous arrivâmes sur une terrasse spacieuse à l'arrière de la maison. Il me désigna un fauteuil en osier et je m'assis, espérant retarder cette conversation pourtant nécessaire.

-Tu n'as pas confiance en moi, me dit-il, ce n'était pas une question mais une affirmation.

-C'est faux, m'offusquais-je.

-Alors pourquoi me cacher tes cauchemars Violet, par ce que je pense que ce n'est pas le premier n'est-ce pas ?

Je ne répondis pas, j'avais tellement honte.

-Je ne voulais pas t'inquiéter pour des broutilles, dis-je en me tortillant sur mon siège.

-Des broutilles qui te font hurler et qui te plongent dans une vraie crise de terreur ?

-Ça ne regarde que moi, tu n'es pas obligé de tout devoir supporter, de toujours devoir endurer mes états d'âmes.

-Alors tu n'as toujours pas compris ... dit-il en se relevant et en s'approchant du parapet. Violet, pourquoi es-tu là ? Me demanda-t-il.

-Hein ? Ici, chez toi, par ce que j'habite à côté ? Je ne savais pas quoi répondre, les mots me brulaient la bouche mais je n'étais pas digne de les prononcer.

-Si c'est seulement ça Violet, tu as raison je n'ai pas à supporter ce que tu appelles tes état d'âmes.

Je me levais en tremblant et me dirigeais vers la sortie, il ne me retint pas. Je parcouru le chemin du retour en courant, le cœur au bord des lèvres, les poumons en feu. Je rentrais à l'orphelinat pour me plonger dans mon lit et y pleurer. Edwin était spécial pour moi, jamais personne n’avait été si proche de moi. Et je sentais que ce n’était pas simplement un sentiment de gratitude ou d’amitié qui me liait à lui, c’était bien plus que cela. Mais alors pourquoi est-ce que je n’arrivais pas à le lui dire ?

Je passais deux jours dans le brouillard, je prétextais un rhume afin de justifier mes yeux rougis et le fait que je reste dans mon lit la journée. Il fallait que je prenne une décision, que je me mette à nue devant lui, que je lui dise ce que je ressentais sous peine de le perdre. Je sortis du lit et après avoir pris une douche m’habillais rapidement, l’après-midi déclinait mais avec un peu de chance je pourrais encore lui parler si je me dépêchais de marcher.

Je sortais sur le porche de l’orphelinat et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir le père d’Edwin monter les marches et se diriger vers moi. Il ne me laissa même pas ouvrir la bouche et me lança un numéro de la gazette du sorcier que je rattrapais à bout de bras.

-Ne t’approche plus de ma famille sale traînée, dit-il en postillonnant de colère, mon fils ne veut plus jamais te voir, et ne te permets plus de poser les pieds chez moi. Tu me dégoutes, tu n’as donc aucun fierté pour exposer ainsi ta vie dans le journal, et ne cherche pas à te justifier derrière un sortilège, tu resteras toute ta vie ce que tu es, une traînée et une manipulatrice.

Il s’en alla comme il était venu et moi je restais sur le porche ce journal à la main, les larmes aux yeux. Sans réfléchir je commençais à courir vers la plage de galets située non loin de l’orphelinat, je m’éffondrais sur le sol rugueux pour y pleurer tout mon soul. Je lançais le journal à la mer et regardais l’étendue gris perle jusque très tard dans la nuit. Je restais là sur la plage, en silence sentant mes larmes couler sans que je ne puisse rien y faire.

Je m’assoupis sur la plage et ce fut une main qui secouait mon épaule qui me réveilla. Edwin était à côté de moi, je ne pouvais saisir l’expression de son visage dans la pénombre.

-Violet tout le monde te cherche, pourquoi es-tu partie de l’orphelinat ?

J’éclatais en sanglots, pourquoi était-il là ? Voulait-il me dire des horreurs comme son père l’avait fait ?

-Qu’est-ce qui ce passe Violet ? Demanda-t-il.

-Tu le sais très bien, parvins-je à dire entre deux sanglots.

-Non, qu’est-ce qui ce passe, encore un cauchemar ?

-Non … non ton père est venu me voir et …

Je lui racontais la « discussion » dans les moindres détails, sans pour autant réussir à arrêter de pleurer. Je l’entendis jurer dans le noir et il me prit dans ses bras, cette fois je ne le repoussais pas, j’avais eu trop peur qu’il me déteste.

-Je suis désolé Violet, je ne savais pas qu’il était venu, ne crois rien de ce qu’il a dit, c’est une belle ordure. Je ne voudrais jamais ne plus te voir, comment ferais-je sans toi ?

-J’ai tellement eut peur que tu me détestes, si cela avait été le cas, je ne sais pas ce que j’aurais pu faire …

Il ne dit rien et continua de m’enlacer. Je m’écartais de lui doucement pour lui faire face.

-Tu peux nous faire un peu de lumière s’il te plait, lui dis-je.

Il alluma sa baguette d’un lumos, et me regarda avec interrogation. Toute cette agitation m’avait encore plus montré que je devais lui dire ce que je ressentais, une bonne fois pour toute …

-Edwin, je suis désolé de te faire souffrir comme ça, mais c’est que je me sens si honteuse d’avoir un tel passé, d’avoir de telles faiblesses … mais ce que je ne veux pas que tu crois c’est que je ne reste avec toi que par gratitude ou peur de me retrouver seule. Si je suis là, c’est par ce que je …

Je baissais les yeux, et s’il se moquait de moi ?

-Par ce que je t’aime …

Edwin resta silencieux, je relevais la tête, et je vis qu’un sourire lumineux barrait son visage. J’avançais doucement puis de ma propre initiative déposais un baiser sur ses lèvres, il passa sa main droite dans mes cheveux, l’autre contre mon dos. Et nous restâmes là, enlacés pendant quelques minutes.

-On ferait mieux d’y aller et dire à la directrice que je t’ai retrouvé, ensuite je vais régler son compte à mon père, il n’a pas le droit de faire ce qu’il a fait.

Nous fîmes un crochet par l’orphelinat où nous rassurâmes la directrice, qui sans se faire un sang d’encre avait contacté Edwin pour savoir si je n’étais pas chez lui. Sur le chemin de sa maison j’appréhendais un peu la scène qui allait suivre, mais Edwin avait insisté pour que je sois présente. La maison était brillamment éclairée, et quand nous rentrâmes dans le salon main dans la main, je vis la mère d’Edwin en train de se disputer avec son mari.

-Je suis rassurée de te voir Violet, me dit sa mère en ne prêtant plus attention à son mari qui avait fait un bon à ma vue.

-Merci, dis-je gênée de son affliction.

-Qu’est-ce que tu fais ici toi ? Rugit le père.

-Papa tu as intérêt à mesurer tes paroles, je suis majeur, je parle à qui je veux, je sors avec qui bon me semble et ce n’est surtout pas toi qui vas te permettre de juger ça.

-Insolent, comment te permets-tu de me parler, c’est cette traînée qui t’a montée contre moi …

-Retires ça tout de suite, dit Edwin avec une rage froide, j’aime Violet que cela te plaise ou non, quoi qu’elle ait pu vivre, et tu n’as aucun droit de lui parler de cette manière.

-Patrick, j’aurais du le faire il y a de cela bien longtemps, dit la mère d’Edwin tandis que le père regardais son fils avec stupéfaction. Sors de ma maison tout de suite, je ne te laisserais pas gâcher la vie de mon fils comme tu as gâché la mienne.

-Tu n’as pas le droit, je … nous somme mariés, dit l’intéressé.

-Plus pour très longtemps …

Edwin me fit signe de sortir et nous refermâmes la porte du salon.

-Mes parents ne s’entendent plus depuis des années, mais tu sais comme c’est dans le monde sorcier, pas de divorce sinon très peu, mais ma mère a du enfin comprendre que mon père ne valait rien …

Je me pelotonnais dans ses bras, aucun frisson ne vint me troubler, j’avais enfin confiance en lui. Il déposa un chaste baiser sur mon front et me conduisit dans sa chambre. Il était trop tard pour rentrer à l’orphelinat et Edwin me dit qu’il préviendrait la directrice. Je m’endormis sur son lit tellement les émotions de la journée m’avait vidées.
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Violet Uytterschaut. [ En cours : 6/8 ]
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