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 Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles

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Jarod Goldsmith
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MessageSujet: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Mar 26 Mai - 14:23

Il y a parfois des occasions dans la vie d'un homme où son instinct lui souffle d'accomplir quelque chose sans lui donner d'explication. Il s'agit le plus souvent d'actes en apparence futiles mais dont les répercussions peuvent s'avérer titanesques.

Alors qu'il entrait dans l'un des meilleurs restaurants du Chemin de Traverse, L'ombre du Saule-Cogneur, réputé pour sa clientèle triée sur le volet mais surtout pour la qualité de sa cuisine, Jarod Goldsmith fut rapidement accueilli par le maître d'hôtel. Ce dernier lui prit son manteau et s'inclina légèrement devant lui avant de lui adresser un sourire poli.

- Bonsoir Mr Goldsmith.
- Bonsoir Maxwell. Est-ce que ma table est prête ?
- Bien sûr, monsieur. Si vous voulez bien me suivre.

Se souciant peu des autres occupants du restaurant, l'homme d'affaires suivit le maître d'hôtel vers un endroit un peu plus à l'écart. Même au sein de grands restaurants comme celui-ci, il existait toujours des disparités chez les clients et grâce aux parts qu'il possédait du restaurant, Goldsmith avait droit à un traitement digne d'un invité d'honneur.

Prenant place à la table qui lui avait été réservée, Jarod se surprit à repenser à la demande qu'il avait reçu de la part de cette Anya Dellarosa. Il l'avait immédiatement reconnu comme faisant partie des proches conseillers de Jude Davidson, la candidate conservatrice à l'élection du Ministre de la Magie... et mangemorte de haut rang, pour ceux qui la connaissaient suffisamment bien pour savoir qu'elle n'avait pas eu besoin d'être sous Imperium pour massacrer des innocents.

Or, si la position progressiste de Goldsmith n'était pas vraiment connue du grand public, son opinion concernant les sang-pur réactionnaires était limpide. Voilà pourquoi il était surpris que cette femme ait émis le désir de le rencontrer.

C'était là qu'intervenait son intime conviction, qui lui avait soufflé d'accepter cette rencontre tout en la faisant se dérouler dans un lieu neutre et plus ou moins publique. Plus d'une quinzaine de minutes avait passé depuis l'heure prévue du rendez-vous lorsque le maître d'hôtel signala l'arrivée de Dellarosa.

Son visage ne reflétant que l'ennui consécutif à son attente, Jarod ne put s'empêcher de soupirer intérieurement en pensant à ce retard que de nombreuses femmes considéraient comme leur marque de fabrique...

... mais il ne pouvait pas prévoir que cette rencontre serait probablement l'une des plus intéressantes de sa vie.


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Anya Dellarosa
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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Mer 27 Mai - 16:58

Tu sais très bien que le soutien de cette famille nous amènerait d'autres partisans.
C'est exact.

Un simple sourire énigmatique et froid fleurissait sur mes lèvres rouges sanguines alors que j'étais assise face à Jude. Pour conserver les apparences, c'était elle qui était assise au bureau, et moi à la place d'invitée : cependant, c'était moi la chef ici. Si elle était la candidate conservatrice, c'était simplement parce que j'étais censée avoir disparu depuis la bataille, et je ne souhaitais pas forcément que l'on me reconnaisse par inadvertance. J'avais tout changé chez moi, de l'apparence à l'histoire : j'étais devenue Anya Dellarosa, jeune héritière française vivant dorénavant en Angleterre. Grâce à quelques pots de vins et autres menaces subtiles, j'avais même réussi à faire inventer une famille aujourd'hui décédée. Sachant que j'étais bonne comédienne, n'importe qui tombait dans le panneau. Mon rôle de conseillère me permettait tout de même d'être dans le feu de l'action en restant plus dans l'ombre. Ainsi, actuellement dans le bureau de Jude, mon ex-bras droit mangemorte devenue amie, nous débattions sur une famille anglaise qui voulait nous soutenir, en échange de parts conséquentes dans le gouvernement et dans les projets du monde anglais. Étant la seule personne qui savait ma véritable identité, je pouvais confronter mon point de vue avec Jude, quitte à utiliser les sources de mon ancien rang.

Cependant, ils étaient plus que modérés face à notre groupe. Oh, bien sûr, ils étaient dans nos rangs : malgré cela, ils n'ont pas intervenu en notre faveur durant la bataille de Poudlard, et ont même déclaré à la presse être soulagés de notre défaite, vu le mal que nous représentions. Certes, ils nous apportent des moyens supplémentaires et des appuis non négligeables. Mais n'oublions pas qu'ils ne seront jamais totalement loyaux.

Je refuse donc ?

C'est le mieux à faire.

Après un léger hochement de tête, elle commença donc à écrire un courrier pour ces personnes malhonnêtes à notre égard et allait le donner à son hibou posé derrière elle lorsqu'un patronus apparut, annonçant une visite d'un autre des conseillers.

Je vais te laisser de toute façon, j'ai un rendez-vous, et je vais déjà être en retard. Je pense repasser plus tard dans la soirée.

Un dernier salut amical et je transplanais vers ma demeure connue. Bien évidemment, j'avais conservé la maison ayant servi de QG aux mangemorts, mais ne m'en servait plus vraiment. Je préférais maintenant cette demeure respirant le luxe de l'histoire que je m'étais inventé. Arrivant dans ma chambre, je fis apparaître une robe blanche à bretelles argentées et au dos nu que je recouvris d'une fine veste de la même couleur, avant de me coiffer par magie d'un chignon où des èches rebelles m'échappaient. Me refaisant également une beauté pour paraître aussi fraîche que la rose épineuse que j'étais, je retransplanais de nouveau, cette fois sur le Chemin de Traverse.

J'étais sûre que Jude ne comprendrait pas le rendez-vous auquel j'allais assisté, surtout que l'idée venait de moi. Proposer à Jarod Goldsmith, ancien chef des rebelles qui s'était battu contre moi, était en effet le but de ce dîner. Pourtant, malgré tout, je n'arrivais pas vraiment à le détester : sa personnalité mystérieuse et ses opinions quasiment identiques aux miennes sur les places de la magie noire et blanche m'intriguaient trop pour cela. De plus, je n'avais jamais vu chez quelqu'un assez de charisme et de puissance, surtout à cet âge. Moi qui avais actuellement 51 ans, la magie m'était assez acquise pour que je développe une puissance peu commune, mais lui m'égalait parfois. Si je ne l'avais pas revu depuis deux ans maintenant, je savais que beaucoup des siens avaient été, comme pour les miens, emprisonnés par les Aurors vu leur attaque sur ce bâtiment. J'avais également été surprise du fait qu'il ne tente pas de libérer Poudlard lors de la bataille, lui en étais même redevable. S'il avait été là, j'aurais certainement été également à Azkaban alors que là, j'avais pu fuir et me métamorphoser grâce à mes dons. Deux ans sans le revoir, cela ne m'avait pas empêché d'avoir tenté d'en savoir plus sur lui, mais je fis chou blanc. Apparemment, son passé lui-même était inconnu.


*Un mystère de plus chez Goldsmith...*

Enfin, après cinq minutes de marche, j'arrivais enfin devant le restaurant où il m'avait convié en réponse à mon invitation. Bien sûr, je connais "l'ombre du Saule Cogneur" comme étant le restaurant où il fallait aller une fois dans sa vie si l'on voulait bien manger. J'y avais d'ailleurs passé quelques repas d'affaires, et étais donc connu du maître d'hôtel sachant les additions finales. Ouvrant la porte, cette fameuse personne vint rapidement me saluer par une légère inclinaison du buste alors que je restais droite comme un piquet, une œillade que l'on aurait pu qualifier de dédaigneuse pour seul égard. Je le laissais prendre ma veste, alors qu'il m'annonçait à la table de Goldsmith. D'un sens, j'aurais pu le reconnaître de loin, avec ces costumes moldus haut de gamme et ses cheveux blonds toujours bien coiffés (trop bien même). Alors que le maître d'hôtel s'éloignait, je le saluais d'un signe de tête respectueux.

Veuillez excuser mon retard, ma réunion a été plus longue que prévue.

Ces excuses, je ne les aurais pas forcément formulées, si je n'avais pas vu le sentiment d'ennui qui se dégageait de sa personne. Me retenant, comme je le faisais habituellement face à des gens comme lui, d'inspecter les barrières de son esprit, je m'assis délicatement sur ma chaise en faisant attention à ne pas froisser ma robe.

Vous devez être surpris par mon invitation, n'est-ce pas ? Une conservatrice reconnue qui invite un homme détestant ce genre de personnes... Même si votre réputation n'est plus à refaire.

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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Mer 27 Mai - 19:30

Vêtue d'une somptueuse robe blanche à bretelles, ses longs cheveux noirs coiffés en chignon, Anya Dellarosa était véritablement une femme magnifique. Les quelques mèches rebelles qui retombaient sur son front peinaient à dissimuler ses yeux d'un bleu électrique. Ainsi habillée et maquillée, elle exhibait une beauté assumée mais que l'observateur averti aurait reconnu comme étant... épineuse.

Oui, une rose rouge couverte d'épines, voilà ce qu'elle était.

Toutefois, à sa beauté s'ajoutait le mystère qui l'entourait. Ayant fait des recherches à son sujet, Jarod avait découvert que les Dellarosa s'étaient évaporés aussi vite qu'ils étaient apparus. Or, cela donnait toutes les impressions d'un passé fabriqué, certes avec un certain savoir-faire mais avec toutefois bien trop de hâte pour passer inaperçu.

Et quand on additionnait ces suspicions avec le poste élevé que possédait la jeune femme parmi les conseillers de Jude Davidson, la candidate conservatrice, il y avait fort à parier qu'il s'agissait d'une mangemort, et probablement une mangemort qui ne pourrait pas utiliser l'Imperium comme excuse pour s'en tirer face au Magenmagot...

Veuillez excuser mon retard, ma réunion a été plus longue que prévue.

Goldsmith se contenta de hocher la tête avant de la regarder s'asseoir délicatement sur la chaise face à lui. La première impression qui lui vint à l'esprit fut une sensation de déjà-vu. Il ne s'agissait pas de son visage, le jeune homme étant suffisamment bon physionomiste pour se rappeler de la quasi-totalité des personnes qu'il avait rencontré.

Non, c'était autre chose... quelque chose de plus diffus mais qui persistait. Il avait rencontré cette femme mais sans pour autant avoir vu son visage. Cela confirmait qu'il pouvait s'agir d'une mangemort, et probablement de celles qui avaient attaqué Poudlard. Il n'avait pas d'autre idée en tête car c'étaient probablement les seules mages noires qui aient survécu à une rencontre avec lui, Tania mise à part.

Vous devez être surpris par mon invitation, n'est-ce pas ? Une conservatrice reconnue qui invite un homme détestant ce genre de personnes... Même si votre réputation n'est plus à refaire.

Gardant une expression imperturbable tout en continuant à éliminer les différentes possibilités, il avait déjà exclu Tania et Jude de l'hypothèse. Il ne s'agissait probablement pas non plus de Lauranna, s'il en croyait ses informations à son sujet. Ce qui ne laissait la place qu'à une seule possibilité...

Un sourire apparut alors sur les lèvres de l'homme d'affaires, un sourire simplement amical mais qui, pour ceux qui le connaissaient bien, auraient reconnu l'amusement qui brillait dans ses yeux azurés.

- Je reconnais avoir été surpris par votre invitation, miss Dellarosa. Toutefois, je vais peut-être vous surprendre mais je ne vous déteste pas. Ce sont vos idéaux que je peine souvent à comprendre, tant certains peuvent me sembler absurdes... mais en tous les cas, je tiens tout d'abord à m'excuser.


Jarod n'avait cessé de fixer son interlocutrice du regard, son visage montrant toujours le même sourire alors qu'il observait la surprise se dépeindre sur ses traits. Les yeux bleus de Goldsmith pétillaient de malice alors qu'ils se perdaient dans ceux de son interlocutrice.

- En effet, je vous ai mal jugée. Vous ne manquez pas du tout de classe, miss Dellarosa... ou devrais-je dire Valingaï?

Ses doutes s'étaient envolés lorsqu'il avait pris le temps de ressentir la magie qu'exhalait son interlocutrice. Certes faible, son aura était identique à celle que la veuve noire dégageait lors de leur duel à Poudlard.

En temps normal, il ne se serait probablement jamais souvenu de sa signature magique mais Anna avait fait l'erreur d'ajouter de sa magie à celle de l'école pour essayer d'écraser le rebelle sous la pression. Dans le processus, le rebelle avait assimilé un échantillon de sa magie, qui était resté comme un souvenir dans son esprit.

Assis face à celle qui avait dirigé les mangemorts d'une main de fer, Jarod Goldsmith ne dégageait pourtant pas la moindre once d'hostilité. Portant son verre de vin des elfes à ses lèvres, il se contenta d'en déguster une gorgée d'un air décontracté.

La soirée promettait réellement d'être intéressante...

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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Mer 27 Mai - 22:27

Je sentais qu'il m'observait dès mon arrivée. Je ne me cachais pas du fait que je l'examinais du regard lui aussi. Deux ans, c'était à la fois assez court et assez long, mais je n'aurais pas pu me tromper si je l'avais croisé dans la rue. Il avait toujours ces cheveux blonds légèrement bouclés et courts avec ce visage assez fin, et ses yeux avaient toujours cette couleur si bleue que cela en aurait été presque envoutant si j'avais été une de ces femmes attirées comme des mouches par les hommes. Le fixant de mes yeux bleu électrique foncé, je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire moins froid face à son minutieux examen visuel.

A mes simples mots d'excuse ne me ressemblant pas, il n'eut qu'un hochement de tête alors que je m'asseyais. Vu qu'il ne me lâchait pas du regard, je fixais ses pupilles couleur océan, telle la prédatrice que j'étais. Je voulais tout déchiffrer de lui sans légimencie, même si cela serait certainement une tâche impossible. Personne n'avait apparemment réussi à le connaître entièrement, et je doutais y arriver en une seule soirée, en un seul dîner.

Cependant, ma question sur la surprise de mon invitation laissa un long silence, mais il n'était pas aussi lourd et tendu que l'on aurait pu penser. Nous n'étions pas dans un dîner d'affaires, cela se ressentait. On aurait plus dit une atmosphère tranquille et détendue, comme un repas entre amis. Pourtant, nous ne l'étions pas vraiment, rien que par nos idées... Un deuxième mystère dû certainement à son aura magique que je pouvais ressentir de là où j'étais assise. Enfin, il eut un sourire qui semblait plutôt amical, étonnement.


- Je reconnais avoir été surpris par votre invitation, miss Dellarosa. Toutefois, je vais peut-être vous surprendre mais je ne vous déteste pas. Ce sont vos idéaux que je peine souvent à comprendre, tant certains peuvent me sembler absurdes...

Beaucoup les trouvent absurdes, en effet. Mais pourtant là est la solution d'un maintien de la paix, vu que tout le monde saurait où il se situe : cela respecterait l'ordre naturel des choses. Je n'ai pourtant pas l'envie de débattre de mes idéaux uniquement, monsieur Goldsmith.

Je n'avais pas l'habitude de l'appeler Monsieur, et cela me semblait assez étrange. Autant son miss Dellarosa avait paru naturel, mon Monsieur Goldsmith sonnait étrangement à mon oreille. J'étais pourtant sûre de l'avoir dit tout à fait naturellement. Tout en réfléchissant et attendant la suite des paroles de Jarod, je pris donc mon verre, observant ce vin des elfes qu'apparemment je n'étais pas la seule à apprécier.

Mais en tous les cas, je tiens tout d'abord à m'excuser.

La surprise que je devais avoir ressentie face à cette phrase inattendue devait se voir, il n'y a nul doute à cela. Pourquoi aurait-il dû s'excuser ? Il n'avait pourtant rien fait durant ce début de repas, rien d'inconvenant tout au moins. Pourtant, dans son regard, il y avait ce léger pétillement de malice que j'avais appris à reconnaître comme précédant un des atouts qu'il sortait. Que voulait-il me dire ? Voici là bien un mystère qu'il m'avouait rapidement appris.

- En effet, je vous ai mal jugée. Vous ne manquez pas du tout de classe, miss Dellarosa... ou devrais-je dire Valingaï?

Ma réaction dut le surprendre puisque je me mis à rire doucement de ce rire cristallin qui, depuis longtemps, ne s'était pas fait entendre. Même si cette situation était plutôt dangereuse pour moi, je m'étais doutée qu'il s'apercevrait de mon identité réelle. Pourquoi l'avoir invitée alors ? Parce que j'aimais le risque ? Non, je pense que c'était la simple envie de revoir mon si intriguant adversaire d'un soir ailleurs que sur le champ de bataille. J'avais envie de le connaître, comprendre comment il pouvait être aussi puissant tout simplement.

Lorsque mon rire s'arrêta enfin, je goûtais enfin à ce vin légèrement amer mais si goûteux. Dégustant ce nectar venant certainement d'un grand cru, je m'avançais légèrement sur ma chaise et posa mes coudes sur la table, afin d'être le plus proche possible de l'ancien chef des rebelles.


Le plus étonnant était que je me doutais que vous me démasquerez, mais je ne pensais pas que vous le feriez si rapidement, Jarod. Aurais-je quelque faille dans ma nouvelle identité ?

Le sourire ne m'avait pas quittée, alors que je fixais toujours droit dans les yeux. Malgré ce que j'aurais pu penser, il ne semblait pas être différent du début de notre dîner : il était toujours aussi détendu, buvant même une gorgée de son vin. Quant à moi, à force de réfléchir, j'avais déjà terminé les trois quarts de mon verre.

Même si je suis quasiment sûre que vous pensez ça, je précise que je ne suis pas là pour me battre avec vous à coups de magie. Si je l'avais voulu, j'aurais déjà essayé auparavant.

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Jarod Goldsmith
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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Jeu 28 Mai - 0:00

Beaucoup les trouvent absurdes, en effet. Mais pourtant là est la solution d'un maintien de la paix, vu que tout le monde saurait où il se situe : cela respecterait l'ordre naturel des choses. Je n'ai pourtant pas l'envie de débattre de mes idéaux uniquement, monsieur Goldsmith.

Alors qu'elle prononçait ces mots, la manière dont elle appelait Jarod "Monsieur" avait l'air de l'étonner, comme si elle n'était pas habituée à penser à lui de cette manière. Oh bien sûr, vu son identité réelle, elle devait plus souvent l'identifier comme "Jarod", "Goldsmith", ou tout simplement " cet idiot de rebelle". L'homme d'affaires était quelque peu amusé pas son trouble mais ne le laissait pas voir.

De même que son visage n'exprima aucune surprise lorsqu'elle se mit à rire après la fameuse "révélation" sur son identité. Etrangement, son rire n'était pas moqueur ou cynique... non, il s'agissait d'un rire cristallin des plus naturels et il sonnait de manière plutôt musicale aux oreilles du jeune homme. Apparemment, elle devait s'être attendue à ce qu'il découvre sa véritable identité tôt ou tard mais peut-être pas si tôt.

Mais si tel était le cas, on pouvait se demander pourquoi l'ancienne chef des mangemorts avait pris le risque de venir à lui ? Avait-elle simplement le goût du risque ou bien souhaitait-elle juste le revoir? L'observant alors qu'elle portait le verre de vin à ses lèvres carmin, Jarod ne bougea pas d'un iota lorsqu'elle se pencha légèrement vers lui, les coudes sur la table avant de prendre la parole.

Le plus étonnant était que je me doutais que vous me démasquerez, mais je ne pensais pas que vous le feriez si rapidement, Jarod. Aurais-je quelque faille dans ma nouvelle identité ?

Un sourire flottait toujours sur ses lèvres, ces mêmes lèvres qui semblaient aussi rouges que le vin qu'elle venait de déguster. Cependant, l'homme d'affaires ne détourna pas le regard lorsqu'elle continua à le fixer. Elle ne s'était pas risquer à utiliser la légilimencie jusque là et à en voir la concentration qu'elle mettait dans son regard, peut-être espérait-elle arriver à déchiffrer ses pensées simplement en observant ses yeux? C'était bien sûr perdu d'avance mais il ne se laissait pas de fixer ses prunelles bleutées alors il préféra ne rien dire.

Même si je suis quasiment sûre que vous pensez ça, je précise que je ne suis pas là pour me battre avec vous à coups de magie. Si je l'avais voulu, j'aurais déjà essayé auparavant.

Sur ces mots, le sourire de Jarod s'accentua légèrement et il se pencha lui aussi au dessus de la table, posant ses coudes sur la table pour mieux joindre ses mains. Le menton ainsi posé sur ses mains jointes, son visage n'en était que plus proche de celui de Valingaï et pourtant, il ne dégageait toujours aucune hostilité.

- Pour répondre à votre question, votre nouvelle identité a quelques failles, en effet. Ou tout du moins, elle en a pour celui qui sait où les chercher. Je reconnais que je m'attendais à rencontrer une mangemort, mais je n'ai découvert votre identité qu'à l'instant où vous vous êtes assise à cette table.

Sa voix était calme, porteuse d'un léger ton amusé mais également de ce ton si particulier qui plaisait souvent aux femmes. Bien sûr, il savait que celle qu'il avait en face de lui n'était pas de cette race. A vrai dire, il ne savait pas si la terrible veuve noire était encore capable de succomber aux plaisirs de la chair, ou bien à ceux de l'amour mais ce n'était pas ce qui importait en cet instant.

Gardant ses yeux azurés plongés dans les siens, Goldsmith reprit la parole d'une voix qui laissait davantage percevoir son amusement.

- Contrairement à Potter, je suis un homme civilisé et ce soir, vous êtes mon invitée, Anna. Ainsi, les seules joutes auxquelles nous nous livrerons, si vous y consentez, seront d'ordre verbal. En plus, je pense que ce serait du gâchis de salir cette magnifique robe que vous portez.

Même si le jeune homme savait dissimuler ses émotions à la perfection, il n'en pensait pas moins ce qu'il venait de dire. A moins que la personne ne soit venue à ce rendez-vous pour le combattre, il se serait contenté de discuter pour comprendre ce qui l'avait amenée à vouloir le rencontrer. Ainsi, il entendit accorder le même traitement à Valingaï, qui ne semblait pas avoir de mauvaises intentions, au moins concernant cette soirée.

- Et maintenant, si vous me disiez un peu ce qui vous amène ici, Anna? J'aimerais croire que c'est pour mes beaux yeux mais nous savons tous les deux que vous êtes une femme pragmatique. Alors dites-moi... que désirez-vous de moi?

Leurs visages seulement séparés de quelques centimètres alors que leurs regards se fixaient dans discontinuer, n'importe quel observateur extérieur aurait pu croire assister à une scène des plus romantiques. Et d'un certain côté, il aurait eu raison car il n'y a que dans des romans que les leaders de deux factions ennemies peuvent s'asseoir à une table et discuter comme des amis proches.

Mais l'adage ne disait-il pas qu'il fallait garder ses amis proches... et ses ennemis plus proches encore ?



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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Jeu 28 Mai - 22:45

Lorsque je vis le sourire accentué de Jarod, je compris qu'il savait que j'allais réagir ainsi. Qu'il me connaisse aussi bien me mettait légèrement à l'aise mais je tenais ma fierté à garder cela secret et invisible. J'avais l'impression que mon esprit était mis à nu, même s'il n'utilisait aucune légimencie, simplement ses neurones. C'était assez stressant pour une personne comme moi, qui mettait un point d'honneur à être la plus mystérieuse et imprévisible possible : j'avais apparemment trouvé mon maître en la matière.

Étonnement, lorsqu'il se rapprocha également de la table et que son visage se rapprochait ainsi du mien, mon cœur eut un léger battement presque imperceptible, sauf pour celui qui, comme moi, savait écouter le moindre signe de faiblesse. En était-ce une ? Indéniablement. J'espérais juste que Jarod ne le verrait pas, je ne souhaitais pas me ridiculiser, encore plus que d'habitude. Pour reprendre contenance, je m'écartais légèrement le temps de finir mon verre de vin pour revenir ensuite à ma position initiale. Je sentais bien que mes joues avaient pris une légère teinte rouge avec l'alcool : je ne tenais en effet pas tant que cela l'alcool et la chaleur montait un peu, surtout avec cette proximité qui m'arrangeait pas les choses.

Je sentais très bien qu'aucune hostilité ne se dégageait encore de lui, et je me surpris à penser que j'espérais que cela reste ainsi, même si je me donnais une gifle mentalement : qu'est-ce qui me prenait ? Ne serait-ce pas les débuts de l'ivresse qui faisaient cela ? Pourtant, je savais très bien que j'étais loin de l'être.


- Pour répondre à votre question, votre nouvelle identité a quelques failles, en effet. Ou tout du moins, elle en a pour celui qui sait où les chercher. Je reconnais que je m'attendais à rencontrer une mangemort, mais je n'ai découvert votre identité qu'à l'instant où vous vous êtes assise à cette table.

Dans ce cas, je suppose que je dois être fière de moi. Si je ne vous avais pas envoyé cette invitation, vous ne m'auriez pas découverte. Je pense donc que je suis tranquille pour le reste du monde, sachant vos dons en recherche de dossiers sur les gens que vous croisez. A moins que je me trompe sur votre compte ?

Du léger sourire au ton doucement ironique, tout montrait que j'étais sûre de ma prétendue supposition. Il connaissait bien trop de choses pour ne pas être ainsi. Et puis, à bien y réfléchir, c'était tout à fait le genre de personnes que je voyais fouiner dans la vie des gens, même si je ne lui avouerais pas.
Le plus gênant était certainement le ton qu'il avait utilisé : il était tellement doux à l'oreille que cela m'en avait fait mal au cœur, vu qu'il se mit à battre plus fortement. Portant une main discrètement au niveau de mon organe vital, je baissais la tête légèrement comme pour réfléchir. Oh, bien sûr, quelqu'un ne me connaissant pas pourrait croire à cette comédie mais lui... Je ne savais pas s'il le verrait, même si je me doutais que la réponse était affirmative. Je ne pouvais cependant pas dire que cela me plaisait : même si je le cachais, cette légère flammèche de douce peur était un minimum visible pour un connaisseur. En plus, j'avais plus de mal à me ressaisir, sachant que je ne pouvais pas fixer la couleur sanguine du vin mais que lui me fixait de ses yeux océan à la lueur amusée.


- Contrairement à Potter, je suis un homme civilisé et ce soir, vous êtes mon invitée, Anna. Ainsi, les seules joutes auxquelles nous nous livrerons, si vous y consentez, seront d'ordre verbal.

Cela me ferait également le plus grand plaisir, soyez-en assurés.

Même si mon ton était redevenu bien plus professionnel et froid, je n'avais pu empêcher un sourire amusé de fleurir de nouveau sur mes lèvres, comme réponse au sien. Malgré que tout se passe bien, je ne pouvais m'empêcher d'avoir l'impression qu'il me manipulait un minimum. Et cela, je détestais. Était-ce simplement un effet de mon cerveau qui erronait mes réactions ? Je n'en sais rien.

En plus, je pense que ce serait du gâchis de salir cette magnifique robe que vous portez.

J'accepte votre compliment avec grand plaisir

Par chance, j'avais conservé un minimum de dignité, ce qui m'avait empêché de rougir à ce compliment. Cependant, un nouveau sourire plus enchanté et même timide avait remplacé le sourire protocolaire. Je savais que j'étais complètement stupide ce soir, différente des autres repas, mais je n'en voyais pas de conséquences pour ce soir.

Si vous accordez tant de soin à la toilette des femmes pour même refuser de gâcher leurs belles tenues, j'aurais donc dû mettre une robe de ce genre pour Poudlard pour que vous ne vous battiez pas ?

Je ne pus m'empêcher de rire doucement à cette plaisanterie bon enfant. Même si cela restait un bon souvenir au niveau de mon pouvoir, cette soirée avait été surtout la première fois que je l'avais rencontré et qui avait signé notre affrontement au sommet.

- Et maintenant, si vous me disiez un peu ce qui vous amène ici, Anna? J'aimerais croire que c'est pour mes beaux yeux mais nous savons tous les deux que vous êtes une femme pragmatique.

Ce serait trop vous flatter que de dire que ce sont pour vos beaux yeux, mais l'on peut dire cela comme cela.

Un sourire plus énigmatique fit son apparition même si leurs visages n'étaient de nouveau séparés que de quelques centimètres et que mon cœur avait de nouveau loupé un battement. A vrai dire, cela n'était qu'une subtile métaphore de la raison première de ma venue.

Alors dites-moi... que désirez-vous de moi?

Vous rappeler votre promesse : ne m'aviez-vous pas promis une danse ?

Un nouveau rire s'éleva à notre table, alors que mes yeux avaient revêtu la même lueur de malice et d'amusement que la sienne. Pourtant, quelques instants plus tard, je baissais légèrement mon regard.

Par contre, si vous continuez à me fixer ainsi, je vais finir par croire que vous n'avez accepté ce rendez-vous que pour mes beaux yeux, ou alors que vous voulez me noyer...

Même si je cachais ma remarque dite d'une voix timide qui ne me semblait pourtant pas d'un rire qui l'était autant, je savais que j'avais juste dit ce que je pensais. Le mal-être de sa fixation ininterrompue avait la fâcheuse manie d'apparaître dans ce genre de moments. Pour la peine, je pris la bouteille de vin située au bout de la table, avant de lui en proposer et de me servir un deuxième verre ensuite. Tout en buvant une gorgée, je me surpris encore à l'observer et ne pas lâcher ces yeux de mes pupilles bleu électrique. Qu'avais-je ? Je l'ignorais.

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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Ven 29 Mai - 1:29

- Dans ce cas, je suppose que je dois être fière de moi. Si je ne vous avais pas envoyé cette invitation, vous ne m'auriez pas découverte. Je pense donc que je suis tranquille pour le reste du monde, sachant vos dons en recherche de dossiers sur les gens que vous croisez. A moins que je me trompe sur votre compte ?

Contrairement à la posture d'assurance qu'elle cherchait à donner, Jarod pouvait lire un profond sentiment de désarroi dans les yeux de son interlocutrice. Elle venait peut-être de réaliser qu'elle n'avait pas affaire à un novice en termes de mystère mais surtout de manipulation d'information. Il avait fallu quelques semaines au jeune homme pour trouver les failles dans sa couverture et une minute pour la reconnaître sous son nouveau déguisement alors qu'il avait le sentiment que l'ancienne maîtresse des mangemorts n'avait toujours pas le moindre début de piste sur son passé.

Toutefois, ce n'était pas la seule chose qu'il lisait dans ses prunelles bleutées et son rythme cardiaque qui venait de légèrement accélérer. Son impression fut confirmée par le mouvement de tête d'Anna qui aurait facilement pu être interprété comme une pose pensive. Mais Jarod ne se laissât pas tromper, suivant toujours les yeux de la jeune femme alors qu'elle portait une main à sa poitrine. Son coeur devait vraiment battre rapidement pour qu'elle prenne le risque de dévoiler son inconfort.

- Cela me ferait également le plus grand plaisir, soyez-en assurés.

Malgré le ton froid et détaché qu'elle avait donné à ses mots, ses lèvres carmin se rebellaient déjà contre leur maîtresse, formant un sourire amusé qui ne faisait qu'embellir son visage. Apparemment, elle prenait plutôt bien son compliment s'il en croyait le sourire à présent plus timide qui flottait sur ses lèvres.

Jarod ne put s'empêcher de penser qu'elle était véritablement différente de l'image de tyran sans coeur que voulait lui coller Potter. Bien sûr, l'ancien leader des rebelles avait conscience qu'elle avait dû se salir les mains pour en arriver là où elle était mais en quoi était-il si différent? Lui aussi avait du sang sur les mains mais il n'en était pas perdu ses émotions pour autant.

- Si vous accordez tant de soin à la toilette des femmes pour même refuser de gâcher leurs belles tenues, j'aurais donc dû mettre une robe de ce genre pour Poudlard pour que vous ne vous battiez pas ?

Alors qu'elle venait de lui déclarer cette phrase tout en riant doucement, Jarod ne put s'empêcher de pouffer de rire lui aussi tant son rire cristallin était communicatif. L'image d'une veuve noire vêtue d'une élégante de soirée l'aurait peut-être fait réfléchir à deux fois, en effet. Cette soirée resterait sûrement particulière pour eux, puisqu'elle avait marqué leur première rencontre tout comme leur premier affrontement.

- Je reconnais que vous contempler ainsi vêtue aurait peut-être suffi à me désarmer ce soir-là... mais il est possible qu'au lieu de vous combattre, j'eus insisté pour que vous partiez avec moi. Répondit-il d'une voix veloutée.

Leurs visages n'étaient toujours écartés que de quelques centimètres lorsqu'elle le complimenta presque sur ses yeux. Derrière le compliment se trouvait probablement une métaphore dont elle ne tarderait pas à lui expliquer la nature. En revanche, il fut presque pris à contre-pied lorsqu'elle répondit à sa dernière question avec un regard tout aussi empli de malice et d'amusement que le sien.

- Vous rappeler votre promesse : ne m'aviez-vous pas promis une danse ?

Un nouvel éclat de rire se fit entendre à leur table et encore une fois, Jarod se surprit à trouver sa compagnie de plus en plus agréable. Il fut surpris de la voir baisser légèrement les yeux après quelques instants.

- Par contre, si vous continuez à me fixer ainsi, je vais finir par croire que vous n'avez accepté ce rendez-vous que pour mes beaux yeux, ou alors que vous voulez me noyer...

Un nouveau sourire fleurit sur les lèvres de Jarod alors qu'il la regardait remplir tour à tour leurs deux verres de ce liquide pourpre qui enivrait légèrement la jeune femme. Et pour la première fois depuis le début de cette conversation, son expression se fit un peu plus douce alors qu'il posait à nouveau son regard sur elle, fixant ses pupilles avec intensité.

- Et si tel était le cas, m'en tiendriez-vous rigueur ? Vous ne me croirez probablement pas mais vos yeux sont réellement fascinants. Peut-être est-ce moi qui souhaite me noyer...

Et tout en prononçant ces mots d'une voix douce, sa main avait trouvé celle de son interlocutrice, leurs doigts s'entremêlant sans que leurs regards se soient détachés l'un de l'autre. Le contact avait été presque électrique, comme si la tension accumulée entre eux, d'abord de leur jeu du chat et de la souris puis une autre sorte de tension était née... une tension qui n'avait rien à voir avec les rebelles ou les mangemorts.

- Encore une fois, vous aviez raison. Nous sommes sans doute plus semblables que je ne l'avais supposé au premier abord...

Et tout en murmurant ces derniers mots, il avait pris sa main dans la sienne avant de la porter à ses lèvres, y déposant un léger baiser. Ce geste, si simple et quelque peu romantique, n'était rien d'autre qu'une marque de respect de la part d'un homme à une femme. Car en cet instant, c'était tout ce qu'ils étaient. Un homme et une femme qui étaient en train de découvrir quelque chose qu'ils n'auraient jamais cru trouver ce soir... et surtout pas en présence de l'autre.

- Peut-être vais-je vous paraître étrange mais... peut-être pourrions-nous oublier la politique pour le moment ? Je ne pensais pas dire cela un jour mais j'ai en face de moi quelqu'un de beaucoup plus intéressant,,,

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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Ven 29 Mai - 23:43

Ce caractère de manipulateur de données, je l'avais vu dès que je m'étais aperçu qu'il connaissait beaucoup de choses. Même si cela me faisait douter de la sincérité de ses compliments, je ne pouvais m'empêcher de penser que moi seul pouvait changer l'avis qu'il avait de moi. Oh, bien sûr, comme tous les gens m'ayant rencontré, il devait penser que j'étais inhumaine, sans cœur et seulement consacrée à mon envie de pouvoir : pourtant, je n'étais pas que cela. J'étais aussi une femme avant tout. Pourtant, à cette pensée, j'eus un élancement plus douloureux : moi qui pensais cette partie de moi morte, je la redécouvrais vivante. Et ceci, je devais lui montrer vu que c'était sa présence qui me faisait redécouvrir ce côté oublié.

Oh, je ne me faisais pas d'illusions : je savais qu'il lisait en moi comme dans un livre ouvert : ne disait-on pas que les yeux étaient les fenêtres de l'âme ? Si cela était vrai, je pouvais dire que les siennes étaient clos par un volet, alors que les miennes ne devaient être recouvertes que d'un léger rideau qui se poussait de temps à autre. Contrairement à ce qu'il avait fait, je n'avais fait que quelques recherches sur lui : à mon avis, il était mieux de se découvrir par confidences que de tout savoir l'un de l'autre par dossiers interposés.

Je savais qu'il avait vu mon geste et qu'il savait que je n'étais pas pensive. Même si cela me mettait toujours mal à l'aise, la gêne s'en allait petit à petit, comme si je m'habituais à tout cela. Oh, bien sûr, je tentais de rester dans une attitude plus sérieuse et diplomatique, mais ma bouche me trahissait en lui souriant d'un air presque joyeux ou en tout cas amical. Je ne pouvais m'empêcher de lui montrer le contraire de ce que j'avais été il y a deux ans. Oui, quand j'étais la cheftaine des mangemorts, je les menais d'une main de fer, sans précautions inutiles : cela expliquait peut-être pourquoi beaucoup me détestaient.

Maintenant, je ne pouvais même pas m'empêcher de plaisanter sur son compliment, comme si je ne croyais pas tant que cela, ce qui était en partie le cas. N'était-ce pas simple flatterie d'usage ? Ou le pensait-il vraiment ? Vu qu'il ne s'ouvrait pas vraiment à moi, je ne pouvais le savoir. Et puis, mon côté méfiant réagissait d'une manière qui m'était presque inconnue depuis le temps qu'il ne l'avait pas été pour cet usage.


- Je reconnais que vous contempler ainsi vêtue aurait peut-être suffi à me désarmer ce soir-là... mais il est possible qu'au lieu de vous combattre, j'eus insisté pour que vous partiez avec moi.

Pour m'escorter à Azkaban peut-être ? Si j'avais été moins concentrée sur cette prise de pouvoir, qui sait si je n'aurais pas accepté...

Cette dernière phrase avait été dite dans un murmure si faible que je ne savais pas s'il l'avait entendu, mais cela m'avait légèrement détendu. Cela pouvait peut-être se sentir grâce au fait que je semblais moins crispée et mon sourire était un peu plus franc. Même s'il était aussi proche de mon visage, je me voulais pas fermer mes yeux, de peur que tout s'échappe, et que je ne m'aperçoive que ce moment n'était qu'un rêve. Enfin, après quelques secondes de silence, je continuais ma réponse.

Être ainsi enlevée par un homme comme vous... Aurais-je dû craindre le pire pour mon esprit ? N'aurais-je pas été enfermée et torturée par vos soins ? Je pense ne pas me tromper en disant que vous me ressemblez sur ce point, n'est-ce pas ?

Après cette réponse plus énigmatique, je fis revenir une atmosphère plus légère en plaisantant avec lui sur la promesse qu'il m'avait faite ce fameux soir d'Halloween. Oh, ce soir-là, la seule danse désirée n'avait été que celle des baguettes, mais pourquoi ne pas modifier ma réponse, avec seulement deux ans de décalage ?

Cependant, rapidement, cette gêne que j'avais ressenti auparavant réapparut alors qu'il semblait me fixer plus intensément. Fixant mon verre de vin comme si j'avais envie de m'y noyer moi-même face à la stupidité de mes paroles suivantes, je le vis cependant sourire, ce qui me rassurait un minimum. Reposant donc mon verre après une gorgée, je le regardais de nouveau, alors qu'il semblait vouloir me reparler.


- Et si tel était le cas, m'en tiendriez-vous rigueur ?

Je ne le sais pas moi-même.

Cette réponse, à vrai dire, était totalement vraie : aurais-je aimé disparaître ainsi ? Peut-être. Peut-être pas. Maintenant que je savais que rien ne me rendrait Petrov, je ne savais plus. Je regrettais parfois même ne pas avoir tenté de mourir vraiment, mourir tant que je le pouvais. Maintenant... C'était trop tard. Je n'étais plus du tout Anna Valingaï née Stove, femme d'un Mangemort tué par les siens. Avait-il su mon désespoir face à cette nouvelle ? Savait-il que c'était ceci qui avait tout déclenché ? Peut-être. Peut-être pas. Comme tout était étrange quand je pensais à ce mystère qui l'entourait...

Vous ne me croirez probablement pas mais vos yeux sont réellement fascinants. Peut-être est-ce moi qui souhaite me noyer...

Mes noyades seraient plus violentes que les vôtres. Mon océan n'est que récifs pointus et dangereux. Tu n'en sortirais pas indemne.

La supplication cachée de ma phrase voulait bien dire tout ce qu'elle voulait dire. Trop de choses s'accumulaient dans mon esprit, bien que tout se brouillait quelques instants lorsque je sentis sa main sur la mienne, et ses doigts s'entremêlant entre les miens. Frissonnant agréablement à ce contact, je ne pus m'empêcher de fermer légèrement les yeux, avant de les réouvrir et de le regarder de nouveau. Mes pupilles ne portaient plus que peur de tout décevoir, mais aussi peur de céder face au souvenir de Petrov. J'avais peur d'accepter tout ce que Jarod provoquait chez moi et que cela salisse le souvenir de Petrov. Mais n'aurait-il pas approuvé, après tout ce temps ? Je n'en savais rien, et ce cruel dilemme était bel et bien visible, même si je ne pouvais m'empêcher de jouer doucement avec ses doigts prisonniers des miens. Oui, j'avais envie de tout assumer. De tout envoyer balader du reste. Même ses opinions, je m'en fichais ce soir. Tout ce que je voulais, c'était être en paix avec moi-même, ce que je n'avais plus été depuis longtemps.

- Encore une fois, vous aviez raison. Nous sommes sans doute plus semblables que je ne l'avais supposé au premier abord...

J'ai toujours su cela. Depuis Poudlard... Rares sont les gens qui semblent me comprendre.

Je n'arrivais pas véritablement à dire autre chose que ceci, vu que je sentais qu'il prenait ma main pour y déposer un léger baise-main. Frissonnant de nouveau face à ce nouveau contact, je ne pus que remarquer toute la délicatesse qu'il y mettait, comme si j'étais fragile. Je ne l'étais pas, bien sûr, mais d'un sens, que l'on me fasse un tel geste ne m'avait pas arrivé depuis bien des années. Tout cela semblait presque être un film dont nous étions les deux acteurs, un film où deux personnes qui ne pouvaient qu'être ennemis par leurs idées apprenaient à se découvrir malgré tout ce qui pouvait les séparer.

- Peut-être vais-je vous paraître étrange mais... peut-être pourrions-nous oublier la politique pour le moment ? Je ne pensais pas dire cela un jour mais j'ai en face de moi quelqu'un de beaucoup plus intéressant,,,

Vous êtes bien plus fascinant que moi Jarod, croyez-moi. Moi, que suis-je après tout ? Rien qu'une personne normale. Mais vous... Vous semblez presque être autre chose qu'un humain... Jamais je n'ai rencontré de personne comme vous. Bien sûr donc qu'oublier la politique me ferait le plus grand bien. Je n'ai pas envie de faire un débat avec vous.

Me rapprochant doucement de lui, pour que nos visages soient presque collés, je murmurais doucement, pour être sûre que personne d'autre que lui ne l'entende.

Être quelqu'un d'autre qu'une femme politique ou considérée comme inhumaine avec vous me plaît bien plus.

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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Dim 31 Mai - 1:49

Pour m'escorter à Azkaban peut-être ? Si j'avais été moins concentrée sur cette prise de pouvoir, qui sait si je n'aurais pas accepté...

Bien qu'elle eut murmuré ses derniers mots, cela n'avait pas empêché Jarod de les entendre. Elle avait l'air un peu plus détendue que quelques instants auparavant mais elle semblait toujours lutter contre quelque chose... peut-être la tentation de fermer les yeux tant elle semblait pensive ? Elle laissa s'écouler encore quelques secondes avant de reprendre la parole.

Être ainsi enlevée par un homme comme vous... Aurais-je dû craindre le pire pour mon esprit ? N'aurais-je pas été enfermée et torturée par vos soins ? Je pense ne pas me tromper en disant que vous me ressemblez sur ce point, n'est-ce pas ?

Là encore, Jarod ne répondit rien mais son sourire énigmatique en disait long sur ce qu'il pensait. En effet, les quelques mangemorts qu'il avait pris la peine d'interroger, surtout en Amérique, avaient en général très rapidement craqué sous des... moyens de pression aussi simples qu'efficaces.

En ce qui concernait l'esprit, il ne recourrait pas toujours à la légilimencie pour obtenir ses réponses, craignant parfois de ne pas résister à la tentation de tuer ses prisonniers tant leurs pensées le révulsaient parfois. Avec les années, il avait appris à se contrôler mais il n'en préférait pas moins les sérums de vérité ou l'extraction forcée des souvenirs, souvent tout aussi utiles.

- Je ne le sais pas moi-même.

Cette réponse semblait avoir plus de sens qu'elle n'en avait au premier abord. Ou en tout cas, c'était ce qu'il en déduisait en observant le regard pensif de son interlocutrice. Il reconnaissait cette expression presque rêveuse, faisant en général référence à une réminiscence d'événements passés. Il aurait toutefois bien aimé savoir de quoi, ou de qui elle pouvait bien se rappeler.

Mais plus que ce regard tourné vers le passé, il pouvait autre chose dans ses yeux d'un bleu électrique. C'était comme si elle cherchait à lui faire comprendre ce qu'elle ressentait... mais il y lisait une lueur de désespoir et quelque chose qui ressemblait à de la peine. Repensait-elle à son époux à cet instant ?

- Mes noyades seraient plus violentes que les vôtres. Mon océan n'est que récifs pointus et dangereux. Tu n'en sortirais pas indemne.

Là encore, ces mots sonnaient comme un appel au secours. Pourtant, il l'avait senti frissonner à son contact. Ses paupières s'étaient fermées un instant mais en les rouvrant, il avait vu la peur apparaître dans ses prunelles azurées. Mais ce n'était pas une peur dirigée directement vers lui, non, elle avait l'impression d'avoir peur des conséquences de ce qu'ils étaient sur le point de faire.

Jarod lui-même ne savait pas ce qu'il était en train de faire. Il avait résisté aux tentations d'Isabella autant qu'à celles de Tania, imposant malgré lui une barrière affective qu'il ne les avait pas autorisées à franchir. C'était la preuve qu'il n'avait pas pu oublier son premier et peut-être unique amour et pourtant, cela faisait déjà près de sept ans que la seule femme qu'il ait jamais aimé était morte.

Et pourtant, alors qu'il avait honoré sa mémoire et fait l'impasse sur l'amour pendant toutes ces années, il sentait que ce qu'il ressentait ce soir dépassait peut-être sa seule volonté. Elle jouait doucement et presque lascivement avec ses doigts entrelacés dans les siens. Finalement, une résolution nouvelle illumina ses yeux alors qu'elle les posait à nouveau sur lui.

- J'ai toujours su cela. Depuis Poudlard... Rares sont les gens qui semblent me comprendre.

Il aurait pu dire la même chose à son sujet. Depuis de nombreuses années, personne n'avait jamais été véritablement en mesure de le comprendre. Les plus proches avaient sans doute été les elfes, et peut-être les gobelins mais le plus souvent, ils n'avaient saisi que certains aspects de sa personnalité.

- Vous êtes bien plus fascinant que moi Jarod, croyez-moi. Moi, que suis-je après tout ? Rien qu'une personne normale. Mais vous... Vous semblez presque être autre chose qu'un humain... Jamais je n'ai rencontré de personne comme vous. Bien sûr donc qu'oublier la politique me ferait le plus grand bien. Je n'ai pas envie de faire un débat avec vous.

Un nouveau sourire apparût sur les lèvres du rebelle, plus réservé alors que ses yeux laissaient entrevoir une émotion. De la mélancolie. Ses prunelles azurées étaient le reflet de ses pensées tournées vers un lointain passé en cet instant.

On lui avait donné bien des noms et il était vrai qu'on ne l'avait pas traité comme un simple "humain" depuis bien longtemps, depuis sa mort peut-être. Depuis, il avait été le Tourmenteur, il avait été le richissime homme d'affaires légèrement philanthrope, il avait fini par incarner le leader d'une rébellion qui s'était effondrée peu après sa création.

Il avait étonné, fasciné, ébloui le jour, de même qu'il avait terrifié, torturé et massacré la nuit. L'homme aux mille visages, le fantôme, l'orfèvre... que restait-il vraiment de l'adolescent optimiste et idéaliste qu'il était autrefois ? Probablement cette partie de lui était-elle morte, à cette même époque.

- Être quelqu'un d'autre qu'une femme politique ou considérée comme inhumaine avec vous me plaît bien plus.

Et alors qu'elle lui murmurait ses morts à l'oreille, la flamme se ralluma dans ses yeux. Il savait ce qu'il devait faire, son instinct ayant repris le pas sur les regrets d'un temps passé. Gardant sa main dans la sienne, l'homme d'affaires se leva et se rapprocha d'elle.

- M'accordez-vous cette danse ?

Il lui tendit ensuite son autre main, l'incitant ainsi à se lever. Alors qu'elle se tenait face à lui, leurs mains toujours jointes, la lumière se fit plus tamisée et une douce musique s'éleva autour d'eux. La prenant délicatement par la taille, il l'entraina un peu plus loin de la table alors que la chanson se faisait légèrement plus forte.

La serrant doucement contre lui pour entamer cette danse qui s'avérait être un slow, il respira le parfum de ses cheveux. Un léger sourire amusé fleurit sur ses lèvres lorsqu'il réalisa qu'elle sentait la rose, oui le même parfum que dégageaient ces roses rouges dont les pétales étaient aussi magnifiques que leurs épines étaient acérées.

- J'ai été une personne normale, il y a longtemps... Quelqu'un d'autre que le Tourmenteur, le richissime homme d'affaires ou le leader des rebelles... mais ça me paraît si loin parfois, comme si ça s'était passé dans une autre vie.

Sa voix était calme et emprunte d'une infinie douceur alors qu'il lui murmurait à l'oreille, continuant à se mouvoir lentement au rythme de la musique.

- A cette époque, j'ai aimé quelqu'un, de tout mon cœur, de toute mon âme... et il m'arrive encore de penser qu'elle les a pris avec elle lorsqu'elle m'a quitté. Ou tout du moins, j'en étais convaincu jusqu'à ce soir car jusqu'ici, personne n'avait réussi à accélérer le rythme de ce cœur glacé qui bat encore dans ma poitrine...

Déposant un baiser sur sa joue, il lui fit redresser la tête et leurs regards se croisèrent à nouveau. Des points lumineux, tels des milliers d'étoiles étaient apparus autour d'eux, bien qu'ils ne soient pas venus à bout de la pénombre qui régnait.

- Je ne sais pas si je suis cet être hors du commun que vous imaginez. Tout ce que je sais, c'est qu'en ce moment, je me trouve en la compagnie d'une femme magnifique qui a souffert probablement autant que j'ai souffert... et dont il m'est impossible de détourner les yeux des siens.

Leurs visages étaient aussi près que possible, leurs corps serrés toujours l'un contre l'autre. Il pouvait presque entendre son cœur battre au même rythme que le sien. Il porta une main à sa joue, la caressant avec douceur alors qu'il continuait à lui parler de cette même voix douce et sincère.

- Ce soir, j'ai envie d'oublier... oublier ce que les vivants et les morts attendent de moi... je voudrais n'être qu'un homme. Un homme qui rit, qui pleure... et qui aime. Pensez-vous que c'est trop demander ?

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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Dim 31 Mai - 19:59

- Vous êtes bien plus fascinant que moi Jarod, croyez-moi. Moi, que suis-je après tout ? Rien qu'une personne normale. Mais vous... Vous semblez presque être autre chose qu'un humain... Jamais je n'ai rencontré de personne comme vous. Bien sûr donc qu'oublier la politique me ferait le plus grand bien. Je n'ai pas envie de faire un débat avec vous.

Je ne sortirais pas indemne d'ici, je le savais. Mais, même si je savais ceci, je ne voulais pas tout arrêter et fuir en courant de ce restaurant. Ce n'était pas un cauchemar mais plutôt un rêve agréable. De toute façon, lorsque je le regardais maintenant, je sentais qu'il n'était plus indemne également. Le sourire, si amical et joyeux quelques secondes auparavant s'était fait bien plus réservé, comme s'il était en même temps ailleurs. Alors que je fixais ses pupilles d'océan limpide, j'y lisais quelque chose d'invisible auparavant : de la mélancolie ? Je ne l'en imaginais pas forcément capable. Avait-il lui aussi des regrets de sa vie passée, sur ce passé mystérieux ? Était-ce ceci qu'il l'avait fait devenir l'homme qu'il était ? C'était largement possible : il n'y avait qu'à voir mon exemple pour être sûre que cela existe.

Si Petrov avait été encore là... Je ne serais déjà pas là, cela était sûr. Je serais chez moi, encore Auror alors qu'il serait Mangemort. Nous aurions encore été proscrits par la société, couple "anormal" que nous formions. Nous aurions élevé Liz et Eléa comme deux femmes modèles, qui auraient fait de grandes choses : Liz chez les Mangemorts et Eléa chez les Aurors. Au lieu de cela, Liz m'avait trahie, Eléa était à Poudlard en tant que professeur et Petrov était mort. Finalement, sans cet évènement, rien n'aurait été pareil. Même lorsque l'on ne croyait pas au destin, on pouvait se poser de sérieuses questions non ?

Maintenant, qu'étais-je pour les autres finalement ? Avant la bataille de Poudlard, je n'avais été que la veuve noire, une sale mangemorte qui était en plus chef, qui n'hésitait pas à se protéger ses arrières en torturant et tuant sans remords. On se demandait même si j'étais humaine, c'était dire... Tout en moi de femme semblait mort, évaporé dans la tombe de Petrov. Après cette bataille, j'avais porté un masque nommé Anya Dellarosa, héritière française installée en Angleterre et conseillère proche de Jude Davidson, candidate conservatrice. Je ne comprenais plus les gens, et avait même du mal à leur accorder du crédit.

Rien qu'un murmure... Mon aveu de rester moi-même avec lui n'avait été que cela, petite phrase dite comme un secret, ce qui n'était pas si faux que cela. Qui avait vu mon véritable visage depuis Petrov après tout ? Personne ne me connaissait vraiment, sauf lui apparemment. Cette flamme qui brillait dans ses yeux était presque ensorcelante face à mes pupilles, et je n'arrivais à m'en dégager, comme s'il s'agissait d'un aimant dont j'étais le pôle complémentaire. C'est ainsi, en le fixant droit dans les yeux, que je le vis se lever et se rapprocher de moi, sa main toujours dans la mienne


- M'accordez-vous cette danse ?

Ma seule réponse fut un léger hochement de tête avec un fin sourire, bien que je ne comprenais pas sa question : nous étions dans un restaurant et il me proposait de danser ? Quelle drôle d'idée, qui m'amusait pourtant. Cependant, alors que je me levais et saisissait son autre main, je compris. Cette lumière bien plus tamisée faisait disparaître le reste du restaurant, cette légère musique qui s'élevait, tout montrait qu'il utilisait sa magie pour réaliser sa promesse d'il y a deux ans. Lorsqu'il me saisit doucement par la taille, je me laissais guider, tenant toujours délicatement sa main dans la mienne.

Enfin, il s'arrêta plus loin, là où la musique semblait être plus forte. Là, dans ses bras, nous entamions un lent slow, alors que nous étions presque collés l'un à l'autre. Oh, ce moment me faisait tellement penser à un autre que je me raidis l'espace d'un instant, revivant le moment comme si j'y étais encore...


___________Flashback : ___________


Ce soir-là, c'était un bal qui nous attendait à Poudlard. Alors que tout le monde discutait gaiement au sujet de leurs cavaliers respectifs, je restais seule, me préparant dans le moindre détail : je voulais être parfaite. Je n'avais pas "réservé" de cavalier, chose dont beaucoup s'était moqué, mais je m'en fichais. Je préférais choisir sur place un solitaire, avec qui j'aurais été plus à l'aise, que quelqu'un qui me considèrerait comme un trophée de chasse. Pour l'évènement, j'avais revêtu une magnifique robe bleu foncé aux reflets violets. Légèrement maquillée, j'avais également soigné ma coiffure qui n'était que des cheveux lâchés et m'arrivant aux épaules.
Alors que je descendais dans la salle de bal, je pus voir que la Grande Salle arborait les quatre couleurs des maisons tout en gardant l'élégance de Noël qui était festive. Me posant rapidement à l'une des tables plus à l'écart, un verre de champagne à la main, j'observais les danseurs lorsque quelqu'un arrivait derrière moi.


Dame Stove voudrait-elle m'accorder une danse ?

Me retournant, je savais déjà de qui il s'agissait : cela ne pouvait être que Petrov Valingaï, mon meilleur ami qui était chez les Serpentards.

Aurais-tu laissé en plan ta cavalière Petrov ?
Je ne voulais danser qu'avec la plus belle des femmes, c'est à dire avec toi...

Ce genre de phrases était habituel pour nous deux, et était même devenu un sujet de plaisanterie entre nous. Et pourtant... Je le sentais différent, presque heureux et timide à la fois. Il fallait dire aussi que je le connaissais par coeur. Je me fichais de savoir qu'il serait Mangemort à la fin de sa scolarité et moi Auror : c'était mon meilleur ami, non ?

Qu'as-tu donc Petrov ?
Je t'aime Anna.

Les yeux écarquillés, je le regardais, soufflée par l'air grave et sérieux qu'il affichait. Ainsi, nous arrivions à ce stade ? Le voyant presque effrayé de ma réaction, je lui pris doucement la main et me levais, l'emmenant danser sur un des slows qui passait à ce moment. Cette danse fut le moment de notre premier baiser, et de mon accord. Moi, Anna Stove, 15 ans, élève chez les Serdaigles, aimait Petrov Valingaï, 15 ans, élève chez les Serpentards, pour le meilleur et même pour le pire

___________Fin du Flashback ___________


Lorsque je retournais au moment présent et effaçait ses derniers souvenirs, je sentis sa tête proche de mes cheveux, mais le laissait faire, penchant même la tête pour sentir ma joue contre la sienne penchée vers moi.

- J'ai été une personne normale, il y a longtemps... Quelqu'un d'autre que le Tourmenteur, le richissime homme d'affaires ou le leader des rebelles... mais ça me paraît si loin parfois, comme si ça s'était passé dans une autre vie.

Dès que je l'entendis me murmurer à l'oreille ces quelques paroles, je compris qu'il voulait me parler de lui, se confier en quelque sorte. Me laissant guider, je gardais donc le silence, persuadée qu'il ne voulait qu'une oreille attentive finalement pour le moment.

- A cette époque, j'ai aimé quelqu'un, de tout mon cœur, de toute mon âme... et il m'arrive encore de penser qu'elle les a pris avec elle lorsqu'elle m'a quitté. Ou tout du moins, j'en étais convaincu jusqu'à ce soir car jusqu'ici, personne n'avait réussi à accélérer le rythme de ce cœur glacé qui bat encore dans ma poitrine...

Que voulait-il me dire par là ? Oh, bien sûr, à l'intérieur de moi-même, j'avais compris. Et, de toute façon, j'avais arrêté de réfléchir dès l'instant où il avait déposé ce baiser sur ma joue. Cela m'avait donné l'impression de redevenir, l'espace d'un instant, cette demoiselle à Poudlard, et cela était loin de me déplaire. Lorsque je pus de nouveau fixer ses pupilles bleus clairs de mes yeux outremer, je savais que jamais je n'arriverais à m'en détacher consciemment. Cette prise de conscience fut tellement brutale même si attendue que, durant quelques instants, je retrouvais mes yeux gris perle de ma véritable apparence. Lorsque je m'en rendis compte, je remis rapidement ma nouvelle apparence, tout en sachant qu'il savait certainement que j'étais métamorphomage ou, du moins, qu'il en avait la confirmation s'il le savait déjà. Autour de nous, je voyais de petites lumières d'étoiles qui semblait réfléter les pensées joyeuses que je pouvais avoir, tels des éclairs qui traversaient la brume de mon cerveau.

- Je ne sais pas si je suis cet être hors du commun que vous imaginez. Tout ce que je sais, c'est qu'en ce moment, je me trouve en la compagnie d'une femme magnifique qui a souffert probablement autant que j'ai souffert... et dont il m'est impossible de détourner les yeux des siens.

Sa proximité, tout dans cette danse me faisait complètement perdre la tête, si bien que je n'en respirait plus que très doucement, comme si mon seul souffle aurait suffi à balayer toute cette scène. Lorsque ma main vint toucher ma joue, je ne pus m'empêcher de fermer les yeux et de me laisser faire, devenant presque une simple poupée dans ses bras. S'il avait voulu me manipuler, il aurait réussi sans nul doute. Pourtant, je sentais que ce n'était pas le cas, qu'il était totalement sincère.

- Ce soir, j'ai envie d'oublier... oublier ce que les vivants et les morts attendent de moi... je voudrais n'être qu'un homme. Un homme qui rit, qui pleure... et qui aime. Pensez-vous que c'est trop demander ?

Ce n'est même pas assez demandé. J'aurais dit plus qu'un soir. Cela me manquerait beaucoup trop.

Me reculant légèrement de sa main pour tenter de rouvrir les yeux et ne pas me laisser emporter par mes rêveries, je le fixais d'un regard illuminé par mon propre éclat de joie et une autre plus frêle et fragile mais belle et bien là. Oh,je savais ce que celle-ci pouvait me faire faire, mais je tentais de rester à peu près calme pour le moment.

Vous savez, moi aussi j'ai l'impression que la femme rêveuse, studieuse mais joyeuse et impulsive a disparu avec celui que j'ai aimé. J'ai même déjà mis un pied dans ma tombe, mais toujours quelqu'un découvrait cela et m'empêchait de mettre le deuxième. Cela fait mal. Mais maintenant... Je ne sais même plus qui être tellement on m'accorde d'images.

Je n'avais même pas besoin de répondre à tous ces compliments, sachant pertinemment qu'il avait senti toute la joie que cela m'avait procuré. Pour sentir les choses, rien de mieux que le silence après tout... Soudain, alors que nous dansions toujours, je m'arrêtais délicatement, le fixant toujours d'un air légèrement perdu, mais plus sûr de moi.

Jarod... Moi aussi j'aimerais tant n'être qu'une femme normale et pas être obligée de me battre pour les autres. Cela fait tellement longtemps que je ne l'ai plus été que j'ai presque oublié commet c'était... Pensez-vous que j'en demande trop également ?

Au fur et à mesure de mes paroles, j'avais doucement posé ma main sur sa jour, caressant délicatement la peau douce comme si j'avais peur de l'abîmer par ce simple geste puis je me décidais enfin à poser mes lèvres sur les siennes. Avais-je raison ou tort de faire ceci ? Ma raison me disait que j'avais raison en tout cas et j'espérais que cela soit vrai. Lorsque je me décidais enfin à arrêter ce baiser, je restais silencieuse, ma tête simplement posée sur son épaule, les yeux clos alors que je le sentais encore proche de moi. Oui ,j'étais bien là, et il me semblait presque revivre.

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Jarod Goldsmith
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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Dim 31 Mai - 22:13

Jarod ne put s'empêcher de sourire lorsque les yeux de son interlocutrice virèrent un court instant au gris, leur couleur naturelle. Il n'ignorait pas qu'Anna était une métamorphomage, même s'il n'en avait pas été témoin jusque là. D'après ses quelques connaissances sur la métamorphomagie, elle avait dû ressentir quelque chose de fort pour que son apparence change en dépit de sa volonté.

Toutefois, il n'y prêta guère plus d'attention et se concentra sur les mots qu'elle prononça ensuite.

- Ce n'est même pas assez demandé. J'aurais dit plus qu'un soir. Cela me manquerait beaucoup trop.

Il ne répondit pas tout de suite, l'observant se dégager de lui avant de rouvrir les yeux, ces mêmes yeux qui vinrent se plonger dans les siens. Ses prunelles azurées pétillaient de joie et de quelque chose d'autre qu'il peinait à identifier.

- Vous savez, moi aussi j'ai l'impression que la femme rêveuse, studieuse mais joyeuse et impulsive a disparu avec celui que j'ai aimé. J'ai même déjà mis un pied dans ma tombe, mais toujours quelqu'un découvrait cela et m'empêchait de mettre le deuxième. Cela fait mal. Mais maintenant... Je ne sais même plus qui être tellement on m'accorde d'images.

Là encore, il continua de la laisser parler, connaissant bien le besoin de se confier à quelqu'un. Il fut toutefois légèrement surpris de la voir s'arrêter de danser tout en continuant à le fixer d'un air presque perdu mais également empli d'une telle détermination qu'elle en était presque désarmante.

Jarod... Moi aussi j'aimerais tant n'être qu'une femme normale et pas être obligée de me battre pour les autres. Cela fait tellement longtemps que je ne l'ai plus été que j'ai presque oublié commet c'était... Pensez-vous que j'en demande trop également ?

Tout en prononçant ces mots, elle avait posé une main sur sa joue, la caressant délicatement. Il n'aurait jamais imaginé qu'elle était sur le point de l'embrasser, jusqu'au moment où ses lèvres se posèrent sur les siennes. Le baiser ne dura que quelques instants, et pourtant il donna l'impression de s'être prolongé durant une éternité. Une éternité de félicité et de bonheur dont il n'aurait jamais voulu voir la fin.

Puis elle s'était légèrement rétractée avant de poser sa tête sur l'épaule de Goldsmith, les yeux fermés. Le regard du rebelle s'illumina de tendresse alors qu'il entourait délicatement la jeune femme de ses bras, l'étreignant avec douceur et chaleur.

Pour la première fois depuis plus de sept ans, il sentit son cœur battre rapidement dans sa poitrine, à un rythme qui n'avait rien à voir avec l'excitation d'un combat ou la planification d'un de ses nombreux projets.

Même s'il peut se tromper, le cœur ne saurait mentir.

Ces mots, prononcés bien des années auparavant, le ramenèrent dans un lointain passé... un passé qu'il pensait avoir enfoui pour l'éternité...


_____________________________Flash Back____________________________


Vêtu d'un jean et d'un blouson beige, dissimulant en partie la chemise à carreaux qu'il portait en dessous, un adolescent d'une quinzaine d'années observait le coucher de soleil d'un air rêveur. Perdu dans sa contemplation, il n'avait pas remarqué la silhouette qui s'était faufilée derrière lui, avant de finalement s'asseoir dans l'herbe fraîche à ses côtés.

- Tu ne t'en lasses jamais, n'est-ce pas? L'interrogea la nouvelle venue, d'une voix douce.
- Non. A chaque fois, j'ai comme l'impression qu'il ne va jamais réapparaître, et qu'une nuit éternelle nous attend...
- Une nuit éternelle ? Y a bien que toi pour penser à des trucs comme ça! Déclara-t-elle avant de se jeter sur lui, le faisant rouler dans l'herbe avec elle.

Lorsqu'ils s'arrêtent enfin, la jeune femme se trouvait au-dessus de lui, le regard plongé dans le sien alors qu'elle reprenait sa respiration. L'adolescent ne put s'empêcher d'être émerveillé par son visage, baigné par la lumière rougeoyante du soleil couchant. Ses longs cheveux bruns avaient une teinte presque dorée alors que ses yeux... ses yeux sombres fixaient les siens avec intensité.

Il ne réagit pas tout de suite lorsqu'elle posa ses lèvres sur les siennes. Leur premier baiser avait été plutôt maladroit mais il lui apparût comme le moment le plus intense de toute sa vie. Il ne tarda à répondre à son baiser, y mettant toute la passion qui cherchait à le consumer tout en gardant cette délicatesse qu'il avait toujours lorsqu'il se trouvait avec elle.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, elle le regardait toujours et il pouvait lire dans son regard de la passion, de la tendresse, du désir et quelque chose de plus fort, de beaucoup plus fort... quelque chose qui lui disait que son cœur battait aussi vite que le sien en cet instant.

- Aurore, je... Murmura-t-il, avant qu'elle ne pose un index sur ses lèvres.
- Pas maintenant. Nous aurons tout le temps pour discuter des conséquences plus tard. Ce que je sais, c'est que même s'il peut se tromper, le cœur ne saurait mentir...

Et sur ces mots, elle l'embrassa à nouveau et il répondit à ses baisers avec au moins autant de fougue. Lorsqu'ils s'arrêtent quelques instants plus tard, à bout de souffles, la jeune fille s'allongea contre lui, posant sa tête sur son torse alors qu'il l'entourait de ses bras.

- Je t'aime. Lui murmura-t-il avec douceur.
- Je t'aime aussi... Jarod.

Ainsi enlacés alors que les derniers rayons du soleil disparaissaient à l'horizon, tous deux fermèrent les yeux, oubliant le passé, oubliant le futur, et ne se consacrant qu'à leur bonheur présent qui se révélerait malheureusement bien éphémère...

_________________________Fin du Flash Back_____________________________

Ce souvenir surgi d'outre-tombe s'effaça rapidement de son esprit alors qu'il repensait aux mots prononcés par la femme blottie contre lui. Il ressentit le besoin de la protéger, de la libérer, avec l'aide de cette flamme qu'elle venait de faire naître dans son cœur.

- Non... vous méritez amplement cela et tellement plus encore... pourquoi n'aurions-nous pas droit de goûter au bonheur d'être simplement nous-mêmes ?

Puis il prit son visage délicatement entre ses mains avant de l'embrasser à son tour. Il voulait qu'elle sache ce qu'il savait, qu'elle ressente ce qu'il ressentait. A travers ce baiser doux et passionné à la fois, il voulait lui dire qu'elle n'était plus seule... qu'elle n'avait plus à être seule...

Lorsqu'il écarta finalement son visage du sien, ses yeux bleus perdus dans les prunelles redevenues grises de son interlocutrice, il reprit la parole d'une voix douce et tendre.

- Je suis déjà mort une fois mais la mort n'a pas voulu de moi. Sur le coup, j'ai pensé qu'elle me punissait, puisqu'elle m'avait arraché tout ce qui était cher à mon cœur, tout ce qui donnait un sens à ma vie... mais peut-être avais-je tort ? Peut-être toutes ces épreuves ne servaient-elles qu'à me préparer à cet instant... à cette nouvelle chance de vivre ?

Il captura à nouveau ses lèvres, comme pour appuyer la force de ses mots avec celle de ses sentiments. C'était comme si une vie nouvelle lui avait été donnée et pour la première fois depuis longtemps, il avait de l'espoir, l'espoir en un bonheur futur.

Lorsqu'il brisa à nouveau le contact de leurs lèvres, il posa doucement son front contre le sien tout en continuant de la regarder.

- Je me fiche de ce que tu as fait, de ce que tu as été... car si tu ressens ce que je ressens, si ton cœur bat aussi fort que le mien, alors tout le reste n'a plus aucune importance... J'ai envie de te voir sourire encore, rire encore... et danser encore.

La serrant à nouveau dans ses bras, il voulait lire dans ses prunelles anthracyte la même passion qui brûlait dans les siens. En cet instant, Jarod se sentait capable de décrocher la lune pour elle et probablement aurait-il pu le faire si elle le lui avait demandé. Comment avait-il pu oublier ce sentiment... ce sentiment qui le faisait se sentir si bien, si fort, si... heureux ?

- Me donneras-tu la chance de te rendre heureuse ? Le murmura-t-il à l'oreille avant de déposer un baiser dans son cou.

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Anya Dellarosa
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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Lun 1 Juin - 0:04

Ce baiser... Il me donnait tellement de choses et m'en prenait tant à la fois... Alors que mes lèvres étaient en contact avec les siennes, je me rappelais de ceux de Petrov, et cela me faisait mal. L'impression de le trahir était encore belle et bien présente, même si je tentais de l'ignorer tant bien que mal. Cela me donnait l'impression d'être deux personnes à la fois. J'étais Anna Stove, la jeune fille de Serdaigle sortant avec Petrov Valingaï et en même temps Anya Dellarosa embrassant Jarod Goldsmith. Je pense que ce fut la raison pour laquelle je ne prolongeais pas ce premier baiser : j'avais peur de cela. Je ne voulais que profiter du moment présent et non pas ressasser le passé ! Si je commençais à penser au passé, je ne finirais pas la soirée dans un état assez convenable pour même tenir debout. Dans ces moments, seuls la solitude et un peu d'alcool étaient la solution, et je n'aimais être ainsi faible.

La tête sur son épaule, yeux clos, je le sentis doucement resserrer sur moi son étreinte délicate. A mon tour, je plaçais mes main dans le bas de son dos, m'abandonnant totalement à cet instant délicat mais si délicieux. Nous aurions pu être attaqués à ce moment, je n'aurais peut-être même pas le temps de dégainer. Je restais totalement passive et semblais même être prête à m'endormir tellement j'étais bien. Cependant, je résistais tant bien que mal à cette torpeur qui serait, je pense, une bien mauvaise idée. De toute façon, Jarod pourrait bien sentir que j'étais totalement détendue, plus que je ne l'avais été depuis bien longtemps. Depuis combien de temps n'avais-je aussi pas profité de la vie simple et heureuse ? Depuis Petrov, je n'avais fait que passer mon temps en entraînement magiques autonomes, ou en réunions de mangemorts voire même en job de tueuse lorsque les gens contre nous étaient trop importants pour que je laisse un des membres s'en occuper. J'avais aimé cela, et même maintenant, je ne regrettais rien : qui n'avait pas de sang sur les mains après tout ? En plus, cela m'occupait suffisamment l'esprit pour oublier le reste. Mais maintenant que je n'avais plus cela, les soirées seules avec un verre et mes souvenirs se faisaient plus nombreuses, même si j'avais honte de cette attitude.

_____________________________Flashback_____________________________


Qu'as-tu donc Anna ?

[i]A cette époque, nous n'étions marié que depuis très peu de temps, un mois tout au plus. Nous nous aimions énormément, et jamais on ne voyait l'un sans l'autre sauf durant les périodes où nous travaillons, lui comme Mangemort et moi en Auror. Je n'avais commencé la magie noire que depuis très peu de temps, et cela m'était assez difficile. Pourtant, je lui cachais tout, pour lui faire la surprise d'être mangemorte à ses côtés quand je serais assez au point. Ce soir-là justement, j'avais passé une partie de mon après-midi à m'entraîner mais, ayant forcé un peu trop sur mes capacités, j'étais plus que fatiguée et manquais m'endormir dans le canapé où nous étions assis.


Ce n'est rien mon ange, encore une journée difficile...

Oui, je lui mentais, mais pour son bien, juste pour qu'il soit heureux et qu'il n'ait pas peur pour moi. Oui, je savais que faire seule de la magie noire si l'on était débutant était très dangereux et faisait risquer la mort à chaque instant. Pourtant, c'était cela qui me plaisait : j'aimais frôler la mort à chaque instant à cette époque. Soudain, je vis Petrov se tenir le bras, crispé.

Il m'appelle, je reviens dès que possible mon amour.

Un baiser rapide fut notre seul adieu. Oui, adieu, puisque je devais ne jamais le revoir...

_____________________________Fin du Flashback_____________________________


- Non... vous méritez amplement cela et tellement plus encore... pourquoi n'aurions-nous pas droit de goûter au bonheur d'être simplement nous-mêmes ?

Assurément, ce furent ses paroles qui firent évanouir ce souvenir encore vivace et je retins les quelques larmes qui auraient pu couler face à cette pensée. Je ne voulais pas qu'il me vois faible pour des souvenirs. Après tout, avais-je le droit à l'erreur, même maintenant ? Tout était tellement récent et rapide que j'avais peur, peur qu'il me lâche juste pour cela. C'était ma bouée, ma bouée pour cette soirée où les souvenirs envahissaient avec une telle force que j'avais l'impression d'être ballotée de l'un à l'autre et de ne rien contrôler. Généralement, je calmais ceci avec l'alcool mais là... Je ne le voulais pas en sa présence et je me refusais de partir.

Lorsque je le sentis prendre mon visage dans ses mains pour m'embrasser de nouveau, j'eus le réflexe de fermer les yeux pour qu'il ne voie pas mes yeux légèrement rougis. Ce geste, à la fois doux et passionné, me fit de nouveau trembler des sentiments que je sentais chez lui. Dans le feu de l'action, je saisis également son visage doucement entre ses mains, comme pour enregistrer les traits de son visage sous mes doigts délicats et fins. Ainsi, je savais que je faisais un pied-de-nez à tous mes souvenirs, tout ce qui m'avait fait souffrir en pensée. Je le sentais dans ce geste, Jarod voulait me faire comprendre que je ne serais plus seule, mais arriverait-il à tout me faire oublier pour que je puisse profiter du moment actuel ? Maintenant, alors que je chérissais le passé, j'en avais plus l'impression d'un poison qui me paralysait mentalement et qui s'insinuait doucement dans mes veines.

Maintenant que le baiser était terminé, je rouvris mes yeux à la lueur heureuse et triste à la fois, douloureuse et exaltée en même temps. Oui, qu'étais-je finalement ? N'étais-je qu'une femme qui devait souffrir en silence pour toujours, sans autre possibilité ? Une visage aux visages infinis, voilà ce que j'étais devenue au fil du temps. Dans les siens, je voyais tout son bonheur et j'y faisais écho malgré mes pensées perdues.


- Je suis déjà mort une fois mais la mort n'a pas voulu de moi. Sur le coup, j'ai pensé qu'elle me punissait, puisqu'elle m'avait arraché tout ce qui était cher à mon cœur, tout ce qui donnait un sens à ma vie... mais peut-être avais-je tort ? Peut-être toutes ces épreuves ne servaient-elles qu'à me préparer à cet instant... à cette nouvelle chance de vivre ?

Je pensais avoir établi un contrat avec la Faucheuse en étant Mangemorte. Je lui envoyais des morts, et elle pourrait me rendre Petrov. Mais elle n'a jamais respecté sa part de contrats. Combien l'ai-je regretté ? Mais maintenant que je suis avec toi... Je pense avoir l'explication : elle savait ce qui m'attendait. Et je suis plus qu'heureuse maintenant.

Il me fallait expliquer mes yeux rougis, je le savais. Habituellement, je ne l'aurais pas fait, je le sais. Mais là, je savais que c'était ça ou me noyer de nouveau dans l'alcool, ce qui aurait été une moins bonne idée. Son nouveau baiser, je le savourais pleinement, l'enlaçant de nouveau dans le dos pour le sentir encore plus proche de moi. Cependant dès que cela fut terminé, je finis ma réponse précédente.

Mais tout me hante maintenant. J'ai trop été plongée dans mes souvenirs et... cela revient trop à la surface. Aide-moi... Aide-moi à oublier.

Je savais bien sûr que ce genre de discussions n'était pas vraiment l'idéal mais je ne pouvais pas faire l'impasse là-dessus, je n'y arrivais tout simplement pas. Son front contre le mien me faisait un bien fou, comme si un simple contact était un relaxant formidable, presque un amnésique temporaire.

- Je me fiche de ce que tu as fait, de ce que tu as été... car si tu ressens ce que je ressens, si ton cœur bat aussi fort que le mien, alors tout le reste n'a plus aucune importance... J'ai envie de te voir sourire encore, rire encore... et danser encore.

Je ne pus m'empêcher de sourire face à ses paroles. Oui, je voulais être ainsi avec lui, toujours heureuse et pleine de vie. Je l'embrassais de nouveau doucement et rapidement.

Jarod... Rien que ta présence m'apaise, crois-moi. Tu dois être le seul à me permettre de vivre vraiment. Permets-moi aussi de te rendre heureux, loin de tes soucis... J'aime ton sourire, ta joie, tout ce qui te fait, toi.

- Me donneras-tu la chance de te rendre heureuse ?

Tu me rends déjà heureuse par ta présence. Penses-tu que je partirais et ne te laisserais pas me rendre heureuse ?

Qu'il me pose la question me paraissait presque ahurissant, alors que je le couvrais d'un regard tendre et doux, presque apaisée. J'étais presque émue qu'il souhaite à ce point mon bonheur, moi qui pensais ne plus y avoir droit. Ce baiser dans le cou finissait de me faire fondre, tel un petit sucre dans l'eau.

Si toi, tu es heureux, je le serais, ne t'en fais pas pour moi. Tu sais... J'ai l'habitude de me soutenir moi-même, je peux largement te soutenir.

A mon tour, je l'embrassais doucement sur la joue, endroit le plus accessible de par ma position. Caressant doucement sa main que je tenais de nouveau je continuais à parler avec un léger sourire.

Après tout, ne dit-on pas que l'amour transforme les gens ? Je ne veux plus de luttes politiques avec toi, je ne veux plus qu'être simplement avec toi, comme un homme et une femme normaux peuvent l'être. Envoyons tout balader ce soir, et peut-être même pour le moment. Faisons une pause ensemble.

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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Dim 7 Juin - 21:51

- Je pensais avoir établi un contrat avec la Faucheuse en étant Mangemorte. Je lui envoyais des morts, et elle pourrait me rendre Petrov. Mais elle n'a jamais respecté sa part de contrats. Combien l'ai-je regretté ? Mais maintenant que je suis avec toi... Je pense avoir l'explication : elle savait ce qui m'attendait. Et je suis plus qu'heureuse maintenant.

Il comprenait mieux que personne ce qu'elle pouvait ressentir en cet instant, et la simple vue de ses yeux rougis était une marque de son chagrin, de cette peine qui l'avait hantée pendant des années.

Si elle avait aimé son mari au moins autant qu'il avait aimé Aurore, le choc qui avait résulté de sa perte avait dû l'entraîner vers les ténèbres... Au final, ils n'étaient que deux cas de figure possibles, étrangement similaires et différents à la fois, de ce qui arrivait à des personnes ayant été brutalement privées de l'être qu'elles chérissaient le plus au monde.

- Mais tout me hante maintenant. J'ai trop été plongée dans mes souvenirs et... cela revient trop à la surface. Aide-moi... Aide-moi à oublier.

Il savait à quel point c'était dur, puisqu'il était lui-même à la merci d'un passé qui le hantait jour après jour, mais surtout nuit après nuit. Bien sûr, il avait réussi à mettre une certaine distance entre lui et son passé mais dès que ses paupières se refermaient, il se rappelait. Son sourire, son odeur vanillée, la lueur malicieuse dans ses yeux sombres... Tel le supplice de Tantale, elle lui semblait proche, tellement proche qu'il croyait pouvoir la toucher mais à chaque fois qu'il tendait sa main vers elle, elle disparaissait.

Cela faisait plus de sept ans qu'il vivait avec des fantômes, les fantômes des personnes qu'il avait aimé... et ceux des personnes qu'il avait exécutées.

Mais alors qu'il reposait son front contre le sien, il avait l'impression de pouvoir se permettre d'oublier, ne serait-ce que ce soir, ce qu'il avait été et ce qu'il avait perdu...

- Jarod... Rien que ta présence m'apaise, crois-moi. Tu dois être le seul à me permettre de vivre vraiment. Permets-moi aussi de te rendre heureux, loin de tes soucis... J'aime ton sourire, ta joie, tout ce qui te fait, toi.

Ces paroles lui réchauffèrent presque autant le cœur que le sourire qui illuminait son visage au moment où elle les prononçait. Il apprécia également le doux baiser qu'elle déposa furtivement sur ses lèvres.

- Tu me rends déjà heureuse par ta présence. Penses-tu que je partirais et ne te laisserais pas me rendre heureuse ?

Il savait bien que sa question ne valait pas la peine d'être posée lorsqu'il avait croisé une fois de plus son regard empli de tendresse et de douceur. Mais il désirait plus que tout la rassurer et lui faire comprendre que ce n'étaient pas des paroles en l'air. Ce soir, il avait probablement été plus honnête avec lui-même autant qu'avec un autre être humain que durant ces dernières années.

- Si toi, tu es heureux, je le serais, ne t'en fais pas pour moi. Tu sais... J'ai l'habitude de me soutenir moi-même, je peux largement te soutenir.

Il ne répondit rien et se contenta de sourire alors qu'elle l'embrassait sur la joue avec douceur. Jarod la sentit également caresser sa main alors qu'elle reprenait la parole, un léger sourire flottant sur ses lèvres.

- Après tout, ne dit-on pas que l'amour transforme les gens ? Je ne veux plus de luttes politiques avec toi, je ne veux plus qu'être simplement avec toi, comme un homme et une femme normaux peuvent l'être. Envoyons tout balader ce soir, et peut-être même pour le moment. Faisons une pause ensemble.

Son sourire s'élargit en l'entendant prononcer ces mots et il l'embrassa à son tour sur les lèvres avec délicatesse, comme si elle était la chose la plus fragile au monde. Oh bien sûr, pour l'avoir combattue, il savait qu'elle n'était pas fragile, pas sur le plan physique ou mental tout du moins... mais en ce moment, elle incarnait également sa fragilité à lui, en même temps que la perspective d'un avenir radieux pour tous les deux.

- Jamais je n'aurais cru dire ça un jour mais peut-être que ce vieux fou de Dumbledore avait raison sur un point. L'amour constitue certainement un pouvoir gigantesque, et je crois que j'en entrevoie à peine une partie...

Il caressa sa joue avec une infinie délicatesse de sa main libre avant de passer une main dans ses longs cheveux noirs. Un homme normal... combien de fois n'avait-il pas rêvé n'être simplement que ça? Mais il avait toujours un devoir à accomplir et à chaque fois, il replongeait dans d'innombrables batailles, qu'elles soient politiques ou physiques, brûlant sa jeunesse dans les cours de justice et les champs de bataille...

- Je n'ai jamais vraiment été libre... de mon passé ou de mes devoirs depuis cette époque alors j'ai presque l'impression d'être en train de rêver... et je ne peux m'empêcher d'avoir peur du réveil que cela m'infligerait. Pourtant... je suis prêt à prendre le risque et à m'envoler loin d'ici si tu es à mes côtés.

Il avait commencé à l'embrasser tout en prononçant ces paroles. D'abord dans le bas du cou puis il avait remonté jusqu'à son oreille, jouant avec son lobe avant de lui murmurer à l'oreille.

- Je sais que tu es une femme forte mais je ne veux pas seulement que tu vives, je veux te combler, te rendre plus heureuse qu'aucune femme ne l'a jamais été... je veux effacer nos passés en nous plongeant dans l'avenir le plus radieux qu'on puisse imaginer.

Puis il redressa sa tête, la couvrant d'un regard à la fois tendre et emprunt d'une passion comme il en existait peu. Il l'attira à nouveau contre lui, l'entourant de ses bras pour l'étreindre avec délicatesse.

- Nous irons où tu voudras. J'ai quelques propriétés en bord de mer qui pourraient sûrement t'intéresser, dont quelques îles inhabitées du Pacifique. Un vieil homme, natif d'une île environnante, m'avait dit que les couples qui faisaient l'amour sur une de ces plages pendant le coucher du Soleil étaient bénis des dieux... et cela me donne étrangement envie de vérifier, pas toi ? Termina-t-il, un sourire malicieux sur les lèvres alors qu'il l'embrassait tendrement.

Il y avait eu quelques occasions, où la magie et la colère l'avaient fait se sentir capable de n'importe quoi... mais en cet instant, il avait le sentiment qu'il était en mesure de réussir absolument tout ce qu'il voudrait entreprendre, tant que son cœur battrait à l'unisson avec le sien.

Puis il relâcha l'étreinte et prit ses mains dans les siennes, ne cessant pas de fixer le regard de son interlocutrice de ses orbes azurées. Autant ses yeux ne reflétaient rien lorsqu'ils avaient commencé leur conversation, autant ils brillaient à présent d'un millier de sentiments différents.

- Ce soir, et pour aussi longtemps que tu le désireras, je serai à tes côtés... parce que ce soir, je suis tombé amoureux de toi, Anna.

Et sur ces mots, prononcés d'un ton aussi doux que décidé, il l'embrassa une nouvelle fois, avec un mélange de délicatesse et de passion des plus enivrants.

Ce soir, la reine de glace des mangemorts et le leader intransigeant des rebelles n'étaient plus. Seuls subsistaient une femme et un homme qui s'étaient découverts l'un l'autre et qui souhaitaient vivre pleinement cette deuxième chance que la vie venait de leur accorder...



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Anya Dellarosa
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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Dim 7 Juin - 23:45

La douleur, c'était ce que j'avais ressenti dès l'annonce de sa mort. Les premiers à m'avoir averti furent les mangemorts, dans une lettre teintée d'ironie et de machiavélisme. Bien sûr, au début, je ne les crus pas. Cependant, lorsque les Aurors me prévinrent qu'ils avaient retrouvé un corps correspondant à celui de mon mari, je ne pus que les croire. Le voir immobile sur le sol, les yeux encore ouverte et les bras en croix de celui ayant subi un Avada Kedavra, me fit un choc bien pire que de l'apprendre oralement. Sa vue me fit comprendre que cela était vrai, que je serais seule finalement, sans personne pour me soutenir. Ma belle-famille ? Elle me détestais, alors aucun soutien à attendre de là. Ma famille ? Elle m'avait répudiée. Non, vraiment, je me retrouvais avec deux filles encore à Poudlard sur les bras.

C'était cet évènement qui m'avait encore plus déterminé à m'entraîner pour devenir plus forte et surtout maîtriser la magie noire. Je restais enfermée chez moi, m'entraînant à la magie noire et un peu à la blanche, me laissant même déborder par elle. Oui, finalement, j'étais devenue cet être obscur et froid à cause de cela. Au début voulant détruire les mangemorts de l'intérieur, j'avais fini par me plaire en tant que reine des mages noirs et j'avais voulu porter ce groupe le plus loin possible. J'avais échoué, cela était incontestable. Cependant, depuis la dissolution du groupe, je n'avais pu me défouler convenablement et cette envie de tuer, de faire couler le sang et de faire de la magie noire me prenait parfois à la gorge, si bien que je me défoulais chez moi en lançant des sortilèges dans une salle vide et indestructible que j'avais moi-même créée dans ma demeure. Personne ne le savait, et je voulais que cela reste ainsi.

Jarod aussi semblait avoir souffert de la même manière. Cependant, lui réussissait à faire face, et était devenu être bon aux idées nouvelles et presque novatrices. Bien sûr, elles étaient opposées d'un sens aux miennes, mais qu'importe. On ne pouvait dénigrer ce qu'il avait fait sans dénigrer le courage des hommes. Il avait affronter d'une manière différente la souffrance, se plongeant plutôt dans le travail que dans des arts obscurs, ce qui faisait de lui une personne plus normale que moi. Oui, qu'étais-je face à lui ? Rien.


Tu es courageux de supporter une folle telle que moi, Jarod. N'est-ce pas de la folie de préférer se laisser tenter par des arts obscurs plutôt que de s'enfoncer dans le travail et la lutte ?

Je lui avais simplement murmuré ces quelques mots, sans même lui dire à l'oreille. Oui, je pensais cela. Mais maintenant, je ne considérais pas forcément ma folie comme dangereuse vu que je ne tuais plus. Mon hommage à Petrov avait été effectué, et le pacte était erroné, il n'y avait donc plus rien à faire. Tout était fichu. Cependant, rien que le fait de sentir le front du rebelle contre le mien, j'avais l'impression de subir un léger lavage de cerveau, et cela me faisait un bien fou.
A ma déclaration sur l'amour, je le vis sourire encore plus qu'auparavant avec toujours ces yeux emplis de bons sentiments à mon égard, et j'aimais cela. Oui, cela faisait peut-être niais, mais je m'en fichais, tout simplement. Son baiser délicat me fit doucement fermer les yeux alors que je n'avais pas envie de lâcher sa main. J'en venais presque à aimer être faible entre ses bras réconfortants. Faible et fragile telle une poupée de porcelaine cassable au moindre choc. Je ne l'étais pas pourtant, mais j'avais confiance en lui, aussi étonnant que cela pouvait être pour une personne comme moi. Je savais que tant que je serais avec lui, rien ne pourrait m'arriver.


- Jamais je n'aurais cru dire ça un jour mais peut-être que ce vieux fou de Dumbledore avait raison sur un point. L'amour constitue certainement un pouvoir gigantesque, et je crois que j'en entrevoie à peine une partie...

Je ne pouvais qu'être d'accord avec Jarod. Pour une fois qu'il avait dit quelque chose d'intelligent, ce vieillard sénile... Mais cela ne lui rendrait pas plus de gloire à mes yeux. Il avait été bien trop naïf pour cela. Ses doigts sur ma joue puis dans mes cheveux me firent encore tout oublier de mes idées l'espace d'un instant, alors que je ne pouvais m'empêcher de pencher ma tête en arrière pour mieux sentir sa douce caresse. Envoutée j'étais, me laisser emporter je pourrais...

- Je n'ai jamais vraiment été libre... de mon passé ou de mes devoirs depuis cette époque alors j'ai presque l'impression d'être en train de rêver... et je ne peux m'empêcher d'avoir peur du réveil que cela m'infligerait. Pourtant... je suis prêt à prendre le risque et à m'envoler loin d'ici si tu es à mes côtés.

Je ne rêve plus depuis longtemps durant mon sommeil Jarod... Quand je dors bien sûr. Nous ne sommes pas en plein rêve. Je veux m'envoler avec toi...

J'aurais voulu continuer à parler, mais je ne pouvais pas. Je ne pouvais plus. Depuis ces paroles, il avait commencé doucement à m'embrasser dans le cou, et j'avais déjà fermé les yeux, tentant quand même de parler normalement. Cependant, j'échouais lorsqu'il arriva à mon oreille et s'amusa avec mon lobe. Poussant un léger soupir de bien-être, je refusais de me battre pour ne rien montrer, laissant un sourire simplement heureux sur mes lèvres. Je tremblais même doucement face à ces baisers tendres et passionnés.

- Je sais que tu es une femme forte mais je ne veux pas seulement que tu vives, je veux te combler, te rendre plus heureuse qu'aucune femme ne l'a jamais été... je veux effacer nos passés en nous plongeant dans l'avenir le plus radieux qu'on puisse imaginer.

J'aimerais tellement, malgré tous les obstacles que l'on soit heureux ensemble... S'il n'y avait que nous deux, cela serait tellement accessible... Mais tant de gens nous refuseront ceci.

Si j'avais encore du mal à me remettre de mes émotions, je savais que c'était bel et bien mon idée propre. J'en avais eu déjà le goût avec Petrov, et le contexte actuel ne pouvait nous permettre de vivre ensemble ainsi.

Vivons cachés ceci Jarod... J'aurais peur à ta vie sinon.

Sur mes derniers mots, je le sentis m'entourer de ses bras et me serrer doucement contre lui, ce que j'acceptais avec plaisir. Je sentis mes cheveux noirs dénoués par les caresses de Jarod dans ceux-ci glisser dans mon dos alors que je me penchais contre lui, appuyant ma tête contre son épaule. Dormir ici, doucement se laisser emporter... Tellement tentant que j'y résistais par simple esprit de contradiction.

- Nous irons où tu voudras. J'ai quelques propriétés en bord de mer qui pourraient sûrement t'intéresser, dont quelques îles inhabitées du Pacifique. Un vieil homme, natif d'une île environnante, m'avait dit que les couples qui faisaient l'amour sur une de ces plages pendant le coucher du Soleil étaient bénis des dieux... et cela me donne étrangement envie de vérifier, pas toi ?

Son sourire malicieux face à ses paroles me fit rougir jusqu'aux oreilles. Son baiser me rassurait, si bien qu'un fin sourire presque amusé fit son apparition sur mes lèvres. Oui, il m'amusait malgré tout, il fallait le dire. Quelle idée je vous jure !

Monsieur Jarod Goldsmith, vous êtes un homme totalement fou... Mais j'aime ça !

Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire face à ses propos, alors qu'il relâchait l'étreinte et me tenait uniquement par les mains. Son regard fixé sur moi était toujours aussi éclatant, alors que le mien devait être son miroir.

- Ce soir, et pour aussi longtemps que tu le désireras, je serai à tes côtés... parce que ce soir, je suis tombé amoureux de toi, Anna.

C'était certainement la plus belle déclaration que l'on pouvait me faire, je ne pouvais pas dire le contraire. Mes yeux brillaient de cet lueur si particulière de joie mêlée à de légères larmes, mais rien ne coula. Son baiser lui-même fut différent, empli de cette passion et de cette douceur entremêlées qui me faisaient perdre la tête. Fermant les yeux, je ne pouvais m'empêcher de me serrer doucement contre lui, et de caresser doucement ses joues jusqu'à temps que nous arrêtions, à bout de souffle. Replaçant mon front cotnre le sien, je l'embrassais doucement avant de lui parler de nouveau.

Moi aussi je t'aime Jarod. Au diable le reste du monde... Je ne veux que penser à toi ce soir. Que dirais-tu de transplaner chez moi ? Ainsi, tu n'aurais pas besoin de nous cacher par ta magie, nous serons tranquilles et seuls.

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Jarod Goldsmith
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MessageSujet: Re: Simple dîner d'affaires ou étranges retrouvailles   Mer 10 Juin - 22:41

- Tu es courageux de supporter une folle telle que moi, Jarod. N'est-ce pas de la folie de préférer se laisser tenter par des arts obscurs plutôt que de s'enfoncer dans le travail et la lutte ?

Ces mots, murmurés doucement par la femme qu'il tenait dans ses bras le ramenèrent dans un passé, un passé si lointain et si proche pourtant... un passé où le "travail" et la "lutte" ne faisaient pas vraiment partie de ses priorités...

_____________________________Flash Back_________________________

Qui aurait pu dire que l'homme qui se tenait face à cette horde de mangemorts n'avait que seize ou dix-sept ans ? Drapé dans une longue cape noire, sa baguette dans une main et une longue épée argentée dans l'autre, il commençait tout juste à faire connaître son nom dans ces états du Sud. Et pourtant, plusieurs lèvres tremblantes le prononçaient déjà avec un mélange de haine et de terreur dans les rangs de ces ennemis...

- C'est... c'est Dagnir!! Le Tourmenteur est ici! Il faut fuir ! S'écria l'un des mangemorts.

Mais il fut aussitôt frappé par l'un de ses supérieurs, qui arborait un air dégoûté alors qu'il piétinait l'infortuné qui avait osé élevé son opinion. Ce "chef" semblait avoir plus de cran que les autres.

- Je n'ai pas peur de toi, gamin! Nous allons te montrer qui sont les maîtres de ces terres, sale sang-de-bourbe! AVADA KEDAVRA!!

L'adolescent dévia le rayon vert d'un simple mouvement de son épée, avant de braquer ses yeux d'un bleu polaire dans ceux de son adversaire. Une seconde, peut-être deux, s'écoulèrent avant que le Tourmenteur ne disparaisse... pour réapparaître juste en face du "chef", distant de lui de seulement quelques centimètres. Ce dernier n'eut même pas le temps de braquer sa baguette sur lui que la lame argentée lui transperçait le cœur.

Le jeune homme n'accorda pas plus d'attention au cadavre du mangemort qui ne tarda pas à s'écrouler sur le sol, une fois que l'épée eut été retirée. Tous les mangemorts eurent un mouvement de recul, avant que plusieurs d'entre eux ne retrouvent le courage... ou plutôt la folie, de le défier.

- Tuons-le! Ce n'est qu'un gosse, on n'a rien à craindre de lui!
- C'est vrai! Il a eu Rockwell par surprise, voilà tout!
- On va lui faire payer sa traîtrise!!

Ce furent les seules paroles qu'ils eurent le temps de prononcer avant que leurs têtes ne retombent sur le sol... séparées du reste de leurs corps.

Lorsque les autres s'en aperçurent, il y eut d'abord les cris, certains de terreur et d'autres de rage mais à la fin, tous connurent le même sort: la mort. Pas un seul des mangemorts présent n'en réchapperait.

Une fois le massacre terminé, le garçon s'arrêta. Couvert de sang, le sang de ses ennemis, il était le seul debout dans cette plaine souillée par les cadavres et l'hémoglobine. C'est alors qu'un froid glacial envahit les lieux, cristallisant les dépouilles avant de les faire exploser en milliers de morceaux, les unes après les autres...

Au final, seul resta l'adolescent, au milieu d'une plaine enneigée... laissant la pluie et la neige se mêler pour purifier son corps... parce qu'il savait que rien ne serait en mesure de purifier son âme... ni de ses pêchés, ni de sa douleur.

_____________________Fin du Flash Back_________________________

- Je ne rêve plus depuis longtemps durant mon sommeil Jarod... Quand je dors bien sûr. Nous ne sommes pas en plein rêve. Je veux m'envoler avec toi...

Ces mots le réconfortèrent autant que le sortirent de ses souvenirs morbides. Il n'était plus sur un champ de bataille mais dans les bras d'une femme... une femme qui avait souffert comme il avait souffert... qui avait pêché comme il avait pêché... et qui au final, n'avait jamais pu se remettre totalement de la perte de l'être qu'elle aimait le plus au monde.

- Vivons cachés ceci Jarod... J'aurais peur à ta vie sinon.

Il ne put s'empêcher de sourire en l'entendant prononcer ces mots. Tous ceux qui avaient voulu lui ôter la vie avaient échoué ou plutôt... certains avaient réussi mais cela ne l'avait pas empêché de revenir, sous la forme d'un vengeur qui les avait châtié, tous, sans la moindre exception.

Et pourtant, elle s'inquiétait pour lui... Comment lui expliquer qu'hormis des elfes et des gobelins, elle était probablement la seule personne à se soucier de sa vie ? Comment lui dire que celles à qui il avait donné son amitié, sa protection, se souciaient davantage de leurs propres sentiments que des siens ?

Néanmoins, qui aurait pu croire que la "terrible veuve noire" rougirait comme une écolière en écoutant la réplique malicieuse de l'homme d'affaires ? Elle ne tarda toutefois pas à sourire elle aussi, son amusement étant clairement visible dans ses yeux.

- Monsieur Jarod Goldsmith, vous êtes un homme totalement fou... Mais j'aime ça !

Et alors qu'elle éclatait de rire, il ne put s'empêcher de pouffer lui aussi, le rire de sa compagne devenant communicatif.

Puis il aperçut ses yeux briller de mille feux lorsqu'il lui avoua ses sentiments, même s'il savait qu'elle ne verserait aucune larme. Il ne désirait pas la voir pleurer de toutes façons. Tout ce qu'il voulait, c'était la garder serrée contre lui et la rassurer.

Enfin, elle plaça à nouveau son front contre le sien, l'embrassant doucement avant de reprendre la parole.

- Moi aussi je t'aime Jarod. Au diable le reste du monde... Je ne veux que penser à toi ce soir. Que dirais-tu de transplaner chez moi ? Ainsi, tu n'aurais pas besoin de nous cacher par ta magie, nous serons tranquilles et seuls.

Le jeune homme se contenta d'acquiescer, lui volant un nouveau baiser avant de la prendre à nouveau dans ses bras, lui murmurant à l'oreille.

- Avant cela, il faut que tu saches... que je n'ai pas toujours été aussi impliqué dans "le travail et la lutte". A une époque, j'ai aussi succombé à ma folie et l'attrait des arts sombres, seulement je dirigeais ma haine à l'égard des mangemorts... ce que tu sais de Dagnir n'est qu'un échantillon de toutes les atrocités que j'ai pu commettre, avant qu'on ne parvienne à me raisonner.

Il déposa ensuite un baiser sur son front avant de lui adresser de nouveau ce regard doux et rempli d'affection auquel nul être humain n'avait eu droit durant ces sept dernière années.

- Si tu le désires, je te raconterai ma vie et mes erreurs... mais comme je te l'ai dit, sache que quoi que tu aies fait, cela n'a plus d'importance. Si tu souhaites m'en parler, je t'écouterai mais jamais je ne te questionnerai... parce qu'à partir de ce soir et pour aussi longtemps que tu le désireras, la veuve noire ne m'intéresse plus, seule Anna compte.

Et alors qu'il l'embrassait à nouveau, avec chaque fois plus de passion, plus de ferveur, il s'arrêta à nouveau, lui murmurant de ses lèvres à peine distantes des siennes que de quelques centimètres.

- Et si tu ne peux plus rêver, si tu ne peux plus dormir... alors je te ferais vivre tes rêves lorsque tu seras éveillée et nous vivrons nos vies d'une manière si intense que lorsque tombera la nuit, nous n'aurons qu'à nous reposer d'un sommeil sans rêve, ni cauchemar.

Chacune de ses paroles était sincère, complètement sincère et il n'y avait pas besoin de légilimencie pour le lire dans ses yeux bleus. Chacun de ses baisers, chacune de ses caresses était une preuve de plus de cet amour qui dévorait son être, le rendant plus fort, mais surtout tellement plus vivant.

- Nous nous cacherons si tel est ton désir mais même dans le cas contraire... crois-moi lorsque je te dis que rien ni personne, fusse-t-il homme ou dieu, ne sera capable de me séparer de toi. Et tu sais pourquoi ? Parce que oui, je suis fou, fou de toi... Lui murmura-t-il en l'embrassant à nouveau au creux de son cou.

Puis il éloigna légèrement son visage du sien, fixant ses yeux d'un bleu électrique de ses orbes polaires. Non, ce soir, que ce soit une poignée de rebelles, une armée d'Aurors ou même de mangemorts, rien ne pourrait éteindre le feu qui brûlait dans son cœur, ce feu qui ravivait son âme.

- Je te suivrai où tu voudras, je te l'ai dit. Et puis, l'idée d'être complètement seul avec toi est vraiment tentante... Lui murmura-t-il tout en la fixant toujours des yeux, l'amour et le désir brillant dans ses prunelles azurées.

_________________


Qui que je sois au fond de moi, je ne suis jugé que par mes actes.
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