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 Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)

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Anya Dellarosa
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MessageSujet: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Ven 7 Aoû - 2:43



Enfin, le grand jour était arrivé ! Que doit-il se passer me dites-vous ? Eh bien, pour tout vous avouer, aujourd'hui avait lieu l'audience qui mènerait, j'en étais sûre, à la condamnation des intrus ayant forcé mon domicile et le bureau public de Jude. Enfin... Ils avaient surtout été arrêtés parce que je n'étais pas seule : Jarod était avec moi ce soir-là. S'il n'avait pas été là, je les aurais tué en main propre de manière violente et douloureuse. D'ailleurs, je savais très bien que Jude ne comprenait pas trop comment j'avais pu les épargner vu mon caractère : pensait-elle que je m'étais assagie ? J'en doute, bien évidemment.

De toute façon, je n'avais croisé personne depuis l'annonce de la date de l'audience vu que j'étais restée au manoir avec Jarod. Je pense d'ailleurs personne n'a à connaître ce que nous avons fait : disons que nous avons énormément parlé en étant dans sa chambre à coucher... Enfin, là n'est pas le sujet n'est-ce pas ? Je ne cacherais pas que ces très petites vacances avaient eu un goût de paradis et m'avaient procuré un repos absolu, ce qui faisait que j'étais totalement prête pour l'audience.

Ayant fini de brosser mes cheveux noirs que j'allais laisser libres dans mon dos, je sortis enfin de la salle de bains pour aller m'habiller. Embrassant doucement Jarod au passage et lui souriant doucement, je revêtis une tenue plus classe mais faisant moins habit de soirée puisqu'il s'agissait d'un tailleur blanc que je couvrais d'une veste simple de la même couleur. Le bas était quant à lui un pantalon couleur neige avec une ceinture argentée assortie au bracelet (oui, parce que je pouvais assortir bijoux et accessoires utiles, c'est comme ça). Au moment où je finissais, Jarod sortait lui aussi de la salle de bains. Vu l'heure, c'est à dire 9h15, nous décidâmes d'aller enfin au ministère.

Utilisant pour cela la poudre de cheminée depuis un accès hautement sécurisé du manoir chacun notre tour, il faut dire que les regards convergèrent aussitôt vers notre couple. D'un sens, je pouvais les comprendre : qu'un homme comme Jarod, dont les idées détestaient les personnes de mon opinion, et moi arrivant par la même cheminée quasiment en même temps, cela pouvait être du hasard. Mais qu'ils se tiennent ensuite la main et se lancent des regards complices en marchant était bien plus étrange ! Retenant un rire face aux réactions, je restais pourtant de glace envers eux, réservant quelques sourires uniquement à celui qui faisait battre mon cœur. Cela était tellement hilarant !

Cependant, une fois arrivés au niveau 10, il n'était plus question de rire : déjà que le fait que Jarod soit avec moi pouvait compliquer certaines choses, me mettre à me moquer des autres n'était pas vraiment l'idéal. Ayant tous les deux nos baguettes, il n'y aurait pas de bagarres, cela étant sûr. Cependant, mieux vaut être méfiant envers les toutous de Potter qui seront sûrement défendus bec et ongles. Entrant enfin dans la salle du Mangenmagot, je m'arrêtais quelques instants pour observer la salle avec les élus présents. Oh, bien sûr, je connaissais déjà les conservateurs mais j'observais tout monde d'un regard assez glacial. On pouvait peut-être facilement comprendre que Jarod et moi avions quelques points communs, cela était sûr... Malgré tout, je n'étais pas vraiment à l'aise, le cachant profondément. Je n'étais jamais venue moi-même ici pour le moment, et heureusement : cela aurait été à la place de l'accusée et je serais actuellement à Azkaban. Par chance, mon physique et mon nom était différent, ce qui changeait beaucoup de choses.

M'asseyant donc à ma place près de Jarod, je ne pouvais qu'attendre que justice se fasse, avec le minimum de dégâts, cela s'entend.

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Charles McLane
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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Sam 8 Aoû - 22:30

Il était un peu moins de neuf heures du matin lorsque l'une des cheminées de l'Atrium se mit à crépiter. Des flammes vertes firent leur apparition, précédant celle d'un sorcier vêtu d'une longue robe dont la couleur oscillait entre le gris clair et le gris anthracite.

Epoussetant le peu de poussière qui recouvrait sa cape pourpre, il partit d'un pas pressé en direction du bout du couloir, sans même jeter un regard à la fontaine de la fraternité. Passant devant le bureau de la sécurité, il daigna enfin poser les yeux sur le petit sorcier rondouillard qui assurait la permanence. Ce dernier était un peu affalé sur sa chaise et semblait à deux doigts de s'endormir.

D'un geste sec, l'homme à la longue cape pourpre posa ses deux mains sur le comptoir de bois, faisant sursauter l'homme à moitié-endormi. Celui-ci se redressa immédiatement, l'air profondément apeuré.

- Bon... bonjour, Mr McLane.
- Bonjour, Stevenson. Ne vous avais-je pas déjà recommandé de ne pas vous relâcher pendant vos heures de garde ?

Le vigile déglutit avec difficulté avant de reprendre la parole d'un air penaud.

- Pardonnez-moi, Mr McLane. J'ai vraiment pris mon travail au sérieux mais ma femme a accouché hier et je n'ai presque pas dormi de la nuit.

Ne détectant pas la moindre once de malice ou de tromperie dans le comportement du garde, McLane se contenta de pousser un léger soupir avant de lui donner une petite claque sur l'épaule.

- Je passe l'éponge pour cette fois mais n'abusez pas de ma patience, Stevenson. Félicitations à vous et à votre femme pour cet heureux événement.
- M... merci Mr McLane. Répondit le dénommé Stevenson, sincèrement surpris.

McLane hocha simplement de la tête et se détourna du garde avant de passer les portes d'or. Arrivant dans un petit hall, il ne perdit pas de temps et entra directement dans l'une des cages d'ascenseur. Une voix féminine résonna alors aux oreilles de McLane.

- Quel étage ?
- Neuvième. Répondit simplement le sorcier.

Arrivant à l'étage prévu, il ne s'engagea pourtant pas dans le couloir et prit un escalier sur la gauche, qui le menait encore plus haut. Gravissant les marches d'un pas lent mais sûr, il atteignit enfin sa destination: le niveau dix.

Emergeant de la cage d'escalier, il s'engagea dans un couloir aux murs faits de pierre brute et dont les torches jetaient des ombres sur tout le parcours. Trop habitué pour s'en formaliser, McLane s'engagea par une des petites portes où l'attendait une femme d'une trentaine d'années. Vêtue d'un tailleur de couleur sombre, et de lunettes en écaille, elle tenait à la main un dossier pourvu d'une enveloppe pourpre, ornée d'un grand M sur la couverture. En apercevant McLane, elle se précipita pour le saluer.

- Bonjour Mr. McLane. Déclara-t-elle respectueusement.
- Bonjour Maggie, qu'avons-nous de beau ce matin ?

La sorcière s'avança d'un pas vif vers McLane avant de lui tendre le dossier. Le sorcier le parcourut des yeux quelques instants avant de le refermer et de le mettre sous son bras. Reportant son regard sur Maggie, cette dernière prit immédiatement la parole d'une voix claire.

- La salle d'audience numéro 10 vient d'être préparée à votre intention. Les accusés sont déjà présents et les spectateurs commencent à arriver.
- Bien, allez mettre votre robe d'apparat et rejoignez-moi sur place. J'aimerais trancher cette affaire au plus vite pour que nous puissions passer au vote de Poudlard.

Maggie acquiesça de la tête et sortit de la pièce, laissant McLane seul pendant quelques instants. Contrairement à la jeune femme, la robe de Charles n'était pas couleur prune mais d'une couleur anthracite, teinte qu'il affectionnait tout particulièrement. Enfilant la robe d'un geste souple, il attarda un instant son regard sur le M brodé sur le côté gauche.

Réajustant son chapeau, il s'avança vers la salle 10 et se dirigea vers l'estrade réservée au Président Sorcier du Magenmagot. Les autres membres, que constituaient environ une cinquantaine de personnes, étaient presque tous présents et la plupart le saluèrent avec déférence. Charles n'y fit pas attention et se plaça directement sur l'estrade, s'asseyant sur le siège qui lui était destiné avant de déposer le dossier sous ses yeux pour l'examiner une nouvelle fois.

Voyant un jeune homme au teint cireux se placer à sa droite, avec plusieurs rouleaux de parchemin et une bouteille d'encre à la main, il en déduisit que la séance pouvait commencer. En effet, selon le règlement le greffier était l'un des derniers à entrer dans la pièce.

Passant son regard sur les murs de pierre sombre, seulement éclairés par la lueur des torches, il posa finalement les yeux sur les personnes qui commençaient à entrer dans la pièce par petits groupes. Dans la tribune d'honneur se trouvaient notamment deux personnes qu'il n'aurait jamais cru voir ensemble s'il n'avait pas vu les preuves du procès la veille.

- Audience pénale du 13 Octobre, ayant pour objet d'examiner les infractions au code pénal sorcier reprochés à cinq individus : Tim Bottom, Cole Sparrow, William Beckett, Jonathan Smith et Andrew Jones. Les prévenus seront interrogés par Charles McLane, Président Sorcier du Magenmagot.
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Isabella Casteli
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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Dim 9 Aoû - 1:27

C'est de mauvaise humeur que la jeune Casteli se réveilla ce matin vers les alentour de 8h00. Elle avait en effet très mal dormi et cela a cause d'une nouvelle intrigante qu'elle avait lu dans les journaux la veille. Un procès important allait se tenir , un procès qui mettait en cause des membres de l'ordre du Phénix. Ce genre de procès étaient très rares, a vrai dire c'était une première.

Mais alors pourquoi était-elle de mauvais poil ? Pourquoi ressentait-elle cette étrange, inconfortable sensation a l'estomac? Était-ce parce-que pour assister a l'audience il lui faudrait être au ministère ? Lieu qui ne lui plaisait guère? Les rebelles avaient été mis hors la loi depuis longtemps, et même si beaucoup de rumeurs circulaient sur son appartenance au groupe, aucune preuve ne permettait de la juger. Donc, elle ne risquait pas grand chose...

Non, c'était autre chose, mais elle ne saurait dire quoi.

Elle déjeuna a toute vitesse, buvant une gorgée de thé et engloutissant une tartine rapidement. Puis, elle revêtit un ensemble tailleur vert pale, ainsi que d'une chemisette de couleur crème, qu'elle ne boutonna pas jusqu'en haut.

Au moment de sortir, Bella observa le résultat devant le miroir. Elle soupira, prit son sac a main et claqua la porte de son appartement Londonien.

Aujourd'hui était l'un de ces jours, ou la rebelle aurait largement préférée rester au lit et ne pas mettre le nez dehors. Malheureusement, c'était pas possible.

Deux minutes plus tard, elle se trouvait dans l'Atrium du ministère. Elle passa la sécurité, et fonça vers les ascenseurs. L'audience se tiendrait au dixième étage selon Maggie, une fille qu'elle avait connu quelques temps plutôt, stagiaire auprès de McLane, qu'elle avait contacté hier.

L'audience n'allait plus tarder a commencer. Elle entra dans l'illustre salle du Magenmagot, et alla s'asseoir a la place des spectateurs. Sa baguette tenue en main bien entendu. Elle vit Charles McLane entré suivit de ses magistrats. Les pierres sombres de la salle, donnaient au président du Magenmagot, une lueur importante, menaçante et imposante. La rebelle devina dans la démarche du sorcier, un inébranlable besoin de pouvoir.

Puis, elle vit sur le banc des accusés les aurors de l'ordre. Ils abordaient tous un air indigné, presque vexé de se retrouver de l'autre coté de la barrière. Eux qui faisaient tout pour mettre les rebelles derrière les barreaux d'Azkaban, réalisaient avec rancœur que la roue tournait enfin.

Isabella esquissa un sourire malicieux en pensant a cela. Sourire qui s'effaça rapidement lorsqu'elle reconnut Anya Dellarosa, assise dans la tribune d'honneur, son regard pas froid mais glaciale parcourant la salle et se fixant sur ces modiques aurors. A coté d'elle, était assis ni plus ni moins que Jarod. L'air apparemment serein, l'air que prenait sans doute au même instant McLane - celui d'un habitué - tandis qu'il prononçait d'une voix solennelle :

- Audience pénale du 13 Octobre, ayant pour objet d'examiner les infractions au code pénal sorcier reprochés à cinq individus : Tim Bottom, Cole Sparrow, William Beckett, Jonathan Smith et Andrew Jones. Les prévenus seront interrogés par Charles McLane, Président Sorcier du Magenmagot.


Les yeux vert-bleu de la belle ne daignèrent pourtant pas quitter Jarod et Anya du regard, pour accorder son attention aux dénommés Sparrow, Becket, Smith et Jones. Son estomac se noua a nouveau. Non , elle n'allait pas aimer ça...
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Jarod Goldsmith
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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Lun 10 Aoû - 2:12

Depuis qu'il avait décidé d'endosser le costume du richissime homme d'affaires, Jarod avait décidé de ne pas se soucier du regard des autres. Il se souciait de son apparence, même s'il s'agissait davantage d'esthétique personnelle que d'autre chose, comme il se souciait de ses actions, et des conséquences de ces dernières mais il n'éprouvait absolument aucun intérêt pour la manière dont les autres les voyaient.

Voilà pourquoi il avait l'air d'être le plus serein du monde, et parfaitement détendu alors qu'il traversait le Ministère en compagnie d'Anna. Il est vrai qu'être en compagnie d'une des têtes pensantes du parti diamétralement opposé à ses idées avait peut-être de quoi choquer mais il n'avait pas à rassurer ou à désenchanter ses "admiratrices". Les informations qu'allait bientôt divulguer le vieux McLane allaient s'en charger à sa place, de toutes manières.

En parlant du vieux bouc, Jarod le vit arriver avec tout son cortège d'assistants et de greffiers peu après qu'il soit lui-même arrivé avec Anna dans la loge qui lui était allouée. En effet, l'ex-leader des rebelles s'était vu accorder par Thomas la tribune d'honneur, à savoir l'une des loges prévues pour les invités de haut rang qui venaient assister au jugement du Magenmagot.

Actuellement, Anna, ou plutôt Anya Dellarosa comme tel était son nom en public, et lui-même étaient les seuls à se trouver dans la dite loge, probablement un geste de la part d'Anderson pour leur assurer un peu d'intimité, et surtout pour éviter qu'ils ne soient assaillis de questions lorsque la "révélation" sur la nature présumée de leur relation allait être dévoilée au grand jour.

Cherchant Thomas des yeux, l'homme d'affaires finit par croiser son regard et eut droit à un hochement de tête ainsi qu'à un sourire amusé. Anderson hocha également de la tête en direction d'Anya avant de reprendre sa conversation avec Julian Rosenberg.

Le silence se fit toutefois bientôt dans la salle et McLane commença son réquisitoire.

- Audience pénale du 13 Octobre, ayant pour objet d'examiner les infractions au code pénal sorcier reprochés à cinq individus : Tim Bottom, Cole Sparrow, William Beckett, Jonathan Smith et Andrew Jones. Les prévenus seront interrogés par Charles McLane, Président Sorcier du Magenmagot.

Les prévenus en question avaient l'air sensiblement énervés, voire indignés et laissaient échapper des cris répétitifs tels que "c'est un scandale!", "libérez-nous immédiatement", "nous sommes la justice!".

Toutefois, leurs voix se turent bientôt lorsque les cinq suspects aperçurent Jarod. Plus encore que le regard glacial d'Anya, la manière tranquille mais aussi presque... carnassière avec laquelle le progressiste les regardait suffit à les paralyser. C'était comme si un faucon observait sa proie avec amusement, se réjouissant avec délectation non seulement du festin qu'il allait déguster mais aussi de la terreur qu'il suscitait chez sa proie. L'un d'eux sembla d'ailleurs faire dans son pantalon car l'un des Aurors en charge de leur surveillance utilisa un sort de nettoyage d'un air dégoûté.

- Les charges retenues contre les prévenus sont les suivantes : en parfaite connaissance de la gravité de leurs actes, ces messieurs ont pénétré par effraction dans un domicile magique, et ce, en forçant illégalement l'accès à une cheminée sécurisée. L'accès à la cheminée en question s'est fait par l'effraction du bureau de Miss Davidson. Ces sorciers... si l'on peut encore appeler ce genre d'hommes ainsi, ont violemment agressé une jeune femme sous prétexte d'une arrestation, alors qu'ils ne disposaient d'aucune autorité légale. Ainsi, à la charge d'usurpation de l'autorité légale s'ajoute l'appartenance à un groupe para-militaire sorcier puisqu'il a été établi que ces hommes font partie de "L'Ordre du Phénix".

Pour une fois, Jarod se délecta du plaidoyer qui s'en suivit, puisque McLane massacra littéralement l'avocat des cinq prévenus, notoirement connu pour son affiliation à Potter. Malheureusement, après avoir fini de démolir la défense des suspects, il fut obligé de montrer à la cour la preuve indiscutable de leur culpabilité, à savoir leurs propres souvenirs.

C'est ainsi que la cour et les spectateurs assistèrent devant eux à la manière dont les cinq membres de l'Ordre s'étaient infiltrés dans le bureau de Jude, ayant davantage l'air de petits voyous que d'hommes "sur-entraînés", comme ils auraient dû l'être par leur entraînement d'Aurors. Puis vint la partie se déroulant dans l'appartement.

- Dellarosa, vous êtes suspectés de faire partie des Mangemorts. Suivez-nous ou nous serons forcés d'employer la force.
- Qu'est-ce que c'est que ces bêtises ?

Jarod lui même devait constater qu'Anya avait parfaitement joué la comédie par son air effarouché en apercevant que des gens s'étaient introduis chez elle. C'est alors que l'un des hommes de l'Ordre brandit sa baguette.

- Expelliarmus !

Tous virent Anya éviter le sortilège de désarmement avant de répondre avec des sortilèges de stupéfixion alors que ses adversaires utilisaient des maléfices de plus en plus violents.

C'est alors que Jarod fit son entrée en scène. D'un geste de sa baguette, il fit voler les baguettes des cinq hommes jusqu'à lui avant de les stupéfixer et les baillonner et ce, sans émettre le moindre son. Le souffle de vent et l'aura de puissance que dégageaient le rebelle dans le souvenir, de même que son aisance pour l'utilisation de sortilèges informulés lui valurent des murmures d'approbation jusque dans les rangs du Magenmagot.

Le souvenir s'arrêta là mais tous avaient compris que si le rebelle s'était trouvé au domicile de la jeune femme, et plus encore était venu à son secours tel un "chevalier servant", ce n'était certainement pas juste par galanterie.

Voyant les expressions diverses chez les spectateurs, allant de la surprise chez certains chroniqueurs, jusqu'aux crises de larmes pour un grand nombre de femmes, Jarod se pencha à l'oreille d'Anya et lui murmura à l'oreille.

- Nous voilà "officiellement" en couple, ma rose. Peut-être serait-ce le moment de leur faire comprendre que ce n'est pas que leur imagination ?

Et tout en finissant sa phrase, l'homme d'affaires lui déposa un tendre baiser sur la joue. Il ne tenait pas à étaler leur vie privée en public mais il voulait quand même leur faire comprendre la réalité de la situation.

Finalement, après un vote des plus rapides, McLane réussit à ramener le calme et prononça la sentence.

- Après délibération, le Magenmagot a reconnu coupables de toutes les charges les cinq accusés. En conséquence, ils purgeront une peine de vingt ans à Azkaban, et reverseront à Miss Dellarosa des dommages et intérêts s'élevant à 100 000 gallions, chacun.

Il s'ensuivit des réactions mitigées de la part du public. Les opposés à l'Ordre, c'est à dire majoritairement les progressistes et conservateurs, applaudirent chaudement le verdict alors les quelques groupes de personnes pro-Potter restèrent sciés par le jugement.

McLane ne tarda toutefois pas à reprendre la parole, alors que les accusés étaient emmenés hors de la pièce.

- A présent, nous allons traiter le dossier JG-4869, concernant l'héritage et les droits de possession de l'Ecole de Sorcellerie Poudlard par l'unique descendant d'une des lignées des fondateurs, Mr Jarod Goldsmith.

Pour une fois, le vieux sorcier n'avait pas l'air ouvertement hostile à l'égard de son vieil ennemi du barreau. Au contraire, Charles adressa un hochement de tête à l'égard de l'homme d'affaires avant de reprendre la parole.

- Il a déjà été établi par le Magenmagot que Mr Goldsmith, dernier descendant de Rowena Serdaigle, détient légitimement les droits de trois fondateurs sur quatre concernant l'Ecole de Sorcellerie Poudlard, ainsi que d'autres biens ayant appartenu à Rowena Serdaigle, Godric Gryffondor et Helga Poufsouffle. Aujourd'hui, dernier jour de cette affaire, sera décidé si oui ou non, les droits de Salazar Serpentard, doivent lui revenir.

Le vote était sur le point de commencer, un vote qui de toutes manières, scellerait l'avenir du monde sorcier d'une manière ou d'une autre. Alors que les spectateurs paraissaient totalement estomaqués, Jarod avait conservé une attitude parfaitement détendue et tenait toujours la main d'Anya.

- Regarde mon amour, regarde le cours de l'Histoire changer sous nos yeux...

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Qui que je sois au fond de moi, je ne suis jugé que par mes actes.
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Anya Dellarosa
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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Lun 10 Aoû - 15:03

Cette tribune d'honneur était vraiment très bien placée, il n'y avait pas à dire. D'ici, nous pouvions voir toute la salle et, en plus, nous étions seuls tous les deux. Tous ces spectateurs qui venaient observer la déchéance de l'Ordre du Phénix, les accusés qui juraient leur innocence sans arrêt (au point que j'en venais presque à plaindre les Aurors chargés de leur surveillance), les membres du Magenmagot qui discutaient entre eux aussi. Je reconnaissais quelques conservateurs que je saluais d'un signe de tête neutre, alors que certains modérés et progressistes me fixaient d'un air peu amène. Ceux-là, je préférais d'ailleurs les ignorer, fixant plutôt Thomas Anderson, le candidat progressiste qui venait de me saluer d'un signe de tête que je lui rendis. Soudain, je compris alors quel Thomas Jarod avait eu au téléphone et pouffai légèrement en me penchant vers le rebelle.

C'est lui qui te taquinait sur notre relation le jour de l'intrusion n'est-ce pas ? J'avais presque oublié qu'il s'occupait de la Justice Magique...

J'eus juste le temps de lui faire un clin d'oeil que Charles McLane, président du Magenmagot, et sa troupe d'effecteurs firent leur apparition : l'audience pouvait commencer.

- Audience pénale du 13 Octobre, ayant pour objet d'examiner les infractions au code pénal sorcier reprochés à cinq individus : Tim Bottom, Cole Sparrow, William Beckett, Jonathan Smith et Andrew Jones. Les prévenus seront interrogés par Charles McLane, Président Sorcier du Magenmagot.

Au moins, je connaissais maintenant leur nom. Alors que les spectateurs s'agitaient sur leur siège pour voir les prévenus, je remarquais un unique regard porter vers Jarod et moi. Le fixant à mon tour d'un air froid, je fus assez surprise d'y voir une certaine colère naissante, que je ne compris pas forcément : était-ce l'une de ces modérés qui venait soutenir les siens ? J'en doutais cependant.

Mon aigle, sais-tu qui est cette femme, avec le tailleur vert pâle, qui nous observe depuis tout à l'heure ? Elle n'a en tout cas pas l'air très amicale...

Ou alors, elle était l'une des admiratrices secrètes de Jarod, une de ces femmes qui tombait amoureuses de lui à cause de sa beauté, sans le connaître plus que ce que les journaux en disaient. Mais je voyais bien que le rebelle regardait ailleurs et suivit son regard : même si je ne pouvais pas voir cette lueur carnassière qui luisait dans son regard, je vis que les cinq accusés semblant pétrifiés et terrifiés sur leur chaise, ce qui me fit sourire. Je savais très bien que Jarod pouvait être effrayant, et je sentais presque un léger froid autour de nous, ce qui confirma ma théorie.

- Les charges retenues contre les prévenus sont les suivantes : en parfaite connaissance de la gravité de leurs actes, ces messieurs ont pénétré par effraction dans un domicile magique, et ce, en forçant illégalement l'accès à une cheminée sécurisée. L'accès à la cheminée en question s'est fait par l'effraction du bureau de Miss Davidson. Ces sorciers... si l'on peut encore appeler ce genre d'hommes ainsi, ont violemment agressé une jeune femme sous prétexte d'une arrestation, alors qu'ils ne disposaient d'aucune autorité légale. Ainsi, à la charge d'usurpation de l'autorité légale s'ajoute l'appartenance à un groupe para-militaire sorcier puisqu'il a été établi que ces hommes font partie de "L'Ordre du Phénix".

Pour une fois, j'admirais l'art du président du Magenmagot. Il réduisait la plaidoirie de l'avocat en quelques mots, le laissant bredouiller inutilement pour tenter de sauver la peau de ses protégés. En plus, il se servait de son adhésion connue en tant que toutou de Potter pour le descendre encore plus en flèche, ce qui confirmait le fait qu'il n'était pas certainement pas pour les modérés. Je doutais qu'il soit cependant conservateur, ce qui laissait la place aux progressistes. Cependant, je ne posais pas la question à Jarod, vu qu'il ne me répondrait sans doute pas. Après tout, un homme de loi se devait d'être normalement neutre, non ? Cependant, le moment de vérité arriva enfin : celui des preuves, c'est à dire des souvenirs de l'intrusion et de l'attaque sur ma personne.

Plus je repensais et revoyais ces souvenirs, plus je me disais que je me débrouillais plutôt pas mal en comédie : qui aurait pu deviner que les paroles des intrus avait touché juste, et que j'étais bel et bien une Mangemorte ? Personne. Mais d'un sens, je savais que je devais cette maîtrise totale de moi-même, dans les paroles comme dans les actes, à l'homme qui se trouvait près de moi. S'il n'avait pas été là, j'aurais craqué et envoyé des sortilèges de magie noire pour les tuer ou au moins leur faire totalement perdre la raison. Bien sûr, ils avaient peut-être des familles à nourrir, mais je n'avais pas de pitié : ils avaient suivi la mauvaise voie après tout. Tout par contre accusait encore plus ces hommes : alors que j'étais resté sur des sortilèges de stupéfixion, eux avaient voulu me capturer plutôt morte que vivante vu les sortilèges qu'ils utilisaient. Si je n'avais aps été aussi soule et rapide, il n'y avait aucun danger que je ne m'en sorte. Cependant, les spectateurs et le Magenmagot n'eurent aucune réflexion jusqu'à l'arrivée de Jarod qui émanait de maîtrise magique et de puissance même dans le souvenir. L'approbation de tous était audible par tous les présents, et je compris rapidement que nous avions certainement gagné l'avis favorable du Magenmagot grâce à ceci.

Enfin, à l'évanouissement du souvenir, plusieurs réaction différentes apparurent sur la relation entre Jarod et moi. Si certains étaient simplement surpris, ceux qui le savaient déjà grâce au rebelle restaient neutre. Des conservateurs et progressistes eurent des gestes colériques et d'incompréhension en nous regardant alors que des femmes pleuraient à chaudes larmes face à ce qu'elle devait considérer comme un amour perdu.


- Nous voilà "officiellement" en couple, ma rose. Peut-être serait-ce le moment de leur faire comprendre que ce n'est pas que leur imagination ?

Seulement sur la joue ? Tu me déçois, mon cher rebelle.

Alors que lui n'avait apporté comme confirmation qu'un tendre baiser sur la joue, je répondis plutôt par un baiser sur ses lèvres, goûtant encore une fois à leur saveur si agréable. Il fallait l'avouer, même si je détestais parler de ma vie privée, j'étais plutôt heureuse de savoir qu'il n'y avait aucun besoin de se cacher dorénavant.

- Après délibération, le Magenmagot a reconnu coupables de toutes les charges les cinq accusés. En conséquence, ils purgeront une peine de vingt ans à Azkaban, et reverseront à Miss Dellarosa des dommages et intérêts s'élevant à 100 000 gallions, chacun.

La condamnation était exemplaire, je le savais très bien, et j'observais maintenant les réactions soit de joie des opposants à Potter, soit d'incompréhension totale de ses supporters. Je préférais pour ma part reste totalement neutre, même si j'étais plutôt joyeuse ce jour-là.

Je suis vraiment heureuse de voir cette condamnation vois-tu. Cela calmera certainement toute ardeur illégale des pro-Potter.

- A présent, nous allons traiter le dossier JG-4869, concernant l'héritage et les droits de possession de l'Ecole de Sorcellerie Poudlard par l'unique descendant d'une des lignées des fondateurs, Mr Jarod Goldsmith.

Même si je savais que cette affaire devait se passer après le procès, je devais avouer que j'étais plutôt surprise de voir la rapidité du changement. Si quelques murmures subsistaient sur la précédente affaire et les révélations qui en découlaient, la plupart avaient retrouvé leur sérieux de membres du Magenmagot, écoutant attentivement l'annonce de l'affaire. J'eus d'ailleurs l'étonnement de voir que le président eut même un signe de tête envers Jarod.

- Il a déjà été établi par le Magenmagot que Mr Goldsmith, dernier descendant de Rowena Serdaigle, détient légitimement les droits de trois fondateurs sur quatre concernant l'Ecole de Sorcellerie Poudlard, ainsi que d'autres biens ayant appartenu à Rowena Serdaigle, Godric Gryffondor et Helga Poufsouffle. Aujourd'hui, dernier jour de cette affaire, sera décidé si oui ou non, les droits de Salazar Serpentard, doivent lui revenir.

Apparemment, ce n'était pas le premier jour de l'affaire, mais plutôt le final. Pendant quelques instants, je regrettais presque ne pas avoir de place au Magenmagot, pour être au courant plus facilement de ce genre d'affaire. D'ailleurs, à part Jarod qui était détendue et me tenait toujours la main, beaucoup semblaient un peu nerveux, comme si tous savaient l'enjeu du vote qui allait commencer.

- Regarde mon amour, regarde le cours de l'Histoire changer sous nos yeux...

J'espère juste qu'elle évoluera dans ton sens... J'ai envoyé des instructions à Jude pour que les indécis conservateurs appuient ta candidature. Faire tomber l'école dans les mains du ministère, même à 25% n'est pas l'idéal, et entraînerait des conflits.

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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Lun 10 Aoû - 23:52

C'est lui qui te taquinait sur notre relation le jour de l'intrusion n'est-ce pas ? J'avais presque oublié qu'il s'occupait de la Justice Magique...

Voyant qu'Anna lui indiquait Thomas du regard, le rebelle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire à ton tour.

- Oui, c'est Thomas. C'est parce qu'il est à la tête du Département qu'il a pu éviter des fuites sur cette affaire. Et il semble tout particulièrement t'apprécier, je me demande s'il y a de quoi s'inquiéter... Lui murmura Jarod d'un ton amusé.

Son attention rivée sur les suspects, Jarod n'avait pas prêté attention aux spectateurs jusqu'à ce que sa compagne lui fasse une remarque d'un ton interrogatif.

Mon aigle, sais-tu qui est cette femme, avec le tailleur vert pâle, qui nous observe depuis tout à l'heure ? Elle n'a en tout cas pas l'air très amicale...

Portant son regard sur la femme en question, Goldsmith reconnut immédiatement Isabella au milieu de la foule. La jeune Casteli observait le couple, et plus précisément Anya avec un mélange d'incompréhension et de colère.

- Oui, elle s'appelle Isabella, Isabella Casteli. C'est une progressiste dont j'ai fait la connaissance il y a deux ans, et une amie. Je te la présenterai tout à l'heure si tu veux... mais en effet, on dirait que quelque chose la dérange. C'est dommage.

Jarod savait parfaitement ce qui tourmentait Bella mais il ne pouvait rien pour l'apaiser. Bien que conscient des sentiments que la jeune femme éprouvait à son égard, le progressiste ne pouvait pas les lui retourner. Fort heureusement, la rebelle ignorait encore la véritable identité d'Anya, sinon quoi sa réaction se serait probablement faite encore plus enflammée.

Seulement sur la joue ? Tu me déçois, mon cher rebelle.

Alors que l'homme d'affaires s'était contenté d'un baiser sur la joue, pensant à tort qu'Anya désirait ne pas montrer leur relation en public, la conservatrice l'étonna en capturant ses lèvres en un tendre baiser. Un baiser qui fit redoubler les cris de stupeur, les sifflets joyeux et les pleurs de ses admiratrices.

Alors qu'il attendait que McLane prononce son verdict, Anya se pencha à nouveau pour lui murmurer à l'oreille.

J'espère juste qu'elle évoluera dans ton sens... J'ai envoyé des instructions à Jude pour que les indécis conservateurs appuient ta candidature. Faire tomber l'école dans les mains du ministère, même à 25% n'est pas l'idéal, et entraînerait des conflits.

Jarod se contenta d'esquisser un sourire avant de l'embrasser à son tour. Il n'avait pas de doute quant à l'issue du vote, mais l'appui des conservateurs lui procurait une assurance supplémentaire sur le bon déroulement de sa prise de pouvoir.

- Merci, ma rose. Je pense que tout ira bien. Si tu veux, on pourra aller déjeuner en sortant ? Je connais un petit restaurant sur le littoral français dont le maître coq est un dieu en matière de cuisine... et la vue que l'on a de la plage en contre-bas est tout simplement magnifique...

Il n'eut pas le temps de terminer car McLane reprit la parole d'une voix forte.

- Par plus de deux tiers des votants, le Magenmagot a décidé que les droits de Salazar Serpentard concernant l'Ecole de Sorcellerie Poudlard reviendraient à Mr Jarod Goldsmith. Toutefois, afin de ne pas perturber l'année en cours, il est demandé que les élèves ayant été admis à la rentrée puissent rester jusqu'à la fin de l'année scolaire. Mr Goldsmith dispose toutefois de tous les pouvoirs sur l'école, sur son personnel ainsi que sur ses élèves. La séance est levée.

Et voilà. Alors qu'un tonnerre d'applaudissements engloutissait les quelques protestations des neutres, Jarod venait d'être rendu maître de Poudlard, et ce, en toute légitimité. Se levant dans sa loge, le rebelle adressa à Thomas et Julian un sourire reconnaissant avant de donner son bras à Anna.

- Pour une fois, je suis très reconnaissant du sang qui coule dans mes veines, tu sais. Je dois admettre que même si je suis pas partisan des unions consanguines ou des préjugés dont souffrent les nés-moldus, ces vieilles traditions viennent de me donner tout pouvoir sur le lieu magique le plus important de ce pays, l'Ecole où seront formées toutes les futures générations de sorcières et de sorciers...

Les yeux bleus du rebelle étincelèrent d'amusement alors que son regard se posait sur quelques modérés enragés, pour la plupart des pro-Potter qui le dévisageaient avec horreur alors qu'ils semblaient réaliser le pouvoir que cet homme qu'ils avaient tant décrié possédait à présent sur leurs enfants.

- Oh oui, je sens que ça va être amusant... Il est temps que le règne de Potter prenne fin et que l'héritage de Dumbledore tombe dans l'oubli. Une nouvelle ère s'ouvre devant nous, ma rose. Une ère que nous allons façonner de nos mains.

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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Mer 12 Aoû - 0:02

- Oui, c'est Thomas. C'est parce qu'il est à la tête du Département qu'il a pu éviter des fuites sur cette affaire. Et il semble tout particulièrement t'apprécier, je me demande s'il y a de quoi s'inquiéter...

Il m'apprécie ?

Je devais avouer que j'étais assez étonnée de cette information. Pour tout dire, je ne l'aurais pas cru si ce n'avait été lui qui me l'avait dit. Qu'un autre progressiste m'apprécie alors que j'étais une proche de la candidate conservatrice était surprenant, surtout qu'il ne me connaissait pas.

Il m'apprécie parce que tu me fais confiance, n'est-ce pas ?

Cela devait être la seule conclusion mais, d'un sens, cela n'était pas forcément bon pour moi vis à vis de Jude. Si elle savait qu'en plus d'être amoureuse d'un des plus puissants progressistes j'étais appréciée du candidat, cela n'allait pas forcément être bon pour mon grade et elle allait peut-être même m'accuser de changer de camp et de suivre le sens du courant. En effet, il n'était pas caché que les sondages pressentaient une victoire des progressistes. Pourtant, ce n'était pas le cas, même si je faisais des efforts en présence de Jarod. En plus de cela, je savais que, malgré tout, des progressistes n'allaient pas m'apprécier, surtout chez les femmes.

- Oui, elle s'appelle Isabella, Isabella Casteli. C'est une progressiste dont j'ai fait la connaissance il y a deux ans, et une amie. Je te la présenterai tout à l'heure si tu veux... mais en effet, on dirait que quelque chose la dérange. C'est dommage.

J'ai l'impression que c'est ma présence près de toi qui la dérange... Je doute qu'elle accepte ces présentations tu sais, ou alors elle va me sauter à la gorge à la simple évocation de mon nom.

Même si je souriais et considérait le sujet comme une plaisanterie, je ne pouvais m'empêcher d'être légèrement inquiète pour Jarod. En effet, ne se pourrait-il pas que notre relation détourne certains de ses alliés ? Voire même qu'il ait des problèmes à cause de moi ? Oh, bien sûr, cela pouvait être possible dans les deux sens mais je n'avais pas vraiment peur des autres conservateurs : il connaissait ma puissance après tout. Ce n'était cependant pas pour cela que j'allais m'empêcher de montrer à quel point je l'aimais : je l'embrassais sur les lèvres alors que lui s'était contenté de la joue. En bas, les spectateurs de cette confirmation intensifièrent le son de leurs émotions, ce qui me fit sourire. Même si cela n'était pas mon genre, j'étais fière de montrer à tous à quel point j'étais attachée à Jarod.

D'ailleurs, il semblait apprécier l'appui que je lui fournissais avec l'aide des conservateurs. A vrai dire, je savais que Jude avait été plutôt intriguée par ma demande mais avait accepté, comme d'habitude. Quand elle saurait cela, il était évident qu'elle comprendrait plus facilement les motifs de cette décision, même si elle me reprochera d'être aveuglée, ou alors d'aller trop loin dans la manipulation. En effet, j'étais persuadée qu'elle penserait au début que je manipulais juste Jarod pour l'attirer dans notre camp.


- Merci, ma rose. Je pense que tout ira bien. Si tu veux, on pourra aller déjeuner en sortant ? Je connais un petit restaurant sur le littoral français dont le maître coq est un dieu en matière de cuisine... et la vue que l'on a de la plage en contre-bas est tout simplement magnifique...

Avec plaisir, il faut bien fêter ta future victoire ! Mais cette fois, je paie, je te dois bien ça.

D'ailleurs, quelques instants après la déposition de mes conditions pour le dîner, McLane semblait se faire l'écho de notre opinion sur le vote.

- Par plus de deux tiers des votants, le Magenmagot a décidé que les droits de Salazar Serpentard concernant l'Ecole de Sorcellerie Poudlard reviendraient à Mr Jarod Goldsmith. Toutefois, afin de ne pas perturber l'année en cours, il est demandé que les élèves ayant été admis à la rentrée puissent rester jusqu'à la fin de l'année scolaire. Mr Goldsmith dispose toutefois de tous les pouvoirs sur l'école, sur son personnel ainsi que sur ses élèves. La séance est levée.

Les applaudissements fusaient en faveur de cette décision. Oui, l'Histoire changeait sous leurs yeux, et dans le bon sens. Je savais que, grâce à Jarod, l'école serait un havre de paix pour tous les élèves, quelqu'ils soient. Alors que le rebelle se levait pour recevoir les félicitations qui lui étaient dus, je refusais son bras tendu vers moi avec un sourire amusé.

Ce n'est qu'envers toi que les applaudissements vont Jarod, savoure-les. Je n'aipas ma place dans ce tableau de félicitations, et tu le sais. Toi seul a hérité du château, et je n'ai rien à y voir.

Bien évidemment que j'étais heureux pour lui, et cela se voyait puisque j'irradiais de joie à son encontre. Malgré tout, je savais que si j'étais à ses côtés durant ce moment, beaucoup penseraient à une manipulation de ma part juste pour atteindre Poudlard, et je le refusais. Je n'avais pas encore accepté sa proposition de poste en tant que directrice-adjointe à cause de mon passé et pourtant, je savais qu'une réponse affirmative était le mieux. Cependant, je pouvais très bien laisser ma mauvaise soif d'ambition prendre le dessus, ce qui était parfois agréable...

- Pour une fois, je suis très reconnaissant du sang qui coule dans mes veines, tu sais. Je dois admettre que même si je suis pas partisan des unions consanguines ou des préjugés dont souffrent les nés-moldus, ces vieilles traditions viennent de me donner tout pouvoir sur le lieu magique le plus important de ce pays, l'Ecole où seront formées toutes les futures générations de sorcières et de sorciers...

Le sang qui coule dans nos veines est toujours le meilleur moyen d'arriver là où on le souhaite, il est vrai.

- Oh oui, je sens que ça va être amusant... Il est temps que le règne de Potter prenne fin et que l'héritage de Dumbledore tombe dans l'oubli. Une nouvelle ère s'ouvre devant nous, ma rose. Une ère que nous allons façonner de nos mains.

Une ère de neutralité à l'école de magie serait l'idéal.

Enfin, lorsque les spectateurs commençaient à partir et les applaudissements s'estompaient, nous décidâmes enfin de descendre de la loge d'honneur, main dans la main. A vrai dire, dès notre arrivée dans la salle d'audience, pas mal de personnes commençaient à venir vers nous, pour féliciter Jarod principalement. M'excusant auprès de lui alors que j'observais des conservateurs m'observaient en semblant m'appeler. Une fois arrivés près d'eux, nous nous écartâmes dans un coin tranquille avant que l'un des membres de ce genre exclusivement composé de conseillers de Jude se mette à parler.

Vous auriez pu nous parler de votre plan tout de même Anya !

De quel plan parlez-vous ?

Pour tout dire, je ne comprenais pas véritablement ce dont ils voulaient parler, même si j'en avais une petite idée. Ils se jetèrent des regards assez inquiets et incrédules avant de reparler.

Nous parlons du plan de manipuler Goldsmith afin de pouvoir avoir un certain contrôle sur lui et ainsi sur l'école. C'est bien joué mais nous aurions bien aimé être au courant quand même...

Espèces d'idiots !

Tout le mépris que j'avais toujours ressenti pour eux se ressentait dans mon ton, comme cette froideur et cette colère contenues. Même si je n'avais pas parlé fort et que mon visage restait neutre, ils reculèrent de quelques pas, comprenant certainement qu'ils s'étaient trompés.

J'aime véritablement Jarod, c'est assez clair pour vos petits cerveaux de piafs abrutis ? A moins que vous préfériez la manière forte pour le comprendre ?

Vous savez Anya, nous avons mis une protection anti-écoute autour de nous, il n'y a aucun pour que...

Il n'avait même pas eu le temps de finir sa phrase que mon poing avait surgi et s'était fracassé sur son nez trop proche. Après un glapissement pitoyable, l'autre était au sol et se faisait relever par ses collègues. Heureusement, nous étions assez écartés des autres pour que personne ne remarque rien. Je ne leur dis que quelques paroles avant de revenir vers Jarod.

Le prochain qui met en amour mon amour pour Jarod sera accepté en avant-première VIP dans la salle de torture, c'est compris ? Alors dégagez de là.

Ils étaient bel et bien partis le plus droit possible, tout comme moi qui avait enlevé quelques traces de sang sur me tenue. Retournant vers Jarod, j'eus presque des difficultés à le retrouver vu la foule dense qui voulait parler à Jarod Goldsmith, le nouveau possesseur de Poudlard. Me trouvant enfin près de lui, je m'excusais rapidement par légimencie et en lui expliquant rapidement la situation tout en protégeant cette communication, faisant ma meilleure figure possible face aux autres.

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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Dim 16 Aoû - 2:01

Une ère de neutralité à l'école de magie serait l'idéal.

Le rebelle se contenta de lui adresser un sourire tendre avant de prendre sa main dans la sienne. Tous deux quittèrent la tribune d'honneur et ne tardèrent pas à être submergés par la foule de personnes venus les féliciter, ou plus précisément le féliciter.

Anna ne tarda pas à s'excuser avant de rejoindre un petit groupe de sorciers qu'il reconnut aisément comme étant des conservateurs. Alors que sa bien-aimée disparaissait au détour d'un corridor, Jarod esquivait tant bien que mal ses fans éplorées avant d'être assailli par pire encore que des femmes désespérées: des journalistes.

La première à se lancer était une jeune femme d'une vingtaine d'années, aux cheveux blonds-roux et au visage empourpré alors qu'elle observait le rebelle d'un air presque timide.

- Bon... bonjour Mr Goldsmith. Sydney Weaver, du Petit Magicien. Pouvez-vous nous dire ce que cela fait d'être à présent le "Maître de Poudlard" ?

Jarod se tourna vers elle et lui adressa un sourire avant de répondre de ce ton savoureux et chaleureux qui était le sien.

- A vrai dire, c'est encore nouveau pour moi. Je pense que je suis autant sous le choc que toutes les personnes ici. Toutefois, je suis convaincu que les élèves ne seront pas mécontents de voir un peu de... fraicheur parmi les hauts dirigeants de l'école.

Des éclats de rire joyeux suivirent cette déclaration et l'homme d'affaires sut qu'il avait conquis son public. Malheureusement, certains... insectes n'étaient pas aussi agréables que le papillon auquel il venait de s'adresser, comme le scarabée qui le dévorait à présent du regard.

- Rita Skeeter, Gazette du Sorcier. Mr Goldsmith, confirmez-vous entretenir une relation amoureuse avec Anya Dellarosa, qui appartient pourtant au parti conservateur ?

- Mlle Skeeter, je pense que j'ai déjà répondu à cette question lorsque ma compagne et moi-même nous embrassions tout à l'heure. Avez-vous vraiment besoin que je vous explique ce que cette marque d'affection signifie, à vous dont les récits sulfureux s'étalaient si légèrement dans la gazette cet été ?

Et là encore, des éclats de rire parcourent l'instance alors que le visage de la journaliste, si on pouvait appeler cette femme ainsi, virait au cramoisi. S'excusant prestement, elle fendit la foule avant de déguerpir.

Ce fut cette fois-ci au tour d'un sorcier d'une trentaine d'années, au costume un peu débraillé et à la barbe de trois jours de venir l'interviewer. Jarod eut besoin d'un seul regard pour confirmer qu'il s'agissait d'un professionnel, contrairement à la novice et à cette sale rapace de Skeeter auxquels il avait eu affaire auparavant.

- John Callahan, du Times sorcier. Mr Goldsmith, comptez-vous apporter des changements à Poudlard maintenant que vous en avez le contrôle total ?

- En effet, Mr Callahan. Je compte modifier une partie des matières enseignées, ou plutôt les programmes qui ne sont nettement plus à jour. Il y a aussi des sujets qui sont apparus avec les progrès de la magie, notamment aux Etats-Unis où j'ai fait mes études, ainsi qu'en France, comme l'alchimie, qui bien que récents, n'en sont pas moins prometteurs.

- Et cela inclut-il des modifications parmi les enseignants eux-mêmes ? Continua Callahan, qui rédigeait des notes sur son calepin avec un simple stylo moldu.

- Ce n'est pas à exclure mais je vous avouerais n'avoir pas encore réfléchi à toutes ces choses. N'ayant pas eu la chance de faire mon apprentissage dans l'école fondée par mon ancêtre, j'entends d'abord me familiariser avec les lieux, et leur atmosphère avant de m'attaquer à la qualité du personnel en lui-même.

Quelques questions supplémentaires furent posées avant que les journalistes ne se décident à aller interviewer les membres du Magenmagot qui marchaient, ou plutôt rasaient les murs, en direction de la sortie. Laissant échapper un petit soupir, l'homme d'affaires reporta son attention sur Anna, dont il sentit la légère caresse mentale sur ses barrières, l'avertissant qu'elle revenait vers lui.

L'air révolté mais aussi déçu sur son visage lui en disait long sur la réaction qu'elle avait dû recevoir de la part de ses pairs. Bien que son expression demeura neutre, ses yeux démontraient de la compréhension et de la tendresse alors qu'elle arrivait enfin à se frayer un chemin jusqu'à lui.

Entremêlant ses doigts dans les siens, il déposa un baiser sur son front avant de lui murmurer.

- Ne t'en fais pas, ils finiront par comprendre. Laisse-leur juste le temps de réaliser que l'amour ne se préoccupe pas des camps ou des philosophies mais simplement du cœur.

C'est alors qu'il remarqua que ses phalanges semblaient rougies, probablement par un coup de poing qu'il avait du donner. Esquissant un léger sourire, il porta la main en question jusqu'à ses lèvres et y déposa un léger baiser. La douleur et les marques disparurent, laissant en un instant la peau telle qu'elle était à l'origine.

Ils s'éloignèrent ensuite un peu de la foule, attendant que suffisamment de personnes soient sorties afin de pouvoir eux-mêmes quitter la pièce. C'est ainsi qu'ils s'assirent sur un petit banc en pierre, près d'une fontaine d'eau claire. Dressant une barrière d'imperméabilité pour éviter que quelqu'un ne les écoute, le rebelle reprit la parole d'une voix douce.

- Pour en revenir à tes questions de tout à l'heure, Thomas t'apprécie pour deux raisons. La première, il est vrai, résulte de la confiance absolue que j'ai en toi et qui constitue pour lui une preuve plus que suffisante. La seconde, c'est qu'il est doué pour cerner les gens et je pense qu'il aurait déceler la moindre malice en toi s'il y en avait eu. En résumé, il te fait confiance parce que je te fais confiance mais il t'apprécie parce qu'il a jugé de la sincérité de tes sentiments à mon égard.

Voyant le léger rougissement apparaître sur les joues de sa compagne, le progressiste l'embrassa doucement sur la joue pour la faire revenir à la réalité. Passant un bras derrière ses épaules pour la serrer délicatement contre lui, il reprit d'un ton plus neutre.

- En ce qui concerne Isabella... c'est l'une des rares amies que je me suis fait depuis mon arrivée en Grande-Bretagne mais je pense... je pense qu'elle cherchait quelque chose que je n'étais pas en mesure de lui donner. L'une de celles qui ne se commandent pas et qui vous tombent dessus lorsque l'on s'y attend le moins. Déclara le rebelle en lui faisant un clin d'œil.

Caressant ses cheveux délicatement, il déposa un doux baiser sur ses lèvres avant de reprendre la parole, d'une voix plus mélancolique.

- Tu me disais tout à l'heure que c'était "mes applaudissements", et que tu n'avais rien à y voir mais... tu sais que je ne cours pas après les honneurs, je ne serais pas resté si longtemps dans l'ombre sinon. Et je ne veux pas non plus retourner à ma vie de solitaire, pas après avoir découvert cet amour fabuleux qui nous lie...

Il se retourna alors vers elle, plongeant son regard azuré dans le sien avant de continuer.

- Ce château, je le gérerai de loin si tu ne désires pas y demeurer. Cela m'est égal d'y renoncer pour toi, cette école, aussi importante puisse-t-elle paraître pour les gens de ce pays, n'est toutefois rien en comparaison de ce que tu représentes à mes yeux. Je veux ton bonheur, notre bonheur alors n'hésite pas à me faire part de ce que tu as envie, vraiment envie de faire.

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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Dim 16 Aoû - 14:13

Je détestais ces conservateurs qui ne réfléchissaient pas plus tôt que leurs intérêts, si puérils et inintéressants que je me demandais parfois pourquoi Jude les avait choisis pour être conseillers, et une réponse me venait. Ce choix avait dû avoir lieu car ils étaient les moins pires, certainement... Malgré tout, si Jarod avait vu mon explication, il demeurait doux et attentionnée avec moi, me cueillant d'un regard compréhensif et tendre lorsque j'arrivai enfin vers lui.

- Ne t'en fais pas, ils finiront par comprendre. Laisse-leur juste le temps de réaliser que l'amour ne se préoccupe pas des camps ou des philosophies mais simplement du cœur.

Ils sont bien trop bêtes pour cela. De toute façon, une simple menace les fait galoper comme des chiots apeurés.

Je ne pus m'empêcher de rire légèrement d'un air moqueur à cette constatation que je lui annonçais, simplement parce que c'était la vérité même. Depuis la débâcle des Mangemorts, ils avaient tous peur de se faire arrêter et ils obéissaient fidèlement aux ordres de toute personne un peu autoritaire du camp, c'est à dire Jude et moi. Alors que je le laissais me soigner délicatement d'un baiser empli de magie, je le remerciais d'un sourire et d'un petit signe de tête. A vrai dire, je n'avais même pas vu ou senti les marques laissés par mon acte vu ma colère froide du moment. Malgré tout, alors que je me calmais doucement, j'étais presque heureuse de ne pas avoir de douleur : je n'étais pas forcément une force de la nature en général, ce coup de poing étant l'une des rares fois où j'utilisais mes poings seuls. Alors que nous nous asseyons sur un banc de pierre près d'une fontaine, je laissais doucement ma main effleurer l'eau claire et légèrement froide, me concentrant là-dessus. J'aimais ce calme après la tempête de monde, n'étant pas forcément des plus tranquilles en société avec mon passé caché.

- Pour en revenir à tes questions de tout à l'heure, Thomas t'apprécie pour deux raisons. La première, il est vrai, résulte de la confiance absolue que j'ai en toi et qui constitue pour lui une preuve plus que suffisante. La seconde, c'est qu'il est doué pour cerner les gens et je pense qu'il aurait déceler la moindre malice en toi s'il y en avait eu. En résumé, il te fait confiance parce que je te fais confiance mais il t'apprécie parce qu'il a jugé de la sincérité de tes sentiments à mon égard.

Je vais finir par croire que mon occlumencie et mon masque neutre diminuent à cause de toi !

Malgré mes paroles faussement accusatrices, je ne pus m'empêcher de rire alors que j'embrassais de nouveau Jarod. J'étais flattée de cette marque de confiance de celui qui pouvait être un des pires ennemis du parti, et j'en rougis même doucement. Me laissant enlacer pour le sentir contre moi, je tournais la tête vers lui, laissant nos visages écartés de seulement quelques centimètres alors qu'il reprit la parole.[/color]

- En ce qui concerne Isabella... c'est l'une des rares amies que je me suis fait depuis mon arrivée en Grande-Bretagne mais je pense... je pense qu'elle cherchait quelque chose que je n'étais pas en mesure de lui donner. L'une de celles qui ne se commandent pas et qui vous tombent dessus lorsque l'on s'y attend le moins.

Je comprends mieux sa colère envers moi maintenant. Elle doit me détester puisque je prends ce qu'elle pense être sa place près de toi.

[i]Mes soupçons étaient donc confirmés, même si une nouvelle question surgissait dans mon esprit : jusqu'où irait-elle pour m'écarter et conquérir le cœur de Jarod ? Cette interrogation, je ne la partageais pas avec Jarod, sachant très bien qu'il me dirait qu'il m'aimerait toujours et que je n'avais rien à craindre. Pourtant, même si je n'avais pas aimé depuis longtemps, je savais très bien que l'amour changeait une personne et que la jalousie amplifiait ce changement qui était souvent bien sombre dans ce cas. Serait-elle capable de me tuer ? Une expression légèrement anxieuse apparut quelques instants sur mon visage avant de s'effacer aussi vite qu'elle était venue.


- Tu me disais tout à l'heure que c'était "mes applaudissements", et que tu n'avais rien à y voir mais... tu sais que je ne cours pas après les honneurs, je ne serais pas resté si longtemps dans l'ombre sinon. Et je ne veux pas non plus retourner à ma vie de solitaire, pas après avoir découvert cet amour fabuleux qui nous lie...

Je disais que c'étaient les tiens juste parce que je n'avais aps à les partager. Et puis, aussi... Je ne l'ai pas fait parce qu'après, tout le monde aurait jugé que je faisais semblant de t'aimer, ce que beaucoup doivent déjà penser, mais cela aurait ajouté du poids à l'accusation. Ils penseraient que j'étais au courant de cette affaire et que je voulais t'influencer pour diriger Poudlard. Après tout, pour la plupart des personnes du monde sorcier, être conservateur signifie être un ancien mangemort, ce qui est faux pour beaucoup de nos adhérents.

- Ce château, je le gérerai de loin si tu ne désires pas y demeurer. Cela m'est égal d'y renoncer pour toi, cette école, aussi importante puisse-t-elle paraître pour les gens de ce pays, n'est toutefois rien en comparaison de ce que tu représentes à mes yeux. Je veux ton bonheur, notre bonheur alors n'hésite pas à me faire part de ce que tu as envie, vraiment envie de faire.

Il était très rare que l'on me cloue le bec mais il avait réussi. Qu'il soit capable d'un tel sacrifice pour moi était vraiment un engagement important, mais que je ne souhaitait pas qu'il applique. Passant ma main dans mes cheveux en oubliant presque qu'elle était mouillée, je soupirais avant de répondre enfin.

Tu sais ce que je pense, mais sais-tu pourquoi ? J'ai peur Jarod, peur de ressentir à nouveau l'envie de diriger l'école comme avant, et de sombrer de nouveau. Mais je refuse que tu gères l'école de loin, il vaut mieux que tu sois sur place... J'ai une idée sinon, que je devras me jurer de faire si tu le dois : si, un jour, je me mettais à vouloir te forcer à effectuer des décisions, que tu me voies changer pour redevenir la Veuve Noire au sein de Poudlard, promets-moi que tu me chasseras de l'école. Il n'y a que cela qui pourrait marcher. Si cela ne marche pas, tu n'auras qu'à me tuer Jarod... Parce que je ne lâcherais pas prise si je refuse.

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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Dim 30 Aoû - 21:17

Hors Jeu: A lire avec la musique "Quand tu danses" /Jean-Jacques Goldman...
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Franchement, elle n'avait pas vu cela arriver.
Et pourtant, la jeune femme était de ceux qui anticipaient tout a l'avance. Mais la... Bella baissait son chapeau bien bas.

Au fond , elle ne savait pas ce qui lui faisait le plus de mal: Voir Jarod, la personne dont elle était tombée involontairement amoureuse, dans les bras d'une autre qu'elle, ou, le voir dans les bras d'Anya Dellarosa, celle qu'elle soupçonnait d'être Anna Valingai, la veuve noire.

Comment aurait-elle pu imaginer un tel scénario ? C'était impossible!

Se réajustant sur sa chaise, elle passa une main sur son front comme pour écarter une mèche qui l'empêchait de voir correctement. Ce fut le seul signe de nervosité qu'elle se permettrait. Elle s'en fit le serment... et peut-etre aussi une légère toux... Mais ca ca comptait pas , elle a attrapé froid lors de sa "visite" en Écosse...

"Réfléchis Bella... Réfléchis. Comment dois-tu réagir face a cela ?" se demanda t-elle, en fixant d'un regard presque glacial un accusé qui eut le malheur de la regarder.

Il n'y avait aucun doute. Elle se sentait trahie. Plus qu'une trahison, elle se sentait écœurée. Dans sa tête, elle voyait défiler tous leurs moments passés ensemble. La jeune Casteli ne voulait pas se précipiter a des conclusions hâtives, mais la... On ne pouvait être plus clair. Il pactisait avec l'ennemie. Et ça ne lui ressemblait pas. Ça ne lui ressemblait pas du tout .

Mais peut-être qu'après tout, il s'était foutu d'elle. Peut-être qu'elle était victime d'une affreuse blague...

"Non... Ça ne peut pas être cela. C'est impossible. Jarod n'est pas comme ça. Tu deviens folle ma pauvre... Il doit y avoir une explication logique a tout ça."

Mais a mesure ou elle se rassurait, elle ne trouvait rien de logique a cet incroyable spectacle.

L'audience terminée, ou la rebelle apprit comme le reste du monde, que Jarod Goldsmith était désormais a la tete de Poudlard, (nouvelle qui, soit disant passant, ne parut pas la surprendre des masses...) elle se leva et s'engagea vers la sortie en bousculant pas mal de gens au passage.

Il fallait qu'elle lui parle, qu'elle ait des explications. Qu'elle recoive si nécéssaire l'ultime preuve... Celle qui la ferait brutalement réaliser. Il fallait qu'elle comprenne...

A sa sortie, elle le vit, sous les feux des projecteurs. Avec un pincement au coeur, elle remarqua aussi Anya Dellarosa a ses cotés.

Lui, tres a l'aise, répondait aux questions des journalistes. En parfait homme d'affaires, il fit meme rire l'assemblée. Elle savait qu'il jouait son role a merveille, mais elle ne put que constater que malgré tout, il semblait... heureux.

Un léger voile passa sur ses yeux. Presque imperceptible, il demeurait malheureusement la. Inspirant profondément, elle attendit que la foule se disperse un peu, pour s'approcher de celui qui en l'espace d'une rencontre dans un salon chic, l'avait bouleversée. L'homme,qui en l'espace d'un instant, lui avait fait avouer l'inavouable et maintenant la personne qui lui déchirait le coeur.

Voila pourquoi elle ne se permettait pas ce genre de sentiments! On se sentait tellement faible...

Si bien, que malgré le flot de questions, de doutes, d'indignation et surtout de sentiment de trahison qui pouvaient bien l'assaillir en cet instant, elle marcha vers la sortie, passa devant eux, croisa pendant un bref instant le regard du sorcier, et tout en continuant son chemin glissa un:

-"Mes félicitations pour Poudlard."


Et s'engagea vers la sortie...

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Desolee pour le retard!
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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Mer 2 Sep - 14:18

- Je comprends mieux sa colère envers moi maintenant. Elle doit me détester puisque je prends ce qu'elle pense être sa place près de toi.

Cette phrase tira quelque peu Jarod de son humeur joyeuse, le plongeant dans ses pensées alors que le regard choqué de la jeune femme lui revenait en mémoire. Connaissant Bella comme il la connaissait, elle devait déjà avoir découvert ou tout du moins soupçonné qu'Anya était la veuve noire.

Toutefois, cela induisait-il forcément que la jeune Casteli allait tenter quelque chose contre elle ? Même si Isabella n'était pas aussi puissante d'Anna, elle n'en restait pas moins une sorcière des plus douées et surtout des plus influentes, tant chez les rebelles que dans la sphère économique. Fusse-t-elle tentée de révéler ses informations à la presse, Anya se retrouverait traquée par le Ministère...

C'est alors que la dernière tirade d'Anna le sortit de ses pensées.

- Tu sais ce que je pense, mais sais-tu pourquoi ? J'ai peur Jarod, peur de ressentir à nouveau l'envie de diriger l'école comme avant, et de sombrer de nouveau. Mais je refuse que tu gères l'école de loin, il vaut mieux que tu sois sur place... J'ai une idée sinon, que je devras me jurer de faire si tu le dois : si, un jour, je me mettais à vouloir te forcer à effectuer des décisions, que tu me voies changer pour redevenir la Veuve Noire au sein de Poudlard, promets-moi que tu me chasseras de l'école. Il n'y a que cela qui pourrait marcher. Si cela ne marche pas, tu n'auras qu'à me tuer Jarod... Parce que je ne lâcherais pas prise si je refuse.

En réponse à ces mots qui venaient du plus profond de son coeur, et surtout de ses peurs les plus tenaces, le jeune homme se contenta d'esquisser un sourire triste et mélancolique. Attirant sa compagne à lui tout en la fixant de son regard azuré, il lui murmura ce qu'il savait être la seule réponse honnête qu'il pouvait formuler.

- Je te promets que je ferai tout pour que tu ne redeviennes pas la Veuve Noire et si j'échoue, et bien... oui, peut-être réussirais-je à te chasser. Mais tu ne peux pas me faire promettre de te tuer car tu sais déjà que j'en serais probablement incapable. Perdre la première personne que j'ai aimé a été la plus terrible épreuve que j'ai jamais traversé alors affronter ça une seconde fois, surtout en m'en savant responsable...

Il ne continua pas sa phrase mais elle savait très bien ce qu'il voulait dire. Bien qu'il soit actuellement en train de profiter de son bonheur avec Anna, il n'en avait pas perdu sa lucidité pour autant. Dusse-t-il perdre une nouvelle fois la femme qu'il aimait, il était parfaitement conscient que Dagnir referait surface du même coup... seulement, il n'était pas sûr de pouvoir s'arrêter cette fois-ci.

Le fait d'avoir revécu cette période, la plus sombre de son passé, avec un tel degré de réalisme l'avait profondément troublé. Si le Tourmenteur refaisait surface, en Grande-Bretagne cette fois-ci, peut-être ne réussirait-il pas à rester sur la mince frontière qui séparait le blanc du noir, et finirait par succomber complètement à la tentation corruptrice de la magie noire...

Sauf qu'il était au moins dix fois plus puissant aujourd'hui qu'il ne l'était il y a cinq ans. Ce qui signifiait que sa "chute" dans les ténèbres serait beaucoup plus difficile à stopper. Et s'il n'était pas en mesure de la stopper... même Dieu ne serait pas en mesure de venir en aide à ce pays.

C'est alors qu'il croisa un regard bleu vert qui était loin de lui être étranger, un regard tellement rempli d'émotions contradictoires qu'il réalisa immédiatement que quelque chose n'allait pas. Au moment où elle passa auprès de lui pour lui murmurer : "Mes félicitations pour Poudlard." qu'il réalisa l'ampleur de la blessure qu'il venait sûrement de lui infliger.

Poussant un léger soupir, le jeune homme se leva lentement avant de se tourner vers Anna, un sourire amusé flottant sur ses lèvres.

- Je te laisse quelques instants, je crois qu'une certaine demoiselle est à nouveau en train de perdre pied...

Puis il se tourna vers la direction prise par Isabella. Voyant celle-ci s'avancer vers la sortie, il leva légèrement sa main gantée de noir. L'émanation de son pouvoir eut l'air d'un simple courant d'air mais en l'espace d'un instant, tout se figea autour de lui.

S'avançant tranquillement jusqu'à elle, il se plaça juste devant elle avant de fixer un instant son visage figé. Son expression alliait à la fois tristesse, jalousie, rancœur, trahison et perdition. Peut-être aussi une pointe de déception...

Passant une main dans ses cheveux blonds, le jeune homme se demanda comment il allait bien pouvoir arranger la situation. Ne trouvant pas immédiatement de solution, il exécuta un petit claquement de doigts qui fit sortir toutes les personnes présentes de la "pause temporelle" dans laquelle il les avait plongés.

Mais en faisant ça, il avait oublié qu'Isabella était en train de marcher à grands pas avant d'être figée, ce détail résultant presque en une collision entre eux. La jeune femme essaya de l'éviter au dernier moment et bascula au passage. Sur le point de percuter le sol, elle fut toutefois surprise de constater que quelqu'un l'avait rattrapé... et que ce quelqu'un était précisément celui qu'elle avait voulu fuir.

- Ne sois pas si surprise, Bella. Ne t'ai-je pas promis d'être là pour te rattraper ? Déclara l'homme d'affaires d'un ton malicieux.

La remettant sur pieds, il l'observa établir quelques pas de distance entre eux, comme si elle craignait quelque chose de sa part... ou bien d'elle-même. La jeune femme semblait être une telle tornade d'émotions en cet instant qu'elle en devenait presque difficile à déchiffrer.

- Je vois que tu as un grand nombre de questions à me poser... dont je suis sûr que certaines évoqueront ma santé mentale. Et autant je suis à peu près certain de ne pas avoir perdu la raison, autant je sais que tu as des choses primordiales à m'apprendre alors...

Il fit apparaître sur le côté de la pièce une petite table et deux chaises confortables avant de les lui indiquer.

-... est-ce que nous discutons maintenant ou bien tu me fustiges pour le choix de ma compagne en premier lieu ?



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Qui que je sois au fond de moi, je ne suis jugé que par mes actes.
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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Ven 11 Sep - 20:23

Tandis qu'elle s'avançait à grands pas vers la sortie la plus proche, Isabella se retrouva nez a nez face a celui qu'elle avait pourtant que furtivement saluer. Sur le moment elle fut surprise de le retrouver juste devant elle, alors que la voie était libre quelques secondes plus tôt. C'est pourquoi Bella ne put quasiment rien faire pour l'éviter ou presque... Juste après la collision inévitable, Jarodla rattrapa.

- Ne sois pas si surprise, Bella. Ne t'ai-je pas promis d'être là pour te rattraper ? lui dit-il.

Elle ne répondit pas a cette remarque, et prit soin de s'éloigner de lui. Elle ne savait plus où est-ce qu'elle en était. Et même les paroles du jeune homme, ces mêmes paroles qui d'habitude lui auraient arraché un sourire, sonnaient faux. Atrocement faux.

Elle se tenait face à lui et elle n'avait rien a lui dire. Même la colère ou le ressentiment qu'elle pouvait ressentir il y a à peine quelques secondes, était comme aspirée par le trou noir de son désarroi.

Elle qui ne se sentait pas assez forte en cet instant, regardait droit dans les pupilles azurées de son ami.

- Je vois que tu as un grand nombre de questions à me poser... dont je suis sûr que certaines évoqueront ma santé mentale. Et autant je suis à peu près certain de ne pas avoir perdu la raison, autant je sais que tu as des choses primordiales à m'apprendre alors...

Elle posa une main sur la porte, et son regard se posa pendant un bref instant sur Anya Delarosa.

"Des choses primordiales a lui apprendre... tu parles..."
Pensa t-elle lugubrement.

Jarod fit apparaitre deux fauteuils et une table basse en un claquement de doigts.

-... est-ce que nous discutons maintenant ou bien tu me fustiges pour le choix de ma compagne en premier lieu ?


Un fin sourire s'afficha sur le visage de la jeune femme, bien qu'elle baissa le regard sur le poignet de la porte, qu'elle tourna grace à sa main. Pourtant elle n'avait pas envie de sourire. Bien au contraire. C'est pourquoi elle prit une profonde inspiration et parla enfin:

- Oui... J'avais des choses a te raconter... répondit-elle aussi légèrement que possible.

Elle se pinça la lèvre inférieure, tout en s'encourageant mentalement à résister a l'envie de s'enfuir en courant tel le plus piètre des voleurs.

Elle jeta un regard sur le fauteuil que Jarod lui proposait toujours, puis son regard pivota sur Anya qui les observait avec attention et mécontentement. Etait-ce de la jalousie qu'elle apercevait chez cette femme? Peut-être bien...

Puis elle recroisa les yeux du jeune homme, et elle décida d'en finir avec cette mascarade:

- Or... Nous n'avons plus grand choses à se dire. Désolée...

Autant elle avait montré de l'assurance et de la conviction dans ses paroles, autant le "désolée" s'était échappé de ses lèvres sans son autorisation.

La jeune Casteli cligna des yeux pour empêcher ses yeux de s'embuer à nouveau. Elle pivota vers la sortie sans rien ajouter et avec un claquement de doigts, fit disparaitre les fauteuils et la table. Puis, une fois dehors, elle transplana juste après avoir sécher ses larmes.
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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Sam 12 Sep - 14:59

Je le voyais réfléchir, et compris qu'il réfléchissait sur ma phrase. A vrai dire, dès que je l'avais annoncé, je sus qu'il s'agissait là de la vérité totale. Son regard était celui d'une blessée mortellement, d'une surprise inattendue et douloureuse. On aurait presque dit que son cauchemar était apparu, et qu'elle en avait horriblement mal. Je faisais un cauchemar très convainquant, je pouvais le comprendre. Après tout, je n'avais pas été la Veuve Noire pour rien, n'est-ce pas ? Malgré tout, un doute se glissait insidieusement dans mes pensées : aurait-elle eu des doutes sur mon identité et compris qui je pouvais être ? Je ne voulais pas que cela se passe ainsi : avant, j'aurais cependant refusé rien que pour ma survie. Maintenant, c'était aussi pour Jarod, comme s'il était ma moitié. Si je partais à Azkaban pour la vie(ce qui ne faisait aucun doute), je savais qu'on aurait mal. Moi, je ne bougerais plus et me laisserait simplement abattre par les détraqueurs et autres bêtes maléfiques, je ne deviendrais plus qu'une folle agonisante sur le sol de ma cellule dépouillée. Quant à lui, si ses prédictions étaient exactes, il redeviendrait le monstre qui avait terrorisé l'Amérique, le tueur de Mangemorts inhumain. Même si je me fichais du reste du monde, j'avais peur que Jarod redevienne Dagnir, qu'il détruise tout pour devoir mourir un jour, peut-être. Il luttait tant contre cela que je ne voulais aps qu'il redevienne son propre cauchemar.

Cependant, alors que je lui avouais à cœur ouvert mes peurs concernant une vie à Poudlard, il prenait tout de même le soin de me rassurer, même si cela n'était qu'une étreinte douce dans laquelle je me blottis. Je n'ignorais pas ce sourire triste et mélancolique qu'il m'avait adressé, unique symbole qui montrait peut-être qu'il pensait que ceci pouvait effectivement arriver de nouveau. Cela n'aurait pas été agréable, mais je lui avais dit toute la vérité : pourquoi continuerais-je à vivre si je faisais du mal à la seule personne qui comptait véritablement pour moi ?


- Je te promets que je ferai tout pour que tu ne redeviennes pas la Veuve Noire et si j'échoue, et bien... oui, peut-être réussirais-je à te chasser. Mais tu ne peux pas me faire promettre de te tuer car tu sais déjà que j'en serais probablement incapable. Perdre la première personne que j'ai aimé a été la plus terrible épreuve que j'ai jamais traversé alors affronter ça une seconde fois, surtout en m'en savant responsable...

Au moins était-il beaucoup plus honnête que d'autres personnes. Je ne pus cependant m'empêcher de soupirer lorsqu'il émit ces quelques réserves sur ses capacités à m'achever dans ma descente aux enfers.

Si je replonge totalement là-dedans, je serais un peu comme toi si tu redeviens Dagnir. Dis-toi que j'aurais changé complètement, et que tu sauveras le monde. D'un sens, c'est ce que tu préfères, non ? Obtenir un monde meilleur.

Oh, cette ironie n'était pas volontaire et m'avait échappée, mais n'était-elle pas réaliste ? Elle était si véritable que je ne pus m'empêcher de trembler. Si j'avais résisté à l'attrait du pouvoir total de la magie noire, je ne pourrais pas le faire deux fois, je le savais. Pourtant, je ne pouvais que comprendre son dilemme, et souffrais de le lui imposer n'en serait-ce que la pensée.

"Mes félicitations pour Poudlard."

Je ne connaissais pas cette voix, ce qui me fit regarder plus attentivement la personne avec qu'elle ne parte rapidement. Je reconnus assez facilement Isabella, même si son ton ne me plaisait guère. Le soupir de Jarod me faisait bien qu'il l'avait lui aussi ressenti, et ma colère grandit envers cette femme : il ne l'aimait pas, c'était tout, non ? Ne pouvait-elle pas le laisser tranquille, cette fichue rebelle ! Sans le connaître, je la détestais déjà, cette femme qui se croyait tout permis parce qu'elle l'aimait, alors que ce n'était pas réciproque ! N'aurais-je pas eu ma nouvelle identité, je me serais fait un plaisir de m'occuper de son cas, pour qu'elle comprenne que Jarod était simplement son ami, et non pas son amant.

- Je te laisse quelques instants, je crois qu'une certaine demoiselle est à nouveau en train de perdre pied...

Je n'eus même pas le temps de lui répondre que je sentis sa magie en action et qu'il se retrouva en face d'Isabella. Je ne voulais pas m'avancer non, je n'allais pas désobéir à Jarod même si cette envie me démangeait grandement. Le voir ainsi prévenant envers la rebelle m'était désagréable à entendre et à voir : était-ce cela la jalousie ? Je savais qu'elle n'apparaissait que parce cette femme ne voulait pas être que son amie. Aurais-je été présente lors de ses tentatives d'aguichement que je l'aurais très certainement réduise à néant. Cependant, elle semblait tellement détruite et désespérée que la punition infligée par la vue de notre couple était amplement suffisante. Je n'avais pas pu m'empêcher de sourire doucement et rapidement à cette vue.

La première fois qu'Isabella me regarda, ce fut après l'apparition des fauteuils et de la table par Jarod. Je l'avais entendu parler sans comprendre ce qu'il disait, mais je me doutais qu'il essayait de l'amadouer. J'ignorais que le regard puisse contenir tant d'émotions, mais la spirale composé de tristesse, jalousie, rancœur, trahison, déception et perdition me le démontrait. Cependant, elle ne semblait pas véritablement décidée à suivre les conseils de mon aigle vu le regard qu'elle lui jeta avant de me fixer de nouveau. J'avouais que mon mécontentement était visible, mais ce n'était pas un mécontentement dirigé vers le fait de cette discussion privée, mais plutôt vers la réaction de cette femme. Si elle le souhaitait encore comme ami, pourquoi ne pas le laisser parler, et répondre à ses questions ? Cela pouvait être étonnant, mais j'avais presque envie de le rejoindre, lui montrer un minimum de bonne foi, rien que pour soutenir Jarod. Pourquoi fallait-il toujours que l'humanité soit si difficile ? Les Hommes étaient tellement complexes qu'une vie entière parmi eux ne suffisaient pas à les comprendre. Oui, bien sûr, j'étais une humaine, mais je ne m'en rendais presque plus compte vu mes pensées, mon comportement et mon esprit. C'était une des raisons qui me faisaient aimer l'ancien chef des rebelles : il me ressemblait énormément, semblant plus formé de magie que d'humanité.

Ma colère, cependant, ne connut pas de bornes lorsqu'elle partit, en faisant même disparaître les objets de Jarod. Ce n'était pas une colère froide, bien au contraire : c'était le genre de colère aussi brûlante que les enfers, qui nous faisaient se damner rien que par le fait de la ressentir. Je la détestais pour cette fuite inutile, pour ce refus de voir au-delà des apparences. Elle ne valait rien de mieux que ce jugement d'apparence, et je la détestais. Autant j'avais détesté ceux qui voulaient m'empêcher de continuer à être la Veuve Noire, autant je la détestais pour la souffrance qu'elle occasionnait. N'était-elle qu'une Némésis qui voulait ternir le bonheur retrouvé de l'ancien Dagnir ?

Dès qu'elle fut partie, je m'avançais vers Jarod, saisissant par-derrière sa main encore libre. Si Isabella n'était partie, elle aurait peut-être tenue sa main, et j'en profitais presque de manière coupable. L'on disait que, si on était voué aux enfers, il fallait se damner avec application. Je refusais cette voie, même si j'appréciais plus que tout cette fuite lâche.


Je suis désolée Jarod.

Désolée ? Cela pouvait être assez difficile à croire, surtout s'il commençait à me connaître. Mais je l'étais réellement, lui ayant fait perdre l'une de ses plus fidèles amies.

Je suis désolée, parce que si elle était l'une de tes meilleures amies et qu'elle réagit ainsi, les autres réagiront pareillement. Les contraires s'assemblent peut-être, mais cela ne semble que nous toucher tous les deux. Je suis aussi désolée parce que c'est moi qui l'ai fait ainsi réagir. Mais mes pardons pourraient-ils suffire pour apaiser cette fuite ?

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Jarod Goldsmith
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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Jeu 17 Sep - 23:54

- Or... Nous n'avons plus grand choses à se dire. Désolée...

Jarod ne répondit rien, ni ne chercha à la retenir. Il savait que la jeune femme était au bord de la rupture et qu'un seul geste, une seule parole de sa part aurait probablement suffit à la faire craquer. Mais ce n'était certainement pas le moment, pas au milieu d'une salle du Magenmagot, et pas au milieu de tant d'inconnus.

Il la regarda faire disparaître les fauteuils et la table qu'il avait conjurés, avant de sortir de la pièce d'un pas un peu trop rapide pour qu'il ne détecte rien. Sa présence s'évanouit un instant plus tard, suite à un transplanage très certainement.

Le rebelle sentit alors une main envelopper la sienne, déversant une sensation de chaleur et de réconfort dans tout son être. Il n'eut pas besoin de se retourner, ni d'entendre les mots qu'elle était sur le point de prononcer pour reconnaître la présence d'Anna à ses côtés.

Je suis désolée Jarod.

Ses mots étaient sincères mais il n'en perçut pas tout de suite le sens. Se sentait-elle coupable de la tournure de cette entrevue? Il n'y avait pourtant aucune raison, puisqu'elle n'était pas responsable.

A peine eut-il le temps de se tourner vers elle qu'Anna reprit la parole.

Je suis désolée, parce que si elle était l'une de tes meilleures amies et qu'elle réagit ainsi, les autres réagiront pareillement. Les contraires s'assemblent peut-être, mais cela ne semble que nous toucher tous les deux. Je suis aussi désolée parce que c'est moi qui l'ai fait ainsi réagir. Mais mes pardons pourraient-ils suffire pour apaiser cette fuite ?

Jarod se contenta de secouer la tête avant d'esquisser un léger sourire. C'était un sourire triste, certes mais également chaleureux et réconfortant. Serrant à son tour la main de sa compagne dans la sienne, l'homme d'affaires éleva une barrière d'impassibilité autour d'eux, pour que personne ne les entende, avant de répondre sur un ton velouté.

- Tu n'as pas à te sentir désolée. Quant à Isabella... disons que c'est un cas particulier parmi mes amis. La plupart de mes amis vraiment proches sont plus mûrs et ont eu le temps de peser les conséquences que mes actes passés ont eu sur ma conscience et mon état d'esprit. Pour elle... c'est plus frais.

Voyant le regard étonné que lui adressait Anna, le rebelle entreprit de lui répondre.

- A la fin de notre affrontement à Poudlard, j'étais dans un état critique. Mon corps avait engrangé beaucoup plus de magie qu'il ne pouvait en supporter et cette magie menaçait d'absorber mon esprit pour ne plus faire de moi qu'un réceptacle sans pensée ni conscience... Quand j'ai compris que ce serait probablement la fin, j'ai dissimulé mon être conscient au plus profond de mon subconscient à l'aide de l'occlumencie. Comme une espèce de forteresse que la magie ne pouvait pas pénétrer...

Il fit une pause, cherchant un peu ses mots pour formuler quelque chose d'indescriptible.

- Je n'avais pas prévu de "porte de sortie". Une fois enfermé dans mon propre esprit, je pensais soit mourir, soit finir dans un état catatonique. Mais l'un de mes amis, un maître en légilimencie, a réussi à ouvrir une porte sur mon esprit, justement. Bien que lui-même n'avait pas assez de puissance pour à la fois maintenir la faille dans mes barrières d'occlumencie et s'y introduire, il a demandé à Isabella d'y aller.

Bien que son visage ne changea pas d'expression, un voile de tristesse sembla passer devant ses yeux azurés.

- Je pense qu'elle a été... surprise par ce qu'elle y a trouvé. J'étais enfermé dans mes souvenirs de Dagnir et vu par sa perspective, c'était un peu comme dans une pensine, tu vois mais en plus réel. Elle a vu mon ancien visage et je pense que ça l'a marqué plus qu'elle n'a voulu l'admettre. Elle a pris de gros risques pour venir me sauver mais en retour, j'ai failli la tuer... alors je comprends qu'elle ne veuille plus rien avoir à faire avec moi.

Le ton du rebelle était légèrement mélancolique mais il n'y avait ni révolte, ni colère dans sa voix. C'était comme s'il avait accepté la situation, dans une sorte de résignation qui ne lui ressemblait pas.

- Quand j'ai finalement réussi à repousser mes démons et à reprendre mes esprits, elle m'a demandé des explications mais... je n'ai pas pu lui dire pourquoi je m'étais embarqué dans cette croisade. Ni la vérité sur mon passé avant Dagnir. Je ne pourrais pas t'expliquer pourquoi mais cette... expérience, d'avoir revu cette période la plus sombre de ma vie, m'a fait prendre du recul par rapport à ma nouvelle vie.

Son regard se posa alors sur sa main gantée de noir avant qu'il ne serre le poing. Il n'avait jamais pu oublier les horreurs qu'il avait commises, et elles l'avaient hanté jusque dans ses cauchemars mais... les revivre avec autant d'intensité, avec un tel réalisme l'avait véritablement effrayé. Il ne voulait pas redevenir ce massacreur qui tuait à tour de bras sans le moindre état d'âme. Puis un sourire désabusé fleurit sur ses lèvres.

- Un monde meilleur, hein? Est-ce que tous ces morts l'ont vraiment rendu meilleur? Je n'en sais rien, vraiment rien mais ce dont je suis sûr... c'est que je ne pourrais jamais te sacrifier pour le sauver. La seule chose qu'il en résulterait, ce serait sa destruction.

Il se tourna alors vers elle, plongeant son regard dans le sien avant de reprendre d'une voix plus douce.

- Je suis revenu à la vie pour apporter le chaos. La rébellion était un chaos plus structuré, plus maîtrisé. Toutefois... j'ai peur qu'à trop m'y immerger à nouveau, je me laisse tenter par un chaos encore plus grand. Telle est la nature de ma magie, tu sais. Constamment en équilibre sur un fil, penchant tantôt vers la lumière, tantôt vers les ténèbres...

Le rebelle enveloppa son autre main dans la sienne, avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres.

- Tu vois, tu n'es pas la véritable cause de ce revirement, juste... la goutte d'eau qui fait déborder le vase, j'imagine. J'irai lui rendre visite quand elle se sera calmée et qu'elle aura eu le temps de digérer la nouvelle. Si à ce moment là, elle n'a pas changé d'avis alors... ce sera tout.

Il termina sa dernière tirade en haussant les épaules. L'amitié de Bella était très importante pour lui mais le rebelle n'avait aucune envie de la manipuler ou de la forcer pour qu'ils reprennent leur amitié d'antan. C'était probablement impossible de toute manière, après ce dont elle avait été témoin dans son esprit, puis dans cette salle d'audience.

Est-ce qu'il devait faire demi-tour et revenir à sa vie de rebelle en s'investissant à nouveau corps et âme dans cette lutte ? Ou bien avait-il eu raison de se distancer un peu pour réfléchir et laisser la lutte politique aux mains de ses amis ? Il avait pris garde à rester informé en permanence des "nouvelles du front" mais il s'investissait moins dans les débats publiques. Son rôle de mécène de l'ombre était-il moins important que le leader qu'il incarnait deux ans auparavant ?

- J'ai comme l'impression que plus j'essaie d'y voir clair, plus ma vue s'obscurcit. J'en viendrais presque à regretter l'époque où ma vie n'était que batailles entre "le bien et le mal". C'était tellement plus facile, n'est-ce pas ?

Puis faisant un clin d'oeil à sa compagne, il reprit d'un ton malicieux.

- Quoique... je commence à prendre goût à l'idée de "faire l'amour plutôt que la guerre". Lui murmura-t-il à l'oreille.

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Anya Dellarosa
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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Sam 19 Sep - 15:20

Pourquoi s'attacher aux gens alors qu'ils pouvaient nous être arrachés n'importe quand ? C'était la question que je me posais en voyant le départ d'Isabella. A chaque fois qu'on faisait des rencontres intéressantes, les gens partaient toujours, à cause de problèmes avec nous. Les gens aussi étranges que nous ne pouvaient que s'assembler entre eux, selon une logique qui dépassait ma simple compréhension. Pourquoi accepter une souffrance prochaine sûre alors qu'on pouvait vivre seuls, sans personnes si différentes des étrangetés que nous étions ? J'admirais le courage de Jarod, lui qui affrontais tout cela, qui voyais son amie lui échapper si rapidement et presque ridiculement. Ce fut certainement la raison pour laquelle je m'approchais, venant lui saisir la main alors qu'il regardait encore la porte, dernier endroit où Isabella a été visible.

Mes excuses étaient toutes aussi pitoyables les unes que les autres, en plus dites assez rapidement pour achever de me mettre mal à l'aise. J'avais tellement l'impression d'être le catalyseur de sa déchéance sociale... Cependant, cela ne dut pas totalement l'apaiser, vu le sourire triste qu'il m'adressa, même s'il voulait être chaleureux et réconfortant. Ce fut certainement à cela que je compris que cela l'avait touché.


- Tu n'as pas à te sentir désolée. Quant à Isabella... disons que c'est un cas particulier parmi mes amis. La plupart de mes amis vraiment proches sont plus mûrs et ont eu le temps de peser les conséquences que mes actes passés ont eu sur ma conscience et mon état d'esprit. Pour elle... c'est plus frais.

Plus frais ? Ses actes passés ? Lui avait-il expliqué son passé en tant que Dagnir ? J'avouais que j'étais plutôt surprise de sa décision, même peut-être un peu jalouse qu'elle ait eu la primeur de ses aveux. Il avait de la chance que je l'aime aussi fort : dans le cas contraire, je lui aurais certainement fait remarquer.

- A la fin de notre affrontement à Poudlard, j'étais dans un état critique. Mon corps avait engrangé beaucoup plus de magie qu'il ne pouvait en supporter et cette magie menaçait d'absorber mon esprit pour ne plus faire de moi qu'un réceptacle sans pensée ni conscience... Quand j'ai compris que ce serait probablement la fin, j'ai dissimulé mon être conscient au plus profond de mon subconscient à l'aide de l'occlumencie. Comme une espèce de forteresse que la magie ne pouvait pas pénétrer...

Au final, j'avais bien failli gagner, et ne pas te connaître autant que maintenant... Et je n'aurais même pas pu le regretter à l'époque.

Je me rappelais également très bien de ce moment-là de la soirée la plus mémorable de mon règne chez les Mangemorts. Il savait que j'aurais Poudlard, et avais donc éliminé toutes les défenses du château. J'avais voulu l'exterminer en ajoutant de ma magie dans le processus, résistant toutefois tant bien que mal à l'attirance de ce stock magique impressionnant. J'avais été réaliste et lui avait été fou mais brillant. Je l'avais bien vu s'effondrer au sol, mais je ne savais pas ce qui s'était réellement passé.

- Je n'avais pas prévu de "porte de sortie". Une fois enfermé dans mon propre esprit, je pensais soit mourir, soit finir dans un état catatonique. Mais l'un de mes amis, un maître en légilimencie, a réussi à ouvrir une porte sur mon esprit, justement. Bien que lui-même n'avait pas assez de puissance pour à la fois maintenir la faille dans mes barrières d'occlumencie et s'y introduire, il a demandé à Isabella d'y aller.

Et elle a tout vu...

J'étais assez étonnée que cette fille ait assez de cran pour effectuer ce genre d'opération où l'on pouvait risquer la mort. Il suffisait que son ami legimens ne tienne pas assez longtemps la faille, et elle aurait été consumée dans l'esprit de Jarod. Même si je ne la connaissais pas, même si je ne l'appréciais pas, je ne pouvais pas dénier son courage suicidaire. Merlin, comme elle devait tenir à lui !

- Je pense qu'elle a été... surprise par ce qu'elle y a trouvé. J'étais enfermé dans mes souvenirs de Dagnir et vu par sa perspective, c'était un peu comme dans une pensine, tu vois mais en plus réel. Elle a vu mon ancien visage et je pense que ça l'a marqué plus qu'elle n'a voulu l'admettre. Elle a pris de gros risques pour venir me sauver mais en retour, j'ai failli la tuer... alors je comprends qu'elle ne veuille plus rien avoir à faire avec moi.

Cela me surprend, que tu laisses faire ceci sans réagir... Si elle tenait vraiment à toi, elle n'aurait pas fui à cela. C'était comme la femme d'un loup-garou le fuyait parce qu'il pouvait lui faire du mal à certains moments.

Après tout, elle aurait dû s'y attendre, non ? Jarod était tellement mystérieux qu'on pouvait s'attendre à tout de lui, surtout dans le sombre. Qu'elle l'évite rien que pour cette raison me donnait envie de la retrouver pour le venger de cet affront. Un éclat de colère passa même sur mon visage à cette idée.

- Quand j'ai finalement réussi à repousser mes démons et à reprendre mes esprits, elle m'a demandé des explications mais... je n'ai pas pu lui dire pourquoi je m'étais embarqué dans cette croisade. Ni la vérité sur mon passé avant Dagnir. Je ne pourrais pas t'expliquer pourquoi mais cette... expérience, d'avoir revu cette période la plus sombre de ma vie, m'a fait prendre du recul par rapport à ma nouvelle vie.

Donc, elle ne sait pas tout...

J'en étais soulagée, et cela s'entendait même. Je voulais égoïstement être la seule personne au courant de son passé et de toute son histoire. Qu'une autre le sache, même s'il ne la considérait que comme une amie m'aurait peut-être légèrement vexée. Mais le voir ainsi serrer du poing me faisait bel et bien comprendre que, de son côté, les souvenirs vécus étaient assez difficiles à apprivoiser. J'aurais voulu cette main ganté pour lui faire sentir mon soutien, mais je me contentais de son autre main, que je serrais presque trop fortement.

- Un monde meilleur, hein? Est-ce que tous ces morts l'ont vraiment rendu meilleur? Je n'en sais rien, vraiment rien mais ce dont je suis sûr... c'est que je ne pourrais jamais te sacrifier pour le sauver. La seule chose qu'il en résulterait, ce serait sa destruction.

Même si moi, je le détruisais à petit feu ?

Me donnait-il ainsi le monde comme cadeau ? Serait-il neutre si je me laissais de nouveau dominer par la magie noire ? J'en avais presque les larmes aux yeux, mais je n'étais pas assez sensible et délicate pour le montrer. En effet, le monde pouvait-il être meilleur par la mort ? Oui, à mon avis, il pouvait être meilleur, mais seulement du point de vue des tueurs. Chacun ayant sa conception du monde parfait, il était impossible de trouver l'équilibre total.

Quand tu étais Dagnir, ou le chef des rebelles, tu pensais le faire devenir meilleur. Quand j'étais la Veuve Noire, je le pensais également. Tout n'est qu'un point de vue subjectif, sans réalité aucune possible.

Le laissant délicatement se saisir de ma deuxième main, je fermais presque inconsciemment mes yeux lorsqu'il m'embrassa délicatement. Ils étaient d'ailleurs toujours fermés lorsqu'il se remit à parler.

- Tu vois, tu n'es pas la véritable cause de ce revirement, juste... la goutte d'eau qui fait déborder le vase, j'imagine. J'irai lui rendre visite quand elle se sera calmée et qu'elle aura eu le temps de digérer la nouvelle. Si à ce moment là, elle n'a pas changé d'avis alors... ce sera tout.

Crois-tu vraiment qu'elle acceptera ? Et en plus, si j'étais toi... Je ne me ferais pas d'illusions.

Bon, d'accord, ce n'était pas vraiment sympathique de ma part, mais je le pensais réellement. Je refusais de le voir s'accrocher ainsi à une femme qui le faisait souffrir. C'était peut-être bête, mais c'était ainsi.

- J'ai comme l'impression que plus j'essaie d'y voir clair, plus ma vue s'obscurcit. J'en viendrais presque à regretter l'époque où ma vie n'était que batailles entre "le bien et le mal". C'était tellement plus facile, n'est-ce pas ?

Je souris légèrement à ses paroles. C'est vrai qu'il était bien plus facile de voir le monde d'une manière manichéenne : où tout le monde était soit noir, soit blanc. Malgré tout, on savait très bien tous les deux que le monde était entièrement gris, sur le fil de l'équilibre entre le bien et le mal. Ce mélange détonant était parfois morcelé, parfois consolidé.

J'ai aimé cette période, sans nul dote. Mais je ne t'aurais aps aimé si cela avait été le cas, cela aurait été du gâchis, n'est-ce pas ?

- Quoique... je commence à prendre goût à l'idée de "faire l'amour plutôt que la guerre".

J'avais frissonné en sentant son souffle si proche de mon oreille, réaction typique face à sa présence très proche. Je savais qu'il était bien plus facile ainsi de me comprendre et d'imaginer mes émotions mais, de toute façon, ma carapace de froideur et de neutralité disparaissait en sa présence.

Qui aurait pu dire que tu aimes vivre d'amour et d'eau fraîche, mon aigle ?

Je n'eus le temps que d'un léger sourire avant qu'un Patronus fasse son apparition. Je reconnus très facilement celui de Jude, et eus un léger soupir, acceptant le message qu'il voulait me délivrer.

Comment oses-tu Anya ? Comment peux-tu ainsi t'amouracher de cet imbécile qui a voulu te détruire à Poudlard, et qui nous déteste ! Es-tu sûre de servir la même cause que nous ? J'espère juste que ce que m'ont rapporté les autres conseillers est un mensonge, et que tu n'es pas réellement amoureuse. Sinon, je prendrais cela comme une trahison, et je devrais t'enlever ton rôle, tu le sais très bien. Rappelle-toi Will, qui s'est mariée avec cette ancienne membre de l'Ordre...

Elle aurait pu m'envoyer une Beuglante que cela aurait été pareille. Même si cela m'avait blessée, je restais silencieuse durant quelques minutes, le regard fixé vers l'endroit où s'était positionné le Patronus. Enfin, je me mis à soupirer et lever les yeux vers Jarod.

Apparemment, je viens juste d'être licenciée par ma meilleure amie. Je crois qu'on est quitte aujourd'hui, entre toi et Isabella et moi avec Jude...
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Jarod Goldsmith
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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Lun 21 Sep - 11:35

Comment oses-tu Anya ? Comment peux-tu ainsi t'amouracher de cet imbécile qui a voulu te détruire à Poudlard, et qui nous déteste ! Es-tu sûre de servir la même cause que nous ? J'espère juste que ce que m'ont rapporté les autres conseillers est un mensonge, et que tu n'es pas réellement amoureuse. Sinon, je prendrais cela comme une trahison, et je devrais t'enlever ton rôle, tu le sais très bien. Rappelle-toi Will, qui s'est mariée avec cette ancienne membre de l'Ordre...

Il n'était pas bien difficile de deviner à qui appartenait ce Patronus. Pour avoir entendu cette même voix dans l'un des souvenirs de Shawn, probablement l'un des pires qu'il avait en mémoire, il savait que cette femme n'était autre que Jude Davidson. La candidate conservatrice venait par ce message de "congédier" celle à qui elle devait obéissance et l'accuser de trahison.

Bien que conscient de la colère qui envahissait son coeur, Jarod garda le silence pendant plusieurs minutes, sachant que sa compagne était perdue dans ses réflexions. Puis elle se mit finalement à soupirer avant de prendre la parole.

- Apparemment, je viens juste d'être licenciée par ma meilleure amie. Je crois qu'on est quitte aujourd'hui, entre toi et Isabella et moi avec Jude...

Jarod acquiesça silencieusement tout en se repassant les événements de la journée. La procès, la proclamation de ses droits illimités sur Poudlard, les journalistes, Bella... et maintenant ça. Cela faisait beaucoup en une seule journée, malheureusement il s'attendait à ce que les choses empirent sous peu.

- Ce n'est pas pour critiquer ton amie mais elle manque singulièrement de savoir-vivre. Je crois pourtant qu'on enseignait les manières dans les grandes familles de sang-pur...

Réussissant à ne faire naître qu'un mince sourire sur les lèvres d'Anna, il passa finalement un bras protecteur autour de ses épaules avant de déposer un baiser sur son front.

- Je dois quand même lui reconnaître un certain cran ou peut-être une certaine dose de folie. Elle a osé te défier l'une des sorcières les plus puissantes de se pays et en te menaçant, qui plus est...

C'est alors qu'un léger sourire, presque carnassier, apparut sur son visage alors que l'air se mettait à grésiller sous la pression de sa magie à peine retenue.

- Je ne peux pas dire que je ne déteste pas cette fille remarquablement arrogante mais... peut-être devrais-je lui montrer que tous ceux qui menacent ma bien-aimée peuvent déjà réserver un emplacement au cimetière ? Après tout, ça ne ferait pas de mal aux mangemorts de savoir que tu n'as pas pris n'importe quel imbécile comme consort.

Il lâcha sa dernière phrase avec une note d'humour et sa magie s'apaisa. C'était impressionnant parfois comme sa magie pouvait être en osmose avec lui. Si quelqu'un menaçait à nouveau Anna, il savait qu'elle réagirait au quart de tour, presque sans effort de sa part pour exercer le juste châtiment.

Il finit néanmoins par pousser un léger soupir avant de passer sa main libre dans ses cheveux.

- Je sais que c'est ton affaire et que tu ne veux probablement pas que j'intervienne... Alors je respecterai ta décision. Toutefois, si cette fille te faisait du mal de quelque manière que ce soit...

Ses yeux azurés semblèrent étinceler l'espace d'un instant alors que la température baissait de quelques degrés. Pourtant, le froid n'atteignait pas Anna, qui en était protégée par la magie même du rebelle. Cette magie qui semblait l'avoir adoptée spontanément.

-... il n'y aura pas un seul endroit sur cette terre où elle puisse se cacher et lorsque je mettrais la main sur elle, je m'assurerais de lui faire comprendre ce que le mot "enfer" signifie.

Et en matière d'enfer, il s'y connaissait. Bien sûr, il ne torturait pas pour le plaisir dans la plupart des cas mais de temps en temps, quand il avait affaire à des êtres particulièrement malsains, il s'autorisait à prendre son temps pour leur faire regretter de ne pas avoir pris le bon chemin.

Toutefois, son aura ne tarda pas à revenir à la normale et il tourna alors la tête vers Anna, lui adressant un magnifique sourire alors que ses iris semblaient pétiller.

- Je t'ai déjà dit que je t'offrirais le monde si tu me le demandais, et ce n'étaient pas des paroles en l'air. Bien sûr, j'aimerais éviter qu'il soit détruit, sinon nous aurions un peu de mal à profiter de ses bienfaits, comme une île déserte en plein cœur du Pacifique, un tour de gondole à Venise ou encore une visite à la Tour Eiffel mais... tout ceci n'a plus importance si tu n'es pas avec moi pour en profiter.

Puis il captura ses lèvres en un baiser tendre mais passionné, qui fit rougir les joues d'Anna comme des pivoines. Reprenant tous deux le chemin de la sortie, il lui glissa alors dans un murmure:

- Et puis, ce n'est pas ma faute si tu me donnes des ailes, ma rose...




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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   Lun 21 Sep - 23:37

Au moins se taisait-il alors que j'avais du mal à réagir à ce coup douloureux en traître, comme un couteau dans le dos, en plein dans la colonne et qui m'immobilisait, me paralysait totalement. De tous les évènements de la journée, c'était certainement le seul qui m'aura fait souffrir autant. J'aurais été plus faible, j'aurais pleuré, hurlé et maudit cette femme. A lieu de cela, je restai droite, neutre et froide, ressemblant particulièrement dans mon attitude à la veuve noire de jadis.

- Ce n'est pas pour critiquer ton amie mais elle manque singulièrement de savoir-vivre. Je crois pourtant qu'on enseignait les manières dans les grandes familles de sang-pur...

Même sa légère plaisanterie qui m'aurait apaisée et détendue plus tôt ne me fit esquisser que l'ombre d'un sourire. Toujours plongée dans mes pensées, il fallait avouer que j'avais du mal à réagir convenablement à ce coup dur, qui me privait donc de beaucoup de choses, dont une certaine influence. Je n'aimais pas forcément le pouvoir pour ce qu'il était, mais l'influence et la manipulation étaient mon ambition première après tout.

Elle n'avait pas l'intention de prendre des gants, elle voulait me blesser.

Mon murmure avait dû être entendu par Jarod, sans nul doute. Même si ma douleur y transparaissait, je voulais me montrer forte, cachant le fait que je m'appuyais essentiellement sur sa présence pour ne pas perdre la face. J'avais la chance que le Patronus n'ait été audible que par moi et Jarod, sinon j'aurais été dans une mauvaise passe.

- Je dois quand même lui reconnaître un certain cran ou peut-être une certaine dose de folie. Elle a osé te défier l'une des sorcières les plus puissantes de ce pays et en te menaçant, qui plus est...

Je ne suis pas l'une des plus puissantes. Je sais juste maîtriser mes quelques dons.

Cela n'était que réalité après tout. Beaucoup de personnes me dépassaient dans la maîtrise de la magie blanche, et seuls quelques atouts de magie noire que j'avais développés permettaient ma victoire. En tout cas, le sourire prédateur et féroce de Jarod était assez effrayant, et j'en aurais tremblé s'il s'adressait véritablement à moi. Je savais très bien qu'en fait, il devait penser à Jude.

- Je ne peux pas dire que je ne déteste pas cette fille remarquablement arrogante mais... peut-être devrais-je lui montrer que tous ceux qui menacent ma bien-aimée peuvent déjà réserver un emplacement au cimetière ? Après tout, ça ne ferait pas de mal aux mangemorts de savoir que tu n'as pas pris n'importe quel imbécile comme consort.

Même s'il avait voulu continuer, je l'en aurais empêché. J'avais doucement fait glisser un doigt sur ses lèvres, caressant cette chair douce et si délicieuse, traçant le contour de ses lèvres. Non, je refusais ceci. Même s'il l'avait dit en plaisantant, je savais qu'il pourrait le faire rien que pour moi, mais je ne le voulais pas. Ce n'était pas une question d'indépendance, juste une envie qu'il n'intervienne pas en ma faveur.

Crois-tu vraiment que les mangemorts ne te craignent pas ? Ils savent ta puissance et ta dangerosité Jarod.

- Je sais que c'est ton affaire et que tu ne veux probablement pas que j'intervienne... Alors je respecterai ta décision. Toutefois, si cette fille te faisait du mal de quelque manière que ce soit... il n'y aura pas un seul endroit sur cette terre où elle puisse se cacher et lorsque je mettrais la main sur elle, je m'assurerais de lui faire comprendre ce que le mot "enfer" signifie.

Ne fais pas cela.

Mon ton presque suppliant me surprit moi-même. Mon amitié envers elle s'était effacée à la suite du Patronus, ce n'était donc pas cela. J'aimais la torture, et j'étais assez souillée dans ce temps et ce pays pour m'y risquer totalement, encore une fois.

Si cela devait se passer, et je ferais tout pour l'éviter, je serais celle qui m'en chargerait. Et si cela se passait, je doute pouvoir rester longtemps en liberté. Beaucoup se douteraient de mes implications dans cet acte, et je serais arrêtée. Je ne veux pas être une fugitive Jarod. Et je ne veux pas encore changer d'identité, j'ai déjà du mal à supporter cette fausse identité... Et si je suis arrêtée et que l'on découvre ma véritable identité... Ce n'est pas Azkaban qui m'attendra, mais la mort. Et je ne veux pas mourir de leurs mains, seulement des tiennes.

J'avais l'impression d'être tombée dans une certaine folie, l'espace de quelques instants. Cette crainte qui me hantait, je refusais d'y être forcée. La voilà, certainement, ma pire peur dans ce monde : mourir à cause de la justice. Je voulais mourir dans un combat normal, ou parce que je le lui aurais demandé. Il n'accepterait certainement pas au début, je le savais. Mais tiendrait-il ses arguments alors que d'autres pourraient me rendre impuissante et de faire voir la mort en face, parée d'un visage inconnu ?

Pourtant, l'atmosphère tendue qui s'était installée se calma assez rapidement, alors que Jarod se remit ensuite à me sourire, et j'avais ainsi l'impression d'avoir un petit rayon de soleil qui se nichait dans mon cœur. Il semblait faire tant d'efforts pour me rendre totalement heureuse, sans peur et sans cauchemars que j'avais presque honte de me montrer si fébrile et lâche face à ses certitudes...


- Je t'ai déjà dit que je t'offrirais le monde si tu me le demandais, et ce n'étaient pas des paroles en l'air. Bien sûr, j'aimerais éviter qu'il soit détruit, sinon nous aurions un peu de mal à profiter de ses bienfaits, comme une île déserte en plein cœur du Pacifique, un tour de gondole à Venise ou encore une visite à la Tour Eiffel mais... tout ceci n'a plus importance si tu n'es pas avec moi pour en profiter.

Laisses-en aussi un peu pour les couples aussi antagonistes que nous mon aigle... Ils ont bien besoin d'un brin de bonheur, eux aussi.

L'idée d'une destruction du monde à cause de ma mort me fit sourire, aussi bizarre cela soit-il. Avait-il agi magiquement pour que son baiser si tendre mais si empli de passion me fasse ainsi rougir ? Je ne pus même pas m'empêcher de lui rendre la pareille, saisissant ses joues et son cou entre mes mains blanches souillés si secrètement de sang. J'avais envie de le rendre aussi fou que je l'étais, et tous les moyens étaient bons, même lui faire perdre la tête. Pourtant, n'exagérant pas tout de même, nous marchâmes ensuite vers la sortie, alors que j'entendis un dernier murmure de sa part avant de transplaner chez moi avec lui à mes côtés.

- Et puis, ce n'est pas ma faute si tu me donnes des ailes, ma rose...

*J'espère juste de ne pas te les briser par ma folie...*

Envoyé par légimencie, j'espérais qu'il le reçoive juste avant ce voyage magique...

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MessageSujet: Re: Une audience très révélatrice... [PV Jarod et Charles)   

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