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 En France se trouvera la liberté... [PV Dean]

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Léïlan Valingaï
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MessageSujet: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Sam 8 Aoû - 23:05

Plus le temps passait et plus je me disais que j'avais bien fait d'aller dans la Forêt Interdite la dernière fois. Si je ne l'avais pas fait, je n'aurais jamais connu l'amitié de Dean que j'aurais continué à considérer comme les autres élèves. Sans cela, j'aurais continué à me morfondre avec pour seule compagne ma tutrice qui me portait sur les nerfs. Non, décidément, j'étais bien mieux ainsi : j'avais un meilleur ami, je pouvais passer beaucoup de temps avec lui et en plus j'étais débarrassée d'Eléa, que je ne voyais plus que pour les cours. Chaque soir, nous étions officiellement en retenue sous la surveillance de Warren, mais il laissait Dean amener Hadès et fermait la porte derrière nous, ce qui nous laissait tout loisir de sortir durant une bonne partie de la nuit. Pour le moment, nous n'étions restés que dans les landes du domaine de son parrain, à apprendre à nous connaître comme deux amis. Oh, parfois, l'un ou l'autre faisait des erreurs qui entraînaient des disputes très courtes se finissant par des excuses penaudes du fautif et un pardon joyeux de la victime. Dois-je avouer que j'étais le plus souvent la fautive ? Rapidement, je lui dévoilais tout de ma vie, à part mon attirance pour la magie noire. Je doutais qu'il apprécie cela mais je n'avais aps trop le choix : si cela se savait, même par inadvertance, les séances avec la psychologue du château risquaient d'être encore plus désagréables qu'auparavant.

Ce soir-là pourtant, nous avions décidé de changer de lieux de soirée. En effet, Dean avait pris la décision de me montrer la France, et j'étais plus qu'impatiente que le moment de la retenue arrive. Personne ne nous parlait en élève, ce qui était bien plus simple vu qu'aucun alibi de retenue n'avait à être utilisé. Maintenant, nous étions assis côte à côte durant les cours, ce qui ne semblait gêner personne, et encore heureux d'ailleurs. Cependant, ce soir-là, notre derniers cours était celui de mythologie que je craignais un peu. En effet, je n'avais pas revu Eléa et, vu le regard furieux qu'elle m'avait jeté, je savais que cela allait barder. D'ailleurs, ma tutrice me demanda de rester à la fin du cours et je fis signe à Dean de ne pas m'attendre et qu'il aille débuter la retenue sans moi en expliquant la situation à Warren. La dispute eut bel et bien lieu, et j'en récoltais une joue rougie par une gifle et des yeux rougis par quelques larmes étant sorties par ce geste. Filant jusqu'aux toilettes des filles, je réussis à enlever les traces de larmes mais pas le rougissement et décidai de laisser tomber. Quelques tremblements de colère étaient encore présents mais, le temps que je me rende jusqu'au lieu de la retenue, ils avaient disparus.

Saluant Warren d'un léger sourire et d'un signe de tête amical, je rejoignis enfin Dean. J'avais fait en sorte de me placer de manière à ce que le rougissement de ma joue soit invisible et nous étions partis rapidement après. Le décor qui m'entourait m'était en tout cas complètement inconnu : était-ce ceci la France ? Je restais pourtant silencieuse, attendant les explications de mon ami Serdaigle.
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Dean Anderson
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Dim 9 Aoû - 23:25

Dean venait de pénétrer dans le bureau de Warren, son esprit tourmenté par la situation dans laquelle il avait laissé Leïlan. Après tout, la jeune Valingaï avait été la seule à avoir été retenue à la fin du cours par le professeur de mythologie, et lorsqu'on connaissait le genre de relation qui unissait la Serdaigle et sa tutrice, ce n'était pas du tout bon signe. Pourtant, Leïlan lui avait fait signe de partir devant et de l'attendre dans le bureau du professeur d'occlumencie, et il s'était donc exécuté.

Quelques minutes passèrent, pendant lesquelles les inquiétudes du garçon s'intensifièrent. Se pourrait-il que son amie soit en danger en ce moment? Devait-il retourner là-bas et mitrailler Eléa de maléfices jusqu'à ce qu'elle soit mise hors d'état de nuire ?

Alors qu'il était sur le point de quitter la pièce, résolu à réduire l'un de ses professeurs en miettes, Leïlan fit son entrée dans la pièce. Elle était de profil mais quelque chose dans ses yeux bleus lui disait qu'elle avait envie de partir, loin, très loin. C'est pourquoi il ne lui posa aucune question et se contenta de prendre sa main dans la sienne et de tendre l'autre en l'air. Hadès fonça sur eux et ils disparurent dans une sphère enflammée.

Lorsqu'ils réapparurent, ils se trouvèrent dans une vaste clairière, au milieu d'une forêt moins sombre que la forêt interdite, et dont les arbres réverbéraient par endroits la lumière déclinante du Soleil.

- Nous voici dans la forêt de Brocéliande, en France. Bien que Merlin soit un sorcier reconnu et presque vénéré en Grande-Bretagne, c'est en réalité ici qu'il a passé la plus grande partie de sa vie. Après tout, c'était un druide et...

L'adolescent stoppa net quand son regard se posa sur le visage de son amie. Une trace pourpre était visible sur sa joue, clairement le résultat d'une gifle des plus violentes. Une vague de colère froide envahit le cœur de l'adolescent, qui commençait sérieusement à avoir des envies de meurtres concernant son professeur de Mythologie.

- Je me fiche que cette femme soit utile, si elle touche encore à un seul de tes cheveux, je jure devant Morgana que je lui ferai ravaler ses dents à cette ulundo!

Prenant une profonde inspiration tout en vidant son esprit de toute pensée négative, il rouvrit les yeux doucement avant de poser un regard plus doux sur Leïlan.

- Désolé mais je ne supporte pas que cette femme te fasse du mal... Surtout après ce que tu m'as dit, elle n'a aucun droit... aucune autorité à exercer sur toi et... un mot de toi et je mets les meilleurs ténors du barreau sur cette affaire pour que ta garde lui soit retirée. Tu pourras toi-même choisir ton nouveau tuteur, ou en demander un provisoire en attendant qu'une procédure d'émancipation soit mise en place...

Puis il se tut pendant quelques instants, les joues légèrement empourprées alors qu'il se rendait compte qu'il outrepassait un peu sa place. Il ne voulait pas prendre de décision à la place de Leïlan mais il voulait qu'elle soit consciente des possibilités qui s'ouvraient à elle.

- Bon, occupons-nous déjà de soigner ça, ok? Ne bouge pas surtout, ça ne prendra que quelques secondes...

Puis il se mit à marmonner des incantations à voix basse pendant quelques secondes avant de se pencher vers elle. Il déposa ensuite un doux baiser sur sa joue au niveau de la marque. La peau s'illumina d'une douce lumière blanche l'espace d'un battement de cil puis disparut.

L'instant suivant, la joue de l'adolescente était redevenue parfaitement normale. Esquissant un petit sourire, Dean hocha la tête de satisfaction avant de prendre sa main dans la sienne.

- Allez! On n'a pas beaucoup de temps avant la tombée de la nuit et je voudrais te montrer quelque chose!

Ils marchèrent pendant plusieurs minutes avant d'arriver dans une nouvelle clairière. Dans celle-ci se trouvait un arbre, un chêne pour être exact... et quel chêne! Haut de plusieurs dizaines de mètres, il faisait également plus de neuf mètres de circonférence. Le jeune homme s'approcha lentement avant de poser une main sur le tronc. L'arbre pulsait littéralement de magie et Dean enjoignit son amie à faire de même.

Bientôt, une forme de lumière se découpa dans le tronc, semblable à un tunnel...

- Déjà eu envie de visiter Avalon ? Demanda l'adolescent, un sourire malicieux aux lèvres.

Puis ils s'engouffrèrent dans la lumière.

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Léïlan Valingaï
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Lun 10 Aoû - 1:02

J'avais remarqué qu'il semblait avoir compris que quelque chose me tracassait, et même peut-être la cause de ce silence à mon arrivée. Vu qu'il savait qu'Eléa m'avait fait rester et que j'étais joyeuse auparavant, la raison de mon mutisme ne pouvait venir que d'elle. Heureusement, il n'avait apparemment pas vu ma jour, puisqu'il se contenta de me prendre la main et le transport jusqu'en France se fit donc sans encombre.

Lui lâchant la main à l'arrivée, j'observais les alentours, me tournant sur le côté pour observer cette forêt environnante. Elle était belle, cela était sûre : beaucoup plus claire que celle de Poudlard, la lumière semblait jouer entre le feuillage et les branche des arbres bougeaient sous une légère brise. Fermant les yeux tout en respirant l'air de la nature sauvage, je ne pus m'empêcher de sourire face au bien-être qui m'envahissait : j'aimais être dans la nature alors Dean faisait mon bonheur.


- Nous voici dans la forêt de Brocéliande, en France. Bien que Merlin soit un sorcier reconnu et presque vénéré en Grande-Bretagne, c'est en réalité ici qu'il a passé la plus grande partie de sa vie. Après tout, c'était un druide et...

Alors que j'écoutais attentivement ce petit cours d'histoire qu'il me faisait, je sursautais lorsqu'il s'interrompit brusquement, croyant que quelque chose de dangereux ou d'inquiétant se passait. Ouvrant brusquement les yeux et jetant un regard effrayé aux alentours, je ne m'aperçus qu'il ne se passait rien de spécial. Enfin, je compris lorsque je vis que Dean me regardait avec une lueur de colère froide dans les yeux. Ou plutôt, je reculais de quelques pas, légèrement effrayé par la colère qui se lisait sur son visage. Croyant que j'avais fait quelque chose qui ne fallait pas, je ne m'arrêtais que lorsque mon dos toucha un tronc d'arbre.

- Je me fiche que cette femme soit utile, si elle touche encore à un seul de tes cheveux, je jure devant Morgana que je lui ferai ravaler ses dents à cette ulundo!

Cette quoi ?

Ainsi, c'était cela... Il avait vu cette fichue rougeur sur ma joue et deux choses pouvaient l'énerver : soit qu'Eléa ait porté la main sur moi, soit que je lui ai caché cela. Cependant, il devait avoir vu qu'il m'avait effrayé sur le coup : il se détendit rapidement et me lança un regard bien plus amical.

- Désolé mais je ne supporte pas que cette femme te fasse du mal... Surtout après ce que tu m'as dit, elle n'a aucun droit... aucune autorité à exercer sur toi et... un mot de toi et je mets les meilleurs ténors du barreau sur cette affaire pour que ta garde lui soit retirée. Tu pourras toi-même choisir ton nouveau tuteur, ou en demander un provisoire en attendant qu'une procédure d'émancipation soit mise en place...

Ne t'inquiète pas pour moi Dean. J'ai subi bien pire chez les Mangemorts alors ce n'est pas une gifle, aussi forte soit-elle, qui me fera abandonner. On lui a demandé d'être ma tutrice, elle le sera donc jusqu'à ce que je puisse être émancipée. Même si j'ai hâte que ce jour arrive, elle va souffrir pendant le temps qu'elle m'aura. Je l'ai toujours détesté alors j'en profite...

Sachant qu'il m'avait déjà dit tout cela, je ne pouvais m'empêcher de sourire gentillement à ses paroles. A vrai dire, même si je ne lui montrais pas, j'étais flattée de voir toute son attention et son inquiétude se concentrer sur ma petite personne. Le voir rougir comme pour s'excuser de ses paroles ne fit qu'accentuer mon sourire qui n'avait cependant rien de moqueur. Après tout, il ne voulait que mon bien et mon bonheur, n'est-ce pas ? A force de nous connaître, je commençais à m'en rendre compte et tentais de faire la même chose pour lui. Malgré tout, j'avais l'impression d'être inutile par rapport à lui : grâce à lui, j'allais beaucoup mieux et étais bien plus détendue.

- Bon, occupons-nous déjà de soigner ça, ok? Ne bouge pas surtout, ça ne prendra que quelques secondes...

Pourquoi aurais-je bougé de toute façon ? Je ne connaissais pas assez cette forêt pour m'enfuir entre les arbres et je n'avais aucune raison particulière. Maintenant que je savais qu'il ne m'en voulait pas, il n'y avait aucun danger en vue. Je le laissais donc s'approcher de moi et l'écoutais murmurer des incantations. Comme souvent, j'essayais de comprendre ce qu'il disait, mais il me semblait que ce n'était pas de l'anglais et qu'en plus, il le disait assez vite. Un jour, je lui demanderais qu'il m'apprenne, cela était sûr. Mais le moment n'était pas encore venu de toute façon, nous avions encore le temps. Cependant, je ne pus m'empêcher d'être surprise lorsqu'il m'embrassa doucement sur la joue pour finir de me soigner. Pour une fois, je ne rougis pas, observant son petit air amusé et satisfait avant de prendre la parole d'une voix malicieuse.

N'aurais-tu pas essayé de m'embrasser juste par envie ? je doute qu'un sortilège ou une incantation se finisse forcément par un baiser, n'est-ce pas ?

Cela ne m'avait pas forcément dérangé pourtant, mais je ne le lui dis pas. C'était certainement une exception, due au fait que j'étais ainsi soignée définitivement et que je me sentais mieux, comme si tout lien avec Eléa avait été enlevé.

- Allez! On n'a pas beaucoup de temps avant la tombée de la nuit et je voudrais te montrer quelque chose!

Serrant sa main dans la mienne bien plus petite, je faisais tout pour ne pas le lâcher et rester perdue ici, seule. Ne disait-on pas que derrière toute beauté il y avait un démon ? Alors, à cause de cette croyance presque pessimiste, je me disais qu'un danger devait être présent dans cette forêt de Brocéliande. Idiot, n'est-ce pas ? C'était encore et toujours mo, c'était normal.

Enfin, après quelques minutes de marche, nous nous arrêtâmes devant un immense chêne. Il n'était déjà pas commun de voir de chêne aussi haut et aussi large, mais Dean me fit ensuite signe de poser la main sur son tronc. J'eus ainsi la surprise de sentir que celui-ci regorgeait de magie, et j'eus même envie de m'y ouvrir pour y plonger. Heureusement, le Serdaigle était là pour m'empêcher, attirant plutôt mon attention sur le tunnel de lumière étant apparu.


- Déjà eu envie de visiter Avalon ?

Avalon ? Mais n'est-ce pas fermé aux étrangers ?

Il savait que j'allais le suivre de toute façon, et que la question n'était qu'une formalité. Rapidement, je le suivis et, après quelques instants de marche, nous étions arrivés dans un nouvel endroit. Observant autour de moi, j'eus presque une sensation d'étouffement en sentant toute la magie présente dans l'air. Je ne pus d'ailleurs m'empêcher de m'y ouvrir et d'en absorber un peu avant d'arrêter, surprise par un bruit à côté de moi et qui ne venait apparemment pas de Dean...
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Dean Anderson
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Mar 11 Aoû - 1:30

N'aurais-tu pas essayé de m'embrasser juste par envie ? je doute qu'un sortilège ou une incantation se finisse forcément par un baiser, n'est-ce pas ?

Décidant de surpasser sa timidité, le jeune Anderson se retourna vers elle et lui adressa un regard amusé avant de répondre d'un ton malicieux.

- Tous ne se finissent pas forcément par un baiser, c'est vrai même si la magie est plus forte avec un contact physique. Toutefois... comment résister à la tentation d'embrasser une si jolie fille ? C'est de ta faute aussi!

Et tout en finissant sa phrase, il s'était approché d'elle jusqu'à lui murmurer à l'oreille. La voyant rougir jusqu'aux oreilles, l'adolescent lui vola un nouveau baiser sur la joue avant de s'élancer en courant.

Alors qu'ils étaient arrivés jusqu'à l'arbre illuminé, il entendit la question de son amie malgré les pulsations que dégageaient le chêne.

Avalon ? Mais n'est-ce pas fermé aux étrangers ?

- Hm... tu peux dire ça. En fait, c'est considéré comme un mythe autant par la population sorcière que la population moldue. Toutefois, je tenais à te le montrer parce que tu es mon amie et... au cas où quelque chose m'arriverait, tu pourras trouver refuge ici.

Dean n'était toujours pas très à l'aise par rapport à ses sentiments mais il savait qu'il tenait beaucoup à Leîlan et il désirait plus que tout que la jeune fille ait un endroit où aller, dans le cas où le jeune Anderson ne serait pas en mesure de l'héberger lui-même.

Passant le portail de lumière, ils arrivèrent dans une grande plaine d'herbe verte, sous un ciel d'un bleu aussi clair que si le soleil s'était trouvé à son zénith. Pourtant, aucune chaleur ne les accablait et la température était agréable.

Des lapins gambadaient gaiement non loin d'eux et des papillons voltigeaient tranquillement au dessus de champs de fleurs multicolores. Les dites fleurs se trouvaient non loin d'une rivière d'eau claire, qui semblait s'enfoncer dans les terres. Le paysage qui s'étendait ainsi à perte de vue, tout en laissant entrevoir une sorte de château à l'horizon, était tout simplement idyllique.

- C'est un endroit impossible à trouver pour ceux qui ne savent pas où le chercher, un peu comme sous un Fidelitas. Je ne sais pas de quoi sera fait l'avenir et il est possible que Jarod Goldsmith ou Julian puissent te cacher pendant un temps mais... si les choses tournaient mal, pour une raison ou pour une autre, je veux que tu aies une échappatoire. Ici, tu n'aurais pas à te cacher, tu serais libre de tes mouvements et surtout... tu ne serais pas seule.

Ayant lui aussi souffert de la solitude dans sa jeunesse, Dean ne savait que trop bien ce qu'avait dû ressentir son amie. C'est pourquoi, au cas où il ne serait plus là pour lui tenir compagnie ou pour la protéger, il voulait qu'elle soit en sécurité coûte que coûte. Mais peut-être son expression trahit-elle ses pensées car le regard de Leîlan sembla se charger d'émotion.

- Je... je sais qu'on est amis depuis pas très longtemps mais... quand je disais que ma famille était ta famille, c'étaient pas des paroles en l'air alors, ben voilà. Ma maison, ou plutôt mon refuge dans le cas présent, est aussi le tien, pour aussi longtemps que tu le désireras.

Il lui adressa un léger sourire, un peu gêné, avant que des bruits de sabots ne se fassent entendre. Faisant volte-face, les deux adolescents se retrouvèrent face à un centaure au visage calme et serein et dont les yeux se posèrent sur les deux humains avec douceur et compréhension.

- Bonjour maître Pholos! S'exclama Dean d'un ton enjoué.

- Bonjour, Dean. Bonjour mademoiselle Valingaï. Votre jeune ami m'a beaucoup parlé de vous, c'est donc un plaisir de faire votre connaissance. Permettez-moi, au nom de notre communauté, de vous souhaiter la bienvenue en Avalon. Si vous le voulez bien, je vais vous conduire au temple des prêtresses de Ceridwen.

Alors qu'ils chevauchaient au milieu des vastes prairies, ils purent admirer un bon nombre de créatures magiques qu'ils connaissaient, aussi bien lumineuses que plutôt sombres mais aussi certaines qui leur étaient complètement inconnues ou seulement considérées par le monde magique comme des mythes. Nul doute que le chicaneur aurait gagné en crédibilité si certains animaux de cette contrée venaient à être révélés au grand jour...

- Dean ne vous l'a peut-être pas dit mais sa grand-mère maternelle, Teresa, est la fille d'une ancienne prêtresse de Ceridwen. Celle-ci avait voulu quitter Avalon pour fonder une famille avec un sorcier parce qu'une vision du futur lui avait annoncé la venue d'une futur druide très puissant dans sa lignée. Et d'après ce que nous avons pu observer de ses pouvoirs, le jeune Dean serait le futur druide question.

Le noble centaure esquissa un léger sourire alors qu'il sentait sans le voir que le jeune sorcier s'était mis à rougir suite aux paroles de Pholos. Ce dernier continua la chevauchée pendant près d'une demi-heure, dans le calme et la quiétude, seulement bercés par la mélodie du vent, avant de finalement arriver à destination.

Il s'agissait d'un gigantesque temple, bien plus grand de près que de loin, bâti dans un style semblable au Moyen-âge mais étrangement plus... élégant, plus harmonieux.

- Allez en paix, mes enfants et prenez-soin de vous. Déclara Pholos avant de s'éloigner au petit trot.
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Léïlan Valingaï
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Mar 11 Aoû - 14:51

- Tous ne se finissent pas forcément par un baiser, c'est vrai même si la magie est plus forte avec un contact physique. Toutefois... comment résister à la tentation d'embrasser une si jolie fille ? C'est de ta faute aussi!

Comment osait-il jouer ainsi ? Vu son amusement, son ton malicieux et ses mouvement qui se rapprochaient de moi pour finir en murmures dans mon oreille, il avait exprès de faire cela ! Rougissant jusqu'aux oreilles, j'aurais voulu presque le faire tomber dans l'herbe pour me venger, mais je n'en eus pas vraiment le temps que déjà, il s'enfuyait déjà après m'avoir embrassé de nouveau. Mais à vrai dire, je n'étais pas véritablement fâchée, non. Au contraire, j'étais plutôt flattée du compliment, même si je ne savais pas comment réagir. Pour tout dire, cela devait être la première fois que l'on me faisait un tel compliment, les autres portant plutôt sur le plan scolaire. Ne sachant pas s'il était véritablement sérieux ou s'il faisait cela juste pour me taquiner, je résolus pourtant de me venger à la première occasion. Je n'eus cependant pas vraiment le temps d'y réfléchir que Dean s'arrêta en face d'un arbre qui pulsait de magie.

- Hm... tu peux dire ça. En fait, c'est considéré comme un mythe autant par la population sorcière que la population moldue. Toutefois, je tenais à te le montrer parce que tu es mon amie et... au cas où quelque chose m'arriverait, tu pourras trouver refuge ici.

Au cas où quelque chose lui arriverait ? Aurait-il des ennuis qu'il m'avait cachés ? Une lueur inquiète brillait dans le regard que je lui lançais, alors que nous avancions dans le tunnel lumineux qui s'était formé dans le tronc. Je n'aimais absolument pas savoir que mes amis pouvaient avoir des problèmes, et je faisais toujours tout pour les aider à les résoudre. Je savais tellement ce que c'était que je n'acceptais pas que d'autres subissent ceci.

Mais mes pensées pessimistes s'arrêtèrent rapidement alors que nous arrivâmes dans une grande plainte absolument idyllique. Le temps ensoleillé sans être trop chaud ni trop frais laissait apercevoir des lapins sauvages mais peu craintifs, des fleurs multicolores butinées par des papillons et même une rivière qui semblait peu profonde. Le château que l'on apercevait au loin finissait de compléter la beauté presque irréelle du lieu. Je savais que je devais être ridicule à observer les environs bouche bée, mais je ne pouvais m'en empêcher : en si peu de temps, je découvrais tellement de lieux fantastiques que j'allais presque de surprise en surprise.


- C'est un endroit impossible à trouver pour ceux qui ne savent pas où le chercher, un peu comme sous un Fidelitas. Je ne sais pas de quoi sera fait l'avenir et il est possible que Jarod Goldsmith ou Julian puissent te cacher pendant un temps mais... si les choses tournaient mal, pour une raison ou pour une autre, je veux que tu aies une échappatoire. Ici, tu n'aurais pas à te cacher, tu serais libre de tes mouvements et surtout... tu ne serais pas seule.

Ne dis aps de choses pareilles Dean. Crois-tu vraiment que je resterais cachée si quelque chose t'arrivait ? Je te vengerais plutôt, au lieu de ne rien faire. J'aurais l'impression d'être dans une prison dorée. Après, cependant, j'accepterais : je serais idiote si je ne le faisais pas.

Je me sentais idiote, immobile comme un piquet avec les larmes aux yeux. Je savais qu'il me faisait un cadeau inestimable à mes yeux, mais j'en souffrais. Si j'y retournais sans lui, cela signifierait qu'il n'était plus là, ce que je refusais profondément. C'était peut-être idiot de penser de suite à cela, mais je n'y pouvais rien. J'avais tellement vu que tout pouvait s'écrouler en quelques instants que j'avais toujours peur que cela recommence.

Soudain, alors que je finissais de parler, des bruits de sabots se firent entendre. Me tournant vers son origine, je m'aperçus qu'il s'agissait d'un centaure apparemment amical, et connu de Dean vu que celui-ci le salua en l'appelant Maître Pholos.


- Bonjour, Dean. Bonjour mademoiselle Valingaï. Votre jeune ami m'a beaucoup parlé de vous, c'est donc un plaisir de faire votre connaissance. Permettez-moi, au nom de notre communauté, de vous souhaiter la bienvenue en Avalon. Si vous le voulez bien, je vais vous conduire au temple des prêtresses de Ceridwen.

C'est un plaisir pour moi aussi de rencontrer un vénérable centaure.

Alors que nous étions grimpés sur le dos du centaure à son invitation (sinon, je n'aurais jamais osé), je me tenais à Dean pour ne pas tomber, peu habituée que j'étais à la chevauchée de centaure, tout en regardant le paysage défiler. A vrai dire, si je vis beaucoup de créatures magiques différentes, je n'en reconnus que quelques-unes qui étaient communes. Il y en avait une telle diversité que je devais avouer que j'étais curieuse de savoir leur nom : mais qui pouvait toutes les connaître à part un habitant d'Avalon ? Personne à mon avis, et je n'osais pas demander à Pholos.

- Dean ne vous l'a peut-être pas dit mais sa grand-mère maternelle, Teresa, est la fille d'une ancienne prêtresse de Ceridwen. Celle-ci avait voulu quitter Avalon pour fonder une famille avec un sorcier parce qu'une vision du futur lui avait annoncé la venue d'une futur druide très puissant dans sa lignée. Et d'après ce que nous avons pu observer de ses pouvoirs, le jeune Dean serait le futur druide question.

Oh...

Je devais avouer que si j'étais impressionnée par la destinée qui attendait Dean, je me retins de tout autre commentaire vu la teinte rouge vif qui abordait maintenant. Étant pareille que lui au niveau des compliments, je compatissais presque à la gêne qu'il devait ressentir. Le reste du trajet se fit donc en silence alors que nous arrivâmes enfin à un bâtiments qui devait être le temple vu que Pholos s'y arrêta pour nous laisser descendre.

Allez en paix, mes enfants et prenez-soin de vous.

Au revoir, maître Pholos.

Me tournant vers le bâtiment après son départ, je remarquais qu'il était assez étrange car non ressemblant à d'autres lieux anciens que j'avais déjà vu. Même s'il était immense, il semblait tout de même assez harmonieux, ce qui était surprenant. Saisissant presque machinalement la main de Dean, je le regardais avec un sourire : ne voulant pas me faire remarquer, je décidais que ma vengeance pour tout à l'heure aurait lieu plus tard, lorsque nous serons totalement seuls. M'avançant donc vers le bâtiments, nous y entrâmes tous les deux, assez calmement.
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Dean Anderson
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Lun 21 Sep - 20:00

Ils entrèrent dans le temple main dans la main, la jeune fille regardant avec émerveillement le hall aux dimensions gigantesques. Il faut dire que le style était très particulier, avec diverses fresques peintes sur le plafond ou représentées dans les vitraux. C'était toute l'histoire des prêtresses qui s'y trouvaient, relatées de façon imagée pour la meilleure compréhension des plus jeunes.

- Morgana a vécu ici, tu sais. Elle était la Grande Prêtresse de son époque. Toutefois, elle était bien différente de ce que disent les livres d'histoire... aussi bien sorciers que moldus.

Le regard toujours fixé sur l'une des peintures représentant Morgane Le Fay, Dean reprit son explication, un léger sourire aux lèvres.

- Morgana n'était une "sorcière maléfique". Cette idée n'est apparue que des siècles après sa mort, à cause de la propagande que les disciples de Merlin répandirent à travers les siècles. Il est vrai qu'elle était opposée à l'enchanteur mais c'était davantage sur le plan philosophique, et elle ne détestait pas non plus Arthur. Elle était même sa conseillère au même titre que Merlin.

Cette fois-ci, il tourna la tête vers l'une des autres fresques, où la sorcière était représentée en train de guérir des malades. Il la contempla quelques instant puis il se décida à continuer, son regard déviant à nouveau sur les diverses fresques.

- Elle était véritablement une guérisseuse hors du commun et c'est
d'ailleurs elle qui soigna Arthur lorsqu'il arriva en Avalon, gravement blessé. Celle qui lui a fait le plus de tort au final, c'était la reine Guenièvre, qui cherchait à tout prix à la bannir de la cour pour y être la seule véritable reine. En effet, il paraît que Morgana était d'une rare beauté et qu'elle éclipsait l'épouse d'Arthur... ah et en parlant de ça, c'était sûrement aussi pour qu'elle ne révèle pas au roi sa liaison avec Lancelot...


Le garçon ne tarda pas à éclater de rire en imaginant la reine s'évertuer à évincer la prêtresse pour s'adonner librement à son histoire avec le chevalier.

- Malheureusement, elle a fini par être tuée par Merlin, dont le champ de vision était devenu beaucoup plus... obtus avec les années. C'est d'ailleurs pour venger sa disciple que Viviane a emprisonné l'enchanteur pour l'éternité. Enfin, c'est loin tout ça...

- En effet, mais il est bon de ne pas oublier son passé afin de ne pas en répéter les erreurs.

Les deux adolescents firent volte-face et se retrouvèrent face à ce qui devait être une prêtresse. Vêtue d'une longue robe d'un blanc immaculé, elle avait de longs cheveux argentés, qui arrivaient presque jusqu'à sa taille. Bien que son visage exprimait une certaine maturité, il aurait été très difficile de lui donner un âge... mais le plus fascinant chez elle, c'était ses prunelles azurées, qui pétillaient d'intelligence.

- Bonjour, mamie !

La dernière déclaration de Dean sembla briser la glace autant qu'elle déclencha une véritable incrédulité chez l'adolescente. Elle se demandait sûrement comment une femme qui paraissait si jeune pouvait bien être grand-mère, surtout quand le petit-fils en question avait déjà treize ans.

Toutefois, le visage de la prêtresse se radoucit alors que le garçon venait l'envelopper dans une chaleureuse étreinte. Il était rare de voir le garçon faire preuve de gestes d'affection aussi flagrants mais la femme ici-présente l'avait élevé après tout.

- Bonjour Dean. Je vois que tu nous as ramené de la visite. Est-ce que cette jeune demoiselle serait miss Valingaï ?

L'adolescent acquiesça avant de faire signe à Leïlan d'avancer. Une fois que les deux femmes furent l'une en face de l'autre, il se décida à commencer les présentations.

- Leïlan, voici ma grand-mère, Teresa Dupuis. Mamie, voici Leïlan Valingaï, ma meilleure amie.

- Et peut-être même ta future indis ? Ajouta Teresa d'une voix amusée.

Le teint de l'adolescent passa au cramoisi en l'espace d'un instant et bafouilla une réponse complètement incompréhensible, sous le rire amusé de la prêtresse. Celle-ci tourna alors son visage vers la jeune fille, un sourire amusé flottant sur ses lèvres.

- Indis signifie épouse, en Quenya. J'avoue que puisque tu es la première fille qu'il amène ici, je me disais que tu devais être spéciale. Et effectivement, tu me sembles être une jeune fille exceptionnelle, et très jolie aussi.

Les mots étaient porteurs d'une telle douceur et d'une telle sincérité qu'il aurait impossible que la prêtresse lui ait menti. Alors que l'adolescente semblait un peu gênée, Dean prit à nouveau sa main dans la sienne en lui adressant un sourire.

- Est-ce que ça te dirait d'aller manger quelque chose? Moi, je meurs de faim...

- Parfois, je pense effectivement que ce garçon est un estomac sur pattes. Commenta Teresa faussement sérieuse.

Alors que Dean protestait véhément d'un air faussement courroucé, la prêtresse se mit aussitôt à rire, bientôt rejointe par le garçon. C'est dans une atmosphère complètement détendue qu'ils rejoignirent la salle à manger, avant que Dean ne se stoppe net, le regard rivé sur le plafond.

- Mais, on dirait...

- Et oui, c'est Dagnir, le Tourmenteur... Les elfes nous ont demandé d'immortaliser les hauts faits d'armes qu'il a accompli en défendant leur peuple face aux mangemorts. Il est vrai qu'il a probablement sauvé les populations elfiques d'Amérique d'un véritable génocide mais... il a failli perdre son âme dans cette lutte. Déclara-t-elle, un air triste se peignant sur son visage d'ordinaire si jovial.

- Comment ça ? L'interrogea le jeune Anderson, sincèrement curieux.

Teresa prit une grande inspiration avant de reprendre, d'une voix mélancolique.

- Je me rappelle la première fois qu'il est venu ici... seul, son corps blessé de partout mais surtout son cœur, brisé en tellement de morceaux qu'il lui a fallu beaucoup de temps pour le reconstruire. Sa croisade contre les mangemorts a assurément sauvé un très grand nombre de vies mais elle aurait pu lui coûter la sienne. Je ne peux vous décrire ce que j'ai vu dans ses yeux... un tel désespoir que le château lui-même semblait compatir à son malheur. Il s'est rapproché plus que quiconque des ténèbres, s'étant immergé si profondément qu'il aurait facilement pu s'y abandonner mais... il a résisté.

Voyant le regard pensif de Leïlan, la prêtresse se tourna vers elle et ajouta.

- Il n'était qu'un adolescent quand ils lui ont tout pris, tu sais... déjà très puissant mais sans la moindre once de méchanceté. Ce sont ces successions d'épreuves et de tourments qui ont fait de lui un être au cœur si dur et pourtant, toujours capable de compassion. Il fera sûrement de grandes choses... nobles ou terribles mais... grandes, néanmoins.

Les adolescent contemplèrent ainsi quelques instants la silhouette d'un adolescent drapé dans une cape bleu nuit, combattant avec sa baguette dans une main et une épée d'argent dans l'autre, seul face à ce qui ressemblait à une armée de silhouettes noires.
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Mar 22 Sep - 20:37

C'était si beau et si grand... Je n'osais même pas lui lâcher la main tellement j'avais peur de m'immobiliser, ou alors de trop bouger et de me perdre. Tant d'éléments historiques semblaient contenues ici qu'on devait pouvoir passer des heures ici sans s'ennuyer. Si les cours d'histoire de la magie à Poudlard étaient aussi intéressants, il y aurait certainement moins de siestes improvisées ! Je suivais presque mécaniquement les pas de Dean, trop absorbée dans ma contemplation.

- Morgana a vécu ici, tu sais. Elle était la Grande Prêtresse de son époque. Toutefois, elle était bien différente de ce que disent les livres d'histoire... aussi bien sorciers que moldus.

Elle n'est donc pas maléfique ? Quand j'ai entendu le prof parler d'elle, j'avais l'impression qu'elle ressemblait énormément à la Veuve Noire...

Un léger frisson de peur me parcourut rien qu'à prononcer son nom. Même si elle était normalement morte (ou tout du moins disparue), j'avais encore peur d'elle, à tel point qu'un Epouvantard aurait pu prendre sa forme, aussi bien que ma famille par exemple. J'avais serré plus fortement sa main de manière presque machinale, comme si cela ne me dérangeait pas de lui montrer que je m'appuyais sur lui, ce qui était bien sûr faux. Je savais que cela ne le dérangeait pas, mais je n'aimais pas le fait d'être dépendante de quelqu'un.

- Morgana n'était une "sorcière maléfique". Cette idée n'est apparue que des siècles après sa mort, à cause de la propagande que les disciples de Merlin répandirent à travers les siècles. Il est vrai qu'elle était opposée à l'enchanteur mais c'était davantage sur le plan philosophique, et elle ne détestait pas non plus Arthur. Elle était même sa conseillère au même titre que Merlin.

La jalousie et le pouvoir montent facilement toutes les têtes...

Il n'y avait qu'une seule personne puissance qui, à ma connaissance, n'était pas ainsi, c'était Jarod. Le rebelle semblait plus tenir à une défense de ses principes en passant par ce genre de moyens, mais ne désirait pas le pouvoir rien que pour diriger. Du moins, il me semblait.

- Elle était véritablement une guérisseuse hors du commun et c'est d'ailleurs elle qui soigna Arthur lorsqu'il arriva en Avalon, gravement blessé. Celle qui lui a fait le plus de tort au final, c'était la reine Guenièvre, qui cherchait à tout prix à la bannir de la cour pour y être la seule véritable reine. En effet, il paraît que Morgana était d'une rare beauté et qu'elle éclipsait l'épouse d'Arthur... ah et en parlant de ça, c'était sûrement aussi pour qu'elle ne révèle pas au roi sa liaison avec Lancelot...

Je ne pus m'empêcher de sourire alors que lui riait. Toute cette histoire et tant de bêtises rien que un adultère me semblaient bien trop excessifs pour être convenable, et je trouvais presque stupide que les gens ont cru que Merlin et la reine Guenièvre détenaient la vérité, simplement parce qu'ils passaient pour des gens de bien : ne parlait-on pas, par exemple, de beauté du diable ?

- Malheureusement, elle a fini par être tuée par Merlin, dont le champ de vision était devenu beaucoup plus... obtus avec les années. C'est d'ailleurs pour venger sa disciple que Viviane a emprisonné l'enchanteur pour l'éternité. Enfin, c'est loin tout ça...

Toute une histoire à cause d'un idiot fermé d'esprit et une croqueuse d'hommes... L'Histoire est vraiment moche, tout comme ce monde.

- En effet, mais il est bon de ne pas oublier son passé afin de ne pas en répéter les erreurs.

Si c'était Dean qui m'avait énoncé cette phrase, j'en aurais ri sans joie. Pour moi, le monde était tellement pourri jusqu'à l'os qu'aucune leçon ne la ferait changer. Il y aurait toujours des gens voulant être dictateurs, tortionnaires voire même démoniaques. Cependant, ce n'était pas le Serdaigle qui avait parlé mais une femme assez âgée, mais dont l'aura était tellement forte qu'elle en devenait encore plus respectable. On m'avait toujours appris à respecter les personnes âgées, et je ne risquais donc pas à me moquer de telles phrases. En plus, elle me faisait penser à quelqu'un, surtout cette lueur dans les yeux...

- Bonjour, mamie !

Mamie ? Je devais avoir l'air assez interloqué vu ma surprise : qui aurait pu dire qu'elle avait tout de même l'âge d'être grand-mère ? Les miennes étaient ridées, presque informes à cause de la vieillesse et ses rhumatismes, et parlaient d'une voix chevrotante, ce qui n'était pas le cas de cette femme. Seuls ses cheveux blancs pouvaient montrer qu'elle avait un âge assez avancé. Je ne réagis même pas à son effusion, lui d'habitude si réservé.

- Bonjour Dean. Je vois que tu nous as ramené de la visite. Est-ce que cette jeune demoiselle serait miss Valingaï ?

Je n'eus même pas besoin de confirmer que déjà, Dean avait acquiescé et me faisait signe d'avancer. Même si je savais que je n'avais absolument rien à craindre, ma méfiance naturelle me fit avancer prudemment, avec cette lueur neutre presque froide dans mon regard gris.

- Leïlan, voici ma grand-mère, Teresa Dupuis. Mamie, voici Leïlan Valingaï, ma meilleure amie.

- Et peut-être même ta future indis ?

Ayant esquissé une légère révérence, signe qui était encore tenace de mon éducation de sang-pur de haut rang, j'avais cependant souri au qualificatif que m'avait donné Dean. Qu'il me considère comme sa meilleure amie me faisait énormément plaisir, cela ne faisait aucun doute. Cependant, me qualifier d'indis me fit hausser des sourcils, sachant que je ne connaissais pas ce mot, mais que Dean avait l'air assez gêné face à sa grand-mère souriante.

- Indis signifie épouse, en Quenya. J'avoue que puisque tu es la première fille qu'il amène ici, je me disais que tu devais être spéciale. Et effectivement, tu me sembles être une jeune fille exceptionnelle, et très jolie aussi.

Je suis un peu trop jeune pour penser à ce genre de choses, non ?

Presque involontairement, j'avais remonté ma carapace de froideur et d'indifférence, effaçant mon sourire et glissant peut-être même ce froid dans mes propos. Pourtant, je me retrouvais presque gênée face à mon comportement, alors que cette prêtresse semblait si gentille. Fixant le sol avec obstination, je n'eus qu'un léger murmure embarrassé pour la remercier de ses compliments.

Merci, mais je doute mériter ces compliments madame.

Alors que Dean et sa grand-mère se chamaillaient gentillement, je n'écoutais que d'une oreille, réfléchissant plus sérieusement à ce terme quenya. Même si j'avais juste semblé gêné, je ne pouvais pas m'empêcher sur les véritables motivations de Dean lorsqu'il m'avait amené ici : était-ce pour cela ? En plus, j'avais appris qu'il était sujet à une prophétie qui le désignait comme un druide très puissante, serait-ce juste la continuité ? Je réfléchissais d'ailleurs tellement que je faillis me cogner contre Dean lorsqu'il s'arrêta.

- Mais, on dirait...

- Et oui, c'est Dagnir, le Tourmenteur... Les elfes nous ont demandé d'immortaliser les hauts faits d'armes qu'il a accompli en défendant leur peuple face aux mangemorts. Il est vrai qu'il a probablement sauvé les populations elfiques d'Amérique d'un véritable génocide mais... il a failli perdre son âme dans cette lutte.

Levant la tête vers le plafond, là où leurs regards convergeaient, j'observais donc cette silhouette couleur de nuit face aux ombres noires. Quelque chose dans cette représentation m'intriguait, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus.

- Je me rappelle la première fois qu'il est venu ici... seul, son corps blessé de partout mais surtout son cœur, brisé en tellement de morceaux qu'il lui a fallu beaucoup de temps pour le reconstruire. Sa croisade contre les mangemorts a assurément sauvé un très grand nombre de vies mais elle aurait pu lui coûter la sienne. Je ne peux vous décrire ce que j'ai vu dans ses yeux... un tel désespoir que le château lui-même semblait compatir à son malheur. Il s'est rapproché plus que quiconque des ténèbres, s'étant immergé si profondément qu'il aurait facilement pu s'y abandonner mais... il a résisté.

Il est comme moi...

Ce n'était qu'un petit murmure mais, déjà, j'admirais cet homme qui avait réussi cet exploit. Lui aussi s'était essayé à la magie noire sans que cela ne fasse de lui un être maudit, et j'aimais cela. Cependant, qu'est-ce qui pouvait me sembler si familier et étranger à la fois ? Je réfléchissais tellement que j'avais posé une main sous mon menton, pensive.

- Il n'était qu'un adolescent quand ils lui ont tout pris, tu sais... déjà très puissant mais sans la moindre once de méchanceté. Ce sont ces successions d'épreuves et de tourments qui ont fait de lui un être au cœur si dur et pourtant, toujours capable de compassion. Il fera sûrement de grandes choses... nobles ou terribles mais... grandes, néanmoins.

Son épée...

Baissant les yeux, je me rendis compte que la grand-mère de Dean me regardait, apparemment intriguée. Je repris donc la parole, réfléchissant en même temps.

Je l'ai déjà vu quelque part... Ce Dagnir est-il toujours vivant, ou quelqu'un a repris son épée ?

Continuant à réfléchir tout en avançant maintenant vers le lieu où l'on allait manger, je m'assis sur la chaise près de Dean, avant que mes réflexions précédentes me reviennent en mémoire. Profitant de l'absence de Teresa, je me penchais vers Dean et lui murmura tout en rougissant de plus en plus.

Dis-moi, c'est pour cette idée d'indis que tu m'as amené ici ? Parce que je ne suis pas prête du tout tu sais... Je ne sais pas si tu veux vraiment ça mais bon... Tu aurais pu me prévenir. En plus, je ne sais même pas cuisiner alors, si tu es un ventre sur pattes...

Je ne pus m'empêcher de rire à cette dernière phrase avant de voir que Teresa revenait.
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Dean Anderson
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Mar 22 Sep - 22:00

Je l'ai déjà vu quelque part... Ce Dagnir est-il toujours vivant, ou quelqu'un a repris son épée ?

Teresa tourna la tête vers la fresque et observa pendant quelques instants l'épée qui était représentée dans l'une des mains du Tourmenteur.

- Cette épée était un cadeau des elfes, je doute que quiconque à part Dagnir ne puisse s'en servir. Elle a été crée par les forgerons les plus doués de la nation elfique et je me rappelle avoir entendu Aldaron, le Prince des Drow, affirmer qu'aucun autre sorcier ne pourrait être en mesure de la manier... Par contre, j'avoue ne pas me souvenir de son autre nom. Il faut dire que le jeune homme ne parlait pas beaucoup après tout. Même pendant sa convalescence, il ne pensait qu'à s'entraîner...

- Vous ne savez vraiment pas qui c'est ? Lâcha Dean en leur jetant un regard perplexe.

Les deux femmes se retournèrent alors vers l'adolescent, qui lâcha un léger soupir. Passant une main dans ses cheveux noirs, mimique qu'il avait inconsciemment prise de Julian, il entreprit de leur révéler l'identité du mystérieux Tourmenteur.

- Même les Mangemorts anglais sont au courant de son identité depuis deux ans. Après tout, les sorciers disposant d'une puissance de cette magnitude ne courent pas les rues. Au niveau mondial, ils ne doivent être qu'une poignée...

Se rendant vite compte que sa grand-mère commençait à s'impatienter, l'adolescent leva ses mains en l'air en signe de reddition avant de reprendre la parole, se tournant cette fois-ci vers Leïlan.

- Pour répondre à ta question, oui, tu l'as déjà vu quelque part... au moins à ton procès vu que c'était lui ton avocat. Dagnir n'est autre que Jarod Goldsmith. J'imagine que tu as dû voir son épée lors de la Bataille de Poudlard, il paraît qu'il l'a utilisée face à la Veuve Noire. Ah la la, j'aurais voulu être une petite souris pour voir ce duel de titan...

Ayant fini cette dernière phrase d'un ton envieux, il se reprit bien vite en masquant son embarras derrière une légère toux. Se raclant la gorge, il se retourna ensuite vers sa grand-mère.

- Par contre, j'avoue que j'ignorais tout de son passé avant Dagnir. Autant son "nettoyage" de tous les mangemorts d'Amérique du Nord a fait le tour du monde, autant sa vie avant ces événements est demeurée un mystère.

- Oh, je suis sûr qu'aujourd'hui encore, c'est un secret bien gardé. Toute trace de son existence avant qu'il n'entame sa quête a été minutieusement effacée. Si j'en connais quelques bribes, c'est parce qu'il avait un sommeil très agité. Chacune de ses nuits passée ici, depuis son arrivée jusqu'à son départ, a été peuplée de cauchemars. Au final, nous avions demandé à l'une des prêtresses spécialisées dans les arts de l'esprit de l'aider mais... la pauvre n'a pas réussi à pénétrer ses défenses. Elle les a elle-même décrites comme infranchissables.

La prêtresse ne put retenir un léger soupir alors que son regard azuré s'attardait de nouveau sur les fresques dépeignant le Tourmenteur.

- J'espère juste qu'il va bien. Ce garçon méritait bien un peu de bonheur.

- Oh, bah je pense que oui. Il vient de se voir remettre les pleins pouvoirs de Poudlard, en tant que descendant de Rowena Serdaigle, et donc dernier descendant des fondateurs encore en vie. Ah, et il paraitrait aussi qu'il s'est trouvé une petite-amie, une conservatrice, je crois... ça a brisé pas mal de cœurs selon les journaux... enfin! Ce gars ne cessera jamais de m'étonner!

Alors que sa grand-mère prenait un peu d'avance par rapport à eux, il sentit Leïlan se pencher vers lui avant de lui murmurer, les joues rougies:

Dis-moi, c'est pour cette idée d'indis que tu m'as amené ici ? Parce que je ne suis pas prête du tout tu sais... Je ne sais pas si tu veux vraiment ça mais bon... Tu aurais pu me prévenir. En plus, je ne sais même pas cuisiner alors, si tu es un ventre sur pattes...

Dean se figea net, son visage rougissant tellement qu'il avait pris au final une teinte écrevisse. Puis, lorsqu'il vit son amie éclater de rire après avoir déclamé sa dernière phrase, il se sentit encore davantage gêné.

- Je ne suis pas un ventre sur pattes! J'ai seulement bon appétit, je te rappelle que je suis en pleine croissance! Et puis c'est la faute de mamie, si elle ne faisait pas de si bons plats, je ne me sentirais pas obligé de manger autant...

Voyant qu'il ne faisait que renforcer l'hilarité de son amie, il finit par abandonner la partie en soupirant et attendit patiemment qu'elle ait fini de rire avant de répondre à sa véritable question, ses joues exhibant toujours une belle couleur pourpre.

- Et non, ce n'est pas pour me trouver une épouse que je t'ai amenée ici... co... comment veux-tu que je pense à me marier à treize ans?! Surtout que je n'ai pas la moindre expérience avec les filles...

Il se rendit alors compte qu'il avait dit ça tout haut et rougit de plus belle. Mais quand son regard se posa finalement sur Leïlan quelques instants plus tard, ses yeux sombres semblaient étinceler d'une émotion qui lui était étrangère avant de finalement lui murmurer à l'oreille.

- Mais... si je devais choisir entre toutes les filles que je connais, c'est avec toi que je préférerais passer ma vie, même si tu ne sais pas cuisiner.

Et il acheva sa phrase en déposant un baiser sur sa joue avant d'éloigner légèrement son visage pour plonger son regard dans le sien. Même si cela pouvait passer pour une phrase dite en l'air, les iris noisette de l'adolescent étincelaient d'une telle sincérité qu'il aurait été difficile de ne pas y croire.

Malheureusement, l'instant privilégié fut brisé par la voix de Teresa.

- Alors les enfants, vous venez ? Il ne va pas se manger tout seul, ce festin!

- On arrive, mamie! Répondit Dean d'un ton jovial.

Puis il reprit la main de Leïlan dans la sienne, y mettant une très légère impulsion pour lui redonner confiance avant que tous deux n'entrent dans l'autre pièce.

Il s'agissait d'une salle de réception d'assez grande taille, où se trouvaient plusieurs tables rectangulaires au moins aussi longues que celles de la Grande Salle à Poudlard. Un grand nombre de femmes s'y trouvaient, avec seulement quelques hommes éparpillés par endroits.

- Ne sois pas étonnée s'il y a si peu d'hommes, Leïlan. Les druides sont beaucoup plus rares que les prêtresses. Certaines pensent que c'est parce que les hommes murissent très rarement tôt, contrairement aux femmes...

- Ce serait pas du sexisme, ça ? Et moi qui croyais qu'on était à l'ère de la "parité". Faudrait faire évoluer un peu les mentalités, mamie... Répliqua Dean d'un ton dubitatif.

Il n'eut droit de la part de sa grand-mère qu'à un regard carnassier qui le fit transpirer abondamment, à tel point que ça en devint presque comique.

- Aurais-tu quelque chose à reprocher à notre façon de vivre, mon cher petit-fils ?

- Euh... non, rien, rien du tout. Répondit le garçon en déglutissant avec difficulté.

- Je préfère ça. Répondit la prêtresse en esquissant un large sourire, ses mains posées sur ses hanches avant de les laisser s'asseoir à l'une des petites tables préparées pour eux.

Sur la table se trouvaient divers mets aux origines si variées que le Serdaigle n'en reconnût que quelques uns. Toutefois, il avait appris à ne pas faire le difficile, surtout en présence de sa grand-mère.

Commençant à se servir tout en indiquant à son amie de faire de même, il lui adressa un regard désabusé.

- Et maintenant, tu comprends pourquoi aucune fille ne voudrait entrer dans la famille ? Julian m'a raconté que mon père avait failli se faire rôtir la première fois où ma mère l'a amené ici... Inutile de préciser qu'il n'a jamais cru bon d'y remettre les pieds...

Le garçon ne parlait que très rarement de son père, pour la bonne et simple raison qu'il ne détestait ouvertement et du plus profond de son cœur. Toutefois, il pouvait difficilement le dissocier entièrement de lui-même puisqu'il était lié à sa mère, cette même mère que Thomas Anderson le considérait coupable d'avoir assassiné en venant égoïstement au monde...

Une lueur de tristesse passa dans son regard alors que ses yeux étaient fixés sur son assiette et il murmura malgré lui.

- Je me demande s'il me verra un jour comme autre chose que le garçon qui a tué sa femme...
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Mer 23 Sep - 0:52

- Cette épée était un cadeau des elfes, je doute que quiconque à part Dagnir ne puisse s'en servir. Elle a été crée par les forgerons les plus doués de la nation elfique et je me rappelle avoir entendu Aldaron, le Prince des Drow, affirmer qu'aucun autre sorcier ne pourrait être en mesure de la manier... Par contre, j'avoue ne pas me souvenir de son autre nom. Il faut dire que le jeune homme ne parlait pas beaucoup après tout. Même pendant sa convalescence, il ne pensait qu'à s'entraîner...

L'épée que j'avais donc vu était donc bien l'original, et celui qui la tenait était Dagnir... Un à un, les morceaux du puzzle se mettaient en place, et déjà un léger sourire fleurissait sur mes lèvres. Si j'avais su cela à l'époque... Jamais je n'aurais tenté de le provoquer, ou même de mettre en doute ses capacités...

- Vous ne savez vraiment pas qui c'est ?

Je crois que si...

Ce souffle ne dut pas vraiment être audible par Dean vu que je ne le regardais même pas, et je me tournais donc vers lui alors qu'il soupirait et passait une main dans ses cheveux. Il était assez ausant comme cela, cela lui donnait un air assez surprenant...

- Même les Mangemorts anglais sont au courant de son identité depuis deux ans. Après tout, les sorciers disposant d'une puissance de cette magnitude ne courent pas les rues. Au niveau mondial, ils ne doivent être qu'une poignée... Pour répondre à ta question, oui, tu l'as déjà vu quelque part... au moins à ton procès vu que c'était lui ton avocat. Dagnir n'est autre que Jarod Goldsmith. J'imagine que tu as dû voir son épée lors de la Bataille de Poudlard, il paraît qu'il l'a utilisée face à la Veuve Noire. Ah la la, j'aurais voulu être une petite souris pour voir ce duel de titan...

Je savais bien que j'avais déjà vu l'épée ! J'étais en effet là durant le duel, vu que j'étais dans la Grande Salle. Je n'ai pas tout vu, vu que j'avais quelques démêlés avec d'autres Mangemorts mais cela avait l'air d'être du grand air !

Au moins, nous étions deux à maintenant essayer de camoufler notre enthousiasme face à ce duel d'anthologie entre deux grands sorciers, même si j'aurais secrètement souhaité la victoire complète du rebelle ce soir-là. Cela n'aurait été que justice, et jamais la Veuve noire n'aurait pénétré dans Poudlard, surtout à sa tête. Je tremblais encore en pensant à ce que j'aurais pu subir, et effleurant doucement du doigt mon avant-bras, je repensais à la cicatrice subie lors de ma captivité là-bas et mon regard exprima quelques secondes durant ma souffrance interne et douloureuse, avant que ma neutralité habituelle ne revienne.

- Par contre, j'avoue que j'ignorais tout de son passé avant Dagnir. Autant son "nettoyage" de tous les mangemorts d'Amérique du Nord a fait le tour du monde, autant sa vie avant ces événements est demeurée un mystère.

C'est connu pour le carnage qu'il en a fait, non ? Je crois en avoir vu un aperçu...

En effet, juste après le procès où je l'avais insulté, je l'avais tout de même rappelé pour défendre la cause de ce qui avait été mon meilleur ami durant une année. Pour me faire comprendre mon insolence stupide, il m'avait montré des images de son passé, des images tellement violentes que j'en avais cauchemardées pendant très longtemps. Maintenant, je comprenais mieux d'où venaient ses souvenirs, et étais presque fière d'avoir été la témoin de ses actes passés, l'espace de quelques secondes.

- Oh, je suis sûr qu'aujourd'hui encore, c'est un secret bien gardé. Toute trace de son existence avant qu'il n'entame sa quête a été minutieusement effacée. Si j'en connais quelques bribes, c'est parce qu'il avait un sommeil très agité. Chacune de ses nuits passée ici, depuis son arrivée jusqu'à son départ, a été peuplée de cauchemars. Au final, nous avions demandé à l'une des prêtresses spécialisées dans les arts de l'esprit de l'aider mais... la pauvre n'a pas réussi à pénétrer ses défenses. Elle les a elle-même décrites comme infranchissables. J'espère juste qu'il va bien. Ce garçon méritait bien un peu de bonheur.

Même si je ne le connais pas, je pense qu'il aime sa vie, maintenant. Il veut préserver les autres de ce qu'il a vécu.

- Oh, bah je pense que oui. Il vient de se voir remettre les pleins pouvoirs de Poudlard, en tant que descendant de Rowena Serdaigle, et donc dernier descendant des fondateurs encore en vie. Ah, et il paraitrait aussi qu'il s'est trouvé une petite-amie, une conservatrice, je crois... ça a brisé pas mal de cœurs selon les journaux... enfin! Ce gars ne cessera jamais de m'étonner!

Si je connaissais les deux informations vu que Dean m'en avait informé, je grimaçais encore sur la deuxième information. Savoir qu'un homme comme lui pouvait aimer une de ces conservatrices me dégoûtait, cela était plus sûr que moi. Je ne l'avais pas encore croisé, cette femme certainement horrible, et je n'avais pas hâte.

En tout cas, maintenant que nous étions seuls, je profitais pour lui poser la question qui me turlupinait depuis quelques minutes déjà. Il ne devait apparemment pas s'y attendre, vu la teinte rouge écrevisse qu'il arborait.


- Je ne suis pas un ventre sur pattes! J'ai seulement bon appétit, je te rappelle que je suis en pleine croissance! Et puis c'est la faute de mamie, si elle ne faisait pas de si bons plats, je ne me sentirais pas obligé de manger autant...

Je te rappelle que j'ai le même age que toi, et je ne mange même pas la moitié de ce que tu manges ?

Oui, je n'étais pas du tout une grosse mangeuse, et alors ? Néanmoins, vu la gène de Dean, je ne puis m'empêcher d'éclater encore plus de rire. Me calmant qu'après quelques longues minutes d'effort, il reprit enfin la parole.

- Et non, ce n'est pas pour me trouver une épouse que je t'ai amenée ici... co... comment veux-tu que je pense à me marier à treize ans?! Surtout que je n'ai pas la moindre expérience avec les filles...

Tu te débrouilles bien pourtant...

Cela m'avait échappé, et je rougissais également, autant que lui apparemment. Au moins, j'étais rassurée sur ses intentions, ce qui était déjà bien. J'aurais déjà dû m'en douter vu sa réaction aux propos de sa grand-mère mais bon, il valait mieux être sûr. Cependant, malgré qu'il me fixait droit dans les yeux, j'y voyais une lueur qui me donnait presque l'impression d'être importante et non fondue dans le décor, d'exister vraiment. Détournant les yeux pour ne pas rougir ou montrer encore plus ma gène, je ne l'entendis pas s'approcher, et sursautais violemment lorsqu'il me murmurait quelques mots à l'oreille.

- Mais... si je devais choisir entre toutes les filles que je connais, c'est avec toi que je préférerais passer ma vie, même si tu ne sais pas cuisiner.

Tu en connaîtras certainement d'autres bien mieux que moi. Je ne suis pas assez stable selon la psy alors, je doute pouvoir faire cela un jour.

Ma voix s'était légèrement cassée sur la fin, alors que je caressais ma joue à l'endroit où il m'avait embrassé. Elle le pensait sincèrement, cette garce que je détestais tant. Je souffrais d'aller aux séances, mais j'étais obligée d'y aller et de lui obéir, sous peine qu'elle fasse un rapport au ministère encore plus défavorable et être obligée d'aller en asile. Dès la veille des rendez-vous, je ne dormais bien, trop effrayée à tenter de savoir ce qu'elle me demanderait. D'ailleurs, la prochaine séance aurait lieu la semaine prochaine, et je ne l'avais pas dit à Dean. Je ne voulais pas partager cette crainte, et qu'il souhaite encore me défendre. La légère flamme de joie dans mes yeux s'éteignit quelques secondes, le temps que je reforme ce masque habituel. Heureusement, la voix de sa grand-mère réussit à détourner l'attention de Dean de moi, et je n'eus pas à répondre à une quelconque réponse. Leur discussion sur le sexisme m'arracha juste un sourire alors que j'étais repartie dans mes sombres pensées.

- Et maintenant, tu comprends pourquoi aucune fille ne voudrait entrer dans la famille ? Julian m'a raconté que mon père avait failli se faire rôtir la première fois où ma mère l'a amené ici... Inutile de préciser qu'il n'a jamais cru bon d'y remettre les pieds...

J'ai vécu pire comme accueil. Genre une cellule avec du sang et une sale odeur, si tu vois le genre. Alors, ici, c'est le paradis.

J'avais été ironique et, toujours dans mes pensées, je n'avais même pas remarqué une légère perte de sang-froid dans le son de ma voix. Elle vibrait presque, à cause de cette peur et tristesse refoulées. Pendant ce temps, je me servais de certains plats préparés que je connaissais et qui semblaient particulièrement excellents. Même si je n'avais pas vraiment faim, je tentais de faire honneur au repas, jusqu'à ce que je remarque que Dean s'était immobilisé et fixait son assiette. Brusquement inquiète, je me plaçai en face de lui.

- Je me demande s'il me verra un jour comme autre chose que le garçon qui a tué sa femme...

Dean...

L'emmenant jusqu'à la table où nous nous assîmes, je posais mon assiette, tentant de cacher quelques tremblements compulsifs agitant mes mains sous l'émotion que je ressentais. Levant enfin la tête, j'essayais de refouler quelques larmes qui me faisaient voir floues, m'y reprenant à deux fois avant de réussir à parler.

Je sais que je ne suis pas douée pour répondre à ce genre de questions, et je le conçois. Cependant, ce que je peux dire, c'est que si ton père ne te voit qu'ainsi, c'est qu'il ne te mérite pas. Tu n'as pas à faire d'efforts pour un homme comme lui. C'est lui qui doit en faire.

Me penchant ensuite pour n'être qu'à quelques centimètres de son visage, je repris ma réponse, murmurant juste du bout des lèvres.

Je te jure Dean, et ça, je le ferais par n'importe quel moyen possible. Je te jure que ton père comprendra la chance qu'il a d'avoir un fils comme toi. Je ne veux pas que tu sois comme moi au final. Alors, quoi que je dois faire, même si cela me diminue, même si cela me fait du mal parce que je dois m'abaisser devant lui, je lui ferais comprendre l'estime qu'il devrait avoir envers toi.
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Dean Anderson
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Mer 30 Sep - 10:59

Je sais que je ne suis pas douée pour répondre à ce genre de questions, et je le conçois. Cependant, ce que je peux dire, c'est que si ton père ne te voit qu'ainsi, c'est qu'il ne te mérite pas. Tu n'as pas à faire d'efforts pour un homme comme lui. C'est lui qui doit en faire.

En écoutant ces paroles prononcées avec tant d'émotion par son amie, le jeune Anderson releva la tête doucement. Les yeux de Leïlan étaient baignés de larmes mais si cette vision lui fit mal, il ne put s'empêcher de se sentir touché par sa compassion à son égard.

Je te jure Dean, et ça, je le ferais par n'importe quel moyen possible. Je te jure que ton père comprendra la chance qu'il a d'avoir un fils comme toi. Je ne veux pas que tu sois comme moi au final. Alors, quoi que je dois faire, même si cela me diminue, même si cela me fait du mal parce que je dois m'abaisser devant lui, je lui ferais comprendre l'estime qu'il devrait avoir envers toi.

Alors qu'elle s'était penchée vers lui pour lui murmurer ces quelques paroles à voix basse, Dean prit quelques instants pour la contempler. Puis tout sembla s'éclaircir comme dans un rêve, et les mots quittèrent ses lèvres sans même qu'il n'eut à les penser.

- Je ne te demande pas ce genre de promesse, Leï. Il n'a plus vraiment d'importance maintenant mais... toi, tu es importante pour moi. Je sais que je ne peux pas changer l'opinion que tu as de toi-même alors... écoute au moins la mienne.

Prenant délicatement ses mains dans les siennes d'un geste dont il n'avait qu'à moitié conscience, ses yeux sombres restaient plongés dans ceux de la jeune Valingaï à tel point qu'il aurait cru pouvoir s'y noyer.

- Je... je sais que tu as vécu des choses terribles et que des gens t'ont fait énormément souffrir et malheureusement, je ne peux pas changer ça. Pour avoir su rester forte et défendre ton ami, tu t'es volontairement mise en péril. C'était peut-être un peu Gryffondorien et téméraire mais... ça prouve que tu es une personne qui n'a pas peur de suivre son cœur et contrairement au reste de ce monde de fous, c'est une qualité que j'admire chez toi.

En temps normal, il n'était pas du genre à prononcer des discours aussi sentimentaux, se révélant au contraire maître dans l'art d'esquiver ce genre de discussions. Pourtant, il ne pouvait pas se retenir aujourd'hui, car la fille qu'il fixait du regard était l'un des seuls êtres au monde capable de faire tomber ses barrières.

- Leïlan... tu es la première personne de mon âge avec qui j'arrive à parler vraiment, sans arrière-pensée, sans... masque. Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux quand on peut se voir, c'est comme... comme voir un petit sombral prendre son envol pour la première fois, c'est juste... magnifique.

Sachant que ses comparaisons n'étaient pas très orthodoxes mais il disait les choses comme lui le ressentait. Pour la première fois depuis des lustres, il laissait son cœur parler plutôt que sa tête... et même s'il manquait singulièrement de pratique, il faisait des efforts.

- Je ne veux pas en chercher "d'autres" parce que... je n'ai besoin de rien d'autre pour me sentir bien. Ta psy pense peut-être que tu n'es pas assez stable... mais son avis m'indiffère complètement. Elle n'est rien pour moi, alors que tu es tout...

Ne désirant même plus dissimuler le rougissement qui lui brûlait les joues, il se contenta de l'amener contre lui et de la serrer dans ses bras avec douceur et chaleur. Pendant quelques secondes, il ne dit rien, se contentant de profiter de l'instant présent sans penser à rien d'autre.

- Je me fiche d'être reconnu ou aimé de lui, Leï. Tout ce qui m'importe aujourd'hui... c'est toi. Je ne suis pas assez doué avec les sentiments pour te dire si c'est de l'amitié ou autre chose mais je tiens à toi, de ça j'en suis certain. Alors... ne t'abaisse pas, pas pour moi parce que... je... je...

Les derniers mots tambourinaient dans sa tête avec force mais ses lèvres s'obstinaient à ne pas les laisser sortir. Sentant sa vue se brouiller alors que ses yeux brillaient sous l'effet des larmes, il lui murmura de la voix la plus douce et la plus basse possible.


- Je t'aime.

Il la sentit s'écarter un peu de lui alors qu'il disait ces mots mais n'osa pas rencontrer son regard. C'était ce qu'il ressentait pour elle, même s'il ne pouvait pas dire de quel genre d'amour il s'agissait.
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Mer 30 Sep - 15:53

Cette promesse, je savais que je la tiendrais et que je l'accomplirais dès que possible. Même si cela s'ébruitait vraiment et écornait l'image du parfait candidat en surface, je le ferais. Après tout, qu'était une réputation ? Juste quelque chose qui va et qui vient, sans aucun jugement objectif. Je me fichais de détruire la sienne, si cela pouvait permettre à Dean d'avoir un père normal et aimant... Je souhaitais juste le rendre heureux après tout. Cependant, après cela, seul le silence continua d'exister, et je me trouvai un peu bête, si proche de lui juste pour lui murmurer une promesse... J'allais même me reculer lorsqu'il prit la parole.

- Je ne te demande pas ce genre de promesse, Leï. Il n'a plus vraiment d'importance maintenant mais... toi, tu es importante pour moi. Je sais que je ne peux pas changer l'opinion que tu as de toi-même alors... écoute au moins la mienne.

Déjà, je n'aimais pas ce genre de phrases. Je me tortillais un peu sur ma chaise, mal à l'aise alors que j'essayais de ne pas parler de nouveau, bien malgré moi. Je savais très bien que son opinion sur moi était bonne vu sa gentillesse à mon égard et son amitié offerte. Malgré tout, je détestais entendre les compliments, persuadée qu'ils étaient infondés et totalement absurdes, voire hypocrites. Comprenez donc ma difficulté à l'écouter alors que je savais qu'il était sincère, mais qu'il ne savait pas y voir clair !

- Je... je sais que tu as vécu des choses terribles et que des gens t'ont fait énormément souffrir et malheureusement, je ne peux pas changer ça. Pour avoir su rester forte et défendre ton ami, tu t'es volontairement mise en péril. C'était peut-être un peu Gryffondorien et téméraire mais... ça prouve que tu es une personne qui n'a pas peur de suivre son cœur et contrairement au reste de ce monde de fous, c'est une qualité que j'admire chez toi.

A la place de dire que je n'ai pas peur de suivre mon coeur, tu aurais mieux fait de dire que je n'hésitais pas à foncer dans le mur, à me prendre toutes les claques parce que je suis ma propre bêtise, mais je te pardonne cette erreur...

J'avais été ironique, mais derrière ma moquerie presque amicale, le message était bien passé. Il fallait mieux qu'il arrête là, avant que je ne l'écoute pas ou que je me fâche. Je savais que ce n'était pas son genre de parler ainsi des gens, de manière aussi sentimentale, et j'espérais qu'il comprenne pour se taire sur ce sujet. Quelle idée vraiment de décider de faire ce genre de choses ici ! Certes, le cadre était idyllique, mais j'aurais encore préféré éviter ce genre d'élan.

- Leïlan... tu es la première personne de mon âge avec qui j'arrive à parler vraiment, sans arrière-pensée, sans... masque. Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux quand on peut se voir, c'est comme... comme voir un petit sombral prendre son envol pour la première fois, c'est juste... magnifique.

Moi aussi j'aime bien te voir, c'est normal entre deux amis comme nous, non ?

J'avais parlé un peu plus doucement, comme si je voulais être plus douce avec lui, plus gentille malgré tout ce qu'il me disait. J'étais gênée, et cela se voyait, mais je restais un minimum courtoise. En plus, j'appréciais énormément sa comparaison et, à y réfléchir, il est vrai que c'était la même sensation de plaisir et de joie. On en avait vu un tous les deux, une fois pendant l'une de ces soirées où nous étions dans le parc de son parrain. Nous étions assis contre un arbre, et il m'enlaçait les épaules, comme souvent dans ces moments de calme. Ce soir-là, je m'étais même endormie là-bas, fatiguée par une journée de cours assez longue. A part avec Dean, jamais je ne me serais permise ce genre de faiblesses, et je serais restée éveillée jusqu'à ce qu'il soit parti. Sans utiliser les mots, je lui montrais déjà ainsi à quel point je lui faisais confiance, ce qui était déjà énorme.

- Je ne veux pas en chercher "d'autres" parce que... je n'ai besoin de rien d'autre pour me sentir bien. Ta psy pense peut-être que tu n'es pas assez stable... mais son avis m'indiffère complètement. Elle n'est rien pour moi, alors que tu es tout...

Moi aussi, je le pense tu sais.

Oh oui, je le pensais même intensément. Il fallait dire que, depuis le temps qu'on me le disait, je commençais vraiment à douter encore plus de moi. Il est vrai que, parfois, j'avais eu des instants qu'on aurait pu qualifier de folie pure, des envies de meurtres qui, parfois, s'étaient concrétisées. Mais avais-je vraiment envie de parler de ceci à Dean ? Cela faisait longtemps que je n'en avais pas eu, deux moins environ. Cependant, j'avais tellement peur que cela recommence par peur de le perdre... C'était certes un ami, mais aussi ma bouée humaine en quelque sorte. Je m'aidais de son soutien pour avancer normalement.

Mais je ne veux aps être tout pour toi. Ceci, c'est bon pour ceux qui sont forts mentalement et qui se sentent capables de faire ceci. Moi, je ne peux pas, et tu le sais.

Était-ce pour ses paroles qu'il me prit dans ses bras, doucement et chaleureusement ? Je ne sais pas, mais j'étais bien. Moi qui détestais tant les contacts physique du fait que je n'aimais pas être proche des gens, cette étreinte était bien la seule chose que j'appréciais sans me raidir ou frissonner. Je l'avais vu rougir durant quelques instants, et eus un léger sourire. Lui aussi n'était donc pas si à l'aise que ça... J'appréciais ce silence salvateur, si agréable à l'oreille, mais Dean reprit la parole.

- Je me fiche d'être reconnu ou aimé de lui, Leï. Tout ce qui m'importe aujourd'hui... c'est toi. Je ne suis pas assez doué avec les sentiments pour te dire si c'est de l'amitié ou autre chose mais je tiens à toi, de ça j'en suis certain. Alors... ne t'abaisse pas, pas pour moi parce que... je... je...

Pourquoi n'arrivait-il plus à parler ? J'aurais dû le sentir venir pourtant, mais je n'arrivais juste pas à me détacher de ses yeux si larmoyants, lui qui était pourtant si neutre habituellement. Que lui arrivait-il donc ? J'avais envie de sécher ces larmes si incongrues sur son visage, mais je restais figée.

- Je t'aime.

Là, je restais sans rien faire au début avant de m'éloigner un peu de lui. En temps normal, si ce genre de situations serait arrivé, je serais certainement partie de la pièce, sans me retourner et j'aurais lâchement fui. Oui, j'étais lâche, pourquoi le cacherais-je ? Mais là... C'était différent. Il s'agissait de Dean, celui que je considérais comme un meilleur ami, voire un frère jumeau, vu notre âge. Enfin, en tout cas, je pensais le considérer ainsi, et je m'en voulus de rester ainsi à le regarder bêtement alors qu'il avait la tête baissée. Soudain, je me levais de la chaise, marchant juste dans la pièce, tentant de me détendre au moins quelques instants. Pourquoi fallait-il que ce genre de situations arrive avec lui ? Cela aurait été tellement plus simple s'ils avaient vécu normalement ! Agacée par la situation, je donnais un léger coup de pied dans le bas du mur, avant de jurer entre mes lèvres pour cette stupidité.

Enfin, après quelques minutes de silence, je me retournais vers Dean, qui n'avait pas bougé. Soupirant et me passant une main dans les cheveux, je revins vers lui, ne sachant pas comment lui parler. Me rasseyant face à lui, je pris enfin la parole.


Dean... Regarde-moi s'il te plaît.

Oh, j'ignorais que mon regard trahissait à la fois ma colère contre moi-même, ma tristesse et mon indécision, sinon je n'aurais jamais fait ceci. En tout cas, je continuais à lui parler, sans oser pourtant faire un geste vers lui.

Tu es comme un frère pour moi Dean... Un frère avec qui j'aurais toujours vécu, qui m'aide énormément tous les jours à être joyeuse. Je suis plus en confiance avec toi que je ne l'aurais jamais été avec une autre personne. J'aurais tellement aimé que tout cela reste ainsi !

Soupirant de nouveau, j'observais le visage de Dean, ses cheveux noirs, et eus un léger sourire triste.

Je refuse que les gens m'aiment Dean. Je le refuse, parce que je sais ne pas en être digne, et d'être dangereuse pour tous. Crois-tu que je sais comment réagir à ce genre de déclarations ?

Même si je tentais d'être ferme, je n'y arrivais pas vraiment, et ma voix tremblait légèrement, alors que je parlais de plus en plus précipitamment et de plus en plus bas.

Je ne sais même pas comment je peux te considérer vois-tu. Tu es plus qu'un meilleur ami, aussi proche qu'un frère tout en étant un meilleur soutien... Je n'ai jamais eu ce genre de situations, et je ne sais même pas ce que cela veut dire. Idiot hein ?

J'eus un sourire presque amer, alors que je réussis à attraper la main du Serdaigle sans trop trembler.

Je ne peux pas dire que c'est réciproque, vu que je ne sais même pas ce que je dois penser. Tout ce que je sais, c'est que tu m'es totalement indispensable pour que je vive. Et ça, pourtant, je m'étais promis que cela n'arrive pas, et que personne ne dépende de moi.
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Sam 3 Oct - 23:48

Le garçon garda le silence pendant que son amie lui parlait. Bien que tout son attention ait été fixée sur elle, il avait l'air comme absent, ailleurs. Pourtant, il serrait fébrilement la main tremblante de Leïlan dans la sienne.

Je ne peux pas dire que c'est réciproque, vu que je ne sais même pas ce que je dois penser. Tout ce que je sais, c'est que tu m'es totalement indispensable pour que je vive. Et ça, pourtant, je m'étais promis que cela n'arrive pas, et que personne ne dépende de moi.

Alors qu'elle finissait cette phrase, il ne put s'empêcher d'esquisser l'ombre d'un sourire lui aussi, même s'il n'atteignait pas ses yeux. Il lui avait encore une fois causé du soucis, juste parce qu'il portait son cœur en bandoulière comme un stupide Gryffondor! Pourquoi n'arrivait-il pas à sceller ses sentiments avec elle comme il le faisait avec tous les autres ? ça aurait été tellement plus facile...

- Désolé... Finit-il par murmurer. Je sais que je n'aurais jamais dû dire ça, que j'aurais dû essayer de l'enterrer comme tout le reste mais... avec toi, je n'y arrive pas.

Levant finalement la tête, il croisa son regard azuré et se contenta d'esquisser un sourire mi-désabusé, mi-mélancolique, même si c'étaient surtout ses yeux qui exprimaient le plus d'émotions. Ils étaient... comme voilés, oui voilés par les myriades de sentiments qui s'y bousculaient: tristesse, mélancolie, ressentiment contre lui-même, sentiment d'échec... et tant d'autres encore.

Il tendit doucement sa main vers son visage, effleurant sa joue de si près qu'elle devait sûrement sentir sa présence mais sans pour autant la toucher.

- Je suis désolé si je t'ai fait revenir sur ta promesse. A vrai dire, j'ai aussi violé l'une des miennes, en sortant de l'isolement où je m'étais plongé pour me préparer à... à entreprendre le même genre de croisade de Dagnir dans ce pays dans un futur proche.

Ne désirant pas voir la surprise ou la déception qu'affichaient peut-être le visage de son amie, il avait simplement détourné le regard avant de marcher un peu dans la pièce. Hadès laissa échapper un petit cri triste mais Dean ne l'entendit pas, ni ne l'aperçut. Ses yeux sombres toujours obscurcis par les pensées tout aussi obscures qui habitaient son esprit, il se dirigea vers le balcon situé non loin de leur table.

Inspirant une grande bouffée d'air frais, il s'accouda à la rambarde et observa d'un air distrait le paysage qui s'offrait à ses yeux, sans vraiment le voir. Il n'eut pas besoin de se retourner pour sentir de Leïlan derrière lui mais il ne se retourna pas tout de suite, se contenant de prendre la parole d'un ton détaché.

- J'ai froid, Leïlan... cette haine que j'éprouve pour les mangemorts m'a glacé de l'intérieur, au point que j'ai cru pendant un moment avoir perdu toute humanité... quand je t'ai rencontrée, mon cœur a commencé à se réchauffer et pour la première fois, j'étais heureux... sincèrement heureux...

Une horde de loups blancs s'élança dans la plaine et il les suit un moment du regard, fasciné par la manière dont ils restaient proches les uns des autres, les adultes encadrant les petits et les plus vieux pour les protéger.

- Je ne t'embêterai plus avec ce genre de paroles... déplacées, à l'avenir. Il me faut juste un peu de temps pour m'adapter à cette situation. Les sentiments avec les humains sont tellement compliqués...

Hadès laissa échapper ce qui ressemblait à un soupir d'ironie, avant de se poser sur un des bustes anciens présents sur le balcon. L'esquisse d'un sourire se dessina sur les lèvres avant qu'il ne secoue la tête d'un air las.

- Si c'est d'un frère dont tu as besoin, alors je serai ton frère, Leï. Etre à tes côtés est plus que tout ce que j'aurais pu imaginer... et puis, je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais de toutes manières. Julian avait raison, j'ai encore du mal à maîtriser mon tempérament.

Pour une raison qu'il ne comprenait pas, son corps semblait comme enfiévré et sa gorge le brûlait. Pour un peu, il aurait cru qu'il était malade mais ça ne pouvait pas être ça. Serrant ses poings pour essayer de garder contenance, il finit par se retourner vers Leïlan en essayant d'afficher un sourire sur son visage, tâche qui lui semblait de plus en plus difficile.

- J'ai encore tout fichu en l'air, hein ? Ce gars à Beaux-bâtons s'était proposé pour m'arracher la langue, peut-être aurais-je dû le laisser faire plutôt que l'envoyer au château d'If... Le Fils du Diable qu'ils m'appelaient... ils avaient peut-être... raison...

Mais alors qu'il était sur le point de finir sa phrase, il se sentit soudainement basculé puis le temps sembla comme passer au ralenti alors qu'il tombait. Son corps aurait dû percuter le sol de marbre mais à la place, il fut surpris d'être accueili par deux bras forts.

Tout ce qu'il entendit avant de sombrer dans l'inconscience, ce furent ces mots prononcer par une voix familière.

- Quand cesseras-tu de prendre tout sur toi, Dean ?
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Dim 4 Oct - 1:05

Nous sommes tombés par erreur comme une belle année,
puisqu'elle brille encore de mille feux.
On est pile à l'heure, presque nez à nez.
Partageons les torts, enfin si tu veux
Tu m'as vu comprendre, tu m'as vu valser :
aux dernières nouvelles, nous allions mieux.
Je t'ai vu m'apprendre où mettre mes pieds :
aux dernières nouvelles, nous étions deux.


Il avait juste esquissé un léger sourire sans joie, et je m'en voulais déjà. Je m'en voulais d'avoir été stupide, de m'être dit que mes paroles ne changeraient rien, juste lui ouvrir un peu mon cœur. J'avais été égoïste d'avoir pensé me soulager ainsi, sans penser à lui. Et dans ce cas-là, je me prenais vraiment pour une idiote narcissique et immorale, sans cœur véritablement humain. Dans ces cas-là, j'avais l'impression d'être comme la Veuve Noire, et cela me faisait horriblement peur. Pourquoi fallait-il forcément que je gâche tout à chaque fois que j'étais heureuse. Une sale garce, voilà ce que j'étais, une sale garce involontaire.

- Désolé... Je sais que je n'aurais jamais dû dire ça, que j'aurais dû essayer de l'enterrer comme tout le reste mais... avec toi, je n'y arrive pas.

Je ne t'en veux pas Dean... C'est moi la plus stupide dans tout cela, tu sais.

Oui, j'étais stupide, et j'avais envie de partir en courant, mais j'ai encore trop honte pour faire ceci. Cela aurait peut-être été mieux pour nous deux, qui sait ? Non, je savais que je ne pensais encore qu'à moi là-dedans, et je me haïssais encore plus fortement. J'étais une stupide bête inconsciente, voilà tout. Je souffrais alors que je voyais son sourire presque faux et douloureux, alors que ses yeux n'exprimaient que souffrance et honte envers lui-même. J'avais envie de me mettre à genoux, m'excuser de ma stupidité, et pleurer mon pardon, mais je ne le fis pas. J'étais paralysée dans son regard blessé, et je savais qu'il était dû à ma faute. J'aurais dû saisir sa main lorsqu'il frôla ma joue comme une plume, mais je ne le fis pas, restant immobile, le regard dans le vague. J'aurais dû peut-être faire pareil, lui montrer que je souffrais autant que lui, mais ce foutu masque revenait sans cesse, et son élastique m'enserrait la tête, m'empêchant de le défaire. Je n'avais qu'un visage neutre, totalement vide d'émotions.

- Je suis désolé si je t'ai fait revenir sur ta promesse. A vrai dire, j'ai aussi violé l'une des miennes, en sortant de l'isolement où je m'étais plongé pour me préparer à... à entreprendre le même genre de croisade de Dagnir dans ce pays dans un futur proche.

Ainsi, il voulait devenir comme ce héros à la fois si sombre et si lumineux à la fois ? J'aurais pu être fier de lui, qui acceptait ce sacrifice sans faiblesses, mais au lieu de ceci, je souffris encore plus. Il partirait un jour, loin de tout et surtout loin de moi. Je savais que Dagnir avait été seul dans sa quête, sans attache aucune. S'il voulait être comme lui, il serait seul, et refuserait que je le suive. Me mordant violemment la lèvre, je ne pris même pas garde aux quelques gouttes de sang qui coulèrent de la plaie, passant simplement une main rapide. Si les sangsues aspiraient le sang pour le purifier, le mien ne pourrait jamais l'être. Je m'étais levée à sa suite presque mécaniquement, le regard vide et le pas lourd. Je ne méritais que cette souffrance, cette douleur qui me faisait toute entière et me volait tout. Je me demandais pourquoi le destin nous avait fait se croiser alors que tout m'était repris en cet instant.

Oui, moi, Léïlan Valingaï, je culpabilisais certainement pour l'une des rares fois de ma vie. D'habitude, j'avais comme credo de tout faire sans regrets, assumant tous mes actes. Aujourd'hui, j'envoyais ce concept balader, et je culpabilisais pour ma propre bêtise parce que je voyais souffrir intérieurement, installé sur cette balustrade et me tournant le dos.


J'ai perdu le fil, tourné les aiguilles,
j'ai fini ma course dans une fumée bleu.
Échanger les meubles ou bien refaire le lit,
quémander le peuple ou supplier la nuit.
je me suis vue boire une bouteille déjà vide,
déguisée en celle qui t'évitait la chute dans le vide.
Je t'ai vu tomber comme certains décident :
aux dernières nouvelles, on voulait vieillir.


- J'ai froid, Leïlan... cette haine que j'éprouve pour les mangemorts m'a glacé de l'intérieur, au point que j'ai cru pendant un moment avoir perdu toute humanité... quand je t'ai rencontrée, mon cœur a commencé à se réchauffer et pour la première fois, j'étais heureux... sincèrement heureux...

Dean...

Avoir pu le rendre heureux, ne serait-ce que si peu de temps dans sa vie, m'apaisait légèrement, sans que ma honte diminue pour autant. Qui était-ce pour manipuler ainsi les émotions des autres ? Une vraie Veuve Noire miniature, oui, cela devait être cela. Ma première année de captivité qui avait tourné au calvaire m'avait tellement transformée que j'étais inhumaine, plus proche d'une prédatrice animale qui voulait dévorer tout ceux qui s'approchaient plutôt qu'une jeune fille normale mais un peu timide que j'étais.

En entendant puis en voyant les loups blancs qui se déplaçaient e groupe, je me revis plus jeune, dans le domaine des Valingaï, face à cette louve. Je m'étais sentie comme elle durant quelques instants, et elle semblait me considérer comme l'une des leurs : tout était donc planifié dans nos vies ? Savait-elle déjà que j'étais devenir ainsi si tôt ?


- Je ne t'embêterai plus avec ce genre de paroles... déplacées, à l'avenir. Il me faut juste un peu de temps pour m'adapter à cette situation. Les sentiments avec les humains sont tellement compliqués...

C'est à moi de m'habituer, pas à toi... Tu n'as pas à t'adapter. Tu n'as pas à faire tous les efforts, c'est à moi d'en faire.

Même si ma détermination à le faire aller mieux était audible, j'avais honte de ce ton pourtant faible et sans âme. J'avais tellement l'impression de tout perdre... Je savais que, si je me retrouvais de nouveau seule, je ne m'en sortirais pas vivante. Je ferais un acte peut-être idiot et lâche selon certains, mais je le ferais. Au moins, je serais tranquille, et débarrassée de mes détracteurs, élèves comme adultes. Si Dean me repoussait ou souffrait encore par ma faute, ce sera à moi de fuir pour toujours, même si je n'étais pas courageuse.

- Si c'est d'un frère dont tu as besoin, alors je serai ton frère, Leï. Etre à tes côtés est plus que tout ce que j'aurais pu imaginer... et puis, je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais de toutes manières. Julian avait raison, j'ai encore du mal à maîtriser mon tempérament.

Je soupirais moi aussi. Je soupirais face à son obstination à penser que tout était de sa faute. J'étais en même temps admirative de sa force mentale qui lui permettait de ne pas perdre totalement la face et de tout contenir. Égoïstement, je ressentis même une pincement de joie en entendant qu'il allait rester à mes côtés. C'était tout ce que je souhaitais au fond de moi-même. Haïssant encore et toujours cette stupidité, je le fixais alors qu'il se retournait, et je m'avançais lentement vers lui. C'était peut-être stupide, mais j'avais l'impression de sentir sa faiblesse, la voir dans ses yeux, dans ses poings serrés et dans son sourire qu'il avait du mal à maintenir.

- J'ai encore tout fichu en l'air, hein ? Ce gars à Beaux-bâtons s'était proposé pour m'arracher la langue, peut-être aurais-je dû le laisser faire plutôt que l'envoyer au château d'If... Le Fils du Diable qu'ils m'appelaient... ils avaient peut-être... raison...

Si tu es le fils du Diable, que suis-je Dean ? Je serais Satan en personne...

Voilà que je pleurais maintenant. Je pleurais de faiblesse, et je n'y voyais quasiment plus rien avec ce regard brouillé. Je manquais même tomber à cause des tremblements qui m'envahissaient, et finis par me laisser tomber à genoux. Alors que je voyais Dean tomber, ou plutôt semblait voir, je voulus me relever pour le rattraper, mais n'en eus même pas le force, comme si j'étais totalement à plat. Ce n'était d'ailleurs certainement pas faux. J'eus un cri, un seul, alors que je vis que quelqu'un rattrapait le Serdaigle avant qu'il n'atteigne le sol. Et moi, dans tout ça, je craquais, repliée sur moi-même, me maudissant.

- Quand cesseras-tu de prendre tout sur toi, Dean ?

Cette voix, il me semblait la reconnaître, tout comme cette personne que j'examinais tant bien mal. Elle semblait en tout cas bien connaître Dean, ce qui fit que je ne tentais pas de défendre Dean. Qui qu'il soit, il serait de toute façon un bien meilleur soutien que moi. Relevant la tête, je devais avoir l'air d'un fantôme, avec mon visage encore plus blanc que d'habitude à cause de cette fatigue émotionnelle et de toute cette peur. J'ignorais pourquoi Dean était tombé, même si je le devinais évanoui. Je pris la parole cependant, même si j'avais les plus grandes peines à maintenir ma voix sans tremblements.

C'est de ma faute n'est-ce pas ? C'est de ma faute s'il va mal. J'ignore qui vous êtes, même s'il me semble vous avoir déjà vu, mais, je vous en supplie, aidez-le. Je le fais souffrir inutilement, alors que lui fait tout pour m'aider.

Y a plus rien de grave si ça ne dure jamais.
Tu es le témoin que ma vie cherchait.
Si les gens le savent, c'est qu'on se trompait,
si on n'y peut rien, c'est que les jeux sont fais.
Si on cueillait tes fleurs surtout celles qui nous ressemblent,
Tu aurais choisi les roses et moi les chrysanthèmes.
Je camoufle ma propre haine dans une mare de pleurs.
Tu finiras roi, mais qui serait ta reine ?
Je t'ai vu comprendre, je t'ai vu valser :
aux dernières nouvelles tu étais loin...
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Julian Rosenberg
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Dim 18 Oct - 17:40

Pour une fois, Julian avait décidé de ne pas travailler tard comme il le faisait si souvent. Dérogeant à ses habitudes, il quitta assez tôt le Ministère et transplana directement en France, dans une forêt aux mille mystères mais dont seul un petit nombre de personnes connaissait la véritable importance.

Empruntant le passage qui le mènerait à Avalon, il ne put s'empêcher de s'émerveiller en contemplant le paysage de conte dans lequel il venait d'atterrir. C'était plus fort que lui, à chaque fois qu'il venait, il avait l'impression de se trouver au paradis, tant les créatures magiques semblaient libres et heureuses dans cet havre de paix, si éloigné du monde des sorciers.

Transplanant jusqu'au château, il croisa plusieurs prétresses et salua celles qu'il connaissait d'un geste de la main. Il ne se souvenait que trop bien de la première fois où il était venu ici, en compagnie de Thomas et de Claire. Malgré son calme légendaire, il s'était mis à rougir comme une pivoine lorsque l'une des jeunes prêtresses avait jeté son dévolu sur lui et il avait été plus que tenté de demeurer dans cet Eden des temps anciens, tellement plus paisible que le reste du monde.

Croisant Teresa sur son chemin, il échangea quelques mots avec elle avant que la vénérable prêtresse ne lui indique la pièce où se trouvaient les deux enfants. Après tout, ils étaient la raison de sa présence ici, puisque le chef du Département des Créatures Magiques était venu rendre visite à son filleul, ainsi qu'annoncer quelques nouvelles à la jeune Valingaï.

Traversant la salle de réception, il finit par apercevoir les deux adolescents sur un des balcons. Il était sur le point de prendre la parole lorsqu'il entendit la voix hésitante de Dean.

- J'ai encore tout fichu en l'air, hein ? Ce gars à Beaux-bâtons s'était proposé pour m'arracher la langue, peut-être aurais-je dû le laisser faire plutôt que l'envoyer au château d'If... Le Fils du Diable qu'ils m'appelaient... ils avaient peut-être... raison...

Voyant le garçon sur le point de s'effondrer, le sorcier se projeta en avant et le rattrapa juste à temps, surpris malgré lui par la légèreté de son filleul.

- Quand cesseras-tu de prendre tout sur toi, Dean ? Murmura-t-il en jetant un regard triste sur le jeune Anderson.

C'est de ma faute n'est-ce pas ? C'est de ma faute s'il va mal. J'ignore qui vous êtes, même s'il me semble vous avoir déjà vu, mais, je vous en supplie, aidez-le. Je le fais souffrir inutilement, alors que lui fait tout pour m'aider.

Le chef de département tourna la tête et son regard croisa celui de la jeune fille. Esquissant un léger sourire, il secoua la tête en signe de négation avant de l'inviter à le suivre à l'intérieur.

- Non, ce n'est pas à cause de toi. Cela fait longtemps qu'il se torture et... je crois juste qu'il est épuisé. Au fait, je m'appelle Julian, je suis son parrain.

Posant un instant le garçon sur une chaise, le sorcier conjura ensuite un lit confortable, dans lequel il allongea son filleul. Une fois que ce fut fait, il s'assit à côté de Leïlan et lui adressa un sourire chaleureux.

- En fait, je ne l'avais jamais vu aussi radieux que depuis qu'il a fait ta connaissance. Il tient beaucoup à toi, c'est vrai mais... vous souffrez juste tous deux du syndrome du hérisson.

Croyant reconnaître de l'incompréhension dans le regard bleuté de l'adolescente, il poursuivit d'une voix douce.

- Vous avez tous deux le même problème avec les relations humaines. Vous avez besoin des autres, même inconsciemment mais lorsque vous vous reprochez, vos épines vous piquent. Alors vous reculez et vous vous recroquevillez sur vous-mêmes jusqu'à ce que la solitude vous pèse davantage que la douleur que le contact entraîne...

Déposant délicatement un linge mouillé sur le front brûlant de Dean, Julian passa ensuite une main dans ses cheveux noirs avec tendresse.

- A beauxbâtons, il a été l'objet de moqueries et de persécutions parce qu'il n'avait pas de parents. Sa mère étant morte et son père étant parti, les gens ont commencé à penser qu'il y avait quelque chose de diabolique en lui... et les enfants ont naturellement copié leurs parents, d'où le fameux "Fils du Diable". Même certains de ses professeurs ont fini par s'en prendre à lui et je l'ai vu plusieurs fois sur le point de craquer mais...

Bien que son visage semblait imperturbable, les yeux du sorcier brillaient sous le coup de l'émotion et de la fierté qu'il ressentait à l'égard de ce garçon qu'il avait élevé comme son propre fils.

-... il a résisté. Grâce à Hadès et au soutien de ses grands-mères, et un peu du mien aussi... il a résisté. Versé dans les lois magiques françaises, il a réussi à faire condamner les professeurs abusifs et il s'est ainsi forgé une réputation. Il n'avait plus grand chose à craindre mais pas d'amis non plus alors... il était fort mais seul, trop seul.

Il se tourna alors à nouveau vers la Serdaigle et prit doucement sa main dans les siennes, lui adressant un sourire qui exprimait beaucoup de gratitude.

- Ne garde pas cette culpabilité en toi, Leïlan. Tu as fait des erreurs et je peux t'assurer que tu en feras encore, tout comme lui aussi en feras. C'est la définition même de l'être humain et nous infligerons toujours des peines à nos proches, c'est inévitable. Toutefois... la joie et le bonheur que tu lui procures sont inestimables. Il a besoin de toi, autant que tu as besoin de lui...

Puis son sourire s'élargit quelque peu et une lueur d'amusement s'alluma enfin dans ses yeux noisette.

- Et puis, tu es de la famille maintenant. Tu crois vraiment qu'on va te laisser broyer du noir? Dean aurait ma peau avant que je n'ai le temps de dire "Quidditch" si j'osais seulement penser à faire ça. S'exclama le chef de département en lui faisant un clin d'œil.
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MessageSujet: Re: En France se trouvera la liberté... [PV Dean]   Dim 18 Oct - 23:06




L'homme qui tenait Dean m'avait apparemment entendu vu qu'il se retourna vers moi, puis me sourit. Moi, je n'avais pas le cœur à sourire, ou alors ce serait un sourire faux avec un cœur qui se fendait et saignait. Je savais que j'aurais dû me taire, ne rien dire et ne rien révéler, juste sourire et être le miroir de ses émotions. Au fond, j'étais mieux à n'être qu'un reflet de la réalité des gens qui me sont chers. Au moins, je n'avais rien à dire, juste à observer et rester muette, et je ne risquais pas de blesser les autres. Je me savais être un danger en liberté, et j'aurais tellement voulu croire le contraire, même si cela était impossible !

Serait-ce un non que je vis sur le visage de cette personne ? Qu'en savait-il après tout ? Il ne pouvait avoir entendu toute notre conversation, à Dean et moi. Il devait se tromper ou alors... Ou alors il savait quelque chose que j'ignorais. De la colère mêlée à de la curiosité se mêla au regard embrumé que je lui jetais, avant de reporter mon attention sur le Serdaigle. Je ne pouvais m'empêcher d'être inquiète, même si je n'étais pas seule pour l'aider. Me relevant tant bien que mal alors que je voulus suivre l'homme, je l'écoutais parler.


- Non, ce n'est pas à cause de toi. Cela fait longtemps qu'il se torture et... je crois juste qu'il est épuisé. Au fait, je m'appelle Julian, je suis son parrain.

Son parrain ? Je comprenais mieux certaines choses maintenant... Je l'avais déjà vu lors de mon procès, et Dean m'avait tellement parlé de lui ! J'ignorais si sa présence ici était une coïncidence, mais j'étais finalement satisfaite de le voir.

Je vous connais déjà. Vous étiez à mon procès et Dean m'a énormément parlé de vous.

On n'aurait pas dit que j'avais pleuré violemment quelques secondes plus tôt, si on ignorait simplement les frissons provoqués par le froid de ma crise de larmes. M'asseyant pourtant sur une chaise alors que Julian déposait Dean dans un lit invoqué il y a peu, je l'observais faire ensuite la même chose que moi et me sourire. Je devais avouer que je ne comprenais pas sa sympathie immédiate, même si j'étais amie avec son filleul mais bon... C'était mieux de subir ceci que des sermons infinis !

- En fait, je ne l'avais jamais vu aussi radieux que depuis qu'il a fait ta connaissance. Il tient beaucoup à toi, c'est vrai

Je le savais bien évidemment, et j'aurais même pu ajouter qu'il tenait plus que beaucoup à moi, vu ses précédents aveux. La situation était d'ailleurs assez gênante pour que je rougisse et que je sois mal à l'aise. J'ignorais ce que savait Julian de l'amitié entre moi de son filleul, je ne savais donc pas comment me comporter avec lui.

Mais... vous souffrez juste tous deux du syndrome du hérisson.

Du quoi ? Je ne pensais pas avoir le caractère d'un hérisson, tout comme Dean. Enfin, d'un sens, je ne savais pas vraiment qu'un hérisson pouvait être caractériel... Était-ce une expression anglaise encore inconnue après trois ans d'intense utilisation ? Sans doute Julian dut voir mon incompréhension vu qu'il prit la peine de m'expliquer le fond de sa pensée.

- Vous avez tous deux le même problème avec les relations humaines. Vous avez besoin des autres, même inconsciemment mais lorsque vous vous reprochez, vos épines vous piquent. Alors vous reculez et vous vous recroquevillez sur vous-mêmes jusqu'à ce que la solitude vous pèse davantage que la douleur que le contact entraîne...

Vous ne comprenez pas. Vous ne ME comprenez pas.

La souffrance dans ma voix se fit audible, alors que je voulais pourtant tenter tant bien que mal de reformer ma carapace. Les aveux de Dean m'avaient bien plus ébranlé qu'il aurait été normalement possible, et je maudissais ma faiblesse encore visible. Je ne connaissais pas assez son parrain pour être à l'aise avec lui, et je ne voulais pas être cataloguée dans le lot des faibles. Pourtant, j'avais tenté quelques efforts en étant moins froide qu'habituellement.

C'est un choix qui m'a été imposée. Je suis trop dangereuse pour pouvoir être totalement ami avec les gens. Déjà, avec Dean, je ne devrais pas être aussi amie avec lui. Mais je n'y peux rien, je n'aime plus être seule depuis que je le connais. Je ne sais même pas comment me comporter envers lui tellement cela me dépasse.

Ces aveux à demi-mot avaient juste été prononcés d'un voix totalement neutre et dénuée d'émotions. Je n'avais jeté un seul regard à Julian durant ma réponse, regardant seulement Dean évanoui sur ce lit. Un léger sourire presque amer naquit sur mes lèvres alors que son parrain prenait soin de lui comme un père, et je regrettais tant ma famille lorsque je voyais cela ! Mordillant ma lèvre pour ne pas laisser filtrer un seul son de ma bouche, je le laissais reprendre la parole.

- A beauxbâtons, il a été l'objet de moqueries et de persécutions parce qu'il n'avait pas de parents. Sa mère étant morte et son père étant parti, les gens ont commencé à penser qu'il y avait quelque chose de diabolique en lui... et les enfants ont naturellement copié leurs parents, d'où le fameux "Fils du Diable". Même certains de ses professeurs ont fini par s'en prendre à lui et je l'ai vu plusieurs fois sur le point de craquer mais... il a résisté. Grâce à Hadès et au soutien de ses grands-mères, et un peu du mien aussi... il a résisté. Versé dans les lois magiques françaises, il a réussi à faire condamner les professeurs abusifs et il s'est ainsi forgé une réputation. Il n'avait plus grand chose à craindre mais pas d'amis non plus alors... il était fort mais seul, trop seul.

Ces professeurs sont intolérants ! Être ainsi injuste ne devrait pas être dans leur caractère !

Je n'avais pas remarqué de suite que j'avais haussé le ton et serré mes poings à l'idée de ce qu'avait dû subir Dean, et m'en retrouvais embarrassée. Passant vaguement ma main dans mes cheveux, je rougis de nouveau, balbutiant quelques excuses avant de me taire de nouveau. A vrai dire, ce qui m'avait fait taire était plus le fait que Julian prenne ainsi ma main et qu'il me regarde comme s'il voulait me... remercier ? Moi, Léïlan Valingaï, étais remercié par cet homme alors que j'avais fait souffrir son filleul ? J'aurais presque voulu enlever ma main, lui faire comprendre sa méprise et m'en aller en courant, mais je ne le fis pas. Au lieu de cela, je restais passivement à l'écouter me parler.

- Ne garde pas cette culpabilité en toi, Leïlan. Tu as fait des erreurs et je peux t'assurer que tu en feras encore, tout comme lui aussi en feras. C'est la définition même de l'être humain et nous infligerons toujours des peines à nos proches, c'est inévitable. Toutefois... la joie et le bonheur que tu lui procures sont inestimables. Il a besoin de toi, autant que tu as besoin de lui... Et puis, tu es de la famille maintenant. Tu crois vraiment qu'on va te laisser broyer du noir? Dean aurait ma peau avant que je n'ai le temps de dire "Quidditch" si j'osais seulement penser à faire ça.

C'est faux, il n'a plus besoin de moi et me défendra encore moins. Surtout après ce que je viens de lui faire subir.

J'avais repris mon ton froid presque protocolaire alors que j'avais retiré ma main des siennes presque violemment. Me levant tout aussi brusquement, j'allais m'asseoir sur le lit dans lequel se reposait Dean, de l'autre côté pour éviter Julian. Il n'avait donc pas assisté à notre conversation... Ce fut d'ailleurs presque plus fort que moi, je lui parlais de ce qui m'avait tant fragilisé.

Dean m'a avoué qu'il ressentait plus de l'amitié pour moi... et je l'ai repoussé en quelque sorte. Me considérez-vous donc encore aussi amicalement ? Je l'ai blessé, alors que je n'aurais rien dû dire. La vérité, c'est que je ne sais même pas ce qu'il est pour moi... Je pense qu'il s'agit d'un frère pour moi, même si je n'en sais rien vu que je n'en ai jamais eu... Enfin, si peu de temps que je ne m'en rappelle plus vraiment.

Cette dernière phrase m'avait échappé malgré moi, et je jurais doucement. A part Dean, personne ici ne le savait, et je venais de le révéler à un quasi-inconnu ! Même s'il était en quelque sorte lié à Dean et que le Serdaigle lui accordait toute sa confiance, ce n'était véritablement pas mon genre de réagir ainsi. J'avais presque l'impression que ma méfiance s'endormait en sa présence, comme s'il évoquait pour moi une présence rassurante, un adulte à qui je pouvais parler. Pensant qu'il agissait sur mon esprit, je le fusillais du regard, alors que je sentis un mouvement près de moi. Apparemment, Dean devait se réveiller... Un sourire rassuré apparut sur mes lèvres, même si je ne prononçais aucun mot, restant même en-dehors de son champ de vision en me levant et m'éloignant un peu. Après tout, si son parrain était venu, c'était certainement pour lui non ?
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