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 A sweet evening in your arms is so quiet... [PV Jarod]

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Anya Dellarosa
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MessageSujet: A sweet evening in your arms is so quiet... [PV Jarod]   Jeu 11 Juin - 15:24

It rings, rings, rings
In my head as a sweet melody
Which never stops, no
Which never runs away...


Oh oui, folle, j'étais folle. J'étais totalement et irrémédiablement folle. Qui d'autre qu'une folle pouvait étreindre la magie noire avec tant de passion, jusqu'à ce que elle et moi ne fassions plus qu'un. Je l'étais également d'avoir tué tant de gens de sang-froid, même si je n'avais pas de regrets, et jamais je n'en aurais. J'avais donc épousé la magie noire, le couteau et la Faucheuse. Cependant, depuis cette soirée, j'étais de nouveau folle, mais folle de Jarod, ce qui était bien plus sain et différent. Je préférais même être ainsi folle que saine d'esprit, ce qui pouvait choquer.

Sang... La couleur et la matière que je devais préférer le plus dans ce monde. J'avais aimé faire régner ma propre justice sur le monde encore innocent, sur Poudlard plus précisément. J'avais adoré posséder un pouvoir important et influent, et cela avait même failli me faire perdre la tête... Mais jusqu'au bout, jusqu'à ma fuite, j'avais toujours eu la tête sur mes épaules, réaliste sur mes faibles chances de victoire totale. Malgré tout ce que l'on pouvait penser, je savais que je perdrais cette lutte un jour ou l'autre, à cause de deux entités. La première était l'Ordre du Phénix : même s'ils étaient faibles, ils savaient mobiliser les foules et donc étaient plus nombreux. La deuxième était la personne qui était en face de moi. Je n'aurais jamais pensé un jour me trouver ainsi avec lui, tout simplement, alors qu'il voulait la destruction pure et dure, si possible violente et douloureuse, des mangemorts. Sachant que j'en étais le cheftaine, j'aurais dû mourir, et non pas frissonner en étant dans ses bras. Quelle ironie de la situation tout de même... Deux personnes qui auraient dû être ennemies s'entendaient bien et en plus de tout s'aimaient... Pourtant, le monde n'était pas un conte de fées, cela était sûr.

Je le vis sourire lorsque je lui fis comprendre que j'avais peur pour sa vie lorsque d'autres apprendraient que nous nous aimions. Je doutais que l'on nous laisse en paix à cause de nos opinions politiques opposées, et je me doutais que Jarod devait être très courtisé. Ma vie à moi ? A vrai dire, cela faisait longtemps que je n'y tenais plus vraiment. Lui me donnait pourtant envie de résister à cette torpeur ivre qui me prenait parfois lorsque je me sentais proche du bord de la falaise de la vie, qui me donnait envie de tomber dans le vide. Lui semblait plutôt heureux que je m'inquiète pour lui, comme si rares étaient les gens à s'inquiéter véritablement pour moi. C'était mon cas, mais pas parce que l'on me croyait invincible, plutôt parce que l'on souhaitait ma mort. Mais une valse avec la Faucheuse ne me déplaisait pas, alors que je jouais avec elle, évitant depuis tant d'années sa faux meurtrière.

Bien sûr que je n'avais pu m'empêcher de rougir violemment à ce sous-entendu sur l'île du Pacifique. Je n'étais pas de celles qui parlaient de ce genre de choses de manière désinvolte, et aurais même pu voir ceci comme un caractère pervers, ou un amateur de blagues grivoises, mais je ne le fis pas. Rien que son air malicieux m'avait convaincu de bien prendre la chose et, à vrai dire, j'en avais été plutôt amusée. Je ne pus rester très longtemps sérieuse d'ailleurs, et éclata de rire, bientôt rejointe par Jarod. Non mais vraiment, quelle idée tout de même ! Apparemment, il acceptait de transplaner avec moi, acquiesçant silencieusement, mais me retenant pourtant dans ses bras après un nouveau baiser.


- Avant cela, il faut que tu saches... que je n'ai pas toujours été aussi impliqué dans "le travail et la lutte". A une époque, j'ai aussi succombé à ma folie et l'attrait des arts sombres, seulement je dirigeais ma haine à l'égard des mangemorts... ce que tu sais de Dagnir n'est qu'un échantillon de toutes les atrocités que j'ai pu commettre, avant qu'on ne parvienne à me raisonner.

Oh, je le savais bien évidemment. Les rumeurs sur Dagnir qui tuait des mangemorts américains n'avait jamais été une fable comme beaucoup le prétendaient. Pour certains, cela ressemblait plus à une menace pour que les jeunes ne deviennent pas mangemorts mais pour moi, cela avait été toujours un souci. Je n'avais pas voulu rencontré cet homme, qu'il me tue en quelques secondes durant ma gloire éphémère. Durant ces mois de possession de Poudlard, la seule mort que j'aurais souhaité aurait été au combat, face à un adversaire digne de moi. Bien sûr, je l'avais trouvé en la personne de Jarod, qui me battrait certainement un jour. Lui qui était plus jeune que moi connaissait des choses que jamais je n'aurais osé essayer seule. Je savais qu'il devait être plus qu'effrayant durant cette période sombre de sa vie, je m'en doutais plutôt. Après tout, à lui seul, il avait dû tuer plus des trois quarts des mangemorts américains, ce qui était fortement incroyable.

Cela m'importe peu Jarod. Tu n'es plus Dagnir maintenant... Moi aussi j'ai fait tellement d'atrocités en si peu de temps que beaucoup de personnes en seraient malades... Mais je ne le suis pas moi-même. Le sang sur mes mains est presque indélébile à mes yeux, et le regret ne sert plus à rien.

Ceci était des paroles assez dures, je ne le cachais pas, loin de là. Mais après tout, je les assumais toutes entières, si horribles qu'elles soient. Je voulais être honnête et franche, et je le serais. Me laissant délicatement embrasser sur le front, je le laissais ensuite parler.

- Si tu le désires, je te raconterai ma vie et mes erreurs... mais comme je te l'ai dit, sache que quoi que tu aies fait, cela n'a plus d'importance. Si tu souhaites m'en parler, je t'écouterai mais jamais je ne te questionnerai... parce qu'à partir de ce soir et pour aussi longtemps que tu le désireras, la veuve noire ne m'intéresse plus, seule Anna compte.

Il ne reçut en réponse qu'un simple regard presque douloureux. Il ne pouvait pas forcément comprendre pourquoi j'étais assez, je le comprenais tout à fait. Cependant, en reparler me faisait penser à tout mon passé glorieux, et je ne voulais pas rouvrir les blessures de la défaite face à lui. Je préférais souffrir seule et en silence. Je préférais profiter à la place de son baiser, contact qui me semblait de plus en plus fervent au fil du temps.

- Et si tu ne peux plus rêver, si tu ne peux plus dormir... alors je te ferais vivre tes rêves lorsque tu seras éveillée et nous vivrons nos vies d'une manière si intense que lorsque tombera la nuit, nous n'aurons qu'à nous reposer d'un sommeil sans rêve, ni cauchemar.

Oui, je veux bien cela aussi... Vivre pour vivre et non vivre pour survivre...

Plus je regardais ses yeux, et plus je sentais qu'il me disait la vérité, plus je sentais qu'il m'aimait vraiment et que cela n'était pas une sombre manipulation. Cela aurait été le cas, il aurait fallu me forcer pour que je puisse me tenir debout après cela, sans m'effondrer. Cela était-il une malédiction de faire aussitôt confiance à une personne que l'on aime. Oui, si la personne face à toi n'était pas honnête mais, par chance, Jarod l'était. Je pouvais donc lui faire confiance. Je le laissais m'embrasser, lui rendant baiser sur baiser, caresse sur caresse, alors que j'avais presque l'impression de devenir fiévreuse avec toute cette agitation brusque. J'aurais été pareille si j'avais bu plusieurs verres d'alcool mais, pour une fois, je n'en avais pas honte.

- Nous nous cacherons si tel est ton désir mais même dans le cas contraire... crois-moi lorsque je te dis que rien ni personne, fusse-t-il homme ou dieu, ne sera capable de me séparer de toi. Et tu sais pourquoi ? Parce que oui, je suis fou, fou de toi...

Ne nous cachons donc pas. Je sais que rien ne pourrait me séparer de toi. Je me fiche de ce que penseront les gens, de voir ainsi deux adversaires ensemble. Je veux seulement ton bonheur pour le posséder aussi, à travers toi.

Le laissant glisser ses lèvres dans mon cou, je l'embrassais tendrement sur son oreille, m'amusant ensuite à la titiller doucement du bout de la langue et de mes lèvres. Voir le désir qu'il avait envers moi et tout cet amour me donnait des ailes, me permettait de tout oublier de l'extérieur.

- Je te suivrai où tu voudras, je te l'ai dit. Et puis, l'idée d'être complètement seul avec toi est vraiment tentante...

Et cette fois, je n'ai absolument pas peur de rester avec toi...

My body resounds
In my veins, of this sweet melody
I overuse of it all the same
To come closer of paradise


Sur ces mots, j'avais transplané rapidement afin de nous amener chez moi. Nous étions arrivés dans le salon, pièce assez grande et lumineuse en journée grâce à ses baies vitrées sur tout un pan du mur. Les murs blancs donnaient une impression de luxe faisant ressortir la propreté du lieu. M'asseyant à côté de lui sur le canapé de cuir où j'avais passé nombre de mes nuits douloureuses, je posais doucement ma tête sur son épaule enfin à ma hauteur, fermant quelques instants les yeux, respirant son odeur, l'entendant proche de moi. J'appréciais ce moment de tranquillité d'autant plus que je savais que nous ne pouvions être observés. En effet, j'avais forgé autour de ma demeure des sortilèges d'illusion, ce qui faisait que, certes, les gens voyaient la maison, mais ils ne voyaient jamais personne à l'intérieur, et les sortilèges de protection empêchaient toute entrée.

Passant doucement le bout des doigts sur la peau de son dos que j'avais réussi à atteindre en soulevant délicatement la chemise, je l'embrassais doucement dans ce cou presque offert à moi avant de relever la tête vers lui, mes yeux toujours éclairés de ces lumières amoureuses.Je souriais doucement, même si je semblais un peu gênée malgré tout, malgré le fait que je sois bien plus détendue encore qu'au restaurant.


Je sais que je manque aux règles d'hospitalité en ne te proposant mais la vérité est que je suis tellement bien comme cela que je n'ai même pas envie d'en bouger...

Riant doucement en l'embrassant passionnément sur les lèvres, je me redressais de nouveau, le fixant droit dans les yeux.

Donc, souhaites-tu quelque chose ? Si je reste dans tes bras, jamais je ne te poserais cette question, et je m'en voudrais après.

A life of sun
In the moon's stars
Said to me
That I can't shine anymore
But my spirit, in his truth
purrs by his painful ears
That I can shine again,
thanks to him.

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Jarod Goldsmith
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MessageSujet: Re: A sweet evening in your arms is so quiet... [PV Jarod]   Ven 12 Juin - 18:41

- Cela m'importe peu Jarod. Tu n'es plus Dagnir maintenant... Moi aussi j'ai fait tellement d'atrocités en si peu de temps que beaucoup de personnes en seraient malades... Mais je ne le suis pas moi-même. Le sang sur mes mains est presque indélébile à mes yeux, et le regret ne sert plus à rien.

Ces paroles qui auraient pu paraître dures pour la plupart des gens, Jarod les comprenait. Il les comprenait probablement mieux que nul autre puisqu'il avait lui aussi ressenti ce sentiment... il avait lui-aussi renoncé au pardon, aux regrets ainsi qu'à tout espoir de rédemption. Toutefois, il appréciait son honnêteté à son égard, ses mots qui lui venaient du cœur...

- Oui, je veux bien cela aussi... Vivre pour vivre et non vivre pour survivre...

Vivre pour vivre... voilà un concept qui lui était singulièrement étranger. Depuis aussi loin qu'il se souvenait, il avait toujours vécu pour autre chose. D'abord pour survivre, puis pour se venger... de ceux qui l'avaient fait souffrir, lui et tant d'autres avant lui... puis pour installer un semblant de justice et d'équité... Il s'était battu pour les elfes, pour les centaures, pour les gobelins... ainsi que pour une poignée d'hommes qu'il avait jugé capables de comprendre sa lutte.

Mais jamais il n'avait pris le temps de vivre simplement pour profiter de la vie. Même pendant la douce période de son enfance, il avait toujours été conscient de l'épée de Damoclès qui reposait au-dessus de sa tête en permanence...

... mais alors qu'il plongeait son regard dans le sien et qu'il y lisait l'amour, la confiance qu'elle lui prodiguait sans arrière-pensée... alors qu'elle répondait à chacun de ses baisers, à chacune de ses caresses avec une ferveur et une passion enivrantes... il songea pour la première fois à appliquer ce concept à sa propre vie. Vivre simplement pour lui, pour eux, pour leur bonheur...

- Ne nous cachons donc pas. Je sais que rien ne pourrait me séparer de toi. Je me fiche de ce que penseront les gens, de voir ainsi deux adversaires ensemble. Je veux seulement ton bonheur pour le posséder aussi, à travers toi.

Il aurait voulu répondre quelque chose mais les mots s'effacèrent de son esprit avant d'atteindre ses lèvres alors qu'elle lui embrassait l'oreille avec tendresse avant de la titiller doucement avec sa langue. Il ne put s'empêcher de se demander comment il avait pu oublier le bien-être que cela procurait d'être aimé... et d'aimer en retour.

Ainsi perdus dans les bras l'un de l'autre, il avait l'impression que son passé était loin, si loin... comme s'il avait vécu toutes ces choses dans une autre vie... comme s'il avait l'occasion de faire peau neuve, de revivre.

- Et cette fois, je n'ai absolument pas peur de rester avec toi...

A peine lui eut-elle murmuré ces mots qu'ils transplanèrent. Lorsqu'il rouvrit les yeux, Jarod se trouvait dans un salon aux dimensions plus que convenables, éclairé par les grandes baies vitrées qui se trouvaient sur l'un des murs de la pièce. Les autres murs étaient peints en blanc, faisant encore ressortir la luminosité mais aussi la propreté des lieux, donnant l'impression d'une certaine... pureté.

Ils ne tardèrent pas à s'asseoir sur un canapé de cuir, la jeune femme posant sa tête sur son épaule avant de respirer profondément, comme pour s'imprégner de sa présence. L'homme d'affaires sentit d'ailleurs l'une des mains d'Anna gagner le haut de son dos, caressant sa peau du bout des doigts.

Goldsmith était quant à lui incapable de détourner son regard du sien tant les prunelles azurées de son hôte brillaient d'amour et de désir. Le léger sourire que venaient de former ses lèvres illuminait son visage, renforçant cette beauté douce et sauvage qui la caractérisait.

- Je sais que je manque aux règles d'hospitalité en ne te proposant mais la vérité est que je suis tellement bien comme cela que je n'ai même pas envie d'en bouger...

Tous deux se mirent à rire avant qu'elle ne l'embrasse avec passion, faisant presque perdre la tête à Jarod, qui commençait à apprécier cette sensation. Puis elle se redressa légèrement, si belle dans cette lumière tamisée, alors que les yeux se rencontraient à nouveau.

- Donc, souhaites-tu quelque chose ? Si je reste dans tes bras, jamais je ne te poserais cette question, et je m'en voudrais après.

Le jeune homme se contenta de lui adresser un sourire amusé avant de l'attirer contre lui, goûtant à nouveau ses lèvres comme s'il s'agissait du mets le plus exquis... et dans un sens, ça l'était. Même le meilleur vin des elfes était incapable de lui procurer l'ivresse qui le gagnait, légère et tellement plus agréable...

- Je crois que j'ai actuellement tout ce donc j'ai besoin, tout ce dont je n'avais même pas osé rêver... Commença-t-il à lui murmurer à l'oreille avant de l'embrasser à nouveau dans le cou.

Puis il la laissa reposer sa tête contre son torse, tous deux ainsi enlacés sur ce canapé, contemplant les dernières lueurs du Crépuscule. Passant doucement une main dans ses cheveux alors que l'autre reposait simplement sur son ventre, il se laissa enivrer par sa senteur de rose, conscient de la chance qu'il avait.

- Jusqu'ici, je croyais tout posséder. Argent, propriétés, objets anciens, j'ai acquis tout ce qui pouvait m'être utile ou améliorer mon confort mais... ce soir, tout cela me semble tellement dérisoire. J'ai l'impression d'avoir réussi à combler ce vide qui hantait mon cœur depuis si longtemps et ce sentiment, ce... bonheur me donne des ailes...

Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'un jet de flamme se matérialisa devant eux, les faisant tous deux tirer leurs baguettes dans la direction de nouveau venu. A leur grande surprise, il ne s'agissait pas d'un homme mais d'un oiseau, un oiseau immortel qui paraissait particulièrement nerveux.

- Feänor ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ? S'exclama l'homme d'affaires, véritablement surpris de voir le phénix débarquer dans l'endroit où il s'y attendait le moins.

Le volatile poussa plusieurs petits cris, qui ne tardèrent pas à faire soupirer le jeune Goldsmith. Passant une main d'un air gêné dans ses cheveux, il adressa un sourire d'excuse à Anna.

- Excuse-moi, ce sont mes elfes qui l'ont envoyé. Ils sont très protecteurs à mon égard et apparemment, quand ils n'ont plus été en mesure de sentir ma présence, ils se sont mis à paniquer... de vraies mères poules.

Jarod se retourna ensuite vers Feänor qui observait le couple de ses yeux perçants. De tous ces familiers, le phénix était sans doute le plus protecteur, plus encore que Chipeur peut-être. L'oiseau bleuté se rapprocha un peu plus d'eux et scruta Anna avec attention, comme s'il cherchait quelque chose. Puis il poussa un cri joyeux avant d'entonner une chanson.

- Oui, oui, Feänor, je crois qu'Anna a compris que tu l'aimais bien... Est-ce que tu peux aller rassurer Tobby et les autres maintenant ? Je pense qu'ils comprendront que j'ai besoin d'un peu d'intimité de temps en temps. Lui demanda l'homme d'affaires avec un regard appuyé pour signer au phénix qu'il devrait vraiment partir.

Ce dernier se contenta de pousser ce qui ressemblait à un cri amusé avant de disparaître dans un bruit d'air comprimé. Le jeune homme se laissa retomber sur le canapé à côté d'Anna, qui semblait toujours stupéfaite du spectacle qui venait de se passer sous ses yeux.

Esquissant un léger sourire, Goldsmith passa une main derrière ses épaules pour l'attirer doucement contre lui, déposant un baiser sur son front.

- Désolé pour le comportement de Feänor, il est lui aussi assez... enquiquinant quand il le veut. Mais c'est un bon ami, et apparemment tu lui as beaucoup plu... Termina le jeune homme en lui faisant un clin d'œil.

Elle le savait probablement déjà mais les phénix étaient des créatures capables de ressentir la sincérité chez les humains, parmi d'autres êtres d'ailleurs. Cela signifiait que lorsqu'il avait ressenti la sincérité des sentiments d'Anna à son égard, il avait automatiquement apprécié la jeune femme.

Malheureusement, les phénix avaient aussi la fâcheuse tendance à pouvoir se téléporter partout, même au travers des barrières les plus élaborées. Le jeune homme le savait bien, pour avoir vu l'oiseau de feu apparaître un beau jour dans sa chambre à coucher comme si de rien n'était.

Le jeune homme continua à l'embrasser, d'abord sur la tempe, puis sur la joue et continua ainsi jusqu'à presser ses lèvres contre les siennes dans un doux baiser.

- Souhaites-tu que nous reprenions là où nous en étions restés ou as-tu envie de quelque chose ?

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Qui que je sois au fond de moi, je ne suis jugé que par mes actes.
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MessageSujet: Re: A sweet evening in your arms is so quiet... [PV Jarod]   Sam 13 Juin - 0:42

La franchise était un trait de mon caractère qui ne s'était jamais altéré au cours du temps. J'avais toujours été incisive, décidée à ne pas mentir. Il avait été très rare que je mente même chez les mangemorts, où j'avais plus fait dans la flatterie pour m'attirer la sympathie des membres. Et pour la plupart, je savais qu'il ne s'agissait là que d'une sympathie fausse puisqu'ils voulaient me tuer. Oui, avant la dislocation du groupe, j'avais eu vent d'une tentative d'attaque envers moi. Était-ce cela qui avait fait exclure notre groupe de Poudlard. Je ne le saurais jamais. Tout comme lui également, cela faisait longtemps que le concept de vivre pour vivre n'était pas applicable. En effet, comment faire ceci si on n'avait aucun but à atteindre ? Je m'étais battue pour mes idéaux, et pour ceux qui y croyaient vraiment, alors qu'auparavant, je travaillais pour que Petrov et moi puissions avoir une vie décente.

Je ne cacherais pas que j'étais plutôt bien installée, ainsi posée sur son épaule. Cette position était bien plus qu'agréable, surtout qu'il ne pouvait s'empêcher de me fixer de ses yeux bleus clairs, ce qui m'intimidait presque. Ce n'était pas parce que je détestais que l'on me regarde, non, au contraire. C'était simplement de me sentir observée par lui, avec cette lueur si amoureuse et désireuse, qui me faisait doucement devenir ivre. J'avais presque peur de ne plus pouvoir me sortir de son regard, peur de rester paralysée devant ses yeux, si bien que je les fermais pendant quelques instants, laissant simplement un sourire se dessiner sur mon visage. J'étais tout de même bien plus heureuse d'être là qu'en simple réunion d'affaires...

Ce fut à ce moment-là que je me remis à parler, riant ensuite ensuite de cette phrase qui pouvait sembler totalement absurde. L'embrassant presque violemment jusqu'à en perdre haleine, je restais ensuite redressée devant lui, lui demandant s'il souhaitait quelque chose. Étonnement, il se contenta de sourire d'un air amusé pour me reprendre ensuite contre lui, reprenant doucement possession de mes lèvres alors que je refermais doucement les yeux, savourant comme toujours ce moment.


- Je crois que j'ai actuellement tout ce donc j'ai besoin, tout ce dont je n'avais même pas osé rêver...

Un tel compliment aurait pu me faire rougir si j'avais été timide, ce qui n'était pas le cas. Pourtant, on voyait bien que j'y étais sensible vu le nouveau sourire plus large et franche que j'affichais ainsi que cette lueur de tendresse dans mes yeux fixés dans les siens. J'aimais sentir ses lèvres dans mon cou, ce qui provoquait à chaque fois chez moi un léger frisson. Doucement après, je laissais tomber doucement ma tête sur son torse alors qu'il m'enlaçait délicatement. Si j'avais été un chaton, j'aurais certainement ronronné sous la douceur de ces caresses dans mes cheveux alors que nous regardions l'un de mes paysages préférés, c'est à dire le Crépuscule.

- Jusqu'ici, je croyais tout posséder. Argent, propriétés, objets anciens, j'ai acquis tout ce qui pouvait m'être utile ou améliorer mon confort mais... ce soir, tout cela me semble tellement dérisoire. J'ai l'impression d'avoir réussi à combler ce vide qui hantait mon cœur depuis si longtemps et ce sentiment, ce... bonheur me donne des ailes...

Je pensais qu'il allait finir sa phrase. Cependant, tout fut stoppé par l'apparition devant nous d'un jet de flammes. Je mis du temps à sortir ma baguette, encore plongée dans ma légère somnolence, mais j'avais vu que Jarod l'avait sorti rapidement. Enfin, nous nous étions apparemment empressés pour rien vu qu'il s'agissait d'un magnifique phénix.

- Feänor ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ?

Je devais avoir l'air d'une magnifique carpe vu mon visage à ce moment. Pour résumer, j'avais les yeux grands ouverts, tout comme ma bouche d'ailleurs. Ainsi, c'était SON phénix ? J'ignorais qu'il en avait un, et ne comprenait pas trop pourquoi celui-ci était venu. Enfin, ceci, je ne me le suis demandée que très peu de temps avant de me rendre compte qu'il avait également passé outre mes barrières. Un léger froncement de sourcils avait suivi ma réflexion, avant que j'entende le rebelle soupirer et se passer la main dans les cheveux dans un air gêné au possible. Lui jetant un regard presque inquiet mais surtout interrogateur, je le vis me sourire d'un air désolé, et mon cœur loupa un battement. Il devait partir ? Une ombre passa sur mon visage, alors que j'avais espéré passer une magnifique soirée en sa compagnie.

- Excuse-moi, ce sont mes elfes qui l'ont envoyé. Ils sont très protecteurs à mon égard et apparemment, quand ils n'ont plus été en mesure de sentir ma présence, ils se sont mis à paniquer... de vraies mères poules.

Je me mis à rire doucement face à cette réaction, ne parlant pourtant pas et fixant à mon tour le phénix. Lorsque je le vis avancer vers moi, j'eus un mouvement de tension et ma main se resserra légèrement sur ma baguette. J'étais toujours méfiante envers ce que je ne connaissais pas, comme toute personne devant l'inconnu. En effet, cela devait être la premières fois que je tombais devant un oiseau immortel qui n'était certes pas une créature foncièrement méchante, mais assez intriguante. Quand ce Feänor se mit à chanter, je sursautais légèrement, ne m'y attendant pas le moins du monde.

- Oui, oui, Feänor, je crois qu'Anna a compris que tu l'aimais bien... Est-ce que tu peux aller rassurer Tobby et les autres maintenant ? Je pense qu'ils comprendront que j'ai besoin d'un peu d'intimité de temps en temps.

Ainsi, l'oiseau m'appréciait ? Cela était assez étonnant pour que je lui jettes un regard intrigué. Mais l'insistance qu'avait mis Jarod au mot intimité me fit sourire et oublier quelques instant cette interrogation. Alors que le phénix disparut dans un cri qui semblait amusé d'un point de vue humain, l'homme se laisse tomber près de moi, qui devait tout de même avoir un air assez comique devant l'étonnement que je ressentais de par cette scène. Alors qu'il sourit devant ma surprise, je le sentis passer un bras autour de mes épaules pour m'attirer vers lui, ce qui je fis avec un plaisir manifeste.

- Désolé pour le comportement de Feänor, il est lui aussi assez... enquiquinant quand il le veut. Mais c'est un bon ami, et apparemment tu lui as beaucoup plu...

Vraiment ? Quelle magnifique flatterie d'être appréciée d'un phénix !

La légère ironie de mes propos était finement cachée derrière un rire étouffé. Je savais en effet que les phénix jugeaient les gens sur leur sincérité donc si Feänor m'avait apprécié, c'était parce qu'il sentait que j'étais sincère, ce qui me ravissait. Au moins, cela pouvait finir de convaincre Jarod que je l'aimais vraiment, même si je pense qu'il l'avait compris. Alors que je le laissais doucement m'embrasser pour finalement atteindre mes lèvres, je le laissais reprendre la parole.

- Souhaites-tu que nous reprenions là où nous en étions restés ou as-tu envie de quelque chose ?

Pour tout t'avouer, je ne sais même plus où nous en étions avec cette apparition surprise !

Ne pouvant m'empêcher de rire face à ma réponse, je l'embrassais de nouveau sur les lèvres, caressant de nouveau au passage son visage. Il était bien vrai que de voir un phénix ainsi brutalement m'avait fait oublier notre discussion précédente, même si cela n'était pas forcément si gênant que cela.

Et je n'ai qu'une seule envie, Jarod : que tu restes avec moi. Du moment que tu fais cela, je serais totalement comblée. J'ai envie de t'avoir pour moi toute seule au moins jusqu'à demain matin.

J'allais continuer à lui parler tranquillement et sereinement lorsque j'entends du bruit dans une pièce à côté, celle où se trouvait la seule cheminée accessible de l'extérieur, et plus précisément du bureau publique de Jude. Jetant un regard interrogatif à Jarod, je me décidais avec regret à aller voir, ma baguette sortie par sécurité. Cependant, je n'eus pas beaucoup de chemin à faire que la porte s'"ouvrit violemment sur un groupe de cinq personnes portant apparemment des cagoules et avec un phénix inscrit sur leur cape. Fronçant les sourcils devant cette infraction, je n'eus pas le temps de parler que l'un d'eux prit la parole.

Dellarosa, vous êtes suspectés de faire partie des Mangemorts. Suivez-nous ou nous serons forcés d'employer la force.
Qu'est-ce que c'est que ces bêtises ?

Je pris l'air outré qui convenait tout à fait à la situation alors que mentalement, je me triturais l'esprit pour savoir la cause de ces accusations. M'avait-on reconnu ? Apparemment non.

Expelliarmus !

J'eus tout juste le temps de me pousser que le sortilège passa non loin de moi, et je sentis que la colère commençait à prendre le pas sur la raison qui aurait dû me faire rester calme et tenter de les raisonner. Je commençais donc à jeter des sortilèges tels que de sStupéfix ou des Expelliarmus afin de ne pas éveiller les soupçons, même si cela me démanger d'utiliser des Sectusempra ou autres sortilèges bien plus efficaces.

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MessageSujet: Re: A sweet evening in your arms is so quiet... [PV Jarod]   Dim 14 Juin - 20:30

- Vraiment ? Quelle magnifique flatterie d'être appréciée d'un phénix !

Jarod ne put s'empêcher de sourire en l'écoutant déclarer ces mots avec une douce ironie. Après tout, le fait qu'un phénix puisse apprécier la terrible veuve noire en aurait sûrement épaté plus d'un mais ce n'était pas le cas de l'homme d'affaires.

Non, le jeune Goldsmith savait que son cœur l'avait guidé vers la bonne décision et le jugement de Feänor n'avait été qu'une preuve supplémentaire de la sincérité d'Anna.

- Pour tout t'avouer, je ne sais même plus où nous en étions avec cette apparition surprise !

Lorsqu'elle se mit à rire suite à ses propos, le jeune homme ne put s'empêcher de faire de même, avant de sentir ses lèvres se poser à nouveau sur les siennes, les mains d'Anna caressant son visage avec délicatesse. Merlin tout-puissant, il n'était pas sûr de pouvoir continuer à vivre sans cette merveilleuse femme à ses côtés!

- Et je n'ai qu'une seule envie, Jarod : que tu restes avec moi. Du moment que tu fais cela, je serais totalement comblée. J'ai envie de t'avoir pour moi toute seule au moins jusqu'à demain matin.

Il était sur le point de lui répondre qu'il était prêt à rester aussi longtemps qu'elle le souhaitait quand un bruit se fit entendre dans l'une des pièces adjacentes. Anna jeta un regard interrogatif à son compagnon, qui se contenta de hausser les épaules. Après tout, ce n'était pas comme s'il avait pu donner la localisation de ce lieu à quelqu'un, lui-même ignorait où il se trouvait.

La jeune femme se décida finalement à se lever, sa baguette serrée dans sa main par mesure de sécurité. Elle n'eut toutefois pas le temps d'arriver jusqu'à la porte que celle-ci fut violemment sortie de ses gonds avant de retomber lourdement sur le sol... révélant la présence des personnes auxquelles aucun d'eux ne s'attendait.

Ils étaient cinq, tous vêtus des mêmes capes rouge et or, chacune ornée d'un phénix doré, très reconnaissable pour ceux qui connaissaient un tant soit peu l'Ordre du Phénix. Les intrus portaient également des cagoules dissimulant leurs visages, et qui leur donnaient sérieusement l'air de braqueurs de banque moldus...

- Dellarosa, vous êtes suspectés de faire partie des Mangemorts. Suivez-nous ou nous serons forcés d'employer la force. S'exclama l'un d'entre eux, probablement le chef du petit groupe.
- Qu'est-ce que c'est que ces bêtises ? Rétorqua Anna d'un air outré qui était parfaitement convainquant.
- Expelliarmus !

La jeune femme évita de justesse le sortilège de désarmement, tentant tant bien que mal de se défendre contre ses opposants sans recourir à des sortilèges peu... légaux.

Mais si Anna devait être en colère en cet instant, ce sentiment n'avait aucune comparaison avec la rage liquide qui s'écoulait librement dans ses veines. En effet, il ne se souvenait que trop bien d'une scène assez similaire... où des hommes encagoulés s'étaient introduits chez lui et avaient tué la femme qu'il aimait...

... et il n'allait certainement pas laisser ces mécréants toucher à un seul cheveu d'Anna.

Un vent glacé commença à souffler dans la pièce alors que Jarod sortait sa baguette, ses yeux d'un bleu polaire fixant les agresseurs de son aimée avec un regard glacé. Il eut beaucoup de peine à se retenir de les tuer sur le champ mais il finit par opter pour une solution plus... diplomatique.

- Accio baguettes de l'Ordre du phénix. Pensa-t-il avec force.

Les cinq baguettes s'envolèrent naturellement des mains de leurs propriétaires jusqu'à celle de Jarod, qui résista difficilement à la tentation de les casser en deux. Gardant sa baguette fixée sur eux, il lança un double sortilège de stupefixion et de ligotage qui les laissait complètement immobilisés.

Jarod se précipita ensuite vers Anna, posant sur elle un regard empli d'inquiétude alors qu'il vérifiait qu'elle n'était pas blessée. Enfin, bien sûr qu'elle n'était pas blessée, elle était trop forte pour être blessée par ces moins que rien mais... il n'en était pas moins inquiet.

C'est pourquoi le cœur à la fois chargé de soulagement et d'allégresse, il prit son visage entre ses mains et l'embrassa avec passion. Les émotions fortes avaient tendance à faire battre son cœur plus vite mais il n'avait plus ressenti cette peur de perdre un être cher depuis des années.

Lorsqu'il détacha enfin ses lèvres des siennes, il esquissa un mince sourire tout en plongeant son regard dans le sien, ses yeux bleus ne dissimulant pas sa joie de la voir saine et sauve. Mais lorsqu'il tourna finalement son regard vers les cinq hommes, tous ayant perdu connaissance, on aurait dit qu'il aurait pu les transpercer du regard tant ses yeux étaient froids.

- Oh vous, saletés de larves rampantes au service de Potter, quand j'en aurais fini avec vous, vous regrettez le jour où vous êtes venus au monde.

Jarod savait que dans ces moments-là, il pouvait être effrayant, vraiment effrayant. Il n'en réussit pas moins à se calmer au bout de quelques instants, se rappelant qu'Anna n'était pas blessé et que tout allait bien.

Il se retourna d'ailleurs vers celle-ci et déposa un baiser sur sa joue avant de prendre à nouveau la parole.

- Je vais passer un coup de fil, crois-moi que ces ordures ne s'en sortiront pas comme ça. Déclara-t-il en lui faisant un clin d'oeil.

Sur ces mots, il sortit son téléphone portable et composa un numéro avant de porter l'appareil à son oreille. Son interlocuteur ne tarda pas à décrocher.

- Allô? Thomas? Oui, c'est Jarod. Ecoute, j'ai un petit souci avec des fanatiques de Potter... non, pas chez moi, chez... une amie proche. Oui, très proche, et... non, Thomas, je n'ai pas perdu la tête... Thomas! Tu veux bien être sérieux deux minutes! S'exclama le jeune homme qui peinait à dissimuler l'embarrais qui rougissait ses joues.

Il ne pouvait pas dire à Anna ce que Thomas Anderson, "l'honorable chef du Département de la Justice Magique", avait suggéré quant à ses activités chez une "amie proche" à cette heure-ci. Pas qu'il soit opposé à l'idée d'être plus intime avec Anna, non pas du tout, mais parler de ça avec Thomas, c'était juste... inapproprié.

- Les charges ? Hmm... effraction d'un domicile magique, en dehors des heures réglementaires au cas où ils voudraient justifier par une autorisation du bureau des Aurors. Il y a aussi... accès illégal par une cheminée sécurisée, agression sur une jeune femme sans aucune provocation, abus de pouvoir... oui, je pense que plusieurs d'entre eux sont Aurors. Ah, ils sont aussi prétendus venus pour "l'arrêter" donc tu peux rajouter usurpation de l'autorité légale et probablement appartenance à un groupe para-militaire sorcier... Oui, Thomas, il n'y a que les hommes de Potter qui seraient assez stupides pour débarquer tous habillés avec le même accoutrement ridicule et
un gros phénix doré peint sur leur cape...


Jarod ne put s'empêcher d'esquisser un sourire en voyant le visage d'Anna s'éclairer d'un sourire moqueur. Le fait que des membres de l'Ordre, normalement considéré comme dissous depuis près de deux ans, se soient introduits par effraction au domicile d'une civile et aient agressé celle-ci sans la moindre autorité légale allait sérieusement porter un coup aux supporters de Potter, ne serait-ce au moins que dans l'opinion publique.

- Quand est-ce que tu peux venir les prendre ? Euh... je préférerais te les livrer plutôt. Je pense que mon amie a eu suffisamment d'émotions et de visiteurs inattendus pour la soirée... oui, par colis express, attends un instant.

Le jeune homme écarta un peu le portable de son oreille et s'exclama: Feänor!

Le phénix apparût instantanément devant lui, entouré d'un brasier étincelant. Poussant un cri plutôt amusé, probablement pour constater que l'humain l'avait rappelé finalement, l'oiseau immortel se calma sensiblement en voyant le groupe d'humains encagoulés qui étaient ligotés sur le sol.

Laissant échapper un petit cri d'indignation à l'égard de ce groupe qui avait interrompu "l'intimité" de son maître, le phénix se précipita sur le groupe, posant ses pattes sur les cordes qui les attachaient tous avant de disparaître à nouveau en s'enflammant.

- Tu les as reçus? Parfait. Normalement, tu devrais pouvoir extraire de leurs mémoires tout ce dont tu as besoin, ils ont des barrières psychiques particulièrement faibles... Ok mais contacte-moi demain plutôt, je ne serai pas disponible ce soir... Oui, je veux qu'ils soient déférés au plus vite devant le Magenmagot, je viendrai en personne assister à leur déconfiture face à McLane. Depuis le temps que le vieux bouc voulait faire perdre la face à l'Ordre, il va être servi... Parfait, garde-moi deux places, j'aurais sûrement une invitée avec moi. Merci Thomas... et oui, je sais encore me protéger!

L'homme d'affaires raccrocha instantanément, les rouges plus rouges que jamais. Il avait peut-être été le Leader des Rebelles, combattu un nombre incalculable d'ennemis et survécu pour en faire le récit, il n'en restait pas moins un homme de seulement vingt-deux ans... et un homme qui n'avait pas été à ce point "intime" avec une femme depuis l'adolescence.

Bien sûr, il avait souvent séduit des femmes grâce à son charme mais il n'avait jamais passé la nuit avec elles, avec aucune d'entre elles... La première et dernière avec qui il avait partagé sa couche, c'était Aurore. Après elle, il ne s'était pas imaginé pouvoir aimé de nouveau alors... il avait tout simplement oublié comment aimer.

Mais voilà que son coeur s'était remis à battre et qu'il se trouvait dans la même pièce que la femme qui avait fait renaître en lui l'amour et le désir... oui, ils étaient SEULS dans la même pièce et avec plus la moindre chance d'être interrompus, normalement.

Malgré les allusions que le jeune homme avait faites à Anna, il n'était pas plus rassuré qu'elle à ce niveau. Certes, il l'aimait et la désirait plus que tout au monde... seulement, il n'était pas sûr de savoir encore comment faire. Passant une main dans ses cheveux blonds, comme il le faisait souvent sans s'en rendre compte quand quelque chose le préoccupait, il finit par croiser de nouveau le regard de la jeune femme.

- J'espère que ça ne te dérange pas que j'ai géré l'arrestation de ces... hommes. Je n'aime déjà pas du tout Potter et sa bande mais quand je les ai vus braquer leurs baguettes sur toi, je... je ne peux pas te décrire la peur qui m'a envahi.

Il se rapprocha d'elle alors qu'ils se rasseyaient tous deux sur le canapé. D'un vague geste de la main, il ralluma l'âtre de la cheminée avant d'y fixer son regard pendant qu'il continuait son explication.

- C'est d'une manière similaire que j'ai perdu la seule femme que j'ai aimé avant toi et... cette situation, la manière dont ça aurait pu tourné... j'ai pas pu me contrôler. S'ils ne t'avaient ne serait-ce qu'effleuré, je crois que je les aurais tué d'une manière atroce, après une longue, très longue agonie...

Il n'y avait que la fatigue et la lassitude dans sa voix alors qu'il prononçait ses mots. Mais lorsqu'il tourna finalement son regard vers elle, plongeant ses yeux azurés dans les siens alors qu'il avait pris délicatement ses mains dans les siennes, elle aurait eu tout le loisir d'admirer les yeux de l'homme d'affaires, de Dagnir, du célèbre Jarod Goldsmith, étinceler sous la pression des larmes qui voulaient forcer leur entrée mais qui pourtant jamais ne s'écouleraient.

- Après ce qui s'est passé, j'ai changé, énormément changé et même si à l'heure actuelle, je suis... "dévoué au travail et à la lutte" comme tu le disais, je suis aussi devenu particulièrement protecteur à l'égard de mes amis et toi... tu es devenue en l'espace d'un soir l'être le plus cher à mon cœur et la simple idée qu'il t'arrive quelque chose... m'est insupportable.

Il se rapprocha d'elle, l'enserrant dans une douce étreinte alors qu'il lui murmurait à nouveau à l'oreille, d'une voix qui laissait percevoir son émotion.

- Je sais que c'est sûrement idiot et que tu es plus que qualifiée pour te défendre face à n'importe quel adversaire mais... cette peur irrationnelle qui m'habite, je ne sais pas si j'arriverais à la contrôler. Je suis désolé, je ne voulais pas que tu voies cet aspect de ma personnalité... j'imagine que je suis peut-être vraiment fou en fin de compte...

Il se sentait tellement idiot de ne pas être en mesure de gérer ces sentiments, lui qui était pourtant réputé pour son masque d'impassibilité. Mais la réalité venait de lui prouver qu'il était toujours un être humain, fait de chair et de sang, et dont le cœur... peut-être plus que nul autre, était vulnérable à la peur de perdre à nouveau un être cher.



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Anya Dellarosa
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MessageSujet: Re: A sweet evening in your arms is so quiet... [PV Jarod]   Lun 15 Juin - 1:20

Le haussement d'épaules de mon compagnon me fit comprendre qu'il ne pouvait pas m'aider à savoir ce dont il s'agissait, ce qui était tout à fait normal : n'était-il pas nouveau dans cette maison ? Je m'en voulus quelques instants de le faire se poser des questions certainement pour rien, mais par sécurité, décidais de me lever et d'aller jeter un coup d'œil à ce fameux mystère. D'un sens, mon hésitation eut un avantage : celui de ne pas me prendre une porte volante. Le désavantage fut plutôt le temps que je perdis à me remettre de la surprise. En effet, il fallait bel et bien se rendre compte de la situation : la cheminée empruntée ne pouvant être qu'accessible à Jude puisqu'elle était dirigée vers son bureau public, il en sortait pourtant des hommes cagoulés au symbole de l'Ordre du Phénix et qui me menaçaient de leurs baguettes. Je compris seulement le problème lorsque celui qui semblait être le chef ordonna mon arrestation parce que je faisais partie des mangemorts. Bien sûr, je niais en bloc, ce qui le fit utiliser sa baguette. Je vis un vase se casser sous un sortilège échoué, alors que je luttais avec des sortilèges "normaux", ce qui était plus dur que prévu vu mon manque d'habitude et surtout par le fait qu'il était cinq et moi seule... durant quelques instants. Heureusement, j'étais assez agile pour éviter tout sortilège, grâce à des années de pratique. Mon agacement puis ma colère grandissait cependant petit à petit en moi, et j'étais prête à utiliser des sortilèges de magie noire pour m'en débarrasser totalement lorsque je vis les baguettes des agresseurs leur échapper des mains pour atteindre celle de Jarod qui s'était levé sans que je ne le voie. Vu le froid qui régnait dans la pièce, au point de m'en faire frissonner, et vu le regard qu'il leur jeta en leur immobilisant, je compris qu'il devait être aussi énervé que moi, voire plus.

J'eus d'ailleurs à peine le temps de me remettre de tout cela que je le vis se précipiter vers moi d'un air inquiet. Lui faisant comprendre que tout allait bien et que je n'étais pas blessée, il l'embrassait presque violemment, comme si son soulagement de me voir ainsi sauve était tellement important qu'il ne pouvait que me le faire ressentir. Me laissant atteindre par l'ivresse de cette embrassade virulente, je le fixais ensuite de mes yeux outremer pour le voir sourire, joyeux apparemment de me voir ainsi. Une lueur de surprise apparut dans mes yeux alors que je ne comprenais pas forcément sa réaction, et surtout son excessivité. Certes, je m'étais faite attaquer par des hommes, mais j'étais tout de même l'ancienne Veuve Noire, que diable !


- Oh vous, saletés de larves rampantes au service de Potter, quand j'en aurais fini avec vous, vous regrettez le jour où vous êtes venus au monde.

Et même le jour de votre conception, vous allez maudire vos parents de vous avoir faits...

On était totalement complémentaires, n'est-ce pas ? Lui commençait à les menacer alors que je complétais tout cela. A vrai dire, j'étais totalement d'accord avec lui, et j'avais même envie de m'occuper moi-même de leur cas. Cependant, vu l'air terrifiant et le froid qu'il dégageait autour de lui, je pouvais être tranquille sur les chances de traumatisme des agresseurs. Cependant, celui-ci se tourna avec moi pour m'embrasser doucement sur la joue alors que je l'enlaçais délicatement, prête à enlever mon bras si cela était nécessaire.

- Je vais passer un coup de fil, crois-moi que ces ordures ne s'en sortiront pas comme ça.

Acquiesçant d'un simple mouvement de la tête, je ne pus m'empêcher de surveiller du coin de l'œil les cinq individus pourtant totalement immobiles, une lueur presque sadique et digne d'une Bellatrix Lestrange, femme que j'avais toujours admiré malgré sa grande folie.

- Allô? Thomas? Oui, c'est Jarod. Écoute, j'ai un petit souci avec des fanatiques de Potter... non, pas chez moi, chez... une amie proche. Oui, très proche, et... non, Thomas, je n'ai pas perdu la tête... Thomas! Tu veux bien être sérieux deux minutes!

Face à cet échange, je ne pus m'empêcher de sourire d'amusement puis de pouffer doucement lorsque je vis le rouge apparaître sur ses joues. Vu les réponses de Jarod, je compris en partie ce que ce Thomas pouvait suggérer et m'amusait de sa réaction, juste retour des choses face à sa précédente allusion du restaurant.

- Les charges ? Hmm... effraction d'un domicile magique, en dehors des heures réglementaires au cas où ils voudraient justifier par une autorisation du bureau des Aurors. Il y a aussi... accès illégal par une cheminée sécurisée, agression sur une jeune femme sans aucune provocation, abus de pouvoir... oui, je pense que plusieurs d'entre eux sont Aurors. Ah, ils sont aussi prétendus venus pour "l'arrêter" donc tu peux rajouter usurpation de l'autorité légale et probablement appartenance à un groupe para-militaire sorcier... Oui, Thomas, il n'y a que les hommes de Potter qui seraient assez stupides pour débarquer tous habillés avec le même accoutrement ridicule et un gros phénix doré peint sur leur cape...

Ridicules et surtout totalement inutiles. On aurait presque dit une opération commando suicidaire. Totalement pitoyable de la part de sorciers convenables et peut-être Aurors. La brigade n'est plus ce qu'elle était ma foi.

Je pouvais en effet parler en tout état de cause. Ayant servi dans ce corps ministériel pendant plusieurs années, tout le monde y était tellement sérieux que cela aurait pu même être effrayant pour un étranger qui entrait dans notre domaine, c'est à dire le bureau. Je ne pouvais cependant pas cacher mon sourire moqueur face à ces paroles, rendu d'ailleurs par le rebelle.

- Quand est-ce que tu peux venir les prendre ? Euh... je préférerais te les livrer plutôt. Je pense que mon amie a eu suffisamment d'émotions et de visiteurs inattendus pour la soirée... oui, par colis express, attends un instant. Feänor!

L'apparition du phénix ne me fit pas sursauter cette fois, y étant préparée. Je me permis même un sourire face à l'oiseau immortel qui se moquait apparemment de l'appel de ce même maître qui l'avait éconduit quelques minutes auparavant. Cependant, il disparut rapidement dans une expression indignée, emportant avec lui les prisonniers. Ce fut à ce moment même que je compris l'expression "colis express" : il était sûr qu'il ne devait pas exister plus rapide dans le monde magique !

- Tu les as reçus? Parfait. Normalement, tu devrais pouvoir extraire de leurs mémoires tout ce dont tu as besoin, ils ont des barrières psychiques particulièrement faibles... Ok mais contacte-moi demain plutôt, je ne serai pas disponible ce soir... Oui, je veux qu'ils soient déférés au plus vite devant le Magenmagot, je viendrai en personne assister à leur déconfiture face à McLane. Depuis le temps que le vieux bouc voulait faire perdre la face à l'Ordre, il va être servi... Parfait, garde-moi deux places, j'aurais sûrement une invitée avec moi. Merci Thomas... et oui, je sais encore me protéger!

Vu la vitesse à laquelle il raccrocha son téléphone et la rougeur intensive de son visage, je ne pus que rire face à son embarras. Cependant, je savais très bien moi-même, je n'étais pas des plus à l'aise pour parler de ce domaine. A vrai dire, j'aurais été à sa place, j'aurais été dans le même état je pense... voire même pire. De plus, le fait que nous soyons seuls tous les deux dans cette pièce n'était pas fait pour ne pas y penser.

- J'espère que ça ne te dérange pas que j'ai géré l'arrestation de ces... hommes. Je n'aime déjà pas du tout Potter et sa bande mais quand je les ai vus braquer leurs baguettes sur toi, je... je ne peux pas te décrire la peur qui m'a envahi.

La peur ? Lui avoir peur pour moi ? Même s'il m'aimait, j'avouais que cet aveu me laissait pantoise face à lui. Alors que nous nous réasseyons sur ce fameux canapé et qu'il était près de moi, je le vis allumer la cheminée d'un geste anodin, puis fixer l'âtre comme s'il souhaitait se vider l'esprit. Cela m'arrivait parfois, ce qui me permettait de faire cette interprétation.

- C'est d'une manière similaire que j'ai perdu la seule femme que j'ai aimé avant toi et... cette situation, la manière dont ça aurait pu tourné... j'ai pas pu me contrôler. S'ils ne t'avaient ne serait-ce qu'effleuré, je crois que je les aurais tué d'une manière atroce, après une longue, très longue agonie...

Mais cela n'est pas arrivé Jarod... Et cela n'arrivera pas, je t'en fais la promesse. Tant que je serais en vie avec toi, tant que j'aurais encore la force de me déplacer, jamais cela n'arrivera. Je t'en fais le serment.

Cela pouvait sonner creux aux oreilles de n'importe qui, mais cela était totalement sincère. Après tout, cela n'était que l'aveu que je voulais vivre pour lui, et qu'il avait en quelque sorte ma vie entre ses mains. S'il me quittait, je pourrais tellement me laisser tomber que je pourrais facilement en mourir. Malgré tout, je n'entendais dans sa voix que de la fatigue et de la lassitude, ce qui m'inquiétait. Je n'aimais pas le voir ainsi, lui qui était si neutre habituellement. De plus, lorsqu'il se tourna vers moi et qu'il me saisit les mains, j'aperçus que son regard brillait étrangement : des larmes... Oui, c'était la première fois que je pouvais voir un telle émotion chez lui et j'eus mal de le voir ainsi, surtout par ma faute. Tout le monde dirait que ce n'était pas de la mienne pourtant mais de celle des intrus, je ne pouvais m'empêcher de culpabiliser. Des larmes apparurent dans mes yeux à mon tour, alors qu'une unique coula le long de ma joue.

- Après ce qui s'est passé, j'ai changé, énormément changé et même si à l'heure actuelle, je suis... "dévoué au travail et à la lutte" comme tu le disais, je suis aussi devenu particulièrement protecteur à l'égard de mes amis et toi... tu es devenue en l'espace d'un soir l'être le plus cher à mon cœur et la simple idée qu'il t'arrive quelque chose... m'est insupportable. Je sais que c'est sûrement idiot et que tu es plus que qualifiée pour te défendre face à n'importe quel adversaire mais... cette peur irrationnelle qui m'habite, je ne sais pas si j'arriverais à la contrôler. Je suis désolé, je ne voulais pas que tu voies cet aspect de ma personnalité... j'imagine que je suis peut-être vraiment fou en fin de compte...

Jarod...

La voix un peu cassée qui lui avait répondu pouvait l'inquiéter, j'en étais consciente. Pourtant, je ne pouvais la cacher, le regardant de mes yeux rougis. Cette déclaration d'importance à ses yeux m'avait émue bien plus que je n'aurais pu le penser, et me fis prendre conscience que moi aussi j'étais encore bel et bien humaine.

Si tu es fou, que dire de moi ? Toi, tu t'es retenu de ne rien leur faire alors que moi... Moi, j'aurais craqué et je les aurais tué. Tu es plus fort que moi Jarod...

L'embrassant doucement pour tenter d'apaiser l'émotion du rebelle de mon cœur tout en essayant de cacher au maximum la mienne, je l'étreignis doucement, me serrant délicatement contre lui, caressant doucement sa joue et la peau du bas de son dos. Lentement, je vins ensuite lui murmurer quelques mots à l'oreille.

Je t'aime Jarod et ça, rien ne pourrait l'enlever... Même ce genre de choses. Si nous sommes tous les deux fous, cela n'est pas grave... Aimons-nous, profitons de nous, tout simplement... Ne sois pas triste pour ce qui s'est passé ce soir... Cela n'est rien. Cet aspect, comme tu dis, ne me dérange pas. Au contraire... Au moins, tu arrives à montrer que tu es humain.

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Jarod Goldsmith
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MessageSujet: Re: A sweet evening in your arms is so quiet... [PV Jarod]   Ven 19 Juin - 2:41

- Mais cela n'est pas arrivé Jarod... Et cela n'arrivera pas, je t'en fais la promesse. Tant que je serais en vie avec toi, tant que j'aurais encore la force de me déplacer, jamais cela n'arrivera. Je t'en fais le serment.

De ces paroles émanait une absolue sincérité, sincérité qui apaisa légèrement cette peur qui l'avait envahi avec tant de force et de rapidité qu'il avait failli perdre le contrôle de ses actions quelques instants plus tôt. Derrière ces mots, elle lui avouait implicitement non seulement son envie d'être avec lui mais que sa vie même dépendait de lui. En l'espace d'une nuit, les sentiments qui étaient nés entre eux avaient pris une importance phénoménale... presque au point de les rendre absolument dépendants l'un de l'autre, jusqu'au niveau de leur existence.

Après qu'il lui eut avoué les terribles émotions qui l'avaient pris à la gorge, il put remarquer chez elle un émoi semblable au sien. Une larme s'écoula même le long de la joue de la jeune femme avant qu'elle ne laisse échapper son prénom d'une voix étranglée.

- Si tu es fou, que dire de moi ? Toi, tu t'es retenu de ne rien leur faire alors que moi... Moi, j'aurais craqué et je les aurais tué. Tu es plus fort que moi Jarod...

Ces paroles furent suivies d'un doux baiser par lequel elle croyait pouvoir lui dissimuler l'émotion qui parcourait tout son être. C'était bien évidemment peine perdue parce qu'au moment où elle l'étreignit, il put ressentir les tremblements qui traversaient chacun de ses membres.

Il préféra ne pas interrompre cet instant alors que l'une des mains d'Anna lui caressait délicatement la joue. Ce fut les yeux fermés qu'il écouta les mots qu'elle lui murmura à l'oreille.

- Je t'aime Jarod et ça, rien ne pourrait l'enlever... Même ce genre de choses. Si nous sommes tous les deux fous, cela n'est pas grave... Aimons-nous, profitons de nous, tout simplement... Ne sois pas triste pour ce qui s'est passé ce soir... Cela n'est rien. Cet aspect, comme tu dis, ne me dérange pas. Au contraire... Au moins, tu arrives à montrer que tu es humain.

On aurait pu croire que cette petite tirade n'aurait eu qu'un effet mineur sur le jeune homme. Pourtant, dès les premiers mots, il sentit sa force et son courage lui revenir, pulsant dans ses veines alors que son cœur battait à nouveau plus fort, comme pour lui rappeler qu'il ne devait pas laisser ses vieilles frayeurs empiéter sur son bonheur actuel.

Faisant basculer délicatement la jeune femme en arrière tout en la retenant avec une main placée dans son dos, Goldsmith lui adressa un sourire de nouveau amusé et les traces de son anxiété se dissipaient peu à peu de son regard azuré, remplacées par cette flamme qu'Anna avait allumée.

- S'il me fallait trouver ne serait-ce qu'une seule raison pour justifier mon amour pour toi, je crois que je viens de la trouver. Contrairement à ce que tu peux penser, tu es une femme exceptionnelle, Anna. Je le pense sincèrement.

De sa main libre, il dégagea l'une des longues mèches de cheveux noirs qui barrait le front de la jeune femme, plongeant ensuite son regard dans le sien. L'homme qui n'avait eu auparavant aucune difficulté à ne rien ressentir en fixant les yeux d'une femme comprenait à présent qu'il avait eu tort de se penser "intouchable". Il n'avait juste pas rencontré celle qui parviendrait à passer ses défenses auparavant.

- Cette humanité, je croyais l'avoir perdue à tout jamais. Je pensais faire ce qui était "juste" seulement en me reposant sur mes principes et ma raison, en l'absence de tout sentiment... mais ce soir, je suis heureux d'être fou, heureux de pouvoir laissé à nouveau parler mon cœur et non plus ma raison...

Finissant sa phrase dans un murmure, il se pencha vers elle avant de capturer ses lèvres dans un doux baiser, baiser qui se fit ensuite plus passionné. Cette flamme qui ne cessait de grandir dans son cœur semblait le remplir d'une énergie nouvelle, d'une vigueur et d'un enthousiasme qu'il n'avait plus ressenti depuis l'adolescence. Oui, c'était peut-être ça. Il était en partie redevenu cet adolescent aux yeux brillants qu'il avait un jour été, lorsque l'amour était venu frapper à sa porte.

- Je ne suis pas plus fort que toi... c'est juste que tu me rends plus fort, plus fort que je ne l'ai été depuis des années... peut-être même plus que jamais. J'ai l'impression d'être capable de soulever des montagnes, de décrocher la lune quand tu es avec moi... Je crois que je serais même capable de t'offrir le monde si tu me le demandais...

L'embrassant à nouveau, avec la même délicatesse mais aussi la même fougue qui paraissait habiter tout son être, il prit ensuite un moment pour respirer à nouveau son parfum. C'est alors qu'il comprit ce qu'elle représentait et d'un léger mouvement de ses doigts, il fit apparaître une rose dans sa main gantée de noir.

Mais il s'agissait d'une rose particulière puisque ses pétales étaient bleus, une couleur qui n'existait pas chez les roses dans la nature. Elle était bien sûr totalement dépourvue d'épines et il prit un moment pour en respirer le parfum avant d'esquisser un sourire tendre à l'attention d'Anna.

- Tu es comme cette rose bleue, Anna. Non seulement tu incarnais le mystère à mes yeux mais à présent, tu es véritablement la réalisation de quelque chose que je pensais impossible... hors d'atteinte, à tout jamais. Tu as réalisé le vœu que je désirais si ardemment mais que je n'espérais même plus, me donnant même une seconde jeunesse au passage...

Et tout en murmurant ces mots, il plaça délicatement la fleur dans ses cheveux, dont la couleur rendait magnifiquement avec celle de ses yeux d'un bleu électrique.

- Je te promets de ne plus être mélancolique, de ne plus avoir peur... tant que tu continueras à m'aimer et à rester à mes côtés. Je commence à peine à me rendre compte de la chance que j'ai, d'avoir rencontré une femme aussi merveilleuse.

La faisant doucement se poser sur le canapé, il continua à la fixer du regard, incapable de détourner son regard de celui de son interlocutrice. L'Ordre du Phénix aurait pu débarquer au grand complet dans le salon que cela n'aurait pas suffit à détourner son attention de la femme qui avait fait fondre la forteresse de glace éternelle qui entourait son cœur.

- Maintenant que nous sommes réellement seuls et qu'il ne devrait plus y avoir d'autre interruption impromptue... y a-t-il quelque chose que tu désirerais faire ?

Même si les remarques de Thomas n'avaient fait que jeter de l'huile sur le brasier que constituait à présent le désir qu'il ressentait à l'égard d'Anna, Jarod resterait toujours un "gentleman". Et en tant que tel, malgré l'amour et le désir qui tambourinaient dans sa poitrine et dans ses veines, il se savait incapable de forcer la femme qu'il aimait d'une quelconque manière que ce soit. Il passerait de toutes manières la nuit la plus magnifique de toute son existence, même s'ils devaient se contenter de se perdre dans le regard de l'autre jusqu'au lever du jour...


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MessageSujet: Re: A sweet evening in your arms is so quiet... [PV Jarod]   Sam 20 Juin - 0:35

Oh oui, ma sincérité, je la lui donnais avec bonheur. S'il avait même fallu que je lui fasse comprendre que cela était vrai, j'aurais été à genoux devant lui, pour lui prouver ma bonne foi. Mais lorsque je vis une partie de son inquiétude s'enlever sous mes paroles, je compris qu'il me croyait. Et cela me rassurait énormément, surtout venant de sa part. J'avais tellement l'habitude de manipuler sans mentir que je ne pensais pas quelqu'un capable de me croire vraiment honnête. Je le voulais lui, entièrement, là, près de moi, pouvoir sentir qu'il m'aimait comme je l'aimais. Comme c'était le cas, je me sentais plus libre de dire ce que je pensais en toute liberté, tout simplement.

Bien sûr que je savais qu'il senti que je n'étais pas très en forme mentalement lorsqu'il m'avoua sa peur. J'avais pleuré, je retenais mes larmes et je tremblais assez fortement lorsque je l'étreignis. Cependant, même si je n'étais pas dans le meilleur état d'esprit, je voulais en priorité détruire cette culpabilité envers cette partie sensible de lui-même. Je ne le lui dirais pas que cela m'avait touché pourtant. Si je n'avais montré que ma tristesse, il fallait avouer qu'une pointe de joie s'était insinué dans mon cœur à l'idée qu'il avait eu peur pour moi. Que quelqu'un s'inquiète pour moi m'avait toujours fait cette impression, mais cela était tellement égoïste que je la mis sur le côté, ne voulant pas lui montrer. Je refusais qu'il puisse se forcer pour me faire plaisir, s'il n'aimait pas cette face de lui. Pour le calmer, je savais que peut-être ces douces caresses sur sa joue l'apaiseraient et je le vis fermer les yeux sous cet effet. J'avais envie de l'embrasser de nouveau, mais me retins, me contentant de lui murmurer quelques mots à l'oreille. Il fallait que je le fasse, pour ne pas me sentir coupable de son état.

En le voyant rouvrir les yeux, je sentis que cela avait marché. Son regard semblait moins inquiet de seconde en seconde, remplacé par cette flamme que je commençais à connaître. Sentant sa main dans mon dos, je me détendis de plus en plus, me laissant basculer lentement en arrière sous son sourire amusé, auquel je répondus par cette lueur de joie dans le regard.


- S'il me fallait trouver ne serait-ce qu'une seule raison pour justifier mon amour pour toi, je crois que je viens de la trouver. Contrairement à ce que tu peux penser, tu es une femme exceptionnelle, Anna. Je le pense sincèrement.

Pour la tuerie et le mal en effet, je suis exceptionnelle. Pour le reste... Je n'ai même pas fait la moitié de ce que tu as pu faire dans ta vie.

Bien sûr que j'étais flattée de son compliment, qui ne le serait pas après tout ? Mais je me sentais tellement ridicule par rapport à lui... Il m'était supérieur de loin, je le savais. Qu'il me dise que j'étais exceptionnelle relevait donc pour moi d'une exagération.
Cependant, lorsque je sentis cette main pousser doucement une mèche de mes cheveux, j'oubliais de nouveau mes soucis. J'aurais presque aimé qu'elle reste sur ma peau, sur mon visage, simplement pour que j'oublie tout. Cette potion d'amnésie temporaire était presque comparable à l'ivresse de mes soirées solitaires alcoolisées, mais était bien plus agréable à mon goût. Alors qu'il me fixait de son regard si clair, je ne le lâchais pas non plus. Presque mécaniquement, j'avais pris sa main, comme pour toujours avoir un contact avec lui.


- Cette humanité, je croyais l'avoir perdue à tout jamais. Je pensais faire ce qui était "juste" seulement en me reposant sur mes principes et ma raison, en l'absence de tout sentiment... mais ce soir, je suis heureux d'être fou, heureux de pouvoir laissé à nouveau parler mon cœur et non plus ma raison...

J'aime te voir ainsi également... Cela me rend heureuse aussi d'être avec toi... D'aimer, d'être moi, d'être autre chose qu'une veuve noire... Pour une fois que ma folie n'est pas celle du sang... J'aime cela.

Cela n'avait été qu'un murmure, mais je sus qu'il l'avait entendu, comme si nous commencions à être assez liés pour sentir les réactions de l'autre. Non, il n'y avait pas de légimencie là-dedans, je peux vous l'assurer. Alors qu'il m'embrassait de nouveau, je faillis de nouveau perdre la tête, et je savais que j'allais finir complètement hypnotisée, presque à sa merci si cela continuait. Mais alors que j'aurais refusé d'habitude, là, j'en avais presque envie. Me laissant couler doucement, ne rien faire à part se laisser porter par les évènements... Je savais qu'il ne me ferait rien de toute façon.

- Je ne suis pas plus fort que toi... c'est juste que tu me rends plus fort, plus fort que je ne l'ai été depuis des années... peut-être même plus que jamais. J'ai l'impression d'être capable de soulever des montagnes, de décrocher la lune quand tu es avec moi... Je crois que je serais même capable de t'offrir le monde si tu me le demandais...

Le monde tout entier n'aurait pas d'intérêt si je ne pouvais pas me perdre dans tes yeux.

Là aussi je n'avais fait que murmurer. Ce n'était que de la vérité, mais je n'aurais pu en dire plus, sentant les lèvres de Jarod se presser doucement mais fougueusement sur les miennes. Ce fut presque avec regret que je le sentis la fin de ce baiser, mais il restait non loin, semblant sentir mon parfum. Oui, j'étais une rose. Une rose piquante avec des épines pour tout le monde sauf pour lui. Lorsqu'il fit apparaître cette rose si magnifique dans sa main gantée, je n'osais même pas bouger de peur de l'abîmer. Elle était si belle... Son bleu outremer était certainement ma couleur préférée après le noir et le rouge du sang, mais il était irréel sur une fleur de ce genre. Je pensais même au début qu'il s'agissait d'une illusion.

- Tu es comme cette rose bleue, Anna. Non seulement tu incarnais le mystère à mes yeux mais à présent, tu es véritablement la réalisation de quelque chose que je pensais impossible... hors d'atteinte, à tout jamais. Tu as réalisé le vœu que je désirais si ardemment mais que je n'espérais même plus, me donnant même une seconde jeunesse au passage...

Elle est si belle...

Lorsqu'il me la mit dans mes cheveux, je souris doucement, sentant les pétales si douces de la fleur me caresser délicatement le cuir chevelu. Non, ce n'était pas une illusion, mais bel et bien une vraie rose bleu outremer... Je l'aimais déjà cette fleur, et me promettait de la garder le plus longtemps qu'une fleur pouvait vivre.

- Je te promets de ne plus être mélancolique, de ne plus avoir peur... tant que tu continueras à m'aimer et à rester à mes côtés. Je commence à peine à me rendre compte de la chance que j'ai, d'avoir rencontré une femme aussi merveilleuse.

Je rougis doucement, ne pouvant pas m'empêcher de montrer que ses compliments me touchaient plus que n'importe quel cadeau qu'il pouvait me faire. Cela était sûr que je ne le quitterais pas, pas tant qu'il voudrait de moi. S'il me repoussait un jour, je ne savais ce que je ferais d'ailleurs, mais refusais d'y penser.
Me laissant être posée ainsi sur le canapé, j'essayais même de ne pas ciller pour ne pas le lâcher du regard. Non, jamais je ne m'en laisserais, je le savais. Rien ne pouvait m'en faire détacher pour le moment, alors que je sentais de plus en plus cette ivresse qui me saisissait rapidement maintenant.


- Maintenant que nous sommes réellement seuls et qu'il ne devrait plus y avoir d'autre interruption impromptue... y a-t-il quelque chose que tu désirerais faire ?


Je crois que nous désirons la même chose tous les deux n'est-ce pas ?

Un léger sourire accompagnait mes paroles, même si je n'en menais pas large. Cela pouvait peut-être se voir dans ce regard à la légère lueur de mal-être derrière ce désir et cet amour qui me consumaient petit à petit. J'en avais envie, cela se voyait : après tout, les instincts étaient ainsi et n ne pouvait rien y changer. Cependant, j'échangeais mes derniers doutes avec Jarod.

Cela fait tellement longtemps... Si cela se trouve... Enfin, d'un sens, ton ami a peut-être raison ! Mais même si ce n'est pas sérieux... Tu m'enivres tellement que je ne sais si je pourrais résister...

"Anna ou comment être totalement indécise et perdue" aurait pu être le titre de cette scène. J'étais totalement tiraillée entre cet amour désirant et la peur, finalement, de ne pas être à sa hauteur. Me relevant et me blottissant presque contre son épaule, je l'embrassais doucement dans le cou, caressant doucement son côté, endroit le plus simple à atteindre de mon côté. Je ne savais pas ce qu'il allait faire, je lui laissais quasiment carte blanche. J'étais loin de refuser, cela se sentait assez. J'en avais terriblement envie, même si je ne me sentais pas prête à faire le premier pas. Si lui le faisait... Je le suivrais, trop ivre d'amour pour refuser. S'il ne le faisait pas... Peut-être essaierais-je de lui faire comprendre que je voulais bien tout de même, et qu'il n'allait pas me forcer... En gros, cela était un magnifique casse-tête à résoudre.

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MessageSujet: Re: A sweet evening in your arms is so quiet... [PV Jarod]   Sam 27 Juin - 18:59

Je crois que nous désirons la même chose tous les deux n'est-ce pas ?

Malgré le sourire qu'elle affichait, Jarod pouvait lire dans ses yeux qu'elle avait le même genre de réticence que lui. Ce n'était pas un manque d'amour ou de désir, non, ils étaient tous deux consumés par la même passion. C'était juste...

Cela fait tellement longtemps... Si cela se trouve... Enfin, d'un sens, ton ami a peut-être raison ! Mais même si ce n'est pas sérieux... Tu m'enivres tellement que je ne sais si je pourrais résister...

C'était exactement cela. Elle venait de résumer ses doutes en une phrase très simple. Il la regarda d'ailleurs se relever avant de se blottir contre son épaule. Les baisers qu'elle déposa par la suite dans son cou auraient pu rapidement lui faire perdre la tête si le doute ne s'était pas insinué dans son esprit.

Dans un sursaut de lucidité, il s'écarta légèrement d'elle avant de braquer son regard dans le sien. Il y lisait son consentement muet. Quoi qu'il fasse, il savait qu'elle n'opposerait aucune résistance. Pourtant, il ne voulait pas que cela se passe ainsi, non pas comme ça.

Esquissant un léger sourire, il prit la parole d'une voix douce.

- Je comprends. Lui murmura-t-il simplement.

L'attirant contre lui, il passa une main dans ses longs cheveux noirs alors que l'autre venait entrelacer ses doigts avec ceux d'Anna. Il se sentait à nouveau envahi de ce sentiment d'allégresse et de paix qui l'enivrait tout autant que le parfum de sa compagne.

- Contrairement aux récits sulfureux que me prêtent des revues comme Sorcière Hebdo, cela fait longtemps qu'une femme n'a pas partagé mon lit. Aucune depuis sept ans alors... je comprends le trouble que tu ressens.

Ses doigts parcourent lentement sa chevelure avant d'atteindre son visage, qu'il caressa avec la plus grande délicatesse. Le regard tendre, il déposa un baiser sur son front alors que ses doigts se trouvaient à présent sur sa joue.

- Même si je sais que tu ne me résisterais pas, je n'ai aucune envie de te forcer. Nous avons tout le temps devant nous alors nous pouvons commencer en douceur, et nous redécouvrir comme le feraient des adolescents...

Et sur ces mots, il captura cette fois-ci ses lèvres, l'embrassant avec cette passion qu'il tentait malgré tout de maîtriser. Après tout, ils n'étaient pas des animaux et puis, il avait déjà attendu si longtemps avant de retrouver l'amour alors il pouvait bien attendre un peu plus.

- Cela ne me dérange pas d'attendre un peu et que nous prenions notre temps. Cette soirée restera la plus belle de ma vie jusqu'à ce jour, et que nous ne nous soyons pas unis charnellement n'y changera rien.

Plongeant à nouveau son regard dans le sien, il prit ses deux mains dans les siennes avant de les porter jusqu'à ses lèvres, les embrassant délicatement, bien conscient des frissons qui parcouraient le corps de sa compagne à chacun de ses baisers.

- Tu peux refuser de me croire mais à mes yeux, tu es véritablement exceptionnelle... J'aimerais que tu puisses voir à travers mon regard, par delà le masque de la veuve noire... la merveilleuse femme que j'ai découvert ce soir. Ce n'est pas que ta beauté, ou ta sensualité, c'est... ton humour, ton caractère entier, ton amour... et surtout toutes ces émotions que je peux voir scintiller dans tes yeux...

L'homme à l'expression d'ordinaire impassible, laissait entrevoir une myriade d'émotions sur son visage et dans ses yeux, alors que les prunelles d'Anna étaient toujours fixées sur les siennes, comme si tous deux étaient à ce point envoûtés par le regard de l'autre qu'il leur était impossible de s'en détourner.

- Alors maintenant, ma rose, mon amour, oublie tout ce qui te préoccupe, oublie tout ce qui t'effraie car tant que je serai vivant et tant que tu voudras de moi, ton humble serviteur te protégera de tous les soucis, de tous les ennuis...

Et sur ces mots prononcés de plus en plus bas, il s'approcha de son oreille avant de lui murmurer d'une voix sincère.

- N'oublie jamais que la profondeur de mon amour pour toi ne s'arrête pas aux mots ou aux gestes. C'est avant tout cette pléiade d'émotions que tu as suscité dans mon cœur glacé, cœur que tu as su réchauffer par la force de tes baisers... alors tu as le droit d'être folle, tu as le droit d'hésiter car jamais je ne te jugerai, ni ne te condamnerai.

Déposant à son tour une série de baisers sur son cou tout en savourant la douceur de sa peau, il finit par relever la tête et embrasser son visage, prononçant une phrase avant chaque baiser comme un serment solennel.

- Je me contenterai d'être là... de te rattraper si tu trébuches, de te consoler si tu souffres, de te soutenir si tu t'effondres... Je serai là pour t'aider, pour t'aimer, de tout mon cœur et de toute mon âme.

Et il scella ses paroles par le plus doux baiser qu'il lui fut possible de donner, le symbole d'un avenir brillant mais incertain, et surtout que les choses ne seraient plus jamais les mêmes.

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MessageSujet: Re: A sweet evening in your arms is so quiet... [PV Jarod]   Sam 27 Juin - 22:30

Il l'avait vu, cette petite lueur de mal-être que j'avais tenté tant bien que mal de dissimuler. J'aurais tant voulu qu'elle ne soit rien que des cendres, qu'elle lui soit totalement invisible, même à lui que j'aimais. Pourquoi fallait-il qu'il puisse lire en moi comme dans un livre ouvert ? Une bouffée de désespoir m'assaillit quelques secondes avant de se volatiliser mais cela était trop tard : cela devait s'être vu. J'avais peur qu'il me laisse tomber, peur qu'il m'abandonne à cause de cela. Mes explications étaient tellement confuses que j'avais envie de fuir, fuir loin de tout cela, fuir là où mes pas m'emmèneraient, simplement pour cacher ma honte. J'étais pitoyable, et non pas exceptionnelle, là était la vérité. De la femme forte que je semblais être, je lui avais montré que je n'étais qu'une faible, incapable de montrer quoi que ce soit. J'aurais pu me gifler pour me faire reprendre conscience de la situation, je l'aurais fait. Je me retins pourtant, sachant qu'il m'en empêcherait.

Lorsque je le vis s'écarter légèrement de moi, je compris que mes paroles l'avaient touché. Alors qu'il me fixait droit dans les yeux, je voulais lui montrer, lui montrer ce consentement à cet acte. Je ne voulais pas qu'il me laisse, qu'il regrette tout ce qui s'était passé à cause de moi. S'il voulait le faire, je le suivrais, quoi qu'il me fasse. Il aurait même été violent à cause de la colère qui aurait pu le saisir, je n'aurais rien dit. Malgré ce que je pensais, je le vis sourire à mes quelques mots presque balbutiés.


- Je comprends.

Il... comprenait ? Et là, c'était moi qui ne comprenais pas. Qu'est-ce qu'il comprenait ? Mes craintes ? Mon consentement ? J'étais un peu perdue dans tout cela, et je fermais les yeux lorsqu'il m'attira contre lui. Me laissant doucement porter par ses caresses dans mes cheveux, je ne bougeais même pas, profitant juste du moment présent. C'était fou la rapidité à laquelle il pouvait m'apaiser. Il lui suffisait de quelques caresses pour tout effacer. Là, je me sentais presque en paix, si l'on oubliait cette peur qui m'avait prise et qui avait du mal à se calmer.

- Contrairement aux récits sulfureux que me prêtent des revues comme Sorcière Hebdo, cela fait longtemps qu'une femme n'a pas partagé mon lit. Aucune depuis sept ans alors... je comprends le trouble que tu ressens.

Je me fiche de Sorcière Hebdo Jarod. Je ne lis jamais ce genre de chiffons bons pour faire des bûchers. Ou alors pour nettoyer le sang après les tortures

Le fait qu'il comprenne mon trouble m'avait plutôt bien rassurée, et le fait qu'il semblait le partager achevait d'apaiser ce mal-être et cette gène. Ces caresses m'arrivant doucement sur le visage faisaient doucement bouger ma tête dans la direction de cette main alors que, les yeux toujours clos, je soupirais toujours de bien-être. Je ne vis pas la tendresse dans son regard, mais la sentis plus que tout dans ses gestes. Ce fut uniquement lorsqu'il m'embrassais sur le front que je rouvris les yeux, laissant mes pupilles bleu outremer le fixer doucement, avec de l'amour à revendre.

- Même si je sais que tu ne me résisterais pas, je n'ai aucune envie de te forcer. Nous avons tout le temps devant nous alors nous pouvons commencer en douceur, et nous redécouvrir comme le feraient des adolescents...

Oui... Cela est une bonne idée... Très bonne même

Je n'eus même pas le temps d'en dire plus qu'il m'embrassa. Me laissant porter par mes émotions, je sentis cependant qu'il retenait sa passion, comme s'il avait peur de se laisser tenter pour aller plus loin. Égoïstement, je lui en fus reconnaissante, moi qui n'osais plus rien maintenant.

- Cela ne me dérange pas d'attendre un peu et que nous prenions notre temps. Cette soirée restera la plus belle de ma vie jusqu'à ce jour, et que nous ne nous soyons pas unis charnellement n'y changera rien.

Merci...

Ceci n'avait été qu'un murmure que je lui avais susurré doucement à l'oreille, mais on pouvait y sentir tout le soulagement que cela me procurait de savoir ceci. Je le sentis prendre délicatement mes mains puis les embrasser, me provoquant à chaque fois des frissons.

- Tu peux refuser de me croire mais à mes yeux, tu es véritablement exceptionnelle... J'aimerais que tu puisses voir à travers mon regard, par delà le masque de la veuve noire... la merveilleuse femme que j'ai découvert ce soir. Ce n'est pas que ta beauté, ou ta sensualité, c'est... ton humour, ton caractère entier, ton amour... et surtout toutes ces émotions que je peux voir scintiller dans tes yeux...

Je ne me connais plus depuis si longtemps... Comprends-moi.

Ceci était presque une supplication que je lui faisais. Depuis longtemps, je n'avais revêtu que ce masque de veuve noire, et je n'arrivais plus à voir autre chose maintenant. Je porterais mes délits en tout genre toute ma vie, et je les paierais certainement un jour. D'ici là, je voulais qu'il soit là, pour m'aider à redevenir celle que j'avais été.

- Alors maintenant, ma rose, mon amour, oublie tout ce qui te préoccupe, oublie tout ce qui t'effraie car tant que je serai vivant et tant que tu voudras de moi, ton humble serviteur te protégera de tous les soucis, de tous les ennuis...

Et pour toi, je sourirais, je rirais et je danserais encore...

Je ne pus m'empêcher de sourire face à cette réponse que je lui avais faite, si semblable à cette demande qu'il m'avait faite au restaurant plus tôt dans la soirée. De nouveau, je soupirais de bonheur lorsque je le sentis m'embrasser doucement dans le cou, je fermais doucement les yeux, me laissant bercer par cette douceur que j'avais presque oubliée après toutes ces années.

- Je me contenterai d'être là... de te rattraper si tu trébuches, de te consoler si tu souffres, de te soutenir si tu t'effondres... Je serai là pour t'aider, pour t'aimer, de tout mon cœur et de toute mon âme.

Je ne pouvais pas parler vu qu'il m'embrassait entre chaque promesse qu'il me faisait. Et oui, je le croyais. Je doutais être naïve à le croire si facilement, vu qu'il semblait véritablement sincère. Rien que son baiser tendre et encore plus doux que d'habitude m'en donnait la confirmation. De toute façon, s'il me manipulait et qu'il me laissait un jour, l'on me retrouverait en miettes, incapable de vivre. Et là, je serais morte, morte d'avoir cru en l'amour alors qu'il était faux. Mais je savais que cela n'arriverait pas, j'en étais sûre. Alors, de même, je l'embrassais doucement mais passionnément, profitant de ma soirée avec lui, apprenant à la connaître, jusqu'à m'endormir sur le canapé, dans ses bras.

Spoiler:
 

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